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Incontournables des armoires à pharmacie, les antalgiques font partie des médicaments les plus consommés en France. Pourtant, ils ne sont pas anodins. Voici leurs particularités, leurs risques et les précautions à prendre pour en faire un usage éclairé.
Paracétamol : le premier choix
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Avec plus de 430 millions de boîtes remboursées en 2024, le paracétamol est le médicament le plus vendu en France. Et pour cause, c’est le premier antalgique indiqué pour les douleurs aiguës et ponctuelles en raison de son faible risque d’effets indésirables et d’allergies. Cependant, pris en excès, il cause des dommages irréversibles au foie.
Depuis 2020, les traitements à base de paracétamol ne sont plus en accès libre et doivent être placés derrière le comptoir des pharmacies. S’ils sont délivrés le plus souvent sur prescription médicale, ils peuvent être pris en automédication pour des petits maux du quotidien. Ils présentent aussi un effet antipyrétique (ils font baisser la fièvre).
Pour quelles douleurs « Le paracétamol s’avère très efficace sur les douleurs légères à modérées, mais son action est plus limitée sur celles qui sont très intenses, comme les postopératoires », indique le Pr Didier Bouhassira, médecin spécialiste de la douleur.
Dose pour un adulte 500 mg à 1 g par prise, à espacer d’au moins 4 heures, sans dépasser 3 g en 24 heures. Sur prescription, la dose peut être augmentée à 4 g.
Précautions En cas de maladie des reins, du foie, d’alcoolisme ou d’un poids inférieur à 50 kg, les doses doivent être réduites et calculées avec l’aide d’un médecin ou d’un pharmacien.
Contre-indications À éviter si on souffre d’une insuffisance hépatique sévère (maladie du foie) et d’allergie au paracétamol.
En automédication Prendre la dose efficace la plus faible, pour une durée la plus courte possible. Au-delà de 5 jours (3 jours en cas de fièvre), ou si la douleur revient, il est nécessaire de consulter un médecin tout comme au moindre doute, en cas d’aggravation ou devant tout symptôme inhabituel.
AINS oraux : le second choix
Anti-inflammatoires non stéroïdiens :
Ibuprofène (Advil, Nurofen, Advilmed, Spedifen)
Naproxène (Apranax, Naprosyne, Alevetabs)
Kétoprofène (Bi-Profénid, Profénid, Toprec)
Flurbiprofène (Antadys)…
Comme leur nom l’indique, en plus d’être antalgiques et antipyrétiques, ces antidouleurs ont une action anti-inflammatoire. Comme ils s’accompagnent d’un plus grand nombre d’effets secondaires et de contre-indications, les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont recommandés en deuxième ligne, quand le paracétamol ne suffit pas à soulager une douleur.
Pour quelles douleurs Quand le paracétamol n’est pas assez efficace. « Ils sont particulièrement intéressants pour les douleurs vives ayant une composante inflammatoire (courbatures, rage de dents, entorse, règles douloureuses…) », souligne Bruno Galan, membre du Conseil de l’ordre des pharmaciens.
Dose pour un adulte
Ibuprofène : de 200 à 400 mg par prise, toutes les 6 à 8 heures, sans dépasser 1 200 mg par jour.
Naproxène : la dose maximale varie selon la posologie de chaque spécialité de naproxène. Bien lire la notice. Le traitement d’attaque est, en général, de deux cachets par jour. Celui d’entretien s’élève à un comprimé par jour.
Lesquels choisir Plusieurs AINS existent. L’ibuprofène et le naproxène ont la balance bénéfice/risque la plus favorable.
Effets indésirables Les plus fréquents sont la constipation, les nausées, les brûlures d’estomac, les diarrhées et les douleurs abdominales. Leur fréquence augmente avec la dose et l’âge.
Précautions À avaler de préférence au cours d’un repas avec un grand verre d’eau pour diminuer le risque de brûlures d’estomac. Pris en excès, ou sur une durée trop longue, les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent provoquer des saignements, voire des ulcères gastriques. On doit impérativement stopper le traitement en cas de forte douleur à l’estomac ou de présence de sang dans les selles.
Contre-indications L’hypersensibilité aux AINS, les antécédents de saignements et d’ulcères de l’estomac, de maladies digestives, des reins, du foie et du cœur sont les principales restrictions. De nombreux médicaments présentent un risque d’interaction, notamment les anticoagulants et certains antidépresseurs. Bien lire la notice. Par prudence, il faut éviter les anti-inflammatoires non stéroïdiens durant la grossesse.
Attention Les AINS sont déconseillés si une infection se déclare ou est suspectée (toux importante, grippe, abcès dentaire, otite, varicelle, zona, covid…), car ils exposent à une aggravation de l’infection. Par exemple, quand vous avez mal à la tête en cas de grippe ou à la gorge en cas d’angine, prenez du paracétamol. En 2024, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a, en outre, demandé l’interdiction des publicités pour des médicaments contenant 400 mg d’ibuprofène en raison d’une hausse des signalements d’effets indésirables concomitante de l’augmentation du nombre de spots publicitaires.
À éviter
L’aspirine (Aspro, Aspégic) : ce médicament ancien, de la famille des AINS, n’est quasiment plus employé contre la douleur. « Il faut une dose importante pour obtenir un effet antalgique. Il y a donc un petit risque supplémentaire d’effets indésirables », précise le Pr Bouhassira. Aujourd’hui, l’aspirine est plutôt consommée à petite dose, pour ses propriétés anticoagulantes, en prévention des maladies cardiovasculaires.
La famille des coxibs (Celebrex, Arcoxia), l’acéclofénac (Cartrex) et le diclofénac (Voltarène), le méloxicam (Mobic), le piroxicam (Brexin, Feldene) et le ténoxicam (Tilcotil) : selon la revue Prescrire, ces AINS présentent plus de risques d’effets indésirables que l’ibuprofène et le naxoprène, sans être plus efficaces. Ils s’utilisent pour des douleurs chroniques (arthrose, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante).
BrixHub, SnusBase, Reacher, Stryxx, LeakCheck, DeHashed… Depuis plusieurs mois, un nouveau type de moteurs de recherche fleurit sur Internet. Ils ne référencent pas des sites web, comme Google ou DuckDuckGo, mais… des données personnelles compromises. Ces sites, aussi appelés « lookups », promettent de vérifier si vos données ont fuité et, souvent, commercialisent un service payant pour les effacer. Ne les utilisez pas ! Vos données sont-elles exposées ? Comment vous protéger ? Nos conseils.
L’essentiel
Les « lookups », comme BrixHub ou SnusBase, sont des moteurs de recherche qui permettent de retrouver des données personnelles issues de piratages informatiques.
Ces sites facilitent les arnaques et les usurpations d’identité en rendant accessibles des informations parfois très sensibles.
Ne les utilisez pas et ne payez surtout pas pour faire effacer vos données : rien ne garantit leur suppression définitive.
Pour vérifier si votre adresse e-mail figure dans une fuite de données connue, vous pouvez utiliser le service gratuit Have I Been Pwned, même si sa base est loin d’être exhaustive.
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Evenement 2026
https://www.cannes.com/fr/agenda/annee-2026/novembre/les-rencontres-de-cannes-2026.html
le programme n'est pas disponible au 08/10/2026
Découvert par Article ICI Azur https://www.ici.fr/emissions/ici-ca-marche-sur-la-cote-d-azur/a-nice-anthony-salis-nous-apprend-a-observer-l-univers-depuis-son-balcon-1494425
Pas besoin de partir au bout du monde ni de casser sa tirelire pour avoir la tête dans les étoiles. À Nice, l’astrophysicien Anthony Salsi, alias Astronophilos sur les réseaux sociaux, partage sa passion et ses astuces pour observer l’univers depuis chez soi.
Dans les Alpes-Maritimes, l’astronomie a décidément la cote. Observatoire de la Côte d’Azur, réserves naturelles, AstroValberg… et désormais Anthony Salsi. Niçois et docteur en astrophysique, il tombe amoureux du ciel à seulement 7 ans, lorsqu’il observe Saturne pour la première fois à travers un télescope. « C’était impressionnant à voir », raconte-t-il. Depuis, la curiosité ne l’a jamais quitté.
Après une thèse soutenue en 2019, il continue d’observer le ciel depuis Nice, notamment depuis le quartier Riquier. Il commence alors à publier ses photos de la Lune, des étoiles et des planètes sur les réseaux sociaux. Le succès dépasse rapidement ses attentes : près de 600 000 abonnés sur Instagram et 330 000 sur TikTok suivent aujourd’hui ses contenus sur son compte Astronophilos.
Avec son livre Découvrir l’univers depuis son balcon, Anthony Salsi veut surtout casser une idée reçue : pas besoin d’habiter à la campagne ni de disposer d’un gros budget pour observer le ciel. Depuis un balcon, une terrasse ou un jardin, même en pleine ville, la Lune, Jupiter, Saturne ou encore la galaxie d’Andromède sont accessibles avec du matériel amateur. De quoi rappeler que, pour avoir la tête dans les étoiles, il suffit parfois… de lever les yeux.
