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Plusieurs dispositifs diminuent le montant de votre impôt à payer : déduction, réduction d'impôt et crédit d'impôt.
Une secousse d'une magnitude de l'orde de 6 à 6,5, peut se produire à tout moment à Nice. Face à ce risque identifié, qui pourrait causer dans le pire des scénarios 2.500 morts et 200.000 sans abris, voici les gestes à suivre. Des préconisations issues du document sur le risque sismique édité par la préfecture des Alpes-Maritimes.
Pendant la secousse
Restez où vous êtes:
– à l'intérieur: mettez-vous près d'un mur, une colonne porteuse ou sous des meubles solides (afin d’éviter les chutes d’objets), éloignez-vous des fenêtres
– à l'extérieur: ne restez pas sous des fils électriques ou sous ce qui risque de s'effondrer (ponts, corniches, toitures...)
– en voiture: arrêtez-vous si possible à distance des constructions ou de lignes électriques et ne descendez pas avant la fin des secousses.
-Protégez-vous la tête avec les bras.
-N’allumez pas de flamme.
Après la secousse
Après la première secousse, méfiez-vous des répliques: il peut y avoir d'autres secousses.
-Ne prenez pas les ascenseurs pour quitter un immeuble.
-N’allez pas chercher les enfants à l’école, leur sécurité est plus efficacement assurée dans leur établissement.
-Vérifiez l'eau, l'électricité. En cas de fuite, ouvrez les fenêtres et les portes, quittez les lieux et prévenez les autorités.
-Eloignez-vous des zones côtières, même longtemps après la fin des secousses, en raison d'éventuels raz-de-marée.
-Si vous êtes bloqué sous des décombres, gardez votre calme et signalez votre présence en frappant sur un objet à votre portée (table, poutre, canalisation…).
Pour en savoir plus, le document de la préfecture sur le risque sismique.
https://www.alpes-maritimes.gouv.fr/content/download/7930/89000/file/Sismique_RM.pdf
Avec des températures proches d'un mois d'avril, il semblerait que le printemps ait un petit peu d'avance cette année.
Dans son dernier point, Météo-France évoque un pic de douceur attendu pour mercredi et jeudi, tout cela accompagné d'un grand soleil. Des prévisions qui vont faire du bien au moral.
Et cette première semaine de mars va ravir les Français avec un grand soleil prévu sur la majeure partie de l'Hexagone.
Si le fond de l'air restait relativement frais, le mercure va grimper cette semaine dans la région Paca notamment.
17 à 18 degrés attendus ce mercredi et ce jeudi sur le littoral mais également dans l'arrière-pays niçois.
Qu'est-ce que le printemps météorologique?
Le printemps météorologique a débuté ce samedi 1er mars. Cette saison dite "météorologique" est différente de la période "calendaire", et permet aux spécialistes de faciliter leurs observations.
Après un hiver froid et pluvieux, le printemps s'est installé officieusement en France dès le 1er mars.
Comme tous les ans à la même date, cette saison dure trois mois et commence environ trois semaines avant le début officiel du printemps.
Le décalage entre les dates du printemps sur le calendrier et le printemps météorologique a une explication scientifique. Il fait l’objet d’une convention adoptée par les météorologistes, qui vise à marquer le début et la fin de chaque saison.
Tandis que les saisons calendaires, ne considèrent que les équinoxes et les solstices, les saisons météorologiques, elles, ont été décidées arbitrairement en fonction de l'homogénéité des saisons (période de canicule, période de chute de températures, période de pluie persistante, etc.).
La saison météorologique tend donc à respecter davantage le climat que la saison calendaire, aussi appelée saison "astronomique". En effet, elle permet de s’accorder sur les types de temps dominants durant les différents mois de l’année.
Par exemple, le maximum de chaleur ne se produit pas au moment du solstice de l’été, mais plutôt vers la mi-juillet. Tout comme la période la plus froide de l’année, qui n’a pas lieu au moment du solstice de l’hiver, mais plutôt vers le 15 janvier.
Variation en fonction de la localisation
Le découpage des saisons, qu’il soit inscrit dans les astres ou dans la perception de chacun, dépend aussi de la localisation et des conditions climatiques.
Dans le sud-ouest de la France par exemple, l’ensoleillement et les températures douces apparaissent souvent à la fin février, alors que dans les régions plus au nord, les températures hivernales seront ressenties généralement jusqu’en avril.
Le printemps météorologique débute donc le 1er mars et le printemps calendaire autour du 20 mars, au moment de l'équinoxe.
Les mails d’hameçonnage et les faux sites cherchant à voler les données personnelles sont de mieux en mieux faits. La preuve avec cet exemple récent qui frôle la perfection.
Le 21 janvier dernier, Perrine recevait un e-mail de Mondial Relay l’informant que son colis n’avait pu lui être livré, et lui proposant de choisir un autre mode de retrait. N’ayant passé aucune commande, elle en a conclu qu’il s’agissait d’une tentative de phishing, et elle avait raison. Pourtant, tout avait été prévu pour qu’elle se fasse berner.
Un e-mail sans fausse note
Tout, dans le message reçu par Perrine, est crédible : le logo et les couleurs sont bien ceux de Mondial Relay et le texte ressemble à un vrai message, avec des phrases bien construites et sans faute d’orthographe. Les escrocs ont même poussé le vice jusqu’à mettre en garde les destinataires contre une campagne de phishing en cours.
Un site très complet
Le faux site Internet vers lequel renvoie le mail est impressionnant de réalisme. Il va jusqu’à proposer de choisir un autre point relais parmi ceux de Mondial Relay ou d’opter pour une livraison à domicile. Les victimes étaient ensuite invitées à fournir leurs données personnelles (nom, prénom, numéro de téléphone, adresse, etc.) mais aussi bancaires, sous prétexte de payer des frais de relivraison.
Des preuves d’arnaque bien cachées
Cet exemple montre à quel point les campagnes de phishing sont de plus en plus évoluées. Dans ce cas précis, seuls l’adresse d’origine du mail (contact@telsaleads.com) et l’URL du site (Mondials-relais.com au lieu de Mondialrelay.fr) prouvaient qu’il s’agissait d’une arnaque. Le fait que le message soit envoyé par mail (les sociétés de livraison ont plus tendance à privilégier le SMS) et que des frais supplémentaires soient réclamés aurait aussi pu mettre la puce à l’oreille.
Soyez plus que jamais méfiants
Plus que jamais, faites attention aux messages que vous recevez, surtout quand on vous demande vos données bancaires. Dans ce cas, cela doit passer par un module de paiement officiel géré par une banque. Les fenêtres insérées dans une page mail dans lesquelles vous devez renseigner le numéro à 16 chiffres, la date d’échéance et le code au verso, comme c’est le cas ici, n’offrent aucune sécurité. En cas de doute, contactez le service client du professionnel afin de vérifier que la demande vient bien de lui.
