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Dans un univers en perpétuelle évolution, notre cerveau est constamment sollicité pour prendre des décisions, des plus anodines aux plus cruciales. Mais comment cet organe fascinant parvient-il à démêler l’écheveau des possibilités qui s’offrent à lui?
Le Dr Thomas Lorivel, ingénieur de recherche à l’Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire (IPMC-CNRS, Université Côte d’Azur), nous guide à travers les méandres de ce processus complexe, révélant les mécanismes subtils qui sous-tendent nos choix quotidiens.
- L’analyse inconsciente, maître d’œuvre silencieux
Une grande partie de nos décisions sont prises de manière inconsciente, notamment lorsqu’il s’agit de traiter rapidement les informations perceptives, liées à nos cinq sens.
"Le cerveau analyse continuellement et rapidement les détails spécifiques des stimuli, comme la couleur ou la forme des objets, un bruit ou une odeur. Cette phase se déroule sans que nous en ayons conscience et permet un traitement efficace d’une très grande quantité d’informations."
Ainsi, le cerveau filtre ces données sensorielles, ne laissant émerger à notre conscience que les éléments les plus pertinents. "Ce n’est que face à des situations particulièrement complexes ou ambiguës que nous prenons pleinement conscience du processus de décision en cours, notre attention étant alors sollicitée pour résoudre des problèmes qui nécessitent une réflexion plus approfondie."
- L’héritage génétique et l’empreinte de l’expérience
La prise de décision est souvent un mystère, même pour soi-même. Deux personnes confrontées à la même situation peuvent prendre des décisions radicalement différentes.
Cette disparité soulève une question fondamentale: qu’est ce qui guide nos décisions? "Nos choix résultent d’une interaction complexe entre de nombreux facteurs. Notre patrimoine génétique et notre vécu personnel forment le socle de ce processus, façonnant notre personnalité et notre approche décisionnelle. L’environnement, la mémoire et les émotions jouent également un rôle crucial, modulant l’expression de nos gènes et enrichissant notre répertoire de réponses face aux défis".
- La complexité des choix dans un monde incertain
Pourquoi faisons-nous parfois des erreurs dans nos choix? "Face à des décisions majeures, comme un changement de carrière ou un déménagement, notre cerveau simplifie et synthétise de nombreux facteurs, et il évalue des probabilités. Cette simplification, bien que nécessaire, peut conduire à des erreurs d’évaluation, particulièrement dans des situations où les enjeux sont importants mais le temps de réflexion limité."
Le biais de confirmation est l’un des mécanismes cognitifs qui influencent fortement ce processus. Il pousse notre cerveau à privilégier les informations qui confirment nos croyances préexistantes, tout en minimisant celles qui les contredisent.
Par exemple, une personne envisageant d’acheter une certaine voiture peut soudainement la remarquer partout, interprétant cela comme une validation de son choix.
"Ce raccourci mental, bien qu’utile pour traiter rapidement des informations complexes, peut limiter notre objectivité et conduire à des erreurs de jugement."
- Savoir prendre des décisions, ça se travaille
La prise de décision s’améliore avec la pratique. "Plus on décide, plus le processus devient fluide. Il est essentiel de s’exercer régulièrement pour que le cerveau apprenne de ses erreurs et s’adapte."
Le stress peut entraver ce processus, il est donc préférable d’être reposé lorsqu’on fait face à des choix importants. " Les personnes anxieuses, qui ont souvent une intolérance à l’incertitude, peuvent briser ce cycle en s’exposant progressivement à des situations incertaines. Cela permet au cerveau de développer sa flexibilité cognitive, rendant les futures confrontations moins angoissantes."
Une machinerie complexe
Lorsqu’une décision doit être prise, le cerveau analyse la situation en s’appuyant sur des indices de l’environnement, qu’il associe à des récompenses ou à des pertes. Deux circuits spécialisés entrent en jeu: le circuit de la récompense, activé par la dopamine et la motivation, et le circuit du risque, impliquant l’amygdale.
"Ces circuits envoient des signaux contradictoires, et des structures supérieures du cerveau les mettent en balance pour choisir la conduite à adopter. Finalement, la décision dépend du rapport entre plaisir et risque perçu."
Depuis quelques années, le troc est devenu un système très prisé pour ceux qui souhaitent renouveler leur garde-robe sans débourser un centime.
Un club qui ferme, mais un concept qui perdure
Il y a quelques années, nous avions fait la connaissance d'une boutique de troc à Nice : Le Club des Simone, dont le principe consistait tout simplement à récupérer des vêtements d'occasion en échange de ceux qu'on ne porte plus.
Une mauvaise nouvelle cependant, puisque faute de rentabilité, le "Club" a fermé ses portes. Mais pour ses clients, hors de question d'abandonner le principe. C'est le cas de Sandie Crayne, qui propose aujourd'hui des événements mensuels pour continuer le troc de vêtements.
Tout se fait au Restaurant Alter Natives, à Nice, rue Pierre Devoluy.
Pour 5€ d'adhésion seulement, vous pouvez donc procéder aux échanges de différents habits en bon état.
Les prochaines dates d’événement, de 11h à 17h sont :
Samedi 5 avril
Samedi 17 mai
Samedi 14 juin
La construction du réseau thermique marin "Énergie marine Cannes Croisette", c’est parti! Depuis quelques jours, le secteur Est du boulevard de la Croisette est le théâtre des débuts d’une opération qui "vise à alimenter en chaud et en froid de nombreux bâtiments publics et privés du secteur Croisette mais aussi des secteurs Est et centre-ville cannois grâce à de l’énergie décarbonée et renouvelable", a exposé le Pays de Lérins, lors du dernier conseil d’agglomération.
Concrètement, le projet, porté par l’intercommunalité et réalisé par le délégataire Engie, va utiliser la mer comme ressource énergétique. L’un des objectifs est notamment de permettre aux abonnés de bénéficier "d’un prix stable et protecteur de leur pouvoir d’achat", promet la communauté d’agglomération Cannes Pays de Lérins.
"Garantir la stabilité du prix de l’abonnement"
"Notre Agglomération mène une stratégie concrète de développement durable pour réduire l’empreinte carbone générée par les activités économiques et de transport, œuvrer à l’indépendance énergétique de notre bassin de vie et garantir la stabilité du prix à l’abonné", commente David Lisnard, maire de Cannes et président de l’agglomération Cannes Pays de Lérins. Qui rappelle aussi qu’en 2024, cette dernière a "attribué deux délégations de service public pour la réalisation d’une chaufferie biomasse et d’un réseau thermique qui réutilise les eaux d’égout traitées de la station d’épuration". Le chantier sur la Croisette intervient dans le cadre d’une "triple volonté intercommunale et municipale cannoise" qui a pour but le développement des " énergies renouvelables pour renforcer l’indépendance énergétique tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre du bassin de vie cannois", l’accès à "une énergie durable, stable et bon marché" et l’embellissement couplé à une rénovation du centre-ville cannois.