L’association cannoise Anges de Poulpes lance OctoSee, une application qui permettra aux plongeurs, apnéistes et amateurs de snorkeling de signaler les poulpes observés en Méditerranée. Objectif : mieux connaître l’espèce pour mieux la protéger.
Un poulpe croisé sous l’eau ne sera bientôt plus seulement une jolie rencontre.
Il pourra aussi devenir une donnée utile aux scientifiques.
En cette journée mondiale du poulpe, l’association Anges de Poulpes prépare le lancement d’OctoSee, une application de participation citoyenne dédiée à l’observation et à la protection des poulpes.
Le principe est aussi simple qu’efficace : lors d’une sortie en mer, chacun pourra signaler les poulpes rencontrés.
Quelques clics pour faire avancer les connaissances
Où sont-ils les plus nombreux sur notre littoral ? À quelle période les observe-t-on ? Quelle est leur taille ? Quels comportements adoptent-ils ? Quand ont lieu les accouplements, les pontes ou l’apparition des jeunes ?
Autant de questions auxquelles l’application veut contribuer à répondre.
En quelques clics, l’utilisateur pourra enregistrer son observation et renseigner sa localisation GPS, la taille du poulpe, son comportement et ajouter une photographie.
Le poulpe méditerranéen sous pression
Car derrière cette initiative, il y a une inquiétude.
Le poulpe commun, Octopus vulgaris, est présenté par l’association comme une espèce en déclin en Méditerranée. « On en voit de moins en moins et ceux que l’on rencontre sont très petits… »
Réchauffement de la mer, pêche et chasse sous-marine font partie des pressions auxquelles il est soumis. Le changement de température de la Méditerranée pourrait notamment affecter sa reproduction et les premiers stades de sa vie.
Avant de mieux protéger le poulpe, encore faut-il savoir où il vit, comment ses populations évoluent et à quels moments clés de son cycle de vie il est particulièrement présent. C’est précisément le rôle que veut jouer OctoSee.
Pas question de dévoiler les cachettes des poulpes
Une précaution importante a été prévue par les concepteurs.
La carte permettant de visualiser les sites fréquentés par les poulpes ne sera pas accessible au grand public. Seuls l’association et les scientifiques pourront y accéder.
L’objectif est donc de recueillir davantage d’informations sans transformer les observations en carte aux trésors pour ceux qui chercheraient les meilleurs endroits pour capturer des poulpes.
Une technologie déjà expérimentée avec les tortues
Pour développer OctoSee, Anges de Poulpes s’est associée à Nicolas Guillot, développeur français et fondateur de We Spot Turtles ! (https://wespotturtles.org/), une application de science participative consacrée au suivi des tortues marines. « En fait, c’est Nicolas qui est venu à nous pour proposer ses compétences. Nous avons beaucoup de chance, nos adhérents sont de plus en plus nombreux depuis le lancement de l’association. Et parmi nos membres, nous avons autant des sympathisants que des gens qui proposent leurs compétences », s’enthousiasme Marie Muzard.
Une appli attendue d’un jour à l’autre
OctoSee doit être opérationnelle avant fin octobre 2026.
À Cannes, Anges de Poulpes compte aujourd’hui plus de 120 adhérents. L’association continue de mener des actions de sensibilisation auprès du grand public, intervient dans les écoles et participe à différentes manifestations avec la Ville de Cannes et d’autres acteurs du littoral.
Avec OctoSee, l’association veut désormais faire de chaque rencontre sous-marine une petite pièce d’un puzzle beaucoup plus vaste : celui de la connaissance et de la préservation du poulpe en Méditerranée.
ADN Group dépose un brevet avec le CNRS pour le recyclage des matériaux composites. L'entreprise lance une levée de fonds pour généraliser cette technologie innovante.
Emergence AI a fait gérer des villes virtuelles par Claude, ChatGPT, Grok et Gemini pendant 15 jours : 0 crime pour Claude, 683 délits pour Gemini.
Une société de recherche baptisée Emergence AI a eu une idée à la fois ludique et un peu vertigineuse : bâtir des petites sociétés virtuelles entièrement gérées par des intelligences artificielles, puis les laisser vivre quinze jours pour voir ce qu'elles deviennent.
Le projet, appelé Emergence World, a placé une dizaine d'habitants synthétiques dans chaque ville, tous pilotés par un même modèle, et a confronté les résultats obtenus par cinq IA concurrentes, dont Claude, ChatGPT, Grok et Gemini.
Le terrain de jeu n'avait rien d'improvisé. Chaque ville comptait plus de quarante lieux, parmi lesquels un commissariat et une mairie, sa météo était synchronisée sur celle de New York, et ses habitants disposaient d'un accès à l'actualité réelle et à internet.
Tous obéissaient en théorie aux mêmes interdits : pas de vol, pas de destruction de biens, pas de mensonge. Le cadre étant rigoureusement identique, les écarts observés ne pouvaient venir que d'une seule variable, le modèle aux commandes.
Et ces écarts sont spectaculaires. La société dirigée par Claude, dans sa déclinaison Sonnet 4.6, a tenu pendant toute la durée comme une démocratie relativement apaisée, sans le moindre crime à déplorer.
À l'opposé, la ville gouvernée par Gemini 3 Flash a certes réussi l'exploit de garder ses dix habitants en vie jusqu'au bout, mais en laissant prospérer un désordre permanent : 683 délits enregistrés en deux semaines, avec une courbe qui continuait de grimper au moment précis où l'expérience a été stoppée.
Les deux autres scénarios ont viré au naufrage, chacun à sa manière. Sous la conduite de Grok, la cité a sombré dans la violence avec 183 infractions recensées avant de s'effondrer complètement au quatrième jour.
Sous celle de ChatGPT, le problème fut exactement inverse : les habitants se sont montrés incapables d'assurer les gestes élémentaires de leur survie, si bien que la population entière avait disparu en une semaine.
On peut sourire de ces villes de poche peuplées de personnages artificiels, mais l'enseignement est sérieux. À l'heure où l'on parle de déléguer à ces modèles des arbitrages bien réels, voir des consignes parfaitement identiques accoucher de sociétés aussi dissemblables a de quoi inciter à la plus grande prudence.
Découvrez comment maîtriser la confidentialité Google Chrome et protéger vos données de navigation efficacement.
Ouvrir Chrome, effacer son historique et utiliser de temps en temps la navigation privée ne suffit pas forcément à maîtriser les données associées à sa navigation. Le navigateur de Google fonctionne au milieu d’un écosystème beaucoup plus vaste : compte Google, historique Web, synchronisation, publicité, localisation et services de sécurité peuvent chacun traiter des informations différentes. Bonne nouvelle : une partie importante de ces mécanismes peut être réglée. Mais encore faut-il savoir où regarder, car protéger davantage sa vie privée dans Chrome ne repose pas sur un bouton magique.
Le premier piège consiste à confondre Chrome et son compte Google.
C’est probablement la distinction la plus importante. Chrome est un navigateur. Le compte Google est un compte en ligne utilisé par Gmail, YouTube, Maps, Search et de nombreux autres services. Les deux peuvent fonctionner ensemble, mais ils ne sont pas synonymes.
Il est parfaitement possible d’utiliser Chrome sans enregistrer ses données Chrome dans son compte Google. À l’inverse, lorsqu’on se connecte au navigateur, Google permet d’enregistrer dans le compte certaines informations comme les favoris et mots de passe et, selon les choix effectués, les onglets et l’historique Chrome. Ces données peuvent alors être retrouvées sur les autres appareils connectés. C’est pratique. Un favori créé sur un ordinateur réapparaît sur le portable, les mots de passe peuvent suivre l’utilisateur et son environnement devient presque identique d’un appareil à l’autre. Mais cette commodité implique mécaniquement que certaines informations ne restent plus uniquement sur la machine. La première question à se poser n’est donc pas « faut-il quitter Chrome ? », mais beaucoup plus simplement : quelles données ai-je réellement besoin de synchroniser ?
Chrome peut aussi envoyer ses propres données d’utilisation à Google.
Même en dehors de la synchronisation, le navigateur possède plusieurs mécanismes de remontée d’informations. Dans les paramètres Google de Chrome figure notamment une option permettant de contribuer à l’amélioration des fonctionnalités et des performances du navigateur. Lorsqu’elle est activée, Google indique recevoir périodiquement des statistiques concernant notamment l’utilisation de Chrome, le système, les performances, les réglages et certaines préférences. Un autre réglage mérite particulièrement l’attention : « Améliorer les recherches et la navigation ». Lorsqu’il est activé avec la collecte des statistiques d’utilisation, Google indique que des informations concernant les sites visités et leur utilisation peuvent également lui être transmises. Pour qui souhaite réduire les remontées de données sans abandonner Chrome, c’est donc l’un des premiers endroits à inspecter : Chrome > Paramètres > Vous et Google > Services Google. Il ne s’agit pas nécessairement de tout désactiver aveuglément. L’important est de comprendre ce que chaque option apporte en échange des informations transmises.
