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Dans un univers en perpétuelle évolution, notre cerveau est constamment sollicité pour prendre des décisions, des plus anodines aux plus cruciales. Mais comment cet organe fascinant parvient-il à démêler l’écheveau des possibilités qui s’offrent à lui?
Le Dr Thomas Lorivel, ingénieur de recherche à l’Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire (IPMC-CNRS, Université Côte d’Azur), nous guide à travers les méandres de ce processus complexe, révélant les mécanismes subtils qui sous-tendent nos choix quotidiens.
- L’analyse inconsciente, maître d’œuvre silencieux
Une grande partie de nos décisions sont prises de manière inconsciente, notamment lorsqu’il s’agit de traiter rapidement les informations perceptives, liées à nos cinq sens.
"Le cerveau analyse continuellement et rapidement les détails spécifiques des stimuli, comme la couleur ou la forme des objets, un bruit ou une odeur. Cette phase se déroule sans que nous en ayons conscience et permet un traitement efficace d’une très grande quantité d’informations."
Ainsi, le cerveau filtre ces données sensorielles, ne laissant émerger à notre conscience que les éléments les plus pertinents. "Ce n’est que face à des situations particulièrement complexes ou ambiguës que nous prenons pleinement conscience du processus de décision en cours, notre attention étant alors sollicitée pour résoudre des problèmes qui nécessitent une réflexion plus approfondie."
- L’héritage génétique et l’empreinte de l’expérience
La prise de décision est souvent un mystère, même pour soi-même. Deux personnes confrontées à la même situation peuvent prendre des décisions radicalement différentes.
Cette disparité soulève une question fondamentale: qu’est ce qui guide nos décisions? "Nos choix résultent d’une interaction complexe entre de nombreux facteurs. Notre patrimoine génétique et notre vécu personnel forment le socle de ce processus, façonnant notre personnalité et notre approche décisionnelle. L’environnement, la mémoire et les émotions jouent également un rôle crucial, modulant l’expression de nos gènes et enrichissant notre répertoire de réponses face aux défis".
- La complexité des choix dans un monde incertain
Pourquoi faisons-nous parfois des erreurs dans nos choix? "Face à des décisions majeures, comme un changement de carrière ou un déménagement, notre cerveau simplifie et synthétise de nombreux facteurs, et il évalue des probabilités. Cette simplification, bien que nécessaire, peut conduire à des erreurs d’évaluation, particulièrement dans des situations où les enjeux sont importants mais le temps de réflexion limité."
Le biais de confirmation est l’un des mécanismes cognitifs qui influencent fortement ce processus. Il pousse notre cerveau à privilégier les informations qui confirment nos croyances préexistantes, tout en minimisant celles qui les contredisent.
Par exemple, une personne envisageant d’acheter une certaine voiture peut soudainement la remarquer partout, interprétant cela comme une validation de son choix.
"Ce raccourci mental, bien qu’utile pour traiter rapidement des informations complexes, peut limiter notre objectivité et conduire à des erreurs de jugement."
- Savoir prendre des décisions, ça se travaille
La prise de décision s’améliore avec la pratique. "Plus on décide, plus le processus devient fluide. Il est essentiel de s’exercer régulièrement pour que le cerveau apprenne de ses erreurs et s’adapte."
Le stress peut entraver ce processus, il est donc préférable d’être reposé lorsqu’on fait face à des choix importants. " Les personnes anxieuses, qui ont souvent une intolérance à l’incertitude, peuvent briser ce cycle en s’exposant progressivement à des situations incertaines. Cela permet au cerveau de développer sa flexibilité cognitive, rendant les futures confrontations moins angoissantes."
Une machinerie complexe
Lorsqu’une décision doit être prise, le cerveau analyse la situation en s’appuyant sur des indices de l’environnement, qu’il associe à des récompenses ou à des pertes. Deux circuits spécialisés entrent en jeu: le circuit de la récompense, activé par la dopamine et la motivation, et le circuit du risque, impliquant l’amygdale.
"Ces circuits envoient des signaux contradictoires, et des structures supérieures du cerveau les mettent en balance pour choisir la conduite à adopter. Finalement, la décision dépend du rapport entre plaisir et risque perçu."
Comprendre la philosophie des nomades de la cité de Pétra en Jordanie. Expérimenter la vie des indigènes équatoriens. Ressentir la ferveur des Bahianais en pleine élection ou éprouver la sobriété des moines bouddhistes qui font vœu de silence… Et par-dessus tout, prendre un aller sans retour pour La liberté. Autant de raisons qui ont poussé Roberto Garçon, tout juste auréolé du succès de ses premiers documentaires diffusés dans Envoyé spécial et que d’aucuns désignaient déjà comme l’étoile montante du journalisme, à partir "Loin d’ici".