Le réseau d’énergie marine devait être déployé à la fin de l’année 2026. Il devrait permettre "à 109 bâtiments dont 17hôtels de répondre à leurs besoins énergétiques de façon durable".
L’association Goya (pour Gestes oreilles yeux amour) a organisé son assemblée générale au début du mois de février. Une période qui coïncide aux vingt ans de la loi Handicap (loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances). L’occasion pour son président Jean-Jacques Pellegrini ...
Association Gestes oreilles yeux amour, rens.: assoc.goya@laposte.net ou par SMS au 07.60.47.14.02.
Après une série de nouveaux modèles hybrides, MG repartira à la conquête du marché de l'électrique en Europe avec la berline MG2 EV.
Dans quelques jours, le constructeur présentera la version européenne de son SUV ES5, remplaçant du ZS EV. Un événement qui pourrait s’accompagner d’une surprise, puisque MG vient de montrer en Chine la première photo d’un autre modèle électrique taillé pour l’Europe.
Déjà surnommée MG 2, cette nouvelle petite berline électrique a un gabarit similaire à celui de la MG 3. Elle proposera néanmoins un compartiment avant plus compact au bénéfice de l’habitabilité, et un style à la fois plus moderne que la 3 et plus consensuel que la 4.
Reprenant la plateforme de la MG 4, sa gamme sera assez logiquement déclinée avec des batteries et moteurs moins généreux. On pourrait retrouver en version haute la batterie LFP 50 kWh avec moteur de 125 kW.
Mais une configuration plus mesurée (autour de 40 kWh et moins de 100 kW) permettra une tarification plus agressive. Sur ce chapitre, elle est attendue entre 20 000 et 25 000 €.
L’effervescence est là. Dès la porte franchie du Basilic, le restaurant qui s’abrite sous l’ancienne halle du marché à Rocheville. Ambiance partage et convivialité. Sur de grandes tables au hasard du placement, ou bien sur de plus petites en mode intime, on mange et on se mélange. Les primeurs ont hélas déserté cette structure à l’architecture soignée, de style steampunk. Mais Fred Vacherié a su ressusciter la belle endormie et semble déjà avoir gagné son pari.
Deux mois et demi de travaux auront suffi pour redonner une âme à cet édifice fantôme, qui se remplit désormais de vie et d’envies. On dirait le Sud, à Rocheville? Des mosaïques colorées, des plantes aromatiques et des agrumes apportent la touche déco dans cette grande salle avec vue sur la cuisine ouverte. Sans compter ce scooter triporteur, symbole de douce villégiature, qui trône dès l’entrée.
Le slogan de la hall: "J’ai faim, je viens"
Sur les côtés, de l’épicerie fine (sardines, terrines, vins…) parce qu’en dehors du grand rush à l’heure du déjeuner, le slogan de l’établissement, c’est: "J’ai faim, je viens" à n’importe quelle heure de la journée jusqu’à 18h (en attendant les prolongations en soirée cet été). Façon de cultiver aussi le grignotage, au sens large…
Ce midi-là, le maire Yves Pigrenet est là. Mais aussi un ancien journaliste. Et puis un ouvrier de chantier. Et puis ce chef d’entreprise. Et puis une famille. Et puis des amis. Et puis ces amoureux. Et puis cette retraitée qui habite le quartier. Et puis ces habitués, qui se rendaient déjà à Racine dans le vieux Cannet ou au Cabanon sur le boulevard du Midi à Cannes, parce qu’ils savaient bénéficier de la "garantie" Fred Vacherié.
Mais le restaurateur, qui se dit avant tout "aubergiste", est particulièrement fier de son nouveau bébé, alors qu’on lui promettait l’impossible sur cette place parfois mal fréquentée. "Mon idée ici, c’était de respecter l’ADN d’un marché, pour refaire le lien entre les gens, créer une cantine populaire au sens noble du terme, sourit le Cannettan aux origines basques. Le Basilic se veut un lieu de rassemblement, un point de ralliement pour le tissu local et je suis ravi de voir que ça marche."
Cuisine goûteuse, simple, raffinée, mais à prix serrés!
Un espace d’échanges, mais aussi un temple gourmand. Car le plaisir est aussi avant tout dans les assiettes. Cuisine simple mais raffinée, pour petite faim ou ventre affamé. La pissaladière aux anchois extra ou les calamars frits se croquent allègrement en entrée. Les rigatonis aux boulettes de la mama ou la joue de cochon en sauce et polenta font consistance, alors que le tiramisu aux poires épicées et la salade d’orange sont idéals pour la note sucrée. Et puis le four à pizza, qui tourne à plein régime pour les tifosis. Toute une carte variée de produits frais, sans chichi, mais toujours à très bon rapport qualité-prix. Car Fred a le bon goût… des autres aussi. " Dans un endroit comme celui-là, on voulait vraiment démocratiser la restauration avec une tarification la plus serrée possible, même si c’est un peu à contre-courant de ce qui se fait ailleurs, revendique même l’intéressé. Avec le flux, on veut prouver que c’est possible, car l’humain compte aussi et notre offre doit s’adapter à tous les porte-monnaie."
Service de livraison "maison"
Et pour les plus timides, les agoraphobes ou ceux qui, ce jour-là, préfèrent rester pénards sur leur canapé, il y a Méson à l’autre extrémité de la salle. Un service traiteur de plats à emporter sur place ou en livraison à domicile, via les propres livreurs de l’enseigne. "Vu qu’on mitonne bien tous nos plats maison, on voulait être sûr qu’ils sont conditionnés et livrés comme il faut, justifie Fred, qui propose les incontournables pizzas et burgers, mais aussi un tartare de bœuf ou une bavette à l’échalote, un tajine végétarien ou un filet de dorade, à déguster chez soi comme au resto! « Je crois que nous sommes les premiers à proposer une telle offre diversifiée sur le bassin cannois", se réjouit Fred, omniprésent aux fourneaux.
Une nouvelle histoire qui s’écrit aussi avec la complicité de Marlo, l’ancien patron d’Oguste burger, désormais entré dans la galaxie Vacherié, sous le sceau de l’amitié.
Basilic ou Méson, une halle désormais habitée, qui apporte tout son écot au renouveau du quartier.
La halle gourmande est ouverte tous les jours sauf le dimanche.
"Tout au long de l’année, on les ramasse au large", se désole Sophie L. Dans le viseur de cette Niçoise préoccupée par la défense de la faune et de l’environnement? Les ballons à l’hélium.