Le deuxième étage se trouve dans « Mon activité ».
C’est là que les choses deviennent moins intuitives. Effacer son historique Chrome et effacer l’activité enregistrée dans son compte Google sont deux opérations différentes. Google le reconnaît explicitement : supprimer une activité dans « Mon activité » n’efface pas nécessairement les informations éventuellement conservées par le navigateur. Inversement, nettoyer Chrome ne revient pas automatiquement à supprimer ce qui a déjà été enregistré dans le compte. Le compte Google dispose notamment d’un réglage concernant l’activité sur le Web et les applications. Selon sa configuration, des recherches, des activités réalisées dans les services Google et certaines informations provenant de Chrome peuvent être enregistrées afin notamment de personnaliser les services. Google indique actuellement être en train de faire évoluer certains de ces paramètres, de sorte que leur présentation peut différer d’un compte à l’autre. Voilà pourquoi un utilisateur peut avoir nettoyé son navigateur tout en retrouvant une partie de son activité dans son compte. Pour vérifier ce deuxième niveau, il faut donc examiner : Compte Google > Données et confidentialité > Mon activité.
Google permet d’y consulter et supprimer des activités, mais également d’en programmer l’effacement automatique. Les périodes actuellement proposées comprennent notamment 3, 18 ou 36 mois. C’est une option intéressante pour qui souhaite conserver une certaine personnalisation sans accumuler indéfiniment un historique.
La localisation mérite un contrôle séparé.
Autre source de confusion : couper l’historique de navigation n’empêche évidemment pas tous les services Google de connaître une position. Google dispose notamment de Vos trajets, anciennement Timeline/Location History selon les interfaces et périodes. Lorsqu’elle est activée, cette fonction peut conserver les visites et déplacements dans Google Maps. Google précise que Timeline est désactivée par défaut et peut être supprimée ou désactivée depuis les paramètres du compte. Mais là encore, il ne faut pas imaginer un interrupteur universel. Des informations liées à la localisation peuvent être associées à d’autres activités. Google indique par exemple que les détails accessibles dans « Mon activité » peuvent, selon l’activité concernée, comporter des informations relatives à la position, à l’appareil ou à l’application. La bonne approche consiste donc à contrôler séparément Timeline/Vos trajets, l’activité Web et applications et les autorisations de localisation accordées aux sites et applications. Couper l’un ne signifie pas nécessairement couper les autres.
La publicité constitue encore une autre couche.
Il faut ensuite distinguer navigation et personnalisation publicitaire. Chrome et l’écosystème Google possèdent plusieurs réglages permettant de contrôler la manière dont certaines informations sont utilisées pour proposer ou mesurer des publicités. Cette distinction est importante : désactiver la personnalisation publicitaire ne signifie pas supprimer la publicité. Cela modifie surtout certaines méthodes employées pour sélectionner les annonces. Chrome possède par ailleurs ses propres paramètres de confidentialité publicitaire, notamment autour des sujets publicitaires et de la mesure. L’utilisateur souhaitant réduire cette utilisation doit donc regarder à deux endroits : les paramètres de confidentialité publicitaire de Chrome et les paramètres publicitaires associés au compte Google. C’est précisément cette dispersion qui rend le sujet compliqué. On peut avoir correctement réglé Chrome sans avoir touché au compte Google, ou avoir limité la personnalisation du compte tout en conservant certains mécanismes actifs dans le navigateur.
Tout désactiver n’est pourtant pas forcément la meilleure solution.
C’est ici qu’un guide de confidentialité doit éviter un piège fréquent. Toute transmission de données n’a pas la même finalité. Chrome possède par exemple Safe Browsing, son système de protection contre les sites malveillants, le phishing et certains téléchargements dangereux. Dans son niveau de protection renforcée, davantage d’informations sont envoyées à Google en temps réel, notamment les URL consultées et un petit échantillon du contenu de certaines pages, afin de détecter des menaces qui ne sont pas encore connues. Il existe donc parfois un arbitrage entre minimisation des données et niveau de protection ou de personnalisation. Ce n’est pas la même chose que transmettre des statistiques destinées à améliorer un produit. Un utilisateur particulièrement soucieux de confidentialité pourra préférer réduire les transmissions. Un autre jugera que la détection renforcée des sites dangereux vaut cet échange. L’essentiel est que ce choix soit compris.
Et non, le mode navigation privée ne vous rend pas invisible.
C’est probablement l’idée reçue la plus persistante autour de Chrome. Le mode Incognito agit principalement sur ce qui reste enregistré sur l’appareil après la session. Une fois toutes les fenêtres privées fermées, Chrome ne conserve pas dans son historique local les sites visités et supprime les données temporaires de la session. Les fichiers téléchargés et favoris créés restent en revanche sur l’appareil. Mais Google le précise sans ambiguïté : Incognito ne rend pas invisible sur Internet. Les sites visités peuvent continuer à observer l’activité. Un employeur, un établissement scolaire ou le gestionnaire du réseau peuvent également être en mesure de la voir. Le fournisseur d’accès n’est pas davantage neutralisé par l’ouverture d’une fenêtre privée. La navigation privée est donc surtout utile pour ne pas laisser certaines traces sur l’ordinateur utilisé, notamment lorsqu’une machine est partagée. Ce n’est ni un VPN, ni un outil d’anonymisation.
Il existe aussi un réglage beaucoup plus banal : les autorisations des sites.
Caméra, microphone, localisation, notifications : Chrome permet également de contrôler individuellement ce que les sites peuvent utiliser. Cette partie est parfois plus importante pour la confidentialité quotidienne que certains réglages beaucoup plus sophistiqués. Un site auquel une autorisation avait été accordée plusieurs années auparavant peut toujours la posséder. Un passage périodique dans :
Paramètres > Confidentialité et sécurité > Paramètres des sites
permet donc de faire le ménage et de retirer les autorisations devenues inutiles. Google confirme que Chrome permet de gérer individuellement ces permissions.
La vraie difficulté de Chrome est que la confidentialité est répartie partout
C’est finalement ce qui ressort lorsqu’on parcourt tous ces réglages. Il n’existe pas une seule « collecte Chrome ». Il existe des données enregistrées localement par le navigateur, des informations synchronisées avec le compte, des statistiques éventuellement transmises à Google, des historiques liés aux services Google, des paramètres de publicité, des données de localisation et des informations nécessaires à certaines fonctions de sécurité. Et ces catégories ne se contrôlent pas toutes au même endroit. C’est ce qui peut donner l’impression qu’effacer son historique ou décocher une option devrait suffire, alors qu’une autre couche continue de fonctionner. La bonne stratégie n’est donc pas nécessairement de tout couper. Elle consiste plutôt à décider ce qui doit rester local, ce qui mérite réellement d’être synchronisé et ce que l’on accepte de transmettre en échange d’un service.
Faut-il alors abandonner Chrome ?
Pas nécessairement. Firefox, Safari, Brave ou DuckDuckGo proposent des approches différentes de la confidentialité et certains utilisateurs pourront les préférer. Mais changer de navigateur ne dispense pas de comprendre les réglages des services auxquels on reste connecté. Utiliser Firefox tout en restant connecté en permanence à Google Search, YouTube, Gmail et Maps ne produit évidemment pas le même résultat qu’une rupture complète avec l’écosystème Google. Le navigateur n’est qu’une pièce du puzzle. Et c’est peut-être finalement le meilleur enseignement de ce petit nettoyage : protéger sa vie privée ne consiste plus seulement à effacer l’historique de son navigateur. Il faut désormais regarder l’ensemble de l’écosystème qui se construit autour de lui.
Pour résumer et bien faire les choses :
Vérifier Chrome > Paramètres > Vous et Google > Services Google, notamment les options d’amélioration de Chrome et de la navigation.
Contrôler les données Chrome enregistrées dans le compte Google et ne synchroniser que ce qui est utile.
Examiner Compte Google > Données et confidentialité > Mon activité, puis choisir éventuellement une suppression automatique.
Vérifier séparément Vos trajets/Timeline, les paramètres publicitaires et les autorisations de localisation.
Passer en revue Chrome > Confidentialité et sécurité > Paramètres des sites pour la caméra, le micro, la position et les notifications.
Garder en tête que Incognito efface surtout les traces locales de la session ; il n’anonymise pas la connexion.Explorer les cartes : Découvrez des cartes thématiques et de référence dont les fonds IGN sur l’ensemble du territoire français.
En remplacement du Géoportail. Source IGN
Refashion : l'éco-organisme en charge de la gestion et de la prévention des déchets textiles en France. Engagez dans l'économie circulaire.
Découvert sur Facebook par communauté d'agglomération cacpl
Le Fourgon, tournée de produits consignés. Eaux, lait, bières, sodas, vins, spiritueux, cidres, huiles, liquide vaisselle, vinaigre, thés, cafés.
