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Aujourd'hui - October 1, 2026

Ils ont créé des villes gérées par IA - Korben

Emergence AI a fait gérer des villes virtuelles par Claude, ChatGPT, Grok et Gemini pendant 15 jours : 0 crime pour Claude, 683 délits pour Gemini.

Une société de recherche baptisée Emergence AI a eu une idée à la fois ludique et un peu vertigineuse : bâtir des petites sociétés virtuelles entièrement gérées par des intelligences artificielles, puis les laisser vivre quinze jours pour voir ce qu'elles deviennent.

Le projet, appelé Emergence World, a placé une dizaine d'habitants synthétiques dans chaque ville, tous pilotés par un même modèle, et a confronté les résultats obtenus par cinq IA concurrentes, dont Claude, ChatGPT, Grok et Gemini.

Le terrain de jeu n'avait rien d'improvisé. Chaque ville comptait plus de quarante lieux, parmi lesquels un commissariat et une mairie, sa météo était synchronisée sur celle de New York, et ses habitants disposaient d'un accès à l'actualité réelle et à internet.

Tous obéissaient en théorie aux mêmes interdits : pas de vol, pas de destruction de biens, pas de mensonge. Le cadre étant rigoureusement identique, les écarts observés ne pouvaient venir que d'une seule variable, le modèle aux commandes.

Et ces écarts sont spectaculaires. La société dirigée par Claude, dans sa déclinaison Sonnet 4.6, a tenu pendant toute la durée comme une démocratie relativement apaisée, sans le moindre crime à déplorer.

À l'opposé, la ville gouvernée par Gemini 3 Flash a certes réussi l'exploit de garder ses dix habitants en vie jusqu'au bout, mais en laissant prospérer un désordre permanent : 683 délits enregistrés en deux semaines, avec une courbe qui continuait de grimper au moment précis où l'expérience a été stoppée.

Les deux autres scénarios ont viré au naufrage, chacun à sa manière. Sous la conduite de Grok, la cité a sombré dans la violence avec 183 infractions recensées avant de s'effondrer complètement au quatrième jour.

Sous celle de ChatGPT, le problème fut exactement inverse : les habitants se sont montrés incapables d'assurer les gestes élémentaires de leur survie, si bien que la population entière avait disparu en une semaine.

On peut sourire de ces villes de poche peuplées de personnages artificiels, mais l'enseignement est sérieux. À l'heure où l'on parle de déléguer à ces modèles des arbitrages bien réels, voir des consignes parfaitement identiques accoucher de sociétés aussi dissemblables a de quoi inciter à la plus grande prudence.

Confidentialité Google Chrome : Protégez vos données

Découvrez comment maîtriser la confidentialité Google Chrome et protéger vos données de navigation efficacement.

Ouvrir Chrome, effacer son historique et utiliser de temps en temps la navigation privée ne suffit pas forcément à maîtriser les données associées à sa navigation. Le navigateur de Google fonctionne au milieu d’un écosystème beaucoup plus vaste : compte Google, historique Web, synchronisation, publicité, localisation et services de sécurité peuvent chacun traiter des informations différentes. Bonne nouvelle : une partie importante de ces mécanismes peut être réglée. Mais encore faut-il savoir où regarder, car protéger davantage sa vie privée dans Chrome ne repose pas sur un bouton magique.
Le premier piège consiste à confondre Chrome et son compte Google.

C’est probablement la distinction la plus importante. Chrome est un navigateur. Le compte Google est un compte en ligne utilisé par Gmail, YouTube, Maps, Search et de nombreux autres services. Les deux peuvent fonctionner ensemble, mais ils ne sont pas synonymes.

Il est parfaitement possible d’utiliser Chrome sans enregistrer ses données Chrome dans son compte Google. À l’inverse, lorsqu’on se connecte au navigateur, Google permet d’enregistrer dans le compte certaines informations comme les favoris et mots de passe et, selon les choix effectués, les onglets et l’historique Chrome. Ces données peuvent alors être retrouvées sur les autres appareils connectés. C’est pratique. Un favori créé sur un ordinateur réapparaît sur le portable, les mots de passe peuvent suivre l’utilisateur et son environnement devient presque identique d’un appareil à l’autre. Mais cette commodité implique mécaniquement que certaines informations ne restent plus uniquement sur la machine. La première question à se poser n’est donc pas « faut-il quitter Chrome ? », mais beaucoup plus simplement : quelles données ai-je réellement besoin de synchroniser ?
Chrome peut aussi envoyer ses propres données d’utilisation à Google.