Depuis une vingtaine d’années, la plaisancière navigue entre le Cap d’Antibes et le Cap Ferrat. Et sa pêche s’avère loin d’être miraculeuse: "C’est un fléau. On parvient même à distinguer les plus récents des plus anciens. À force ils perdent leur couleur, la peinture toxique fond au soleil. Certains se gorgent d’eau et sont entraînés dans les fonds. C’est une pollution supplémentaire avec des matériaux non biodégradables."
Un ajout de plastique - majoritairement du mylar, un dérivé du polyester - dans la Méditerranée qui représente une menace pour les organismes vivants.
"Cela peut ressembler à des méduses, les tortues peuvent les ingérer et en mourir par exemple." Occlusion intestinale, étouffement… "On trouve aussi des oiseaux empêtrés dans les fils."
"Les lâchers de ballons sont interdits…"
Un scénario des plus funestes avec des ballons qui prennent l’allure d’animaux marins: "On en trouve en forme de dauphin… Vous voyez l’horreur de la chose?" Dramatiquement cynique.
"Le phénomène n’est pas nouveau", argumente celle qui a déjà lancé l’alerte en 2011 lors du Carnaval sur la thématique "Roi de la Méditerranée". Alors avec cette édition "Roi des Océans" et la troisième conférence des Nations unies sur l’Océan accueillie en juin à Nice, le paradoxe l’interpelle d’autant plus.
"Les lâchers de ballons sont interdits, ce qui est une très bonne chose", relève la Niçoise qui s’interroge: "Sauf que le nombre de ces ballons vendus et lâchés dans les airs dépasse très largement un seul lâcher de ballons…" Elle a d’ailleurs écrit au maire de Nice Christian Estrosi à ce sujet pour réclamer l’interdiction de vente ambulante de ces produits.
Plus de vente de plastique dans l’espace public
Contactée, la Ville de Nice indique que "lors de Carnaval, la vente d’articles de fête en mode ambulatoire est strictement réglementée à l’intérieure de l’enceinte. La vente d’articles en plastique est interdite: ballons de baudruche à usage unique (hélium), confettis, paillettes, gobelets, verres et assiettes, couverts, bâtonnets mélangeurs, piques et pailles jetables, ainsi que les récipients en polystyrène expansé". La collectivité rappelle ses engagements en faveur de l’environnement, comme le bannissement du plastique "de tous ses marchés publics et manifestations" et le respect de "la charte éco-manifestation métropolitaine via le déploiement d’actions ciblées: communication respectueuse de l’environnement, mobilité propre, prévention des déchets, économie des ressources, achats responsables, actions solidaires". Et annonce qu’une charte zéro plastique sera soumise au vote lors du prochain conseil municipal. Un document qui interdit "l’utilisation de plastique pour toutes les activités commerciales dans l’espace public".
Fondée en juillet 2023 par Hanno Klausmeier, ancien dirigeant de SAP Labs, VEV Platform Services France vient d’inaugurer à Sophia Antipolis ses nouveaux locaux: 400m2 de bureaux et de laboratoires – installés dans le bâtiment Ecoryzon, ex-Navigator récemment rénové par le groupe azuréen Courtin.
Du diesel à l’électrique
La tricolore qui emploie une vingtaine de salariés s’est fixée pour objectif d’aider les entreprises à réduire leur empreinte carbone en "gérant les projets d’électrification de leur flotte professionnelle". Un sujet que maîtrise parfaitement son directeur général pour avoir lancé dès 2014 l’électrification du parc automobile de SAP Labs.
Pour ce faire, la startup pourra s’appuyer sur sa maison mère la Britannique VEV – Vitol Electric Vehicle – qui appartient elle-même au géant du trading pétrolier Vitol Group (5.400 collaborateurs et plus de 400 milliards d’euros de chiffre d’affaires) et qui a développé une solution de bout en bout d’électrification de flotte: véhicules, infrastructure de recharge et énergie.
"Ici à Sophia Antipolis, notre centre de R&D qui se double d’une partie commerciale développe des logiciels qui facilitent le passage à l’électrique des camions, bus, fourgons et autres camions poubelles, précise Hanno Klausmeier. Nous testons aussi leur compatibilité entre les différentes bornes de recharge."
Sourcing du matériel, infrastructure de la charge, sa gestion, fourniture de l’énergie ou encore études d’usage… le service de VEV est sur toute la chaîne de valeur. Elle compte des clients en Angleterre et devrait bientôt signer des contrats dans le nord de la France.
Du 6 au 8 mars 2025, Nice devient le centre des neurosciences avec la 10e édition de Neuroplanète, organisée par Le Point en partenariat avec la Métropole Nice Côte d’Azur. Quelques mois avant la 3e Conférence des Nations unies sur l’Océan, qui se tiendra en juin à Nice, Neuroplanète explorera le lien essentiel entre notre cerveau et les ressources marines, à travers des conférences captivantes telles que "Manger du poisson pour sa santé, en préservant la planète", "La mer, réservoir des médicaments du futur", "L’incroyable mémoire des seiches et des poulpes", et "L’océan en nous: mieux vivre grâce à la mer".
Les discussions aborderont également la pollution plastique des océans et son impact sur notre cerveau, le rôle de la Conférence des Nations unies sur l’Océan, le système nerveux des oursins ou encore les multiples applications des algues.
Au programme également, les avancées scientifiques les plus récentes et leurs applications concrètes. De la rééducation assistée par exosquelettes aux nouvelles approches pour traiter la surdité et la douleur chronique, en passant par les espoirs et recherches autour de la maladie d’Alzheimer... Neuroplanète étudiera les enjeux majeurs de demain.
Sur trois jours, conférences, ateliers interactifs et démonstrations permettront d’échanger avec des neuroscientifiques de renom, des experts et des professionnels de santé. Un rendez-vous (ouvert à tous et gratuit) incontournable pour mieux comprendre le cerveau et ses incroyables capacités.
Jeudi 6 mars: soirée inaugurale au CHU de Nice, amphithéâtre "Le Galet" de l’hôpital Pasteur 2 de Nice, 30 Voie Romaine, à partir de 17h30. Vendredi 7 et samedi 8 mars: Conférences au Centre Universitaire Méditerranéen (CUM), 65 Prom. des Anglais, à partir de 10h. Gratuit et ouvert à tous sur inscription. Plus d’infos sur: https://evenements.lepoint.fr/neuroplanete/
Il est né et vit en Papouasie-Nouvelle-Guinée
Mundiya Kepanga est né en 1965 sur un tapis de feuilles de ficus dans une forêt de la région isolée des Hautes Terres, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, une île située au nord de l'Australie.
Aujourd'hui, il est le chef coutumier autochtone de la tribu des Hulis, qui cultive principalement la patate douce. Il est sollicité comme médiateur pour résoudre, par exemple, des problèmes territoriaux.