La firme américaine a racheté ses propres actions pour 235 milliards de dollars, un record. Le but de cette pratique est de raréfier les actions de l'entreprise pour qu'elles gagnent en valeur.
Nvidia, le géant des puces électroniques, dépense des milliards pour racheter ses actions pour gagner encore plus d'argent.
Le système est simple : une entreprise rachète ses propres actions, pour qu’il y en ait moins sur le marché. En réduisant le nombre de titres en circulation, mécaniquement, chaque action restante devient plus rare, et donc plus chère.
C'est une façon directe et presque artificielle de faire monter le cours de Bourse et donc de choyer ses actionnaires
Une expérimentation est menée depuis trois ans sur une parcelle à Cannes pour protéger les ruches du frelon asiatique, des harpes électriques sont installées. ICI Azur fait le bilan ce mardi.
Pour tenter de limiter les carnages causés par les frelons asiatiques sur les ruches, l'ADAPI, l'association des Apiculteurs en Provence expérimente sur une parcelle à Cannes des harpes électriques. Ce système placé devant deux ruches et alimenté électriquement permet d'éloigner les frelons asiatiques pour permettre aux abeilles d'aller butiner et ensuite d'alimenter la ruche. C'est la troisième année que le dispositif soutenu par le Conseil départemental des Alpes-Maritimes est testé. Et l'expérimentation est efficace explique Pascal Jourdan, directeur de l'association ADAPI.
A quelques mètres des ruches protégées par des harpes électriques, des ruches sans protection ont été installées. En l'espace de trois semaines, les larves d'abeilles ont été décimées par les frelons alors que les ruches protégées par les harpes électriques se développent. En plus de ces observations, des mesures sont prises et compilées pour ensuite être transmises à l'Institut des Abeilles à Avignon. L'objectif est de montrer l'efficacité des harpes pour que ces systèmes soient financés pour permettre aux apiculteurs professionnels de poursuivre leur activité.
Le frelon asiatique présent depuis 2010 dans les Alpes-Maritimes
Le frelon asiatique est arrivé en 2010 dans les Alpes-Maritimes et les dégâts se sont accélérés depuis trois ans pour les apiculteurs confrontés aussi à la sécheresse. Les apiculteurs des Alpes-Maritimes attendent des mesures concrètes. Ils appellent aussi à une prise de conscience générale. Car "les frelons asiatiques détruisent tout", les ruches mais également toute la biodiversité.
Association lanceuse d’alerte dénonçant les menaces pesant sur les forêts, enquêtant sur le terrain pour collecter des preuves.
Le Parlement a adopté cet été un projet de loi simplifiant la gestion et la vente par l’État de son patrimoine immobilier… et créant de nouveaux loyers pour les services publics. Malgré les inquiétudes que cela suscite, peu se sont élevés contre.
Bon à savoir À la maison, un désinfectant n’est pas forcément nécessaire. Avec un simple lavage au savon et à l’eau, on élimine la majorité des germes. Si besoin, en remplacement de la chlorhexidine (Biseptine, Mercryl spray), il est possible d’appliquer de l’hypochlorite de sodium (Dakin) ou de la povidone iodée (Bétadine).
De Théoule à Antibes en passant par Mandelieu et Cannes, l’association Le Chat libre azuréen nourrit, soigne et stérilise, depuis plus de 20 ans, les chats sauvages de ces quatre communes.
Il est un peu plus de 8 h 30, ce mardi matin à la Croix-des-Gardes, quand une vingtaine de chats débarque d’un coup. Tous sortent de leurs cachettes et arrivent de tous les côtés. Des roux, des blancs et noir, des écailles de tortues… Caramel, Grisous, Boulette et ses enfants, Patapouf et même Séquotine : ici, dans ce massif cannois, ce sont de chats sauvages, libres, qui y vivent tout au long de l’année.
Avec les bénévoles venus les nourrir, les chats sont adorables : ils se frottent, se laissent caresser et, parfois, porter. « Ils sont semi-sociables, c’est-à-dire qu’ils ne se comportent pas comme ça avec tout le monde », nuance la présidente de l’association Le Chat libre azuréen, Aimée Perdomo Felipe.
Certains ne se laissent d’ailleurs même pas toucher par les nourriciers, comme on les appelle à l’association, comme Cousin qui, s’il mange goulûment ses croquettes, fuit le contact. Même celui des bénévoles qu’il connaît depuis près de 7 ans.
450 chats à Cannes, Théoule, Mandelieu et Antibes
À la Croix-des-Gardes, ce sont une trentaine de chats qui sont donc nourris, deux fois par jour, par des bénévoles de l’association, Françoise et Denis. « Ils connaissent les heures de passage, ils connaissent les voitures des bénévoles… »
Mais ce ne sont pas les seuls : l’association s’occupe du nourrissage d’environ 450 chats répartis sur les communes de Cannes, Antibes, Mandelieu et Théoule où, d’ailleurs, un gros « îlot » y est répertorié dans l’Esterel. Des félins qui « ont toujours vécu dehors ». Il est donc difficile de faire adopter. « Ils ne peuvent plus être enfermés, c’est fini. »
Lancée en 2006 grâce à « l’amour d’une femme pour les chats de la rue, particulièrement vulnérables », avec l’objectif d’améliorer le sort de ces félins, l’association fête donc, cette année, ses vingt ans. « Notre action s’inscrit dans un objectif à long terme : réduire la souffrance animale tout en favorisant une cohabitation harmonieuse entre les habitants et les chats libres. »
En recherche de bénévoles et de familles d’accueil
Pour cela, si l’association nourrit les chats, elle s’occupe également de leur santé : elle prend en charge les frais vétérinaires si besoin, les identifie et les stérilise. « Un chat errant, c’est un chat qui est non identifié. Il devient un chat libre quand on l’a identifié au nom d’une mairie ou d’une association et, à ce moment-là, la fourrière ne peut plus le prendre pour l’euthanasier », explique Aimé Perdomo Felipe
Si l’association en compte un peu plus de 100, elle est tout de même en recherche constante de bénévoles. « Surtout pour les familles d’accueil », pour accueillir les animaux le temps d’une convalescence suite à une opération, une stérilisation…
« On a des vieux chats aussi, qui sont en panier retraite. Quand ils sont gentils, on le met chez une famille et on s’occupe de payer les frais vétérinaires. Et la famille fournit la nourriture, sauf si ce sont des croquettes spécifiques », indispensables à certaines pathologies.
En 20 ans, l’association a réalisé 15 000 prises en charge (soins, stérilisation) - 900 en une année - et 5 000 adoptions de chats et chatons - 200 en un an.
Une lueur verte blafarde illumine, à la nuit tombée, la forêt de Sophia Antipolis. Ce n’est ni un feu follet ni les lumières d’un quelconque ovni perdu, mais une insolite peinture dite « photoluminescente » appliquée sur deux kilomètres de piste cyclable entre Valbonne et Biot.
En phase d’expérimentation depuis trois ans, cette substance brevetée intéresse de près la Communauté d’agglomération Sophia Antipolis (Casa).
« Beaucoup d’usagers hésitaient à rouler à vélo la nuit faute de visibilité. Le marquage au sol lève ce frein psychologique », observe Louis Despres, directeur voirie et grands projets.
À l’image de certains jouets pour enfants qui brillent dans l’obscurité, cette peinture capte la lumière du jour pour la restituer la nuit : « Même par temps couvert, la peinture se recharge, à la différence de panneaux solaires classiques. Et résiste très bien à l’usure. »
Un autopont plus blanc que blanc
Sur le nouvel autopont inauguré en 2024 au nord d’Antibes, c’est une autre matière qui est utilisée pour sécuriser le trafic : la peinture rétroréfléchissante, elle aussi brevetée.
Lorsque les phares des véhicules éclairent la chaussée, une ligne blanche se détache sur le côté de la route, à environ 60 centimètres du sol. « Nous cherchions un dispositif assurant un guidage efficace et un haut niveau de sécurité en permanence, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il fasse nuit », détaille le directeur.
Pourquoi la Casa a-t-elle cédé à la tentation de ces peintures, au demeurant très onéreuses : 6 euros le millilitre pour la phosphorescente, et 11 000 euros dépensés pour à peine 250 mètres sur l’autopont ?
Au-delà de la sécurité routière – rappelons qu’environ 45 % des accidents mortels ont lieu entre 22 et 5 h du matin –, ces « dispositifs préservent la trame noire déployée sur Sophia Antipolis en limitant la pollution lumineuse sur la faune et la flore », justifie Louis Despres.
Et de relativiser : « Cela représente une somme, mais c’est à comparer aux 80 000 à 100 000 euros qu’aurait coûté l’implantation d’un réseau classique de candélabres. »
Des technologies qui ont leur limite
Va-t-on bientôt voir toutes nos routes s’illuminer ? Pas si vite. Ces technologies ne peuvent, en effet, être utilisées si plusieurs modes de transport cohabitent sur une seule voie.