Depuis la fuite de données Free en octobre dernier, de nombreux abonnés signalent une recrudescence d’arnaques ciblées. L’un des cas les plus troublants concerne un email frauduleux reprenant des informations personnelles précises, dont un numéro de téléphone appartenant à une personne décédée. Ce détail a immédiatement alerté le destinataire, confirmant que ces escroqueries exploitent des données issues de la brèche de sécurité.
Un faux email Amazon Prime Family pour piéger les victimes
L’email en question prétend provenir d’Amazon et informe la victime d’une souscription à un service Amazon Prime Family pour un montant de 480 € par an. Les éléments qui doivent éveiller la méfiance sont nombreux :
Une adresse postale exacte et un numéro de téléphone lié à la victime, signes que les fraudeurs utilisent des bases de données réelles.
Un faux identifiant et mot de passe, souvent générés pour pousser la victime à cliquer sur des liens piégés.
Un appel à l’urgence, en proposant une procédure d’annulation immédiate qui redirige probablement vers un site frauduleux destiné à collecter des informations bancaires.
Des mentions légales maladroites, reprenant les noms officiels d’Amazon mais sans lien sécurisé ni trace d’une adresse de contact valide.
Un scénario bien rodé pour extorquer les victimes
Les escrocs cherchent à déclencher une réaction immédiate : la panique liée à un paiement non autorisé. En cliquant sur le lien proposé pour annuler la transaction, la victime est redirigée vers un faux site imitant Amazon, où on lui demandera :
Ses identifiants Amazon (réels cette fois, permettant aux arnaqueurs de prendre le contrôle du compte).
Ses coordonnées bancaires pour un soi-disant remboursement.
Un code reçu par SMS, souvent utilisé pour détourner l’authentification à double facteur.
Des informations issues de la fuite de données Free ?
Le fait que des informations personnelles précises figurent dans ce mail laisse penser que les fraudeurs exploitent la fuite de données Free d’octobre 2023. À l’époque, des informations sensibles sur des milliers d’abonnés avaient été compromises, incluant numéros de téléphone, adresses et potentiellement des historiques de connexion. Depuis, ces bases de données circulent sur le dark web et sont revendues à des cybercriminels.
Comment se protéger ?
1° Ne jamais cliquer sur les liens d’un email suspect.
2° Ne jamais fournir ses informations bancaires ou ses identifiants sur un site inconnu.
3° Vérifier directement sur son compte Amazon si un paiement a été effectué.
4° Signaler les emails frauduleux à Amazon et aux autorités compétentes.
5° Surveiller régulièrement ses comptes bancaires pour détecter toute transaction suspecte.
6° Changer ses mots de passe, notamment si son adresse email a pu être compromise.
Que faire si l’on est victime ?
Si vous avez cliqué sur le lien et fourni vos données, contactez immédiatement votre banque pour bloquer toute transaction frauduleuse. Signalez l’arnaque sur le site officiel de la répression des fraudes (Signal Spam ou Pharos) et modifiez vos identifiants Amazon et bancaires sans tarder.
Une vigilance accrue face à ces nouvelles menaces
Avec l’explosion des fuites de données, ces arnaques deviennent de plus en plus sophistiquées et ciblées. La meilleure protection reste la prudence et la sensibilisation face aux techniques utilisées par les fraudeurs. Informer les proches, surtout ceux moins à l’aise avec le numérique, est essentiel pour limiter les risques.
Les abonnés Free doivent rester particulièrement vigilants et surveiller toute activité inhabituelle sur leurs comptes. L’enjeu dépasse une simple fraude bancaire : il s’agit d’une question de cybersécurité et de protection des données personnelles.
Quinze millions de Français ont souscrit des contrats d’électricité coupant leurs journées en deux, entre heures creuses et heures pleines, les premières étant marquées par des prix très bas du kWh et inversement. Jusqu’alors, ces heures creuses étaient le plus souvent placées la nuit. Il y en aura désormais dans l’après-midi.
Lancer son lave-linge ou recharger sa voiture la nuit pour faire des économies… c’est l’intérêt des contrats d’électricité en heures pleines/heures creuses (HP/HC). Ce dispositif fera peau neuve en 2025 pour mieux l’adapter au nouveau contexte de production d’énergie en France. Ainsi l’a confirmé Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), l’autorité en charge du bon fonctionnement des marchés du gaz et de l’électricité, au micro de RMC le 30 décembre dernier. Les modifications, toujours en cours d’élaboration, devraient entrer en vigueur à l’été prochain, a-t-elle précisé.
Faire en sorte que l’option « reste durablement attractive »
Lancée en 1965, cette option HP/HC coupe en deux la journée des 15 millions de Français qui y souscrivent aujourd’hui. Pendant les heures pleines – 16 au maximum, dont obligatoirement les plages 8 h-13 h et 17 h-20 h (forte demande) –, le prix du kilowattheure (kWh) est plus élevé que celui d’une offre de base, avec un seul tarif. À l’inverse, aux heures creuses – 8 au minimum, placées entre 12 h et 17 h et 20 h et 8 h (demande faible) –, le coût du kWh baisse. C’est Enedis, le gestionnaire du réseau, qui fixe les horaires dans chaque localité.
Emmanuelle Wargon dit tenir à ce que cette option HP/HC reste « durablement attractive », en faisant en sorte qu’elle devienne économiquement intéressante dès lors qu’on est en mesure de placer 25 % de ses consommations électriques en heures creuses. « Chose relativement facile lorsqu’on a un chauffe-eau électrique ou une voiture électrique », estime la présidente de la CRE.
S’adapter à l’essor de la production d’électricité solaire
Mais cette option rend-elle toujours autant service au réseau électrique ? C’est l’un de ses objectifs initiaux : lisser au maximum la demande d’électricité pour éviter au maximum les pics de consommation (lorsque la production peine à couvrir la consommation). La majorité des heures creuses des foyers en HP/HC sont encore aujourd’hui concentrées entre 20 h et 8 h. Logique à une époque où le dispositif visait à inciter les Français à décaler leurs consommations la nuit, lorsque nos centrales nucléaires continuent de produire mais que les usines sont à l’arrêt.
Depuis, le contexte a changé, avec l’essor des énergies renouvelables. Les jours ensoleillés notamment, la production d’électricité photovoltaïque est abondante aux heures méridiennes (11 h-16 h), soit des moments où justement on a peu de consommations à mettre en face, les Français étant le plus souvent au travail. Les cours du kWh sur les marchés chutent alors drastiquement, au point de basculer dans le négatif certains jours. Rien qu’au premier semestre 2024, la France avait connu 233 heures de prix négatifs, comptait Enedis. Un record.