- Il milite pour l'écologie depuis la Cop21
Son éveil militantisme remonte à 2015, lors de la Cop21. "J'ai compris que le monde entier était confronté au changement climatique et que ce problème ne concernait pas seulement les Papous. J'ai compris qu'il y avait un intérêt pour l'ensemble de l'humanité à entendre le message de mes ancêtres", confiait Mundiya Kepanga lors d'une conférence organisée au siège de l'Unesco à Paris en 2022.
La tribu des Hulis laisse une place primordiale à la forêt et, plus généralement, à la nature. Parmi leurs croyances subsiste celle que les arbres et les humains sont frères. Si l'un disparaît, l'autre aussi.
Le chef papou a participé à plusieurs films, dont Frères des arbres (2017) et Gardiens de la forêt, le temps des solutions (2023), réalisés par Marc Dozier et Luc Marescot, récompensés par de nombreux prix.
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"Je suis un homme qui plante des arbres, et c’est déjà beaucoup": rencontre avec le chef papou Mundiya Kepanga, de passage dans le Var
- Il est coutumier du Var et des Alpes-Maritimes
Depuis dix ans, Mundiya Kepanga quitte régulièrement son île pour participer à des conférences organisées notamment dans des établissements scolaires pour sensibiliser les plus jeunes à l'écologie et, surtout, aux impacts de la déforestation.
Dès 2017, il rencontrait des écoliers niçois. L'année suivante, il se rendait entre autres à Monaco, puis Vence et Saint-Etienne-de-Tinée en 2019, Draguignan en 2023, Besse-sur-Issole, le golfe de Saint-Tropez et Mouans-Sartoux en 2024.
Cette année, le chef papou - avec sa coiffe traditionnelle - a commencé sa tournée ce mardi 4 mars dans un collège de Sanary. Il la poursuivra notamment à Vidauban, au Rouret et à Valbonne.
Depuis quelques mois, le projet d’un parc photovoltaïque de 16 hectares à Séranon, en plein Parc des Préalpes d’Azur, cristallise la polémique. Dans le haut pays grassois, la multiplication de ces gigantesques surfaces de panneaux solaires recouvrant les espaces naturels, en défigurant le paysage, pose question.
Ce lundi matin, ils étaient une soixantaine, militants associatifs ou simples citoyens, à s’être déplacés pour manifester leur opposition à ce énième projet de parc photovoltaïque, après ceux déjà construits à Andon ou Valderoure. Venus de Nice, Levens, Grasse ou Saint-Vallier, les manifestants ont brandi des pancartes sans équivoque: "Marchand de soleil adore l’oseille", "Finance enthousiaste résultat néfaste" ou "Forêt saccagée, humanité en danger". Ils ont d’abord eu la mauvaise surprise de constater l’accès au site fermé par des barrières. Avant d’être escortés par la gendarmerie via un sentier annexe jusqu’au chantier. En lieu et place de la forêt de pins sylvestre, un immense champ labouré. La société Eiffage, mandatée par Voltalia, porteur du projet, a stoppé ses travaux pour la journée. Sans doute pour éviter l’affrontement avec les opposants.
Sol aseptisé pour 50 ans
Pour David, 42 ans, venu de Thorenc, "déboiser pour mettre des panneaux solaires, c’est un non-sens." Ariane Masseglia, présidente des Perdigones, association qui bataille contre un projet de ferme solaire suspendu à Levens, est là aussi. "Il y a assez d’endroits anthropisés par l’homme pour installer ces panneaux, non?" souffle Alain, un autre Levensois. Le spectacle parle de lui-même. "Ce sol est aseptisé pour les 50 à 60 prochaines années, pas moins. C’est un écocide, une injustice écologique. Nous sommes en train de détruire notre arrière-pays", a clamé Emmanuel Juppeaux, membre de l’Association pour la protection du cadre de vie 04.06.83 (APCV), à l’initiative de la manifestation et soutenue dans sa démarche par la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM).
Sept espèces protégées non prises en compte
La présidente de l’APCV, Mélodie Lamotte d’Incamps, ne décolère pas. "C’est une aberration totale, un massacre. Car tout cela se fait en dehors du cadre de la légalité. Car oui, ils ont eu l’autorisation pour la destruction de certaines espèces protégées. Mais il y a sept nouvelles espèces protégées non présentes dans l’étude d’impact, car elles n’ont pas été cherchées, pour lesquelles il n’y a aucune autorisation". Il s’agit de deux oiseaux, le verdier d’Europe et le chardonneret élégant, mais aussi le campagnol amphibie, le muscardin et la crossope de Miller. Mais aussi d’une fleur protégée : la potentille blanche. Pour cette dernière, Voltalia, en accord avec la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), va revoir son projet à la baisse afin d’épargner ses plants. Le parc va passer de 16 à 9 hectares.
Néanmoins, l’APCV ne jette pas l’éponge. Et a envoyé des courriers au Procureur de la République. Mais aussi au maire de Séranon, estimant sa responsabilité pénale engagée en tant que bailleur du terrain. Sur place, le maire Claude Bompar est droit dans ses bottes: "Ce parc est important pour des raisons financières car il devait ramener une belle somme (140.000 euros par an). Ici on manque de subvention, on n’a pas beaucoup d’entrées financières. Il y a de plus en plus de gens de l’extérieur mais ils veulent les même choses qu’en ville et on n’a pas les moyens."
L’inquiétude pour les associations? Le tout proche poste source de Valderoure est en capacité de raccorder une cinquantaine de parcs photovoltaïques. "On ne pourra pas faire repousser ces arbres, mais on veut tout faire pour que cela ne se reproduise plus ailleurs", conclut Emmanuel Juppeaux. À suivre.
La déclaration
"Nous sommes là aujourd’hui pour rappeler le caractère positif du parc solaire de Séranon qui vise à la production d’énergie renouvelable. Ce qui va permettre l’émission de gaz à effet de serre et de limiter le dérèglement climatique. Le parc permettra de produire 10 Gigawatt par an, ce qui permettra d’alimenter 8.000 personnes par an en électricité. Je rappelle qu’en quatre ans d’instruction, il n’y a eu aucune contestation, notamment pendant les périodes de recours"., David Rouillaux, directeur du projet pour Voltalia.
Une étude publiée par Santé Publique France parue cette semaine alerte sur la hausse de la prévalence de certains cancers chez les 15-39 ans. Comment expliquer cette hausse du nombre de cancers ? Quels sont les facteurs suspectés derrière ces cancers précoces ?
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Cancer : comment comprendre le rajeunissement des malades ?
Publié le mercredi 5 mars 2025 à 07:15
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La Question du jour
Une étude publiée par Santé Publique France parue cette semaine alerte sur la hausse de la prévalence de certains cancers chez les 15-39 ans. Comment expliquer cette hausse du nombre de cancers ? Quels sont les facteurs suspectés derrière ces cancers précoces ?