« Dès lors qu’une piste cyclable longe une route à fort trafic, les phares des véhicules perturbent la vision et posent un problème de sentiment de sécurité ; dans ce cas précis, nous conservons un éclairage conventionnel », explique-t-on.
Bien qu’aucune nouvelle application ne soit prévue dans les six prochains mois, le secteur du pôle Alpha, à Sophia Antipolis, est actuellement étudié : les équipes arbitrent encore entre candélabres photovoltaïques ou peinture phosphorescente.
L’intérêt se porte aussi sur un autre usage : « Nous attendons avec intérêt l’adaptation des règles au niveau national pour pouvoir appliquer la peinture photoluminescente sur les passages piétonniers, en rase campagne. »
Ancien capitaine de yacht, Alexander Clark, fondateur de Crystal Wash à Spéracèdes, présente au Cannes Yachting Festival un système de lavage à l’eau ultra-pure qui nettoie les bateaux sans détergent et sans rejet polluant en mer.
Ancien capitaine de yacht devenu entrepreneur, il y dévoile un système de lavage qu’il a lui-même conçu : l’Ultra-Pure Water Wash System. Son principe est simple : nettoyer sans laisser de traces, tout en évitant le rejet de produits polluants en mer. « Durant mes huit années comme capitaine sur un yacht de 35 mètres, j’ai vite compris que l’eau et l’écologie étaient de vrais sujets, expose Alexander Clark. Sur un bateau, on consomme énormément d’eau et de détergent pour le nettoyage. Issu d’une famille très engagée sur les questions environnementales, je me suis demandé comment améliorer ce système et s’il n’y avait pas une autre façon de faire. »
Dix ans de travail
Le déclic survient au Canada. Lors d’un séjour à Montréal, il remarque un employé en train de nettoyer les vitres d’un immeuble avec une perche télescopique. « Je suis allé le voir. Il avait conçu une petite machine, assez rudimentaire, qui ressemblait à ce que j’ai ensuite développé, raconte-t-il. Il m’a donné l’adresse d’un fabricant américain de membranes, qui proposait des formations sur les techniques de filtration. Je me suis spécialisé dans ce domaine et, quelques années plus tard, alors que j’étais embarqué à Saint-Tropez, j’ai fabriqué ma première machine. C’est là que l’aventure a commencé. »
Il lui faudra ensuite près de dix ans pour mettre au point, fabriquer et commercialiser son système. « Quand on travaille sur des yachts, on se rend compte à quel point les matelots passent du temps à nettoyer puis à essuyer le bateau pour éviter les traces, poursuit ce Grassois de naissance, dont la famille est originaire de Grande-Bretagne. J’ai donc créé une machine à osmose inversée qui sépare les minéraux de l’eau grâce à une résine échangeur d’ions. On obtient ainsi une eau ultra-pure, sans minéraux, qui permet de nettoyer les bateaux sans utiliser de détergent. »
De plus en plus de professionnels séduits
Quant à l’eau chargée en minéraux, elle n’est pas rejetée en mer. Elle est récupérée dans un circuit fermé pour alimenter les équipements du bord. « On la renvoie dans le réservoir, car elle est largement suffisante pour les toilettes, les douches ou d’autres usages internes. »
Une innovation qui trouve progressivement son public. Les systèmes de lavage écologiques de l’entreprise, destinés principalement aux navires et aux yachts mais également adaptés au nettoyage des vitres ou des véhicules, séduisent de plus en plus de professionnels. « Nous sommes aujourd’hui trois salariés. Nous travaillons surtout sur un marché local, notamment avec des chantiers navals, mais nous commençons aussi à vendre à l’étranger, en Italie par exemple », se réjouit l’entrepreneur.
Observé à Mougins puis Vallauris, cet insecte venu d’Amérique du Nord s’attaque aux chênes et châtaigniers, ravivant les craintes d’affaiblissement de la forêt azuréenne.
Une passion chevillée au corps. Ingénieur à l’INRA pendant toute sa carrière et spécialisé en virologie végétale, Loïc Cardin garde, à 85 ans, un œil toujours avisé et observateur sur la nature. Avec ses collègues Bui Thi Mai et Michel Girard, ingénieurs de recherche au CNRS, il continue de publier régulièrement sur le monde végétal. Aujourd’hui, ce trio de scientifiques chevronnés tire la sonnette d’alarme : ils ont identifié la présence du Tigre du chêne dans les Alpes-Maritimes.
« Je me suis baladé vers Mougins et, comme je suis curieux de nature, j’ai vu qu’il y avait quelque chose d’insolite sous les feuilles d’un chêne, raconte Loïc Cardin au sujet de cette première observation faite à l’automne 2025. Quelques mois plus tard, en mai 2026, j’en ai aperçu aussi sur les hauteurs de Vallauris. »
Originaire d’Amérique du Nord, le Tigre du chêne (Corythucha arcuata) est une petite punaise phytophage de 3 à 4 millimètres à l’aspect translucide et maillé, ce qui lui vaut aussi le nom de « punaise réticulée ». Déjà responsable de ravages en Europe centrale sur des millions d’hectares, l’insecte a fait sa première apparition en France il y a plusieurs années.
Cet insecte invasif est une espèce dite “autostoppeuse”
« Il se nourrit exclusivement sur la face inférieure des feuilles des chênes à feuillage caduque (comme le chêne pédonculé ou le chêne pubescent), il y multiplie les piqûres pour pomper le contenu des cellules végétales », explique le retraité.
Jusqu’alors, la région Paca semblait épargnée. « Je n’ai trouvé aucun signalement de la précense du Tigre du chêne dans les Alpes-Maritimes ni en région », souligne le chercheur retraité qui a écrit il y a quelques mois un article à ce sujet sur la revue Au bout du Jardin de la société centrale d’agriculture et d’horticulture de Nice et des Alpes-Maritimes.
« Cet insecte invasif est une espèce dite “autostoppeuse”, c’est-à-dire qu’elle profite des déplacements humains pour se propager sur le territoire », explique la préfecture. « Originaire d’Amérique du Nord, nous estimons son arrivée en France en 2017, dans la région de Toulouse. Elle a d’abord colonisé le quart sud-ouest, puis des signalements ont été enregistrés ces dernières années dans la vallée du Rhône. Enfin, à la fin 2025, un premier signalement a été confirmé dans les Alpes-Maritimes, vers Antibes. »
« Selon nos observations, on pense qu’il y a eu une introduction antérieur d’au moins deux ans 2 à 3 ans soit 2022 ou 2023», estime Loic cardin
Des risques et des craintes face à la prolifération
Si le Tigre du chêne ne présente aucun danger pour l’homme, sa multiplication inquiète les spécialistes. « En perçant le limbe des feuilles, ces punaises provoquent un jaunissement et une décoloration marquée du feuillage, réduisant drastiquement la capacité de l’arbre à réaliser la photosynthèse, assure Loïc Cardin. L’accumulation des attaques peut entraîner le dessèchement de rameaux, une chute précoce des feuilles et, à terme, un affaiblissement généralisé de l’arbre.»
Pour Loic Cardin, la menace ne pèse pas seulement sur les chênes : « Des études scientifiques nord-américaines et européennes indiquent que l’insecte est également capable de s’attaquer au châtaignier.»
« Dans les premières régions colonisées, aucune mortalité directe des arbres n’a été observée à ce jour, précise la préfecture des Alpes-Maritime. Cependant, des travaux de recherche sont en cours pour évaluer les conséquences à long terme sur nos chênes. »
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Découvert par article de presse https://www.nicematin.com/societe/vie-locale/il-faut-composer-avec-des-contraintes-propres-au-milieu-marin-comment-cette-entreprise-implantee-pres-de-cannes-a-deja-equipe-en-climatisation-pres-de-3-000-bateaux-10720053
Chargé de recherche au CNRS en géographie de l’environnement, Samuel Challéat étudie depuis 2005 la question de la pollution lumineuse. Alors même que la Côte d’Azur est connue pour son littoral très éclairé, ce spécialiste alerte sur ses effets néfastes pour la santé et l’environnement, tout en proposant des solutions concrètes pour la réduire.
Samuel Challéat a fait de l’impact des activités humaines sur l’environnement sa spécialité. Plus particulièrement, il étudie la pollution lumineuse au sein du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), à l’Université Toulouse – Jean-Jaurès.
Auteur en 2019 de l’ouvrage Sauver la nuit (éditions Premier Parallèle), il coordonne, entre autres, l’Observatoire de l’environnement nocturne, un réseau qui fédère une vingtaine de chercheurs d’horizons variés.
Quelle vision porte-t-il sur la lumineuse Côte d’Azur ? Et quelles sont les solutions étudiées pour mettre fin au fléau des nuits suréclairées ?
Quels sont les impacts réels de la pollution lumineuse ?
Ils sont extrêmement vastes et complexes. L’intégralité du vivant est affectée par la lumière artificielle nocturne, y compris l’espèce humaine. Elle perturbe nos rythmes circadiens et notre cycle veille-sommeil. L’Agence nationale de sécurité sanitaire répertorie ainsi plus de 80 effets physiologiques différents sur notre organisme.
