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Vous pensez qu’un plat de pâtes est forcément déséquilibré ? Eh bien, non ! Choisir avec soin sa référence (et la sauce qui l’accompagnera) peut transformer ce produit simple et pas cher en véritable allié de la santé.
- pâtes compètes ou semi-complète
- de préférence bio (davantage contaminées par des toxines provenant de moisissures les « mycotoxines »)
- pâtes dont l’emballage mentionne « séchage lent » ou « séchage doux » présentent, en général, des teneurs plus faibles en furosine
Nos analyses montrent à quel point remplacer des pâtes blanches par des complètes fait la différence à ce niveau, puisque le contenu en fibres d’une simple portion de 100 grammes passe ainsi de 10 à 25 % des apports journaliers recommandés. À ceux que la texture des pâtes complètes rebute, les versions semi-complètes offrent un bon compromis.
Le dernier aspect nutritionnel à considérer est la teneur en minéraux. Les pâtes constituent des sources non négligeables de cuivre et de manganèse, deux oligoéléments indispensables. Si, dans la population, le risque de carence est très faible, consommer régulièrement des pâtes complètes, semi-complètes ou aux légumineuses contribue à optimiser les apports. Ces dernières présentent en effet des taux de cuivre et de manganèse en moyenne deux fois plus élevés que les pâtes blanches.
C’est un fait désormais bien connu, que nos résultats confirment encore une fois : le bio protège des pesticides. Aucun résidu à risque n’a en effet été retrouvé dans les 10 références biologiques intégrées à notre sélection, alors que la moitié des pâtes non bios analysées présentaient un ou plusieurs résidus, le plus fréquent étant un insecticide neurotoxique appelé pirimiphos-méthyl. Pour soi, mais aussi pour les agriculteurs, leurs voisins et la planète, le label AB apparaît par conséquent préférable.
Enfin, il reste un contaminant que nous avons mesuré et contre lequel le bio ne peut rien : la furosine. Ce composé toxique se forme notamment lors du séchage à très haute température. Les analyses que nous avons menées confirment que les pâtes dont l’emballage mentionne « séchage lent » ou « séchage doux » présentent, en général, des teneurs plus faibles. Exception notable : les pâtes de pois chiches de la marque Lazzaretti, encore une fois ! Ces dernières affichent un niveau élevé de furosine, malgré la promesse d’un séchage lent. Est-ce dû à l’usage de farine de pois chiches plutôt que de blé ? « Nous ne comprenons pas pourquoi le résultat est aussi élevé », a simplement commenté le fabricant. S’il reste préférable de limiter les contaminants dans notre alimentation, rien n’indique cependant, à ce stade, que la furosine présente à ces doses ait des effets délétères sur la santé.