Avec
Jean-David Zeitoun, docteur en médecine, spécialiste en hépato-gastro-entérologie
Alors qu'à l'échelle mondiale, de nombreuses études alertent depuis quelques années sur la hausse du nombre de cancers chez les moins de 50 ans, comment expliquer cette tendance dans les pays industrialisés ? Quels liens pouvons-nous établir avec la pollution et les modes d'alimentation ?
Une hausse chez les 15-39 ans
Une hausse préoccupante des cancers chez les 15-39 ans, constatée par une étude de Santé publique France. Jean-David Zeitoun explique que ce phénomène, bien qu’international, touche particulièrement les sociétés occidentales : "Le fait qu’on trouve plus de cancers qu’avant chez des gens d'âge moyen alors que classiquement, le cancer est une maladie des personnes âgées, questionne sur l'accumulation de mutations qui est à l'origine de cette maladie." Si le vieillissement reste un facteur clé du développement des cancers, la précocité des cas suggère l’implication de nouveaux facteurs de risque.
Les facteurs environnementaux
Parmi ces causes émergentes, Jean-David Zeitoun insiste sur le rôle de l’alimentation et des polluants environnementaux. "On sait que l’obésité cause une quinzaine de cancers environ. On sait aussi que les aliments peuvent être cancérigènes sans forcément passer par le stade de l’obésité notamment les aliments ultra-transformés." De même, il évoque les polluants chimiques omniprésents dans l’environnement : "C’est l’espèce de continent inexploré de la science... Il y a des milliers de polluants, sans aucun plan pour faire baisser la pollution chimique." L’étude récente reliant pesticides et cancers du pancréas illustre cette inquiétude, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires.
La nécessité d'une action publique forte
Face à cette situation, Jean-David Zeitoun plaide pour une action publique forte : " Il n’y a pas d’action publique pour changer le système alimentaire... Donc tant que ce ne sera pas le cas, on pourra toujours dire plein de choses aux gens, ça ne marchera pas bien et l’obésité probablement continuera à progresser." Quant aux polluants, il estime qu’il faut des mesures économiques et légales : "Il faut interdire certains polluants et il faut taxer les pollueurs. " Sans intervention, les tendances actuelles risquent de s’aggraver et vont rendre la prévention encore plus difficile.
Umay, une jeune chienne, et sa mère, Mighty, travaillent au tribunal de Grasse où elles sont chiennes d'accompagnement judiciaire. Leur objectif est d'aider à la libération de la parole lors des audiences. La première est arrivée en avril 2023 et sa fille Umay est là depuis juillet 2024.
Le but ? Accompagner les victimes mais aussi les auteurs de faits. Ce sont pour la plupart des enfants. Et la présence du chien rassure et permet de libérer la parole. Elles sont mises à disposition sur demande, que ce soit une association, un avocat ou la victime elle-même. Cela se passe autant pour une audience que pour une audition. Ces animaux sont beaucoup plus utilisés pour le pénal, le tribunal enfant et la cour criminelle
"On a développé une méthode qui permet de transformer des câbles de fibre optique sous-marins en des réseaux sismologiques," explique le sismologue Jean-Paul Ampuero, directeur de recherche IRD au laboratoire Géoazur (1). En branchant un boîtier photonique à un bout du câble, celui qui se trouve à terre, on a transformé 150 km de câbles entre Monaco et Savone en un réseau de 50.000 sismomètres. C'est énorme."
A titre de comparaison, le scientifique rappelle qu’à terre, entre les Alpes-Maritimes, le Var et la Corse, le réseau compte une quarantaine de sismomètres.
Puis, sur l’écran de son ordinateur il affiche une carte de la région pour nous montrer le tracé de ce nouveau système de surveillance en mer.
En vert les sismomètres enregistrent l’activité le long de la faille ligure, sur 150 km. L’étoile rouge au large de San Remo : le séisme de 1887 qui a causé plus de 600 morts dans la région et un tsunami de 2 mètres. Carte Anthony Sladen et Frédérique Leclerc Géoazur.
Il désigne des traits rouge au large des côtes. "Là, c’est la faille qui a produit le dernier grand séisme et tsunami de la région, en 1887. C’est là où ça a cassé.
"Le câble traverse cette zone de failles qui sont très importantes et actives."
Le laboratoire Géoazur à Sophia-Antipolis a été pionnier dans ce déploiement essentiel pour améliorer la surveillance des séismes et l’alerte des populations. "C’est mon collègue Anthony Sladen, chercheur au CNRS rattaché au laboratoire Géoazur de l'université Côte d'Azur qui a initié ce travail, il y a près de 10 ans."
Après avoir utilisé un câble sous-marin de 41 km au large de Toulon en 2019, c’est sur un équipement de 150 km entre Monaco et Savone (Italie), sur la faille ligure, que l’équipe a branché ses capteurs. Un système opérationnel depuis fin 2024.
Localiser avec plus de précision
Le 16 décembre 2024, quand la terre a tremblé sur la Côte d’Azur, le séisme d’une magnitude 4 sur l'échelle de Richter (2) a été enregistré avec une grande précision.
"Ces données nous permettent de mieux localiser le séisme, de détecter toutes ces petites répliques. Notre objectif est de mieux comprendre où se trouve cette faille, de savoir quelles sont les zones habitées qui risquent d'être les plus touchées."
Et ainsi de quantifier l’aléa sismique.
"Un grand séisme en mer risque souvent de provoquer un tsunami. La secousse aussi peut être suffisamment forte pour créer des dégâts. C'est ce qui s'est produit en 1887. Donc là on pourrait concevoir de donner une alerte quelques secondes avant que la secousse n'arrive."
Dans cette course de vitesse qui va permettre de sauver des vies, les chercheurs s'intéressent aussi aux ondes gravitationnelles.
Utiliser les signaux gravitationnels pour les alertes tsunami
"Les séismes produisent des signaux gravitationnels qu'on peut exploiter. C'est intéressant parce qu'ils se propagent à la vitesse de la lumière, donc beaucoup plus vite qu'une onde sismique."
Aujourd'hui, les scientifiques arrivent à mesurer ces signaux pour les séismes au-dessus d'une magnitude 8, une minute après le début du séisme.
"Une minute, c'est vraiment court par rapport aux vingt minutes ou quinze minutes que prendrait un tsunami pour arriver à la côte, poursuit Jean-Paul Ampuero. C'est donc un bon outil pour l'alerte tsunami."
Un système est actuellement en test au Pérou.
Recevoir l'alerte avant la secousse
Et demain, avec les chercheurs du laboratoire azuréen Artemis (3) qui travaille sur les ondes gravitationnelles, les sismologues prévoient de développer de nouveaux instruments beaucoup plus sensibles.