Pas au bon endroit
"J’étais fier, heureux et reconnaissant envers ceux qui m’avaient laissé cette chance. D’autant que mon envie de réussir a été aiguisée par le fait que mon parcours sentait le RSA de ma mère et le HLM de ma grand-mère. J’avais peu de chances de devenir journaliste à Paris, dans cet entre-soi si particulier. Et j’y suis arrivé. Mais il n’y a pas eu ce déclic qui dit: c’est bon, tu es à l’endroit qu’il faut. Lorsqu’on me demandait comment ça allait, je finissais par caler ma réponse sur le sujet que j’étais en train de faire, selon le succès qu’il remportait! J’étais devenu prisonnier du mythe de Sisyphe."
C’est son corps qui l’alerte en premier lieu sur ce mal-être: "En un an et demi de journalisme télé, j’avais pris vingt kilos… À 23 ans, c’est beaucoup! J’ai d’abord décidé de me réapproprier mon corps, cela m’a pris six mois. Et puis, il y a eu cette citation de Rosa Luxembourg: « Celui qui ne bouge pas ne sent pas ses chaînes" qui a rendu évidente la nécessité de se réveiller. De bouger. Et pour moi, le mouvement, c’est le voyage. C’est l’aventure. » Au grand dam de sa maman, qui ne comprend pas au départ pourquoi Roberto envoie tout valdinguer. "Et après, elle a eu cette phrase qui m’a énormément aidé: de toute façon, si tu fais un burn-out, ça va te coûter encore plus de temps dans ta vie. "
Claque magistrale
Un mois plus tard, à la manière de l’un des héros qui peuplent son imaginaire, Joseph Kessel, ou Jack London tout aussi désireux de s’échapper de certaines matrices, le jeune homme s’embarque donc pour la Jordanie. Avec un compagnon de route nommé Marvin. "Je rêvais de voir Petra et le désert du Wadi Rum. En me documentant, j’ai découvert que la Jordanie avait bien plus à offrir que cela: le nomadisme. Pour moi qui étais en quête de liberté, elle m’est de ce fait apparue comme étant l’endroit idéal. Grâce à cette possibilité d’être en mouvement, de passer d’un endroit à l’autre. Et j’ai essayé d’écrire le livre de la même manière dont j’avais voyagé, dans une sorte d’abandon absolu aux choses, aux événements et aux personnes que je rencontrais. " Mais confrontées au principe de réalité, les intentions les plus belles se heurtent parfois à l’inattendu. Lorsque sa quête se mêle à d’autres existences, et que pour comprendre sa réalité, il doit saisir celles des autres. "Le premier coup de massue, ça a été la rencontre avec Egop sur sa montagne. Alors que ce nomade incarnait à mes yeux la liberté, il m’a fait comprendre qu’il était prisonnier de sa solitude. Mais la claque magistrale, je l’ai reçue de Souleymane, un Berbère, dans le désert. Dans cet environnement rêvé, presque imaginaire, fantasmagorique, même. C’est là, lors d’une discussion le soir au coin du feu, que j’ai découvert que mon paradis était sa prison et ma prison son paradis. En tant qu’Occidental qui peut voyager, c’était très naïf de penser qu’il suffisait de partir pour être libre."
La déconstruction de ses a priori se poursuit en Amazonie "C’est vraiment à ce moment-là que je me suis dit: ce délire de voyager pour mieux se connaître revient à pouvoir s’autoriser un luxe énorme. On peut très bien se connaître sans partir de chez soi. On peut aussi partir six mois et revenir encore plus bête qu’avant, si on ne regarde pas les choses avec lucidité. Même si je ne donne de leçon à personne."
C’est au cœur de cet enfer vert, aussi beau que dangereux, où il découvre que ceux qui y vivent sont prêts à mourir pour vivre un peu mieux, qu’il va éprouver sa transformation la plus radicale. Même s’il séjournera autant de temps au Brésil dans la foulée et bien davantage en Thaïlande, l’Amazonie demeure son expérience la plus marquante. C’est là où le cœur de Roberto est resté, puisque tous les bénéfices de son livre seront reversés à la petite communauté indigène au sein de laquelle il a vécu plusieurs mois.
Pour revenir métamorphosé, affranchi désormais de tout dogmatisme, au sortir de ce périple au bout de lui-même. De cette exploration brute et sincère d’autres réalités, que l’on brûlerait de voir adaptée sur grand écran, tant sa lecture nous chavire, nous invite à la réflexion. Et dont on ne ressort pas indemne.
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Loin d’ici, en quête de liberté. Roberto Garçon. Éditions Partis pour. 232 pages. 25 euros.
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A noter que ses expositions photos croisées "Partir" et "Boréalis" sont présentées jusqu’au 3 janvier à la Maison des ensembles à Paris.