Même en dehors de la synchronisation, le navigateur possède plusieurs mécanismes de remontée d’informations. Dans les paramètres Google de Chrome figure notamment une option permettant de contribuer à l’amélioration des fonctionnalités et des performances du navigateur. Lorsqu’elle est activée, Google indique recevoir périodiquement des statistiques concernant notamment l’utilisation de Chrome, le système, les performances, les réglages et certaines préférences. Un autre réglage mérite particulièrement l’attention : « Améliorer les recherches et la navigation ». Lorsqu’il est activé avec la collecte des statistiques d’utilisation, Google indique que des informations concernant les sites visités et leur utilisation peuvent également lui être transmises. Pour qui souhaite réduire les remontées de données sans abandonner Chrome, c’est donc l’un des premiers endroits à inspecter : Chrome > Paramètres > Vous et Google > Services Google. Il ne s’agit pas nécessairement de tout désactiver aveuglément. L’important est de comprendre ce que chaque option apporte en échange des informations transmises.
Le deuxième étage se trouve dans « Mon activité ».

C’est là que les choses deviennent moins intuitives. Effacer son historique Chrome et effacer l’activité enregistrée dans son compte Google sont deux opérations différentes. Google le reconnaît explicitement : supprimer une activité dans « Mon activité » n’efface pas nécessairement les informations éventuellement conservées par le navigateur. Inversement, nettoyer Chrome ne revient pas automatiquement à supprimer ce qui a déjà été enregistré dans le compte. Le compte Google dispose notamment d’un réglage concernant l’activité sur le Web et les applications. Selon sa configuration, des recherches, des activités réalisées dans les services Google et certaines informations provenant de Chrome peuvent être enregistrées afin notamment de personnaliser les services. Google indique actuellement être en train de faire évoluer certains de ces paramètres, de sorte que leur présentation peut différer d’un compte à l’autre. Voilà pourquoi un utilisateur peut avoir nettoyé son navigateur tout en retrouvant une partie de son activité dans son compte. Pour vérifier ce deuxième niveau, il faut donc examiner : Compte Google > Données et confidentialité > Mon activité.

Google permet d’y consulter et supprimer des activités, mais également d’en programmer l’effacement automatique. Les périodes actuellement proposées comprennent notamment 3, 18 ou 36 mois. C’est une option intéressante pour qui souhaite conserver une certaine personnalisation sans accumuler indéfiniment un historique.
La localisation mérite un contrôle séparé.

Autre source de confusion : couper l’historique de navigation n’empêche évidemment pas tous les services Google de connaître une position. Google dispose notamment de Vos trajets, anciennement Timeline/Location History selon les interfaces et périodes. Lorsqu’elle est activée, cette fonction peut conserver les visites et déplacements dans Google Maps. Google précise que Timeline est désactivée par défaut et peut être supprimée ou désactivée depuis les paramètres du compte. Mais là encore, il ne faut pas imaginer un interrupteur universel. Des informations liées à la localisation peuvent être associées à d’autres activités. Google indique par exemple que les détails accessibles dans « Mon activité » peuvent, selon l’activité concernée, comporter des informations relatives à la position, à l’appareil ou à l’application. La bonne approche consiste donc à contrôler séparément Timeline/Vos trajets, l’activité Web et applications et les autorisations de localisation accordées aux sites et applications. Couper l’un ne signifie pas nécessairement couper les autres.
La publicité constitue encore une autre couche.

Il faut ensuite distinguer navigation et personnalisation publicitaire. Chrome et l’écosystème Google possèdent plusieurs réglages permettant de contrôler la manière dont certaines informations sont utilisées pour proposer ou mesurer des publicités. Cette distinction est importante : désactiver la personnalisation publicitaire ne signifie pas supprimer la publicité. Cela modifie surtout certaines méthodes employées pour sélectionner les annonces. Chrome possède par ailleurs ses propres paramètres de confidentialité publicitaire, notamment autour des sujets publicitaires et de la mesure. L’utilisateur souhaitant réduire cette utilisation doit donc regarder à deux endroits : les paramètres de confidentialité publicitaire de Chrome et les paramètres publicitaires associés au compte Google. C’est précisément cette dispersion qui rend le sujet compliqué. On peut avoir correctement réglé Chrome sans avoir touché au compte Google, ou avoir limité la personnalisation du compte tout en conservant certains mécanismes actifs dans le navigateur.
Tout désactiver n’est pourtant pas forcément la meilleure solution.