"Ils nous permettraient d'utiliser ces signaux gravitationnels même pour des magnitudes 6 et même 5 secondes après le début du séisme dans la faille, c'est à dire 5 secondes après que la faille commence à bouger. La secousse arrive à terre quelques secondes plus tard. Le but est de recevoir l'alerte quelques secondes avant la secousse."
Le laboratoire Géoazur est sous 4 tutelles (CNRS/IRD/Observatoire de la Côte d’Azur/Université Côte d’Azur).
Le plus gros séisme connu a eu une magnitude de 9.4, au Chili en 1960.
Artemis est un laboratoire CNRS-Observatoire de la Côte d’Azur et Université Côte d’Azur.
Une secousse d'une magnitude de l'orde de 6 à 6,5, peut se produire à tout moment à Nice. Face à ce risque identifié, qui pourrait causer dans le pire des scénarios 2.500 morts et 200.000 sans abris, voici les gestes à suivre. Des préconisations issues du document sur le risque sismique édité par la préfecture des Alpes-Maritimes.
Pendant la secousse
Restez où vous êtes:
– à l'intérieur: mettez-vous près d'un mur, une colonne porteuse ou sous des meubles solides (afin d’éviter les chutes d’objets), éloignez-vous des fenêtres
– à l'extérieur: ne restez pas sous des fils électriques ou sous ce qui risque de s'effondrer (ponts, corniches, toitures...)
– en voiture: arrêtez-vous si possible à distance des constructions ou de lignes électriques et ne descendez pas avant la fin des secousses.
-Protégez-vous la tête avec les bras.
-N’allumez pas de flamme.
Après la secousse
Après la première secousse, méfiez-vous des répliques: il peut y avoir d'autres secousses.
-Ne prenez pas les ascenseurs pour quitter un immeuble.
-N’allez pas chercher les enfants à l’école, leur sécurité est plus efficacement assurée dans leur établissement.
-Vérifiez l'eau, l'électricité. En cas de fuite, ouvrez les fenêtres et les portes, quittez les lieux et prévenez les autorités.
-Eloignez-vous des zones côtières, même longtemps après la fin des secousses, en raison d'éventuels raz-de-marée.
-Si vous êtes bloqué sous des décombres, gardez votre calme et signalez votre présence en frappant sur un objet à votre portée (table, poutre, canalisation…).
Pour en savoir plus, le document de la préfecture sur le risque sismique.
https://www.alpes-maritimes.gouv.fr/content/download/7930/89000/file/Sismique_RM.pdf
Avec des températures proches d'un mois d'avril, il semblerait que le printemps ait un petit peu d'avance cette année.
Dans son dernier point, Météo-France évoque un pic de douceur attendu pour mercredi et jeudi, tout cela accompagné d'un grand soleil. Des prévisions qui vont faire du bien au moral.
Et cette première semaine de mars va ravir les Français avec un grand soleil prévu sur la majeure partie de l'Hexagone.
Si le fond de l'air restait relativement frais, le mercure va grimper cette semaine dans la région Paca notamment.
17 à 18 degrés attendus ce mercredi et ce jeudi sur le littoral mais également dans l'arrière-pays niçois.
Qu'est-ce que le printemps météorologique?
Le printemps météorologique a débuté ce samedi 1er mars. Cette saison dite "météorologique" est différente de la période "calendaire", et permet aux spécialistes de faciliter leurs observations.
Après un hiver froid et pluvieux, le printemps s'est installé officieusement en France dès le 1er mars.
Comme tous les ans à la même date, cette saison dure trois mois et commence environ trois semaines avant le début officiel du printemps.
Le décalage entre les dates du printemps sur le calendrier et le printemps météorologique a une explication scientifique. Il fait l’objet d’une convention adoptée par les météorologistes, qui vise à marquer le début et la fin de chaque saison.
Tandis que les saisons calendaires, ne considèrent que les équinoxes et les solstices, les saisons météorologiques, elles, ont été décidées arbitrairement en fonction de l'homogénéité des saisons (période de canicule, période de chute de températures, période de pluie persistante, etc.).
La saison météorologique tend donc à respecter davantage le climat que la saison calendaire, aussi appelée saison "astronomique". En effet, elle permet de s’accorder sur les types de temps dominants durant les différents mois de l’année.
Par exemple, le maximum de chaleur ne se produit pas au moment du solstice de l’été, mais plutôt vers la mi-juillet. Tout comme la période la plus froide de l’année, qui n’a pas lieu au moment du solstice de l’hiver, mais plutôt vers le 15 janvier.
Variation en fonction de la localisation
Le découpage des saisons, qu’il soit inscrit dans les astres ou dans la perception de chacun, dépend aussi de la localisation et des conditions climatiques.
Dans le sud-ouest de la France par exemple, l’ensoleillement et les températures douces apparaissent souvent à la fin février, alors que dans les régions plus au nord, les températures hivernales seront ressenties généralement jusqu’en avril.
Le printemps météorologique débute donc le 1er mars et le printemps calendaire autour du 20 mars, au moment de l'équinoxe.
Comme un choc des époques. Autour des antiques pierres du pont romain à deux arches de La Valmasque, situé à Valbonne, s’accrochent fermement des échafaudages, installés depuis le 3 février. Un chantier téléguidé par la Communauté d’agglomération Sophia Antipolis (Casa) et la Fondation du patrimoine
Le but? "Empêcher l’effondrement de cet édifice historique" rongé par la végétation et le courant de la rivière en contrebas. Mais pas seulement. "Une signalétique adaptée jalonnera un parcours visiteur" détaille la fondation sur son site, avec l’ambition de mettre sur pied "un projet de réalité augmentée" pour "se projeter à l’époque romaine."
Long de 16 km et jalonné de trois ponts - dont celui du Goa et le méconnu pont du Fugueiret - l’aqueduc de la Bouillide a été édifié par les Romains au Ier siècle après J.-C. Avec l’aqueduc de Fontvieille, il acheminait l’eau jusqu’à la cité antique d’Antipolis, devenue Antibes.
Construire avec le ciment des Romains
Un patrimoine vieux de 2.000 ans que les ouvriers doivent préserver au maximum. "Pour éviter de dénaturer le pont de La Valmasque, nous allons utiliser un ciment à base de chaux, proche de celui utilisé durant l’Antiquité" détaille Jean-Philippe Guffroy, chef de chantier. Pour ce faire, un échantillon de mortier va être prélevé sur l’édifice pour en connaître précisément sa composition, dans le but de le reproduire "avec le plus de fidélité possible."
Sur place, seule la végétation a, pour le moment, été retirée. "Le plus intéressant se déroulera dans quelques semaines, lorsque les arches abîmées seront reconstruites avec des pierres taillées en moellons, extraites à proximité", poursuit l’expert, plan à l’appui. De quoi "reconstituer une partie des maçonneries disparues afin de redonner une étanchéité à l’ouvrage et stopper le processus de ruine, tout en reconstituant l’aspect monumental du pont-aqueduc" rappelait, en 2023, Michel Rossi, vice-président de la Casa, délégué à l’Action culturelle.