Tout l’enjeu est de repenser l’option HP/HC, afin que les heures creuses collent mieux à ces pics de production solaire et inciter ainsi les particuliers à placer leurs consommations programmables sur ces plages horaires. C’est ainsi la principale évolution annoncée par Emmanuelle Wargon pour cet été. Le nombre d’heures creuses restera plafonné à 8 par jour. « On en gardera toujours de nuit, 5 ou 6 heures, ce n’est pas encore décidé », a-t-elle détaillé. Les 2 ou 3 heures restantes seront donc placées l’après-midi.
Ce nouveau découpage pourrait tout de même faire des mécontents. Notamment du côté des propriétaires de véhicules électriques qui profitaient, pour certains, de leurs 8 heures creuses de la nuit pour recharger leurs voitures à domicile. Emmanuelle Wargon assure que 5 ou 6 heures « permettent normalement de recharger une voiture électrique » via la plupart des wallbox (bornes de recharge domestiques dédiées). Pour des citadines avec des puissances de batteries autour des 40 kWh, oui peut-être. La recharge de 10 à 80 % se fait généralement en moins de 6 heures. En revanche, pour des modèles plus imposants avec des batteries plus puissantes (autour des 80 kWh), on approche bien plus les 8 heures minimum.
Lors d’un achat en ligne, l’option CB est souvent proposée comme alternative à Visa ou Mastercard. Un choix qui peut s’avérer judicieux.
« Le made in France, c’est mieux si on paye in France. » La campagne, siglée CB, déployée ces derniers mois par affichage et dans la presse, a de quoi interpeller. D’abord parce qu’on ne sait pas forcément qu’un choix s’offre à nous au moment de faire un achat en ligne par carte bancaire. Ensuite parce que le slogan laisse penser qu’on pourrait, à cette occasion, faire preuve de patriotisme économique. Qu’en est-il exactement ?
Sur les quelque 110 millions de cartes bancaires qui circulent en France, 77 millions portent le logo CB, elles sont dites « cobadgées » avec Visa ou Mastercard. Ce pictogramme est la marque du groupement d’intérêt économique (GIE) Cartes bancaires, mis sur pied en 1984 par les principales banques françaises. Lorsqu’on procède à un paiement en ligne, on ne remarque pas toujours ce logo alors qu’il est fréquemment présent. Ceux de Visa ou MasterCard nous étant plus familiers, nous avons généralement tendance à cliquer dessus. Alors qu’il est possible d’opter pour le réseau national dès lors que l’on possède une carte cobadgée.
Si le GIE Cartes bancaires attire aujourd’hui l’attention sur ce point, c’est qu’il se sent menacé par la concurrence. Pendant longtemps, les paiements passant par son réseau sont restés ultradominants en France. Mais ces derniers temps, plusieurs banques, notamment les néobanques, ont renoncé au cobadging, ne permettant que les paiements via le réseau Visa ou celui de Mastercard. Un virage que n’apprécient guère les commerçants, car les commissions exigées par ces derniers sur chaque achat sont beaucoup plus élevées que celles imposées par le réseau CB. Selon notre confrère Les Échos, la différence pourrait aller de 1 à 10 !
Coûts répercutés sur les prix
En novembre dernier, Ecommerce Europe, organisme représentant les intérêts des commerçants en ligne dans l’Union européenne, a publié un communiqué déplorant qu’au vu de leur position dominante, Visa et Mastercard se permettent d’imposer des augmentations « substantielles et régulières des commissions, certains commerçants importants pointant une hausse supérieure à 75 % entre 2016 et 2021, sans que cela reflète une augmentation des coûts ou des risques » pour les réseaux. L’association réclame une transparence sur les prix et une justification des augmentations, remarquant que la France est un des seuls pays en Europe à pouvoir échapper à cette hégémonie des deux mastodontes, grâce à l’existence du réseau CB. Pour les consommateurs, circonscrire le montant des commissions dans des limites raisonnables est également impératif. Car ces coûts supplémentaires imposés aux commerçants sont inévitablement répercutés sur les prix des marchandises ou services. C’est en cela que choisir le logo CB peut s’avérer pertinent, sachant que si certaines assurances sont liées à une carte bancaire (en cas de voyage en particulier), le fait d’opter pour un réseau ou l’autre ne change rien.
Pour les victimes d'escroqueries sur internet : faux sites de vente, piratage de comptes de messagerie, extorsion d'argent pour débloquer un ordinateur...
découvert par article Nice Matin https://www.nicematin.com/faits-divers/soldes-d-hiver-qu-est-ce-que-thesee-cet-outil-qui-permet-notamment-de-porter-plainte-apres-un-achat-frauduleux-en-ligne-966637
En 2022, la police nationale a mis en place la plateforme "Thésée", un outil national de plainte en ligne pour les escroqueries du web. Vous pouvez y déposer plainte directement, sans avoir à vous déplacer. Une quinzaine d’enquêteurs sont mobilisés pour recevoir lesdites plaintes.
C’est le parquet de Nanterre qui décidera ensuite - quand l'affaire concerne les Alpes-Maritimes - si elle doit être confiée à la police judiciaire ou la Sûreté départementale, en fonction de sa gravité.
Quand il est transmis aux services compétents, le dossier est déjà avancé. C’est essentiel: aller vite, en matière d’escroquerie sur le Net, est souvent la clé d’une enquête réussie.
"Thésée" épargne également à la victime des procédures trop lourdes, comme se déplacer, être entendue, ce qui permet également de remonter plus facilement les escrocs.
La force de la plate-forme est de permettre de croiser les dossiers et d’y retrouver des similitudes menant à un seul et même auteur. Les escrocs, s’appuyant sur la volatilité d'Internet, frappent en effet en effet partout en France, et même à l’étranger.
Elles étaient annoncées dès 2022 dans la région Paca... mais on n'en avait pas vu la couleur. Cette fois, le dossier accélère.
La société OTC a décroché le marché public du déploiement des voitures-radar privées dans les 31 départements en Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Occitanie, indiquent plusieurs médias spécialisés comme Radars-auto et L'Automobile magazine.
L'entreprise, qui a déjà géré le déploiement de ces engins en Côte-d'Or et Bourgogne-Franche-Comté, a obtenu un contrat de deux ans, de décembre 2024 à décembre 2026, pour un montant total de quasiment 34,5 millions d'euros.
126 voitures-radar déployées
Quelque 126 voitures-radar conduites par des chauffeurs privés de la société OTC seront déployées progressivement dans le sud de la France au cours de l'année.