C’est ici qu’un guide de confidentialité doit éviter un piège fréquent. Toute transmission de données n’a pas la même finalité. Chrome possède par exemple Safe Browsing, son système de protection contre les sites malveillants, le phishing et certains téléchargements dangereux. Dans son niveau de protection renforcée, davantage d’informations sont envoyées à Google en temps réel, notamment les URL consultées et un petit échantillon du contenu de certaines pages, afin de détecter des menaces qui ne sont pas encore connues. Il existe donc parfois un arbitrage entre minimisation des données et niveau de protection ou de personnalisation. Ce n’est pas la même chose que transmettre des statistiques destinées à améliorer un produit. Un utilisateur particulièrement soucieux de confidentialité pourra préférer réduire les transmissions. Un autre jugera que la détection renforcée des sites dangereux vaut cet échange. L’essentiel est que ce choix soit compris.
Et non, le mode navigation privée ne vous rend pas invisible.

C’est probablement l’idée reçue la plus persistante autour de Chrome. Le mode Incognito agit principalement sur ce qui reste enregistré sur l’appareil après la session. Une fois toutes les fenêtres privées fermées, Chrome ne conserve pas dans son historique local les sites visités et supprime les données temporaires de la session. Les fichiers téléchargés et favoris créés restent en revanche sur l’appareil. Mais Google le précise sans ambiguïté : Incognito ne rend pas invisible sur Internet. Les sites visités peuvent continuer à observer l’activité. Un employeur, un établissement scolaire ou le gestionnaire du réseau peuvent également être en mesure de la voir. Le fournisseur d’accès n’est pas davantage neutralisé par l’ouverture d’une fenêtre privée. La navigation privée est donc surtout utile pour ne pas laisser certaines traces sur l’ordinateur utilisé, notamment lorsqu’une machine est partagée. Ce n’est ni un VPN, ni un outil d’anonymisation.
Il existe aussi un réglage beaucoup plus banal : les autorisations des sites.

Caméra, microphone, localisation, notifications : Chrome permet également de contrôler individuellement ce que les sites peuvent utiliser. Cette partie est parfois plus importante pour la confidentialité quotidienne que certains réglages beaucoup plus sophistiqués. Un site auquel une autorisation avait été accordée plusieurs années auparavant peut toujours la posséder. Un passage périodique dans :

Paramètres > Confidentialité et sécurité > Paramètres des sites

permet donc de faire le ménage et de retirer les autorisations devenues inutiles. Google confirme que Chrome permet de gérer individuellement ces permissions.
La vraie difficulté de Chrome est que la confidentialité est répartie partout

C’est finalement ce qui ressort lorsqu’on parcourt tous ces réglages. Il n’existe pas une seule « collecte Chrome ». Il existe des données enregistrées localement par le navigateur, des informations synchronisées avec le compte, des statistiques éventuellement transmises à Google, des historiques liés aux services Google, des paramètres de publicité, des données de localisation et des informations nécessaires à certaines fonctions de sécurité. Et ces catégories ne se contrôlent pas toutes au même endroit. C’est ce qui peut donner l’impression qu’effacer son historique ou décocher une option devrait suffire, alors qu’une autre couche continue de fonctionner. La bonne stratégie n’est donc pas nécessairement de tout couper. Elle consiste plutôt à décider ce qui doit rester local, ce qui mérite réellement d’être synchronisé et ce que l’on accepte de transmettre en échange d’un service.
Faut-il alors abandonner Chrome ?

Pas nécessairement. Firefox, Safari, Brave ou DuckDuckGo proposent des approches différentes de la confidentialité et certains utilisateurs pourront les préférer. Mais changer de navigateur ne dispense pas de comprendre les réglages des services auxquels on reste connecté. Utiliser Firefox tout en restant connecté en permanence à Google Search, YouTube, Gmail et Maps ne produit évidemment pas le même résultat qu’une rupture complète avec l’écosystème Google. Le navigateur n’est qu’une pièce du puzzle. Et c’est peut-être finalement le meilleur enseignement de ce petit nettoyage : protéger sa vie privée ne consiste plus seulement à effacer l’historique de son navigateur. Il faut désormais regarder l’ensemble de l’écosystème qui se construit autour de lui.

Pour résumer et bien faire les choses :

    Vérifier Chrome > Paramètres > Vous et Google > Services Google, notamment les options d’amélioration de Chrome et de la navigation.
    Contrôler les données Chrome enregistrées dans le compte Google et ne synchroniser que ce qui est utile.
    Examiner Compte Google > Données et confidentialité > Mon activité, puis choisir éventuellement une suppression automatique.
    Vérifier séparément Vos trajets/Timeline, les paramètres publicitaires et les autorisations de localisation.
    Passer en revue Chrome > Confidentialité et sécurité > Paramètres des sites pour la caméra, le micro, la position et les notifications.
    Garder en tête que Incognito efface surtout les traces locales de la session ; il n’anonymise pas la connexion.
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En remplacement du Géoportail. Source IGN

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