Et sur l’environnement ?
L’obscurité est vital pour de nombreuses espèces animales. C’est le cas des chauves-souris, qui chassent en début et fin de nuit, ou des rapaces nocturnes qui ont besoin d’une obscurité totale pour chasser. Mais la lumière artificielle perturbe aussi les espèces diurnes, en dégradant la qualité de leur sommeil.
Quelle est l’ampleur de ce phénomène sur la Côte d’Azur ?
La Côte d’Azur et plus largement le quart sud-est de la France sont très fortement touchés par la pollution lumineuse. C’est corrélé à la densité de population et à la très forte urbanisation. Ce qui sauve les Alpes-Maritimes, c’est la présence immédiate d’un relief montagneux de forte altitude à proximité de la côte. En montant dans l’arrière-pays, vers les Préalpes d’Azur ou le Mercantour, on peut retrouver des ciels d’une excellente qualité.
La situation s’est-elle améliorée ?
Oui, de manière incontestable. La France est un pays précurseur dans la mise en œuvre de l’extinction de l’éclairage public au milieu de la nuit. Ce mouvement s’est nettement accéléré lors de la crise énergétique de 2022, consécutive à la guerre en Ukraine. Aujourd’hui, environ un tiers des communes françaises la pratiquent, totalement ou partiellement. On observe toutefois de légers retours en arrière lors des alternances municipales, l’extinction pouvant être perçue par certains comme le recul d’un service public de proximité.
Est-ce réellement efficace ?
L’extinction présente de sérieuses limites. En éteignant uniquement au milieu de la nuit, nous maintenons l’éclairage aux moments les plus critiques : le crépuscule et l’aube. Or, la plupart des espèces sont actives à ces moments précis.
Que faire ?
L’extinction temporelle est une solution, mais il y en a d’autres. À commencer par la réduction des intensités lumineuses, un levier encore sous-exploité. Certains experts estiment qu’une diminution de 70 % de l’intensité est possible sans altérer le confort visuel. Une autre piste innovante, que nous expérimentons, consiste à concevoir un éclairage dynamique indexé sur les conditions écologiques et météorologiques pour préserver le mode de vie de certaines espèces. Harmoniser les horaires d’extinction entre les communes permettrait aussi de recréer de véritables corridors d’obscurité continus...
Quid de la trame noire ?
C’est moi qui ai forgé le concept dans mes travaux de thèse. Mais les collectivités dépensent parfois des dizaines de milliers d’euros, pour commander des modélisations cartographiques extrêmement complexes à des bureaux d’études. Les animaux ne consultent pas les plans locaux d’urbanisme avant de se déplacer. Tracer de superbes corridors sombres est inutile si l’on ne réduit pas concrètement l’éclairage sur le terrain. Les maires et les techniciens connaissent déjà parfaitement leur territoire : ils savent quels luminaires sont obsolètes, lesquels éclairent vers le ciel ou émettent une lumière blanche inadaptée. Ils n’ont pas besoin d’études coûteuses pour agir.
Suite au décret du 4 septembre 2025 relatif à l’expérimentation du retraitement de certains dispositifs médicaux à usage unique, le Centre hospitalier de Cannes Simone Veil fait partie des 11 établissements français retenus pour mener une expérimentation nationale jusqu’au 1er septembre 2028. Une phase de test aux nombreux enjeux, notamment économiques et écologiques.
En quoi consiste le retraitement des dispositifs médicaux ?
Aujourd’hui, notre équipe de cardiologie utilise un peu plus de 1 100 cathéters par an. Ce sont des dispositifs médicaux à usage unique (DMUU) : on fait l’examen et on les jette. Pourtant, ce sont des équipements de haute technologie qui sont coûteux. Le retraitement consiste à remettre à neuf ces dispositifs pour pouvoir les réutiliser, comme c’est le cas en Allemagne, depuis 2002, par exemple. Ils sont d’abord lavés par le personnel médical selon un protocole strict et envoyés dans des caisses spécifiques chez Vanguard, un fabricant allemand qui fait du retraitement. Le DMUU est entièrement démonté, analysé, passé au laser et testé. Les pièces défectueuses sont changées et le dispositif est remis à neuf sous le contrôle d’organismes certificateurs extérieurs. Cela permet à ces dispositifs de bénéficier de nouveau du label CE et d’être requalifiés comme neufs.
Où en est l’hôpital de Cannes aujourd’hui et qu’est-ce que va changer cette nouvelle phase d’expérimentation ?
L’expérimentation actuelle, qui regroupe 11 établissements français, va nous permettre de travailler en circuit fermé d’ici la fin de l’année, quand les conventions seront signées et que le ministère nous aura donné le top départ. Concrètement : on achète les dispositifs, on les utilise, on les envoie en reconditionnement et on rachète nos propres dispositifs remis à neuf avec 35 % d’économie. Actuellement, sur les 488 000 euros d’achats initiaux, cela représente 172 000 euros d’économie, ce qui est considérable à l’échelle d’un hôpital. Avant cette phase d’expérimentation, comme la réutilisation était interdite en France, on vendait nos dispositifs médicaux à cette entreprise allemande afin qu’ils les retraitent et les revendent ailleurs en Europe.
Comment s’organise ce circuit fermé pour vos professionnels de santé ?
Grâce à un numéro unique gravé, on récupère exactement notre DMUU, marqué par exemple pour une deuxième utilisation. Après l’avoir utilisé sur un patient, on vérifie son intégrité, on le nettoie, et il repart en Allemagne pour être remis à neuf. Un même DMUU peut faire ce circuit 5 ou 6 fois. S’il ne passe pas les tests, il est mis à la poubelle. Nos professionnels sont complètement engagés dans cette démarche. L’Allemagne le fait depuis 2002 sans aucun événement indésirable : nous sommes donc intrinsèquement persuadés qu’il n’y a absolument aucun risque pour le patient. La France s’y met enfin, car jeter un objet qui peut être remis en parfait état n’a aucun sens. Au final, c’est un véritable devoir moral, éthique et économique de le faire, surtout dans l’état actuel de notre sécurité sociale.
Quelles sont les conditions indispensables pour la réussite d’un tel dispositif ?
Cela nécessite avant tout une équipe de cardiologie extrêmement impliquée. Le Dr Nathalie Berkan, notre cheffe de service, et le Dr Malusky sont les deux chevilles ouvrières du projet. Sans leur volonté d’y participer, de réorganiser les équipes, nous ne l’aurions pas fait. Ça leur prend aussi du temps d’informer le patient, de le rassurer et de lui expliquer le processus, car il a tout à fait le droit de refuser l’utilisation d’un cathéter retraité.
Ce projet s’inscrit dans une politique environnementale plus large de l’hôpital...
L’hôpital a un très fort engagement historique dans le développement durable et la RSE (1). C’est vraiment dans notre ADN. Nous avons déjà réduit nos émissions de gaz à effet de serre de 31 % entre 2020 et 2025, et baissé notre consommation d’électricité de 31 % sur les dix dernières années. En ne transigeant jamais sur la qualité et la sécurité des soins, on prouve qu’on peut être beaucoup plus performant sur le plan environnemental.
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La base hélicoptère, d’où décolle Dragon 06, accueille un nouveau chef, Yves Latuszewski. L’occasion de vous faire découvrir les coulisses du secours aérien à la personne. Une chaîne de l’urgence de haut vol.
Des gens imprudents ? Franck Diebold, ex-chef de la base, réprouve : « Quelle est la personne la plus imprudente : celle qui fait une randonnée en montagne ou celle qui ne fait rien de sa vie, fait 200 kg et qu’on envoie sans arrêt aux urgences ? La vie est une imprudence. On a la chance d’avoir un pays qui a les moyens de fournir des machines et des hommes pour porter secours à des gens qui font quelque chose de leur vie. ».
Sur le bilan de l’été qualifié de « stable par rapport à 2025 », le nouveau préfet Jean- Marie Girier précise que « 157 personnes ont été secourues, soit 138 interventions, pour les 3/4 des randonneurs. Il y a eu moins d’accidents de VTT et de via ferrata. 93 personnes secourues étaient blessées, 51 indemnes et on déplore deux personnes décédées ».
En 2025, Dragon 06 a assuré 800 heures de vol, soit 660 missions afin de porter secours à 485 individus via 1.710 hélitreuillages dont 333 de nuit… Et cela va continuer.
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Découvert par article ICI Azur https://www.ici.fr/emissions/les-authentiques/c-est-un-bonheur-absolu-claire-a-antibes-transmet-a-tous-ses-connaissances-et-astuces-pour-aider-le-monde-vegetal-7450080
Depuis l’enfance, Claire Aguilera a les mains dans la terre. De ses premiers jardins à son entreprise de conseil et de formation, elle a construit un parcours guidé par une conviction : mieux comprendre le vivant pour mieux le préserver
Aujourd’hui, elle transmet ses connaissances aux enfants, aux particuliers, aux entreprises comme aux professionnels du paysage.