Les véhicules banalisés circuleront sur des "axes déterminés par les services de l'Etat, sous la coordination des préfets de département, principalement sur les portions de routes où sont relevées des vitesses excessives, qui sont à l'origine d'accidents, et sur tous les types de réseaux (autoroutes, routes nationales, départementales ou communales)", rappelle le site de la Sécurité routière.
Les radars à flash infra-rouge, non-visible pour les usagers épinglés, sont conçus pour cibler les grands excès de vitesse. Ainsi, seront flashés les conducteurs roulant à partir de 146km/h sur autoroute, 124km/h sur une voie express et 61km/h en agglomération.
Le smartphone est la nouvelle cible des hackeurs. Avec la généralisation de la double authentification via un code envoyé par SMS, ils ont tout intérêt à en prendre le contrôle. En piratant la carte SIM !
4 conseils de vigilance
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Si vous confiez votre mobile à un réparateur, ne laissez jamais la carte SIM à l’intérieur et ne le perdez pas de vue. Privilégiez les techniciens qui ont pignon sur rue.
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Installez des logiciels de contrôle parental. Sans en avoir conscience, vos enfants peuvent naviguer sur des sites dangereux ou livrer des données personnelles.
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Ne communiquez pas vos informations sensibles (numéro de téléphone, code secret…) à quelqu’un qui vous appelle pour vous les demander. Votre banquier, par exemple, ne le fera jamais !
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Portez plainte en cas de fraude. Cela permet de lancer une enquête et, peut-être, de remonter une filière.
Que Choisir Budgets. En quoi consiste l’arnaque à la carte SIM ?
Damien Bancal. Il existe plusieurs types de piratage à l’heure actuelle, et les hackeurs se montrent de plus en plus habiles. L’une des techniques est appelée le SIM swap ou SIM swapping. L’objectif du cyberescroc est de prendre le contrôle de votre numéro de téléphone portable en dupliquant votre carte SIM. Dans les cas les plus courants, il contacte votre opérateur mobile en se faisant passer pour vous (grâce à des informations personnelles qu’il s’est déjà procurées) et prétexte la perte ou le dysfonctionnement de la carte SIM afin d’en obtenir une nouvelle (ce qui entraînera la désactivation de la vôtre). Ou encore, il génère une e-SIM (une copie électronique de votre carte SIM) en piratant votre compte chez votre opérateur. Une fois qu’il dispose de cette carte frauduleuse, le malfaiteur peut intercepter tous vos SMS, vos appels, etc., mais aussi vos codes personnels d’accès à vos comptes en ligne.
QCB. Existe-t-il d’autres variantes de cette méthode ?
D. B. Malheureusement, oui. Les pirates ont plus d’un tour dans leur sac ! Vous recevez un SMS vous alertant que votre nouvelle carte SIM est disponible en boutique. Or, vous n’êtes pas à l’origine de cette demande… Et on vous indique que vous devez cliquer sur un lien pour annuler la commande. Mais attention ! Car c’est là que le piège se referme. Ce procédé permet au pirate de capter vos données personnelles. Autre exemple, le hackeur réussit à installer un logiciel espion sur votre mobile en vous incitant à télécharger un fichier piégé. Ensuite, il n’a plus qu’à se servir ! Il arrive également que le salarié d’un opérateur soit soudoyé et livre aux cybercriminels des listes de numéros, voire les informations confidentielles de clients. On est alors en présence d’un modèle de corruption dont la finalité est l’usurpation d’identité. Et il y a de plus en plus de personnes touchées !
QCB. Quelles conséquences pour les victimes ?
D. B. Après avoir détourné une carte SIM, l’arnaqueur peut se connecter à tous les services en ligne qui nécessitent un numéro de téléphone. En clair, il sera en mesure de contourner l’authentification à deux facteurs. Ce mécanisme de sécurité, largement implémenté par les entreprises de la tech, consiste à réclamer un code à l’utilisateur, en complément du traditionnel mot de passe. Bien souvent, il est envoyé sur le numéro de l’usager. Mais, une fois le smartphone hacké, cette donnée confidentielle devient transparente pour le pirate.
Comme chaque année, la revue médicale Prescrire a dressé sa liste des médicaments "plus dangereux qu'utiles". Il s'agit de médicaments qui ont une moins bonne "balance bénéfices-risques" que d'autres.
La revue médicale Prescrire a dressé jeudi pour la treizième année consécutive une liste de médicaments à écarter parce qu'ils sont "plus dangereux qu'utiles". Parmi les médicaments autorisés en France ou dans l’Union européenne, qui ont été analysés par la revue indépendante, 116 sont particulièrement pointés du doigt, dont 88 sont commercialisés en France. Prescrire estime que d’autres options thérapeutiques "ont une meilleure balance bénéfices-risques" que certains médicaments qu'elle recommande d'écarter.
Parmi les médicaments déconseillés, le Smecta et ses dérivés, bien connus du grand public car régulièrement prescrits par les médecins pour des troubles intestinaux. Selon la revue, l'effet thérapeutique de ces argiles médicamenteuses n'est pas bien démontré. De plus, la revue rappelle qu'elles ne sont pas complètement sans danger puisqu'elles contiennent des traces de plomb naturelles.
Des alternatives à la liste noire de 2025 des médicaments à éviter
https://www.quechoisir.org/actualite-medicaments-a-eviter-des-alternatives-a-la-liste-noire-n132886/
En France, 88 médicaments sont plus risqués qu’utiles : c’est l’inventaire que dresse la revue médicale Prescrire dans la dernière édition de son bilan annuel. D’autres options sont souvent disponibles pour remplacer les produits recensés dans cette « liste noire » version 2025.
Parmi les médicaments disponibles en France, 88 spécialités offrent un bénéfice insuffisant, voire inexistant, au regard de leurs effets indésirables. Dans son bilan annuel des médicaments à écarter pour mieux soigner, la revue Prescrire met à l’index des substances correspondant à des indications variées. Souvent, il existe des alternatives plus efficaces ou moins risquées.
S’abstenir
Face à des troubles courants (nausées, maux de ventre, toux), le médicament n’est pas toujours la meilleure option. Les argiles médicamenteuses (diosmectite [Smecta], hydrotalcite [Rennieliquo], montmorillonite beidellitique [Bedelix]) ne sont donc pas conseillées en cas de diarrhée aiguë, en particulier chez les enfants. En cause, leur contamination au plomb, métal lourd aux effets notamment neurotoxiques. Des antiacides sans argile, ou encore l’oméprazole (Mopral), sont de meilleurs choix selon Prescrire. De même, les effets indésirables des antiémétiques (dompéridone, dropéridol [Doleptan], métopimazine [Vogalène]) sont excessifs au vu des nausées qu’ils doivent soulager : troubles du rythme cardiaque, AVC ou encore morts subites. Lorsque les vomissements sont trop soutenus, l’utilisation du métoclopramide [Primpéran] peut être envisagée.
