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De Théoule à Antibes en passant par Mandelieu et Cannes, l’association Le Chat libre azuréen nourrit, soigne et stérilise, depuis plus de 20 ans, les chats sauvages de ces quatre communes.
Il est un peu plus de 8 h 30, ce mardi matin à la Croix-des-Gardes, quand une vingtaine de chats débarque d’un coup. Tous sortent de leurs cachettes et arrivent de tous les côtés. Des roux, des blancs et noir, des écailles de tortues… Caramel, Grisous, Boulette et ses enfants, Patapouf et même Séquotine : ici, dans ce massif cannois, ce sont de chats sauvages, libres, qui y vivent tout au long de l’année.
Avec les bénévoles venus les nourrir, les chats sont adorables : ils se frottent, se laissent caresser et, parfois, porter. « Ils sont semi-sociables, c’est-à-dire qu’ils ne se comportent pas comme ça avec tout le monde », nuance la présidente de l’association Le Chat libre azuréen, Aimée Perdomo Felipe.
Certains ne se laissent d’ailleurs même pas toucher par les nourriciers, comme on les appelle à l’association, comme Cousin qui, s’il mange goulûment ses croquettes, fuit le contact. Même celui des bénévoles qu’il connaît depuis près de 7 ans.
450 chats à Cannes, Théoule, Mandelieu et Antibes
À la Croix-des-Gardes, ce sont une trentaine de chats qui sont donc nourris, deux fois par jour, par des bénévoles de l’association, Françoise et Denis. « Ils connaissent les heures de passage, ils connaissent les voitures des bénévoles… »
Mais ce ne sont pas les seuls : l’association s’occupe du nourrissage d’environ 450 chats répartis sur les communes de Cannes, Antibes, Mandelieu et Théoule où, d’ailleurs, un gros « îlot » y est répertorié dans l’Esterel. Des félins qui « ont toujours vécu dehors ». Il est donc difficile de faire adopter. « Ils ne peuvent plus être enfermés, c’est fini. »
Lancée en 2006 grâce à « l’amour d’une femme pour les chats de la rue, particulièrement vulnérables », avec l’objectif d’améliorer le sort de ces félins, l’association fête donc, cette année, ses vingt ans. « Notre action s’inscrit dans un objectif à long terme : réduire la souffrance animale tout en favorisant une cohabitation harmonieuse entre les habitants et les chats libres. »
En recherche de bénévoles et de familles d’accueil
Pour cela, si l’association nourrit les chats, elle s’occupe également de leur santé : elle prend en charge les frais vétérinaires si besoin, les identifie et les stérilise. « Un chat errant, c’est un chat qui est non identifié. Il devient un chat libre quand on l’a identifié au nom d’une mairie ou d’une association et, à ce moment-là, la fourrière ne peut plus le prendre pour l’euthanasier », explique Aimé Perdomo Felipe
Si l’association en compte un peu plus de 100, elle est tout de même en recherche constante de bénévoles. « Surtout pour les familles d’accueil », pour accueillir les animaux le temps d’une convalescence suite à une opération, une stérilisation…
« On a des vieux chats aussi, qui sont en panier retraite. Quand ils sont gentils, on le met chez une famille et on s’occupe de payer les frais vétérinaires. Et la famille fournit la nourriture, sauf si ce sont des croquettes spécifiques », indispensables à certaines pathologies.
En 20 ans, l’association a réalisé 15 000 prises en charge (soins, stérilisation) - 900 en une année - et 5 000 adoptions de chats et chatons - 200 en un an.