Censés être finalisés fin juin, les travaux pourraient ensuite s’étendre au pont à cinq arches du Goa, au cœur du vallon des Trois-Moulins, fortifié en 2023 après un risque de chute de pierres.
Des travaux attendus depuis plus de cinquante ans
Nice-Matin en parlait déjà en octobre 1970, avec ce tout premier titre: "Les aqueducs, seuls ouvrages d’art du passé romain d’Antibes, doivent être protégés."
Les amoureux du patrimoine, dont les membres du Cercle d’histoire et d’archéologie des Alpes-Maritimes (Chaam), ont rongé leur frein pendant 55 ans avant de voir, enfin, une partie des vestiges restaurée avec le pont romain de La Valmasque. Paul Garczynski, archéologue et fervent défenseur de ce patrimoine romain, s’est éteint en 2019 sans jamais voir le moindre échafaudage (notre édition du 22 mai 2019).
Des interventions sans cesse repoussées
"Malgré de nombreux articles [...], malgré des SOS des archéologues, malgré les demandes des associations en charge du patrimoine, l’aqueduc de la Bouillide est laissé à l’abandon", estimait même un rapport du groupe "Aqueducs romains du 06 en péril".
Le projet de conservation de l’aqueduc de la Bouillide est revenu au goût du jour plusieurs fois par décennie, avant de s’évaporer à chaque fois. Études, expertises, projets avortés… les années 2000 et 2010 ont été le théâtre de nombreux soubresauts de l’intercommunalité.
Des espoirs déçus qui se sont poursuivis jusque très récemment. "L’opération de restauration, en accord avec la Ville de Valbonne, propriétaire des parcelles, aurait dû commencer à la mi-juin 2023 pour s’achever en novembre", rappelait-on dans nos colonnes. C’était sans compter sur une nouvelle étude et un diagnostic confiés à un architecte, repoussant le chantier au premier trimestre 2024. Pour finalement réellement commencer ce mois-ci.
Alors que la France se positionne comme une terre d’accueil privilégiée pour les data centers, une proposition de loi portée par le sénateur David Ros vise à mieux encadrer leur implantation. Déposée le 17 février 2025, cette initiative pourrait remettre en question le vaste plan d’investissement de 109 milliards d’euros lancé par Emmanuel Macron pour attirer ces infrastructures stratégiques sur le territoire. Si leur essor est perçu comme un levier de souveraineté numérique et d’attractivité économique, ces centres de données suscitent également des inquiétudes majeures en matière d’environnement et d’aménagement du territoire.
Des infrastructures essentielles, mais gourmandes en ressources
L’ambition française de devenir un hub pour les data centers repose sur un argument clé : une électricité majoritairement nucléaire, stable et faiblement carbonée, un atout face aux exigences énergétiques croissantes du numérique. Lors du Sommet de Paris sur l’IA, plusieurs entreprises et États, dont EDF, Mistral AI et les Émirats arabes unis, ont annoncé leur volonté d’investir massivement dans ces infrastructures en France.
Cependant, ces projets se heurtent aux préoccupations des collectivités locales, qui pointent du doigt leur impact sur l’environnement et les ressources. Selon le sénateur Ros, la concentration excessive des data centers sur certains territoires pose plusieurs difficultés complexes, telles que :
L’artificialisation des sols et la pression foncière puisque ces infrastructures occupent des surfaces importantes, limitant l’accès à d’autres usages du territoire.
Une consommation d’eau inquiétante avec des systèmes de refroidissement de serveurs nécessitant d’énormes quantités d’eau, un sujet sensible dans un contexte de sécheresses récurrentes.
Une pression sur le réseau électrique, car bien que l’énergie nucléaire soit un avantage, une explosion du nombre de data centers pourrait accentuer les tensions sur la distribution énergétique locale.
Une faible création d’emplois malgré les investissements colossaux. Il est une réalité, c’est que ces infrastructures génèrent peu d’emplois directs, un élément qui interroge sur leur véritable contribution économique.
Face à ces constats, la proposition de loi entend réguler plus strictement leur développement, en conciliant impératifs numériques et durabilité environnementale.
Plus de rigueur dans cette régulation
La proposition de loi s’articule autour de trois mesures clés qui vont réglementer l’implantation et le fonctionnement de ces infrastructures.
Aujourd’hui, les data centers tendent à se regrouper dans certaines zones urbaines, aggravant les déséquilibres territoriaux. Le texte propose donc d’impliquer davantage les élus locaux dans le processus de décision, afin de mieux répartir ces infrastructures sur l’ensemble du territoire. L’objectif est double : éviter la surconcentration et encourager l’inclusion de la main-d’œuvre locale dans ces projets.
Le projet prévoit également une augmentation des impôts locaux appliqués aux data centers, avec notamment une redevance spécifique sur la consommation d’eau. Cette mesure vise à responsabiliser les entreprises en les incitant à une gestion plus durable des ressources hydriques.
Enfin, l’un des aspects les plus novateurs du texte concerne la gestion de la chaleur fatale émise par les serveurs. Aujourd’hui largement sous-exploitée, cette chaleur pourrait être récupérée et utilisée pour chauffer des infrastructures publiquescomme des piscines, des écoles ou des bâtiments municipaux. Le projet de loi impose ainsi aux exploitants de mettre en place des solutions de récupération thermique, un levier essentiel pour optimiser l’efficacité énergétique de ces centres.
Une proposition de loi aux enjeux multiples
Si cette initiative répond à des préoccupations environnementales légitimes, elle risque également de crisper les relations entre l’État et les industriels du numérique. En effet, un cadre trop strict pourrait freiner l’attractivité de la Franceauprès des investisseurs étrangers, au moment même où le pays tente de renforcer sa souveraineté numérique.
Le texte doit désormais réunir le soutien d’autres sénateurs socialistes avant d’être inscrit à l’ordre du jour du Sénat. Son adoption n’est pas garantie, car il devra ensuite être examiné par l’Assemblée nationale, où il pourrait être amendé voire rejeté.
Alors que la demande en infrastructures numériques ne cesse de croître, l’enjeu sera de trouver un équilibre entre développement technologique et responsabilité environnementale. Ce débat, qui dépasse largement le cadre français, risque de s’inviter dans les discussions européennes sur l’avenir du numérique durable.
Depuis la fuite de données Free en octobre dernier, de nombreux abonnés signalent une recrudescence d’arnaques ciblées. L’un des cas les plus troublants concerne un email frauduleux reprenant des informations personnelles précises, dont un numéro de téléphone appartenant à une personne décédée. Ce détail a immédiatement alerté le destinataire, confirmant que ces escroqueries exploitent des données issues de la brèche de sécurité.