En cas de toux, qu’elle soit sèche ou grasse, il est plutôt recommandé de s’abstenir d’un traitement, ou de recourir à du miel pour soulager l’irritation. Au rayon des antitussifs, l’oxomémazine [Toplexil] a, notamment, un fort effet sédatif, tandis que la pentoxyvérine expose à un risque de réactions allergiques graves et de troubles cardiaques. Lorsque la toux est trop importante, un sirop à base de dextrométhorphane peut être prescrit. Attention toutefois : il s’agit d’un opioïde avec un risque de dépendance et de surdosage si d’autres sont pris en même temps. Les fluidifiants bronchiques (ambroxol [Muxol] et bromhexine [Bisolvon]), eux, n’ont pas apporté la preuve de leur efficacité mais peuvent entraîner des réactions allergiques graves (anaphylactiques ou cutanées).
Dans d’autres situations, la position de Prescrire s’explique par l’absence d’efficacité par rapport à un placebo. C’est le cas des décontractants musculaires (méthocarbamol [Lumirelax] et thiocholchicoside [Miorel]), peu utiles mais responsables de troubles digestifs parfois graves et d’atteintes cutanées (angioœdème, photodermatose, etc.). Plusieurs antidépresseurs sont dans la même situation : l’agomélatine (Valdoxan) et la tianeptine (Stablon). La fluoxétine (Prozac) dispose d’un meilleur niveau de preuves tout en entraînant moins d’effets indésirables.
Changer d’option thérapeutique
Dernier cas de figure : des alternatives moins risquées existent. En traitement de l’excès de cholestérol, Prescrire déconseille ainsi la famille des fibrates bézafibrate (Befizal) et fénofibrate (Lipanthyl), qui ne prévient pas les incidents cardiovasculaires mais peut provoquer des réactions cutanées. Contre l’hypertension, l’olmésartan (Alteis) est lui aussi mis à l’index. Il ne fait pas mieux que les autres molécules « cousines » (losartan [Cozaar] et valsartan [Tareg]), mais expose à des entéropathies et à des hépatites auto-immunes.
Le rayon des anti-inflammatoires est rempli de ces situations. L’acéclofénac (Cartrex) et le diclofénac (Voltarène) augmentent le risque d’incidents cardiovasculaires (infarctus, insuffisance cardiaque), tout comme la famille des coxibs (célécoxib [Célébrex], étoricoxib [Arcoxia], parécoxib [Dynastat]). Le méloxicam (Mobic), le piroxicam (Feldène) et le ténoxicam (Tilcotil), quant à eux, sont responsables de troubles digestifs et cutanés pouvant être sévères. Prescrire recommande de s’en tenir à l’ibuprofène (Nurofen) ou au naproxène (Apranax) si le paracétamol ne suffit pas.
Du côté des antidépresseurs, la liste se rallonge. Le citalopram (Seropram) et l’escitalopram (Seroplex) exposent à un surrisque cardiovasculaire par rapport aux autres traitements de la famille des ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine). En cas de surdose, les complications sont également plus sévères. Le même problème se pose pour la duloxétine (Cymbalta), le milnacipran et la venlafaxine (Effexor), de la famille des IRSN (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline).
Alimentation, tabac, hygiène bucco-dentaire ou simplement érosion de l’émail avec l’âge... il arrive que les dents jaunissent ou ternissent avec le temps.
Dans un monde où le sourire est souvent synonyme de confiance et d’attrait, le "blanchiment" des dents est devenu une méthode tendance.
Mais attention, ce n’est pas aussi simple que d’ouvrir un tube de dentifrice! Entre les techniques des professionnels et les promesses alléchantes des réseaux sociaux, il est essentiel de s’y retrouver.
Quelles techniques les dentistes utilisent-ils vraiment? Existe-t-il des contre-indications? On fait le point avec le Dr Ludovic Barbry, chirurgien-dentiste et président du conseil de l’ordre des chirurgiens-dentistes du 06.
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On parle d’éclaircissement plutôt que de blanchiment
Tout d’abord, il vaut mieux parler d’éclaircissement des dents que de blanchiment. "L’ultra blanc n’existe pas. Ainsi, la technique d’éclaircissement utilisée par les dentistes vise à réduire les taches et des pigments accumulés sur l’émail afin de retrouver une couleur plus claire. Il n’est donc pas question d’opérer une transformation radicale de la couleur des dents. Une personne qui souhaite opter pour cette méthode doit se préparer à un résultat qui correspondra en réalité à sa teinte d’origine", prévient le Dr Ludovic Barbry. -
Avant le traitement, un bilan dentaire est essentiel
Avant toute procédure d’éclaircissement dentaire, un point avec un professionnel est indispensable afin de s’assurer qu’aucune infection ou inflammation n’est présente.
"Il y a également des cas ou l’éclaircissement n’est pas si simple. Par exemple, il faut savoir que des couronnes dentaires ne peuvent pas être blanchies. Dans ce cas, le patient doit être conscient que les implants et autres prothèses conditionneront le changement de couleur possible."
- Une méthode avec des gouttières sur mesure
Les chirurgiens-dentistes utilisent deux méthodes principales pour éclaircir les dents. Tout d’abord les gouttières sur-mesure. "Fabriquées pour s’adapter à la dentition du patient, elles permettent d’appliquer un produit blanchissant, à base de peroxyde d’hydrogène. Grâce à un petit espaceur sur les gouttières, le gel pénètre l’émail plus facilement."
Le dispositif se porte la nuit et le traitement dure entre 4 jours et une semaine. "Certaines personnes peuvent ressentir une sensibilité accrue au froid durant le traitement, un effet temporaire mais parfois inconfortable."
Très efficace, cette méthode s’estompe néanmoins avec le temps. "En moyenne, l’éclaircissement dure deux ans, mais cela dépend des habitudes de vie du patient; boire par exemple régulièrement du café ou du thé peut ternir la dent plus rapidement."
- Une technique spécifique pour les dents dévitalisées
Deuxième option: l’éclaircissement interne. "Cette méthode est réservée aux dents dévitalisées (1) qui peuvent changer de couleur et foncer après un choc ou un traitement et nuire à l’esthétique du sourire."
Dans ce cas précis, la technique consiste à appliquer un produit à base de peroxyde d’hydrogène directement dans la dent afin de l’éclaircir, puis à sceller l’accès avec un matériau de remplissage définitif (comme la résine composite) pour empêcher toute infiltration de bactéries ou de substances colorantes à venir.
"Le blanchiment interne peut parfois être insuffisant suivant la coloration de départ et la récidive est assez rare."
- Une dent dévitalisée est une dent qui a subi une intervention chirurgicale à la suite d’une carie profonde ou d’une infection de la dent.