Are you an upholder, a questioner, an obliger or a rebel? Figuring out your cognitive house might be the key to changing your bad tech habits for good.
See more friends. Take more walks. Read more books. Get more sleep. Why don’t those intentions stick? You want to change. But it doesn’t seem to take. Maybe you just haven’t identified what house you’re in.
Gretchen Rubin, mega-bestselling author of The Happiness Project, says the key to long-term habit change is understanding how we respond to expectations. She names four broad categories of responders: the Ravenclaw, Gryffindor, Hufflepuff and Slytherin of habit-changing. Figuring out your cognitive house might be the key to changing your bad habits for good. Including one habit we hear about a lot: clinging to the phone right up until our eyes drop closed.
If you want to know which house you’re in, there’s a handy quiz. An online sorting hat, if you will. Manoush is a Questioner. Obviously.
There's been a lot of negative press lately about algorithms (Facebook, Snapchat, the prison system). But this week we're exploring ways that mathematical and scientific algorithms can actually help improve how we live.
Brian Christian co-wrote the book "Algorithms to Live By" with his friend, Tom Griffiths, a psychology and cognitive science professor at UC Berkeley. Brian is all about the intersection of technology and humanity, and figuring out how to use data to help people optimize their lives.
In their book, Brian and Tom offer really practical applications for scientific principles, which we'll get to in a minute. But first, here's the catch: There’s no formula for perfection. Even if you apply these algorithms to your life, things will go wrong. But by trying out these algorithms, you can statistically give it your best shot.
In part one of this two-part series about practical applications for algorithms, Brian tells Manoush about six small changes anyone can try.
- Temporal Locality
This algorithm posits that the paper you're most likely to use next, is the last one you touched. So that pile of papers on your desk? You have a scientific reason to never organize them. The most relevant stuff will rise to the top.
=> natural reverse order for papers on desk
- The Search/Sort Trade-off
If you tag and file your emails, you might be wasting your time. Weigh the amount of time you spend organizing against the amount of time it takes to use the good ol' search function.
=> no point to sort e-mail thanks to search tool
- Computational Kindness
The next time you try to plan a meeting, skip the classic line, "I'm totally free." Brian calls this "Passing the computational buck." Instead, ask a binary question like "Are you free for dinner at 5 p.m. on Thursday?" It may go against the rules of etiquette, but setting a specific window for availability should be more efficient.
=> Poser des questions binaires "computation kindness" rends plus facile la communication et la prise de décision
- Cache Miss
There's a fundamental trade-off between size and speed. The more we know — the more data we collect in our minds — the more likely we are to have a brain fart.
=> when getting older, we have more data when remembering sth, one way more positive to see it.
- The Explore/Exploit Trade-off
The more experiences you have, the less likely it is that something will blow your mind. That's why Manoush has such fond memories from a Squeeze concert she went to in ninth grade. It may not have actually been that incredible, but she had less to compare it to.
=> life is balanced between what you already love and new experience you will try
- Radix Sort
You might be compelled to sort your kid's Legos (or yours, this is a judgement-free zone) by color. But radix sort says efficiency trumps aesthetic. Try sorting by size instead.
Apprendre à distinguer zone d'apprentissage et zone de performance
Apprentissage
But s'améliorer
On se concentre sur des choses qu'on ne maîtrise pas encore
On s'attend à faire des erreurs
Performance
Le but est de faire de notre mieux
On exécute des actions qu'on maîtrise avec le plus d'efficacité possible
On minimise au maximum les erreurs
L'idée c'est de régulièrement se mettre dans un contexte d'apprentissage dans lequel les erreurs ne sont pas dommageables qui va nous faire progresser et qu'on pourra ensuite ajouter à nos compétences d'exécution dans la zone de performance.
Problème à l'école on nous place déjà dans un contexte de performance où on cherche à éviter les erreurs au lieu de les accepter et de les utiliser comme base de travail pour progresser.
Exemple de Beyoncé qui après chaque spectacle analyse sa performance et identifie des améliorations sur lesquels travailler pour les prochains
C'est faux de dire qu'on n'a pas le temps, ce n'est qu'une question de priorité, de choix.
Professionnel
Plutôt que faire le year end review en passant en revue nos actions de l'année
Imaginer le rdv de l'an suivant en imaginant les actions qu'on jugera comme une réussite , durant cette année d'exception
A appliquer sur la vie perso également
Et là pour atteindre nos objectifs, on va commencer à s'organiser/planifier notre temps.
3 catégories
Carrière
Relations
Soi-même
168 heures par semaines
Il reste 72h en décomptant 40h de travail /sem et 8h de sommeil /nuit
Ça laisse pas mal de temps pour faire de belles choses