Un faux email Amazon Prime Family pour piéger les victimes
L’email en question prétend provenir d’Amazon et informe la victime d’une souscription à un service Amazon Prime Family pour un montant de 480 € par an. Les éléments qui doivent éveiller la méfiance sont nombreux :
Une adresse postale exacte et un numéro de téléphone lié à la victime, signes que les fraudeurs utilisent des bases de données réelles.
Un faux identifiant et mot de passe, souvent générés pour pousser la victime à cliquer sur des liens piégés.
Un appel à l’urgence, en proposant une procédure d’annulation immédiate qui redirige probablement vers un site frauduleux destiné à collecter des informations bancaires.
Des mentions légales maladroites, reprenant les noms officiels d’Amazon mais sans lien sécurisé ni trace d’une adresse de contact valide.
Un scénario bien rodé pour extorquer les victimes
Les escrocs cherchent à déclencher une réaction immédiate : la panique liée à un paiement non autorisé. En cliquant sur le lien proposé pour annuler la transaction, la victime est redirigée vers un faux site imitant Amazon, où on lui demandera :
Ses identifiants Amazon (réels cette fois, permettant aux arnaqueurs de prendre le contrôle du compte).
Ses coordonnées bancaires pour un soi-disant remboursement.
Un code reçu par SMS, souvent utilisé pour détourner l’authentification à double facteur.
Des informations issues de la fuite de données Free ?
Le fait que des informations personnelles précises figurent dans ce mail laisse penser que les fraudeurs exploitent la fuite de données Free d’octobre 2023. À l’époque, des informations sensibles sur des milliers d’abonnés avaient été compromises, incluant numéros de téléphone, adresses et potentiellement des historiques de connexion. Depuis, ces bases de données circulent sur le dark web et sont revendues à des cybercriminels.
Comment se protéger ?
1° Ne jamais cliquer sur les liens d’un email suspect.
2° Ne jamais fournir ses informations bancaires ou ses identifiants sur un site inconnu.
3° Vérifier directement sur son compte Amazon si un paiement a été effectué.
4° Signaler les emails frauduleux à Amazon et aux autorités compétentes.
5° Surveiller régulièrement ses comptes bancaires pour détecter toute transaction suspecte.
6° Changer ses mots de passe, notamment si son adresse email a pu être compromise.
Que faire si l’on est victime ?
Si vous avez cliqué sur le lien et fourni vos données, contactez immédiatement votre banque pour bloquer toute transaction frauduleuse. Signalez l’arnaque sur le site officiel de la répression des fraudes (Signal Spam ou Pharos) et modifiez vos identifiants Amazon et bancaires sans tarder.
Une vigilance accrue face à ces nouvelles menaces
Avec l’explosion des fuites de données, ces arnaques deviennent de plus en plus sophistiquées et ciblées. La meilleure protection reste la prudence et la sensibilisation face aux techniques utilisées par les fraudeurs. Informer les proches, surtout ceux moins à l’aise avec le numérique, est essentiel pour limiter les risques.
Les abonnés Free doivent rester particulièrement vigilants et surveiller toute activité inhabituelle sur leurs comptes. L’enjeu dépasse une simple fraude bancaire : il s’agit d’une question de cybersécurité et de protection des données personnelles.
Pour promouvoir son service, Envibus, le réseau de transports de la Communauté d’agglomération de Sophia Antipolis (Casa), a rendu les voyages gratuits samedi 21 décembre à tous ses usagers. Coût total de l’opération: 5.000 euros.
En parallèle, depuis la mise en service du bus-tram, les lignes A et B sont gratuites, à condition de souscrire un pass navette à valider à chaque montée. "Peut-être qu’on ira un jour vers la gratuité totale, mais ce n’est pas l’objectif actuel. Nous préférons garder une part de financement propre et des tarifs attractifs", répond l’Agglomération. À savoir: un abonnement sénior gratuit et un pass junior à 60 euros par an. "Soit, cinq euros par mois ou un euro par semaine. Ce n’est pas gratuit mais presque", ajoute la Casa.
L’abonnement le plus élevé d’Envibus coûte 90 euros par an, normalement remboursé à hauteur de 50% par une entreprise privée et à 75% pour une collectivité. À titre d’exemple, il coûte 375 euros chez PalmBus (le réseau de la communauté d’agglomération Cannes Pays de Lérins) et 250 euros chez Sillages (dans la communauté d’agglomération du Pays de Grasse).
Pas le critère prioritaire des voyageurs
Les trois intercommunalités interrogées le confirment: le choix de la gratuité, partielle ou totale, est avant tout politique. À l’ouest du département, aucune ne semble vouloir se diriger vers cette stratégie. La CAPL met en avant une politique de décarbonation (électrification des bus, usage d’un biocarburant français, production locale d’hydrogène en 2025) et de renfort progressif de ses lignes 1,2, A, B, 21 et 22 courant 2025. "Cette stratégie est confortée par une hausse de 27% du nombre de voyages et de 111% du nombre d’abonnés par rapport à 2014", illustre-t-elle.
"Ça fait plus de dix ans qu’on n’a pas fait évoluer la tarification. Aujourd’hui, à part la Casa, tous nos voisins ont augmenté le prix du ticket unitaire", ajoute la CAPG. Elle argue aussi devoir faire face à l’augmentation du tarif du carburant, du prix plus élevé des bus électriques et aux investissements faits dans l’installation de bornes de recharge. Sans oublier le salaire du personnel.
Des budgets entre 20 et 70 millions d’euros
Toutes ces dépenses sont calculées dans un budget propre aux déplacements (transports en commun, à la demande, scolaire, vélo, covoiturage…). Il est abondé par les recettes des ventes de billets, l’apport propre des intercommunalités et par le versement mobilité. C’est une taxe payée par les entreprises de plus de onze salariés, au taux variable. À l’ouest du département, les trois intercommunalités appliquent un taux de 1,75% (1). Cette taxe paie 65 à 70% du budget de 20 millions d’euros annuels de la CAPG et presque 95% des 45,5 millions dédiés aux déplacements de la Casa. Le reste provient des recettes issues de la billetterie et des abonnements. Idem pour la CAPL, dont le versement mobilité couvre environ 60% des recettes d’exploitation d’un budget de 70,2 millions d’euros.
Dans ce cadre, impossible, pour nos trois intercommunalités, de se passer des recettes liées à la billetterie. "Elles couvrent 10,5% de nos dépenses. Si nous les enlevons, nous risquons de dégrader le réseau", ajoute la CAPG. Or, selon les intercommunalités, les voyageurs préfèrent une offre fournie et sécurisée, plutôt que gratuite.
(1) Pour les intercommunalités de plus de 100.000 habitants, le versement mobilité est plafonné à 2%.