"Passionnée, bienveillante, naturelle"
"J’ai plein de souvenirs de moi dans la nature et dans le jardin quand j’étais petite."
Chez Claire, le goût du vivant ne date pas d’hier. Enfant, elle possède même dans le jardin familial son propre espace "où c’était moi qui jardinais" , passe des heures à observer "les p’tites bêtes et les escargots" et grimpe aux arbres pour regarder les jardins alentour.
Au collège, lorsqu’on lui demande ce qu’elle veut faire de sa vie, sa réponse est déjà toute trouvée : "Je voulais être jardinier. Il n’y avait aucun doute là-dessus."
Pour suivre cette voie, elle doit pourtant batailler. Bonne élève, elle se voit déconseiller une orientation horticole, alors considérée comme une "voie de garage" (!) "J’ai dû taper du poing sur la table. Et mes parents aussi"
Des parents qui la soutiennent : "Si j’avais envie de faire ça, je le ferai, un point c’est tout."
Elle intègre alors le lycée horticole d’Hyères, obtient un BEP aménagement paysager, puis déménage à Antibes pour poursuivre avec un bac professionnel dans la même spécialité.
"Les filles, ça n’avait rien à faire dans ce métier-là"
À l’issue de sa formation, Claire se heurte à un autre obstacle : "C’est un métier qui est très macho encore à l’heure actuelle." Découragée par certains maîtres de stage qui lui expliquent que "les filles, ça n’avait rien à faire dans ce métier-là", elle choisit de ne pas renoncer mais de "faire ça autrement".
Elle se tourne vers le métier de guide naturaliste et décroche un BTS Animation et Gestion touristique locale. "Ça paraissait une voie déviée. Mais en fait, moi je savais exactement pourquoi je le faisais", explique-t-elle.
Pendant sept ans, elle travaille à la fois comme guide touristique et pépiniériste. Une expérience qui lui permet progressivement de comprendre ce qu’elle veut apporter : "Je me suis ' il faut des gens pour aiguiller ces personnes-là et leur dire qu’on peut faire mieux'. On peut soigner les plantes, on peut mettre en place des massifs qui soient résilients, adaptés aux conditions climatiques." Il y a six ans, elle crée ainsi son entreprise, Bienveillance Végétal.
"Un sol vivant, c’est vraiment la clé, la clé de tout"
D’abord consacrée au soin des plantes, à l’expertise et au diagnostic des jardins, son activité s’élargit rapidement au potager, au verger et à la formation. "Aujourd’hui, je forme même les jardiniers paysagistes à des pratiques plus écologiques", explique Claire, qui continue elle-même à se former chaque année.
Son fil conducteur : le vivant et, surtout, le sol. "Un sol vivant, c’est vraiment la clé, la clé de tout".
Elle intervient désormais auprès de publics très variés, dans les écoles, dans des entreprises, auprès de particuliers, dans des Ehpad ou encore auprès d’agriculteurs et de jardiniers.
À Antibes, elle a également fondé "avec des collègues qui ont les mêmes valeurs que moi" l’association PACA Biodiversité, qui anime un jardin partagé où les habitants peuvent "remettre les mains dans la terre". La ville d'Antibes met ainsi à disposition un espace devenu jardin partagé, dans lequel Claire gère la parcelle dite "témoin" ; "pour montrer aux gens comment il faut faire".
Car pour Claire, l’enjeu dépasse largement le jardinage : "Le monde d’après, ce serait un monde où il y aurait de la verdure de partout."
Redonner le goût de la terre, dès l’école et jusqu’à l’Ehpad
Claire accompagne aussi des écoles dans la création de potagers et la végétalisation des espaces. Pour elle, l’enjeu ne se limite pas à lutter contre la chaleur : "Dans les générations d’avant, on a perdu énormément de contact à la terre." Elle raconte ainsi les réactions parfois surprenantes face à la terre : "Quand je dis aux maîtresses : 'végétaliser, c’est super parce que les enfants vont pouvoir retoucher la terre', elles me disent : 'Ah mais c’est dégoûtant !' Mais non, en fait, c’est pas dégoûtant !!"
À l’autre bout de la vie, le contact avec la terre provoque une émotion tout aussi forte. Dans les Ehpad, elle retrouve des personnes qui ont longtemps jardiné mais ne peuvent plus le faire. "Il y a une mamie, on n’arrivait pas à la décoller du bac potager. Elle était là et juste, elle touchait la terre pendant 30 minutes, elle la malaxait." Un moment qui, pour Claire, résume tout le sens de sa démarche : "Ça donne presque envie de pleurer, de se dire que c’est beau. C’est merveilleux de pouvoir rendre ça."
Et sa plus grande satisfaction reste peut-être de transmettre cette reconnexion au vivant : "Je suis très heureuse quand je suis avec des enfants et qu’ils écarquillent les yeux en voyant des vers de terre. Ça me met un bonheur incalculable dans mon cœur."
Une fierté et un avenir tournés vers le vivant
Avec le recul, Claire mesure le chemin parcouru depuis cette élève de troisième à qui l’on voulait déconseiller la voie horticole. "Je suis super fière de ce que j’ai réalisé et très heureuse en fait au quotidien d’avoir la chance de réaliser ce travail et d’avoir monté mon entreprise et de faire ce que j’aime au quotidien. C’est un bonheur absolu."
Une réussite qu’elle envisage aussi comme un message adressé à sa fille : "Pour ma fille, lui montrer que c’est possible de travailler et d’être heureux. Je trouve que c’est le cadeau que j’ai envie de lui faire."
Quant à l’avenir, elle ne se voit pas changer de voie : "Moi, je voudrais toujours être au même endroit, c’est-à-dire toujours dans les écoles, toujours auprès des particuliers, des agriculteurs qui ont besoin de moi."
Son inquiétude ne vient d’ailleurs pas de la crainte d’être remplacée par l’intelligence artificielle : "Elle ne me remplacera jamais", assure-t-elle. Ce qui l’effraie davantage, c’est notre déconnexion progressive de la nature : "Les gens sont tout le temps sur leur téléphone et se déconnectent de l’extérieur. Ça, ça me fait très peur ... parce que je me dis qu'une fois qu'on est déconnecté de l'extérieur, je ne suis pas sûre qu'on puisse y retourner ou qu'on s'en rende compte. Et puis c'est surtout que on a besoin de beaucoup plus de matériel informatique ...on rase des forêts, on rase plein d'espaces verts pour mettre en place des choses. ce qu'on appelle 'Data Center' . Et au final, en fait, on coupe de la nature pour pour des ordinateurs".
Pour Claire, l’urgence est simple : "Faites revenir la verdure de partout."
Quelques conseils de Claire pour le grand public :
Le paillage
L'erreur qui revient le plus souvent selon elle est celle de dire qu'on peut ne pas pailler le sol. "C’est-à-dire qu’on peut laisser le sol à nu et ce n’est pas grave. Voilà, alors que c’est une catastrophe pour la biodiversité du sol. (...) Si le soleil brûle notre peau, le soleil brûle le sol de la même façon en fait. Et c’est irréversible quoi. C’est très long à remettre en place."
Conseil à retenir : ne pas laisser le sol nu. Le paillage protège le sol, notamment contre le soleil, et contribue à préserver sa biodiversité.
Retourner la terre
Autre idée répandue : le fait de devoir retourner la terre. "On me dit tout le temps : 'Ah ouais, je vais préparer, je vais retourner la terre.' Et maintenant, de plus en plus, tout le monde alerte. Les ingénieurs agronomes alertent : retourner le sol, c’est pas bon, il ne faut pas le faire.'
Claire explique : "Chaque couche de sol à l’intérieur, il y a des micro-organismes spécifiques. Et quand je retourne, eh bien, je tue tout, en fait. C’est comme si je mélangeais l’intérieur de mon estomac avec l’intérieur de mes intestins, ça ne fonctionne pas. Eh bien là c’est pareil."
Conseil à retenir : éviter de retourner la terre afin de préserver les différentes couches du sol et les micro-organismes qui y vivent.
Mettre du vert partout / végétaliser
"Le monde d’après, ce serait un monde où il y aurait de la verdure de partout, où même en plein été, eh bien on ne mourrait pas de chaud dans nos bâtiments, on ne serait pas tous obligés d’avoir la clim non plus. Oui, il va faire de plus en plus chaud, on le sait. Mais en fait, si on laisse de plus en plus d’arbres, ce sera un problème de moins quand même."
"Faites pousser de plus en plus de choses partout. Que vous ayez un coin de balcon, un jardin ou juste dans votre appart quoi. Faites revenir la verdure de partout."
