Quotidien Shaarli
October 14, 2026
Incontournables des armoires à pharmacie, les antalgiques font partie des médicaments les plus consommés en France. Pourtant, ils ne sont pas anodins. Voici leurs particularités, leurs risques et les précautions à prendre pour en faire un usage éclairé.
Paracétamol : le premier choix
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Avec plus de 430 millions de boîtes remboursées en 2024, le paracétamol est le médicament le plus vendu en France. Et pour cause, c’est le premier antalgique indiqué pour les douleurs aiguës et ponctuelles en raison de son faible risque d’effets indésirables et d’allergies. Cependant, pris en excès, il cause des dommages irréversibles au foie.
Depuis 2020, les traitements à base de paracétamol ne sont plus en accès libre et doivent être placés derrière le comptoir des pharmacies. S’ils sont délivrés le plus souvent sur prescription médicale, ils peuvent être pris en automédication pour des petits maux du quotidien. Ils présentent aussi un effet antipyrétique (ils font baisser la fièvre).
Pour quelles douleurs « Le paracétamol s’avère très efficace sur les douleurs légères à modérées, mais son action est plus limitée sur celles qui sont très intenses, comme les postopératoires », indique le Pr Didier Bouhassira, médecin spécialiste de la douleur.
Dose pour un adulte 500 mg à 1 g par prise, à espacer d’au moins 4 heures, sans dépasser 3 g en 24 heures. Sur prescription, la dose peut être augmentée à 4 g.
Précautions En cas de maladie des reins, du foie, d’alcoolisme ou d’un poids inférieur à 50 kg, les doses doivent être réduites et calculées avec l’aide d’un médecin ou d’un pharmacien.
Contre-indications À éviter si on souffre d’une insuffisance hépatique sévère (maladie du foie) et d’allergie au paracétamol.
En automédication Prendre la dose efficace la plus faible, pour une durée la plus courte possible. Au-delà de 5 jours (3 jours en cas de fièvre), ou si la douleur revient, il est nécessaire de consulter un médecin tout comme au moindre doute, en cas d’aggravation ou devant tout symptôme inhabituel.
AINS oraux : le second choix
Anti-inflammatoires non stéroïdiens :
Ibuprofène (Advil, Nurofen, Advilmed, Spedifen)
Naproxène (Apranax, Naprosyne, Alevetabs)
Kétoprofène (Bi-Profénid, Profénid, Toprec)
Flurbiprofène (Antadys)…
Comme leur nom l’indique, en plus d’être antalgiques et antipyrétiques, ces antidouleurs ont une action anti-inflammatoire. Comme ils s’accompagnent d’un plus grand nombre d’effets secondaires et de contre-indications, les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont recommandés en deuxième ligne, quand le paracétamol ne suffit pas à soulager une douleur.
Pour quelles douleurs Quand le paracétamol n’est pas assez efficace. « Ils sont particulièrement intéressants pour les douleurs vives ayant une composante inflammatoire (courbatures, rage de dents, entorse, règles douloureuses…) », souligne Bruno Galan, membre du Conseil de l’ordre des pharmaciens.
Dose pour un adulte
Ibuprofène : de 200 à 400 mg par prise, toutes les 6 à 8 heures, sans dépasser 1 200 mg par jour.
Naproxène : la dose maximale varie selon la posologie de chaque spécialité de naproxène. Bien lire la notice. Le traitement d’attaque est, en général, de deux cachets par jour. Celui d’entretien s’élève à un comprimé par jour.
Lesquels choisir Plusieurs AINS existent. L’ibuprofène et le naproxène ont la balance bénéfice/risque la plus favorable.
Effets indésirables Les plus fréquents sont la constipation, les nausées, les brûlures d’estomac, les diarrhées et les douleurs abdominales. Leur fréquence augmente avec la dose et l’âge.
Précautions À avaler de préférence au cours d’un repas avec un grand verre d’eau pour diminuer le risque de brûlures d’estomac. Pris en excès, ou sur une durée trop longue, les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent provoquer des saignements, voire des ulcères gastriques. On doit impérativement stopper le traitement en cas de forte douleur à l’estomac ou de présence de sang dans les selles.
Contre-indications L’hypersensibilité aux AINS, les antécédents de saignements et d’ulcères de l’estomac, de maladies digestives, des reins, du foie et du cœur sont les principales restrictions. De nombreux médicaments présentent un risque d’interaction, notamment les anticoagulants et certains antidépresseurs. Bien lire la notice. Par prudence, il faut éviter les anti-inflammatoires non stéroïdiens durant la grossesse.
Attention Les AINS sont déconseillés si une infection se déclare ou est suspectée (toux importante, grippe, abcès dentaire, otite, varicelle, zona, covid…), car ils exposent à une aggravation de l’infection. Par exemple, quand vous avez mal à la tête en cas de grippe ou à la gorge en cas d’angine, prenez du paracétamol. En 2024, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a, en outre, demandé l’interdiction des publicités pour des médicaments contenant 400 mg d’ibuprofène en raison d’une hausse des signalements d’effets indésirables concomitante de l’augmentation du nombre de spots publicitaires.
À éviter
L’aspirine (Aspro, Aspégic) : ce médicament ancien, de la famille des AINS, n’est quasiment plus employé contre la douleur. « Il faut une dose importante pour obtenir un effet antalgique. Il y a donc un petit risque supplémentaire d’effets indésirables », précise le Pr Bouhassira. Aujourd’hui, l’aspirine est plutôt consommée à petite dose, pour ses propriétés anticoagulantes, en prévention des maladies cardiovasculaires.
La famille des coxibs (Celebrex, Arcoxia), l’acéclofénac (Cartrex) et le diclofénac (Voltarène), le méloxicam (Mobic), le piroxicam (Brexin, Feldene) et le ténoxicam (Tilcotil) : selon la revue Prescrire, ces AINS présentent plus de risques d’effets indésirables que l’ibuprofène et le naxoprène, sans être plus efficaces. Ils s’utilisent pour des douleurs chroniques (arthrose, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante).
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L’essentiel
Les « lookups », comme BrixHub ou SnusBase, sont des moteurs de recherche qui permettent de retrouver des données personnelles issues de piratages informatiques.
Ces sites facilitent les arnaques et les usurpations d’identité en rendant accessibles des informations parfois très sensibles.
Ne les utilisez pas et ne payez surtout pas pour faire effacer vos données : rien ne garantit leur suppression définitive.
Pour vérifier si votre adresse e-mail figure dans une fuite de données connue, vous pouvez utiliser le service gratuit Have I Been Pwned, même si sa base est loin d’être exhaustive.