Bicarbonate de soude, dentifrice... quelle efficacité?
Avant de réaliser un blanchiment dentaire, de nombreuses personnes se tournent vers les dentifrices "blanchissants" afin de retrouver un sourire plus brillant.
"Ces dentifrices permettent de prolonger l’effet d’un détartrage polissage au cabinet dentaire, mais ils ne feront pas mieux: aucune pâte ne peut éclaircir la couleur des dents."
D’autres se brossent avec du bicarbonate de soude (également appelé bicarbonate de sodium), car il est présenté comme un moyen efficace de blanchir les dents.
"En effet, le bicarbonate peut avoir un effet nettoyant antitache mais attention, en cas d’utilisation fréquente et en fonction du produit utilisé et de sa composition, il risque d’avoir une fonction abrasive et d’abîmer l’émail des dents. Il vaut mieux demander conseil à un dentiste avant d’utiliser un produit à base de bicarbonate de soude."
Gare aux dérives sur Internet
Les kits en vente libre: sur Internet, des kits de blanchiment des dents sont en vente libre et promettent un sourire de star en quelques minutes. Mais attention, ces produits sont souvent inefficaces car ne dépassant pas 0,1% de peroxyde d’hydrogène dans leur composition. "Les chirurgiens-dentistes disposent de gels concentrés à 6%. Une différence qui explique que seuls les traitements effectués en cabinet dentaire ont une réelle efficacité sur la durée." Loin d’être inoffensives, ces kits de blanchiment peuvent également être dangereux car mal dosés. "A contrario, une concentration trop importante de peroxyde d’hydrogène peut entraîner un risque de brûlures et de lésions dentaires."
La méthode "dent de requin": le sourire "blanc lavabo" qui fait fureur sur les réseaux sociaux n’est pas le résultat d’un éclaircissement des dents mais d’une technique dangereuse et que l’on appelle la tendance "dent de requin". "Cela consiste à se limer les dents à l’extrême pour y poser des facettes (technique de restauration partielle qui prend la forme d’une fine lamelle, Ndlr) et avoir les dents blanches et bien alignées. Cette méthode est très dangereuse; limer une dent saine peut avoir les conséquences catastrophiques."
« Les yaourts sont périmés, je les jette ? », « Il reste une tranche de jambon, poubelle ? », « Est-ce risqué de manger cette conserve dont la date est dépassée depuis plusieurs semaines ? » On se pose régulièrement ces questions au moment de préparer le repas, ce qui conduit de nombreux aliments à finir leur vie dans la poubelle plutôt […]
Le 23 septembre est la Journée Internationale DES langues des signes, créé par l'Assemblée générale des Nations Unies il y a sept ans ; une journée qui s'inscrit dans la semaine internationale des sourds célébrée depuis les années cinquante.
La journée vise à sensibiliser le public et les gouvernements aux droits des personnes sourdes.
C'est aussi l'occasion de tordre le coup à quelques clichés sur la LSF et les sourds.
Le point avec une entendante, Nathalie Audap, interprète Français-LSF avec l'association niçoise ARMILS.
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Il n'y pas UNE langue des signes mais DES langues des signes, car Non la langue des signes n'est pas universelle.
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On parle de LANGUE et pas de LANGAGE des signes. La Langue des Signes Française a ses propres signaires (vocabulaire), ce n'est pas ou outil ; la LSF a sa propre grammaire, sa propre syntaxe ; on l'apprend comme tout autre langue orale. (et c'est beaucoup plus difficile que ce qu'on peut penser !)
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Non le mime et la LSF ca n'est pas la même chose.
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Les sourds ne sont pas muets : ils ont des cordes vocales qui fonctionnent parfaitement. On pensait à tort que les sourds, puisqu'ils ne pouvaient pas entendre, ne pouvaient pas parler, c'est faux.
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La LSF Langue des Signes Française est une langue à part entière . Reconnue officiellement depuis février 2005.
Si depuis quelques années maintenant on voit fleurir des cours de "bébé signe" en revanche l'apprentissage de la LSF reste souvent bridé pour les enfants sourds.
Les choses bougent doucement ; sachez que le MAMAC de Nice et le musée Picasso d'Antibes proposent des visites signées à destination du public sourd.
Retrouvez notre échange avec Nathalie Audap de l'association ARMILS en cliquant sur le lecteur en haut de cette page.
Et pour sensibiliser le grand public à la LSF : rdv ce samedi 28 septembre sur la coulée verte au kiosque du Théâtre National de Nice.
15h00 "Loup y es-tu ?" spectacle Français-LSF : un conte signé suivi de surprises. C'est gratuit.
Suivi, à 19h00, d'un café signes au restaurant le Campo 6, place Garibaldi
Mais il fait réserver auprès de l'association SIGNES : en envoyant un message à signes@gmx.fr ou au 06 47 02 99 00
CONTACT :
-L'association niçoise d'interprètes français-LSF : ARMILS armils06.fr / 06 75 51 40 87
-Si apprendre la LSF vous intéresse : LSF Med propose des cours sur Nice prochainement ; parce que la seule structure qui existait a fermé il y a 4 ans maintenant.
-Pour en savoir plus sur les Langues des Signes .
Le responsable des objets trouvés de Cannes, Michel Grippi, est fier. Fier de son taux de restitution: 16%, contre 3% pour la moyenne française.
"On a créé un compte Facebook, on est les seuls en France. Ce n’est pas un site de dialogue, mais une vitrine", pour présenter les objets trouvés. Seuls les objets sans nom, qu’on ne peut pas identifier, comme les clefs, les sacs, les parapluies, sont mis sur Facebook. "Mais pas les téléphones!"
Trop compliqué. Le but étant de restituer un maximum: "Je veux arriver au moins à 20%."
Pour le reste, "on fait des recherches". Alors, Madame Quereda appelle assurance, banque, laboratoire, médecin… Tout ce qui est possible et inimaginable pour retrouver les propriétaires.
"Pour l’année 2023, on a rentré 4.415 objets." Avec un pic important juste après la période du Festival du film – "le Palais nous ramène les objets par cartons" –, et jusqu’à la fin des vacances scolaires d’été: juin, juillet et août, "on est entre 500 et 600 objets au mois, le reste de l’année entre 250 et 300".
Une fois que les objets sont ramenés au service des objets trouvés, au 45, boulevard Carnot, toussont photographiés, étiquetés et stockés.
Chaque municipalité décide du délai de garde. Pour Cannes, c’est 6 mois (les documents d’identité, eux, sont détruits après un mois).
Une montre à 15.000 euros
Ensuite, si les objets n’ont pas retrouvé leur propriétaire, ils sont vendus à un commissaire-priseur. "Il le revend ensuite à des sociétés" (Cash converters, par exemple).