Pour les personnes sans jardin :
"N’hésitez pas à aller choisir des plantes. Alors il faut être un peu conseillé. Allez quand même dans des magasins un peu spécialisés où ils sauront vous dire quoi planter. Ou après vous pouvez également, il y a des trocs aux plantes où vous pouvez échanger ou demander des plantes. (...) Remettez de la verdure en conscience. "
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Méthode pour débloquer la brosse du moteur
Le point de pression : Appuyez fermement avec votre pouce sur la partie supérieure du bouton rouge (du côté du moteur, pas du côté de la brosse). Cela permet de faire levier et de libérer complètement le crochet intérieur.
La technique du "bras de fer" : Posez le bloc moteur de votre Dyson V15 à plat sur vos genoux ou sur une table pour le stabiliser.Maintenez le bouton rouge enfoncé au maximum.Prenez la brosse à pleine main et tirez fortement et bien droit vers l'extérieur.
L'astuce du levier léger: Si cela ne vient pas, maintenez le bouton rouge enfoncé et exercez de très légers mouvements de haut en bas (et non de gauche à droite) pour donner du jeu au joint en caoutchouc.
Entretien post-blocage : Une fois la brosse retirée, nettoyez la bague d'insertion avec un chiffon microfibre sec. La poussière fine s'accumule souvent sur le joint noir et agit comme de la colle.
La présidente Les Républicains de la région Île-de-France Valérie Pécresse veut indexer l'âge de départ à la retraite sur l'espérance de vie en bonne santé, comme d'autres pays européens.
L'âge de départ à la retraite revient dans le débat politique en cette rentrée de septembre 2026, alors que le gouvernement doit monter un nouveau projet de budget pour l'année 2027 et alors que les candidats à l'élection présidentielle de 2027 aiguisent leurs arguments. Ainsi, Bruno Retailleau, candidat Les Républicains, propose d'indexer l'âge de départ à la retraite sur l'espérance de vie en bonne santé, comme cela se fait dans d'autres pays dont le Danemark.
La présidente LR de la région Île-de-France Valérie Pécresse a apporté son soutien à cette proposition dans le 8h30 de franceinfo lundi 31 août, estimant qu'il faudrait arriver à un âge de départ à 65 ans. "En France, on a une espérance de vie en bonne santé qui est aussi, voire meilleure, que les pays qui nous entourent", a-t-elle affirmé. Vraiment ?
L'espérance de vie en bonne santé à 65 ans en France est supérieure à la moyenne européenne
Cela dépend des indicateurs que l'on choisit de regarder. Deux notions sont souvent utilisées pour comparer l'espérance de vie en bonne santé entre les pays européens, d'une part l'espérance de vie en bonne santé à la naissance et d'autre par l'espérance de vie en bonne santé à 65 ans. La France n'est pas classée de la même façon selon l'indicateur que l'on choisit. L'un donne raison à Valérie Pécresse, l'autre lui donne plutôt tort.
L'indicateur qui donne raison à la présidente LR de la région Île-de-France est l'espérance de vie en bonne santé à 65 ans. Il s'agit d'une estimation du nombre d'années que l'on peut encore espérer vivre sans incapacité quand on a déjà atteint l'âge de 65 ans. En France, selon les dernières données d'Eurostat(Nouvelle fenêtre), le service de statistique de la Commission européenne, quand on a 65 ans, on peut espérer vivre encore 10,9 années en bonne santé. C'est un peu plus que la moyenne européenne qui se situe à 10,3 années. La France se situe à la 12e place sur 27, devant l'Allemagne (8,6 ans) et le Portugal (9,8 ans), mais derrière la Suisse (11,2 ans), la Belgique (11,8 ans) et l'Espagne (12,5 ans).
Mais cet indicateur ne prend en compte que les personnes qui sont arrivées à 65 ans, ce qui exclut de fait celles qui sont décédées avant.
L'espérance de vie en bonne santé à la naissance en dessous de la moyenne européenne
L'espérance de vie en bonne santé à la naissance, qui prend en compte les problèmes de santé et autres accidents qui peuvent arriver tout au long de la vie, donne en revanche tort à Valérie Pécresse. Elle est de 63,6 ans en France en 2024, selon les dernières données disponibles sur Eurostat(Nouvelle fenêtre), soit quasiment deux années de moins que la moyenne européenne. C'est bien moins qu'en Italie (73,4 ans), moins que l'Espagne (68,6 ans), la Suède (67,5 ans) et la Belgique (63,9 ans), mais c'est davantage qu'en Allemagne et qu'au Danemark (chacun 62,4 ans).
Et ces deux indicateurs sont en baisse ces dernières années, après une hausse significative entre 2009 et 2019 qui faisait dire à des chercheurs que les Français vivaient plus longtemps en bonne santé que leurs voisins européens. L'espérance de vie en bonne santé a continué à augmenter pendant la pandémie de Covid-19 pour atteindre un pic en 2021 à 66,2 années d'espérance de vie en bonne santé et à 12 années en bonne santé après 65 ans.
Mais en 2022, les deux indicateurs reculaient. En 2023, l'espérance de vie en bonne santé à 65 ans semblait progresser de nouveau. La Drees, le service statistique du ministère de la Santé, estimait alors dans un rapport(Nouvelle fenêtre) que "cette baisse pouvait signaler un changement de dynamique et amorcer une période de diminution des espérances de vie sans incapacité à 65 ans ; elle pouvait aussi correspondre à un retour à la normale après la période de pandémie, et être suivie par la reprise d’une hausse régulière. C’est plutôt vers cette seconde hypothèse que pointent les évolutions observées en 2023".
Cependant, depuis ce rapport, les deux indicateurs se sont remis à baisser pour retomber aux niveaux de 2018. Les prochaines années diront si l'espérance de vie en bonne santé des Français recule encore ou si elle se stabilise.
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Grosse Différence sur les chiffres d'espérance de vie et d'espérance de vie en bonne santé
Moyenne Hommes/Femmes en 2022
espérance de vie à la naissance 79 ans
espérance de vie à la naissance en bonne santé 65 ans
Moyenne Hommes
espérance de vie à la naissance 79 ans
espérance de vie à la naissance en bonne santé 64 ans
Moyenne Femmes
espérance de vie à la naissance 85 ans
espérance de vie à la naissance en bonne santé 65 ans
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Comment montrer que t’es totalement déconnecté de la réalité (ie : que t’est complètement fou) :
Choisir de réparer un produit plutôt que de le remplacer, c'est faire le choix de l'accessibilité financière, de la circularité et de la compétitivité. La directive sur le droit à la réparation répond à ces trois objectifs. Sa pleine application dans l'ensemble de l'Union européenne fera une réelle différence pour les consommateurs, pour l'environnement et pour les petites entreprises, tout en contribuant à la réalisation de notre ambition en faveur d'une économie européenne propre et compétitive.
Une réelle différence, vraiment ? Dans l’idée, oui. Dans les faits, non. Il s’imagine que les entreprises vont se laisser faire, sans-doute.
Les fabricants seront tenus de proposer ces réparations à un prix raisonnable et dans un délai raisonnable. Ils devront également fournir sur leur site internet des informations claires sur leurs services de réparation ainsi que des indications de prix. Ils ne pourront ni refuser de réparer les produits ni recourir à des pratiques empêchant la réparation ou dissuadant les consommateurs d'y recourir. Ils devront en outre veiller à ce que les pièces détachées soient disponibles à des prix abordables.
« réparation à des prix raisonnable »
« délais raisonnable »
« pièces à des prix abordables »
Heu…
C’est quoi raisonnable, exactement ?
Mon frigo pèse 80 kg et coûte 240 €. Commander un frigo prend 15 jours.
Le compresseur tombe en panne. Le compresseur pèse 8 kilos. Ça signifie qu’un compresseur de remplacement coûte 24 € ? Haha. C’est drôle.
Dans la réalité :
- faire enlever le frigo : 50 €.
- pièce détachée : 150 €.
- main d’œuvre : 110€ HT par heure (+ forfait de prise en charge : 45 €)
- relivraison du frigo : 50 €
Le tout sous 3 mois.
Dans ces conditions, faut être débile pour pas acheter un nouveau frigo, désolé de le dire, ou alors avoir trop de pognon pour pas savoir quoi en foutre.
~
Ouais, je sais, on peut aussi faire venir le petit réparateur du coin qui va donner un coup de pince et de tournevis et réparer ton frigo en 10 minutes, et pour 20 €.
Oui ça existe. Mais tout le monde n’a pas un type comme ça dans son village (je vous assure, ces gens sont impressionnants). Peut-être qu’il faudrait, cela dit. Et une chose est sûre : ce n’est pas ça que ces « commissaire chargé de la démocratie, de la justice, de l'état de droit et de la protection des consommateurs » ont en tête.
Ce qu’ils veulent ce sont des entreprises dédiées à la réparation (un nouveau contribuable, donc) et certifiés (encore du pognon : les certifs coûtent cher), avec un système de chèques réparation (payés par qui ?) et de taxes spécifiques, avec des contrôleurs, des amendes pour les contrevenants (voire pour les particuliers qui réparent eux-mêmes car non certifiés)… sous prétexte de protéger le consommateur pour qui ça ne changera absolument pas la vie.
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