Et même si 90% du stock est à jeter, "il y a des beaux lots, quasiment tous les téléphones lui reviennent. La dernière fois, il y avait 11 trottinettes. La moins chère doit valoir 700 euros et la plus chère dans les 3.000." Mais l’argent de la vente va à l’état, pas à la municipalité.
Et l’argent présent dans les portefeuilles perdus va, lui, au Trésor public. Ce que regrette le responsable, car "un service des objets trouvés coûte assez cher à l’administration communale".
D’autant plus que le service peut expédier, à ses frais, certains objets trouvés dans toute la France (métropolitaine et Dom Tom). "Mais seulement de mairie en mairie!" Si un propriétaire veut recevoir l’objet chez lui, c’est à ses frais!
Et des objets insolites, il y en a? "On a ramené à mon prédécesseur une enveloppe avec 10.000 euros dedans." Pour Monsieur Grippi, c’est une montre Chopard à 15.000 euros. "Après on a quelques godemichés dans les valises, puisqu’on ouvre tout." Et quand les gens viennent les chercher, "moi j’aime bien leur dire: ‘‘y’a TOUT dedans’’ (rire)".
Page Facebook https://www.facebook.com/profile.php?id=100050022469976
Mail: pmobjetstrouves1@ville-cannes.fr. objets-trouves@ville-cannes.fr
Tél. 04.97.06.40.00. 45, boulevard Carnot.
"Si vous pensez que pour résoudre un problème de rats, il suffit d’adopter un chat, alors c’est que vous n’avez jamais essayé."
Ce vétérinaire qui exerce à Nice est catégorique: "Le chat, surtout quand il est domestique, n’est pas du tout le prédateur du rat. C’est même risqué pour lui". On vous dit pourquoi.
Le rat n’a rien à voir avec une souris
D’abord, le chat est prédateur de la souris, pas du rat.
La gueule du chat permet d’attraper les souris facilement puisque celle-ci est généralement très petite (- de 10cm). Et la souris n’a aucun moyen de défense, à part la fuite!
C’est autre chose pour le rat. "Son gabarit est beaucoup plus imposant, plus du double. Et à l’inverse de la souris, il se défend, il est plus agressif et n’hésitera pas à sauter sur le chat pour le griffer ou le mordre."
Pour rappel, le rat possède 2 incisives supérieures d’environ 4 mm de longs, ainsi que de 2 incisives inférieures de 7 mm de longs et des griffes affûtées sur chacune de ses 4 pattes.
L’autre raison, c’est que le chat domestique, surtout quand il est bien nourri, a perdu au fil de l’évolution son instinct de chasse, même si certains rapportent quelques petits oiseaux.
Les vrais prédateurs du rat sont: l’homme, la buse, la chouette, le hibou, le furet, le serpent, la fouine, le renard. "Il s’agit principalement d’animaux sauvages, non domestiqués par l’homme qui ont conservé leur instinct de chasse, ce qui leur sert à se nourrir."
Parfois impressionnant mais le plus souvent bénin, un saignement de nez se traite à l’aide d’une simple compression. Et, contrairement à une idée reçue, sans pencher la tête en arrière !
Le saignement de nez (épistaxis en langage médical) concerne, dans 90 % des cas, la « tache vasculaire », cette zone située sur la cloison nasale, en avant, où différentes petites artères se rejoignent entre elles. Le saignement est le plus souvent sans gravité et peut facilement être maîtrisé. Ne pas pencher la tête en arrière est une priorité, car l’écoulement de sang continuerait dans la gorge, avec une gêne, une impression de gorge sèche, un goût métallique, des nausées, voire des vomissements. On garde la tête droite, on peut aussi la pencher légèrement vers l’avant, avec un mouchoir à proximité pour éviter les taches.
Comprimer
Pour arrêter tout saignement, il faut comprimer la plaie. Pour le saignement du nez, c’est la même chose. On se mouche doucement une première fois au-dessus de l’évier ou du lavabo pour éliminer des caillots qui entretiennent le saignement, puis on comprime fermement la cloison nasale. Cela implique d’appuyer sur les deux narines jusqu’en haut du nez avec deux doigts, par exemple les deux index. Si on ne comprime que la narine qui saigne, la compression peut être insuffisante, car la cloison nasale, un cartilage souple, se déforme aisément. La compression doit durer dans l’idéal 10 minutes – et c’est long. Au bout de 5 minutes environ, un nouveau mouchage, qui ne sera pas trop énergique, est utile pour évacuer les caillots formés qui peuvent faire durer le saignement. Puis on effectue une nouvelle compression de 5 minutes. Le saignement est alors arrêté. On n’oubliera pas, évidemment, de respirer par la bouche durant tout ce temps ! En complément, on peut appliquer du froid qui permettra la constriction des vaisseaux. Cette application se fera en comprimant le nez avec un gant de toilette ou un linge mouillé en utilisant l’eau la plus froide possible.
Mèche ou pas mèche ?
Introduire une mèche dans les fosses nasales est efficace, mais il faut maîtriser la technique. Le méchage fait à la maison, qui consiste à introduire dans la narine du coton ou un mouchoir roulés en cône, est à éviter. En effet, il comporte deux risques : déclencher un nouveau saignement en retirant la croûte en même temps que la mèche ; être la cause d’une infection si la mèche est laissée trop longtemps. Devant un saignement qui ne s’arrête pas, un professionnel de santé pourra effectuer un méchage avec des mèches spéciales, résorbables ou enduites de vaseline. À noter : dans tous les cas, les pommades hémostatiques n’ont pas d’intérêt.
Et si c’est plus grave ?
Si vous prenez de l’aspirine ou un anticoagulant, le principe est le même à ce détail près : la compression doit être beaucoup plus longue, au moins 20 minutes, voire plus. Il faut savoir que l’aspirine augmente le temps de saignement jusqu’à 7 à 10 jours après la dernière prise.
Si le saignement persiste ou reprend malgré la manœuvre décrite ci-dessus, s’il coule dans la gorge malgré la tête en avant, s’il se produit des deux narines en même temps, s’il s’accompagne de douleurs de tête, de fièvre, de vertiges ou d’autres symptômes généraux, mieux vaut appeler le 15 pour avoir un avis en urgence.
Si les saignements récidivent régulièrement du même côté, au moindre traumatisme, voire spontanément (en cas de fortes chaleurs ou dans la nuit, par exemple), il est utile de consulter un médecin ORL. Il examinera les fosses nasales et pourra procéder à une cautérisation de la tache vasculaire, devenue trop fragile.
Une femme qui se fait prendre à parti lourdement par un homme dans un transport en commun à une heure de pointe; une autre qui, dans la rue, essuie des remarques sexistes outrancières sous les yeux des passants… Dans tous ces cas, tristement banals, pourquoi les témoins de la scène n’interviennent pas ou rarement?
La faute à l’effet spectateur, qui inhibe notre capacité à agir quand on est plusieurs à assister à une scène qui nécessiterait d’intervenir.
Depuis 20 ans, l’enseignante-chercheuse Peggy Chekroun, directrice de l'équipe psychologie sociale des comportements et cognitions au sein de l’université Paris-Nanterre, étudie ce phénomène, étayé par une expérience scientifique menée en 1968 par des scientifiques américains en réaction à un fait divers sanglant.
Dans la nuit du 13 mars 1964, Kitty Genovese, serveuse à New-York, est violée et poignardée à mort au pied de son immeuble. Au New-York Times, les forces de l’ordre indiqueront avoir les noms de 38 témoins ayant assisté à la scène sans bouger le petit doigt.
Décryptage d’un processus, toujours d’actualité.
Qu'est-ce que l’expérience menée en réaction à ce fait divers met-elle en évidence?
Les chercheurs Bibb Latané et John Darley ont fait venir des participants dans un laboratoire pour échanger via des moyens de communication de l’époque (un casque et un micro) dans des box séparés.
L’expérience consistait alors à faire varier le nombre de "participants". Parmi eux, il y avait en réalité un seul vrai participant et des complices, recrutés pour l'expérience, qui échangeaient à distance. La discussion était tantôt entre deux, trois ou six personnes.
"Dès lors qu’on est plusieurs témoins à assister à une agression, un malaise ou un simple problème, on va moins être enclin à aider", Peggy Chekroun
Au bout d’un moment, l’un des faux participants, qui s’était initialement présenté comme souffrant d’épilepsie, simulait un malaise.
L'objectif de l'expérience était de mesurer ce que le seul vrai participant allait faire: sortir de son box pour essayer d’intervenir ou pas? Si oui, au bout de combien de temps?
L’expérience a démontré que plus le groupe de témoin est grand, moins le participant intervient et plus le délai pour intervenir est long.
Elle met en évidence que, dès lors qu’on est plusieurs témoins à assister à une agression, un malaise ou un simple problème, on va moins être enclin à aider.
Quels sont les processus psychologiques qui nous poussent à ne pas intervenir?
Le premier, c'est la diffusion de la responsabilité. Quand on est nombreux à assister à une scène où il faudrait aider, la responsabilité qui incombe à chacun est moins grande que quand on est le seul témoin. Quand je suis seule, cette responsabilité m’incombe à 100%. Quand on est deux, celle-ci passe à 50-50.
D'autres facteurs ont été mis en évidence, comme l’influence sociale basique. Souvent, les situations d’urgence sont un peu ambiguës et les témoins peuvent se demander: est ce que c'est vraiment une urgence? Est-ce que c'est la meilleure façon d’intervenir? Est-ce que c'est une agression ou juste un couple qui se dispute? Car dans ce dernier cas, les normes sociales nous disent que ce n’est pas à nous d’intervenir.
"Dans les situations ambiguës, on va avoir tendance à regarder les réactions des autres", Peggy Chekroun
Dans les situations ambiguës, on va avoir tendance à regarder les réactions des autres. Mais ce à quoi l’on ne pense pas à ce moment-là, c’est que les autres ont les mêmes mécanismes psychologiques que nous et donc font la même chose. D’où ce laps de temps où il ne se passe rien, de plus en plus grand à mesure qu’on est nombreux.
Connaître ce fonctionnement-là de notre cerveau suffit-il à pouvoir le contourner pour agir en tant que témoin?
Ce n’est pas vraiment étayé. Une étude, menée il y a quelques années, consistait à faire venir des gens dans un labo pour leur expliquer l’effet spectateur. À l'issue, dans l’ascenseur, quelqu'un faisait tomber ses affaires et les gens ne faisaient pas le lien avec ce qu’ils venaient d’apprendre et mettaient autant de temps à intervenir.
Moi qui travaille depuis plus de 20 ans sur ce phénomène, il m’arrive néanmoins de l'expérimenter personnellement. Au bout de quelques secondes, je m’en rends compte. Le fait d'en avoir conscience peut amener à couper plus vite les cercles vicieux mais, dans un premier temps, cela ne suffit pas à l’éviter.
Existe-t-il des moyens pour court-circuiter l’effet spectateur?
Ce qui peut le rompre, c'est le fait de se sentir responsable, capable: si quelqu'un tombe et se blesse devant moi dans la rue et que j'ai un diplôme de secouriste; si je vois quelqu'un se faire arracher un sac et que je suis policier pas en service… Je me sens alors plus légitime pour intervenir.
Dans le cas des outrages ou agressions sexistes ou sexuelles dans l’espace public, malheureusement, la clé repose beaucoup sur la victime. Car l’effet spectateur est alimenté par l'ambiguïté de la situation. Quand celle-ci est rompue, l’effet spectateur est court-circuité. Il ne faut donc pas hésiter à appeler à l'aide, voire à pointer explicitement quelqu’un du doigt en disant "venez m’aider!", même si c’est embarrassant.
"Quand on donne des clés, qu’on explique aux gens que c’est de leur responsabilité d'agir, cela peut marcher", Peggy Chekroun
Mais informer sur ces mécanismes, c’est important pour la prise de conscience. Tout comme former les gens à comprendre qu'une situation d'urgence est urgente. Il y a quelques années, une campagne gouvernementale disait explicitement: "si vous entendez des cris bizarres chez vos voisins, n’hésitez pas à appeler tel numéro". Cela permet de couper cet effet spectateur qui consiste à dire: "je ne vais pas me mêler de ce qui se passe chez mes voisins".
Quand on donne des clés, qu’on explique aux gens que c’est de leur responsabilité d'agir, cela peut marcher. C’est du ressort des pouvoirs publics, des médias, des campagnes de sensibilisation… Quand vous entendez une femme qui hausse le ton dans un transport public ou qui essaie de s’écarter, oui, c’est très probablement parce qu’elle est victime d’une agression. Et oui, vous devez l’aider. Il faut essayer au maximum de lever tous ces freins cognitifs.
Existe-t-il des profils cognitifs plus à même d'aider?
Aucune étude consolidée ne le prouve. Des travaux montrent que les femmes subissent moins l’effet spectateur car elles seraient plus dans l'empathie; d’autres, inversement, que ce serait les hommes. Globalement, il n’y a pas de profil de gens qui aident et d’autres qui n'aident pas, aucunes données fiables n’existent à ce sujet.
Ce qu'on sait, c’est que les gens qui ont un rôle social particulier de par leur fonction, leur formation ou leur métier, se sentent davantage compétents et donc responsables pour agir.