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Ecomusée – Boutique du Nérolium Golfe-Juan
140, avenue de la Liberté, Golfe-Juan – Tél. 04 93 63 74 29
Ouvert du mardi au samedi de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00
Entrée libre
L’écomusée de Vallauris, un véritable lieu de mémoire, dévoile l’histoire de la distillation de la fleur d’oranger, élément essentiel du patrimoine local. Depuis 1904, ce savoir-faire unique en France perdure, avec une production qui fait vivre 55 agriculteurs. À l’intérieur de ce musée, les visiteurs peuvent découvrir le processus de fabrication de produits dérivés comme les confitures, les apéritifs, et les eaux de fleurs d’oranger, qui sont aussi utilisés en parfumerie.
Ce lieu exceptionnel, inscrit au patrimoine mondial immatériel de l'UNESCO, permet de revivre les traditions séculaires de la région. Il propose une immersion dans la fabrication artisanale de divers produits, allant de la confiture à la gamme cosmétique, créés à partir de l'oranger amère, une espèce rare. Un passage incontournable pour découvrir la richesse d’un savoir-faire en plein cœur des Alpes-Maritimes.
L’association Goya (pour Gestes oreilles yeux amour) a organisé son assemblée générale au début du mois de février. Une période qui coïncide aux vingt ans de la loi Handicap (loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances). L’occasion pour son président Jean-Jacques Pellegrini ...
Association Gestes oreilles yeux amour, rens.: assoc.goya@laposte.net ou par SMS au 07.60.47.14.02.
L’effervescence est là. Dès la porte franchie du Basilic, le restaurant qui s’abrite sous l’ancienne halle du marché à Rocheville. Ambiance partage et convivialité. Sur de grandes tables au hasard du placement, ou bien sur de plus petites en mode intime, on mange et on se mélange. Les primeurs ont hélas déserté cette structure à l’architecture soignée, de style steampunk. Mais Fred Vacherié a su ressusciter la belle endormie et semble déjà avoir gagné son pari.
Deux mois et demi de travaux auront suffi pour redonner une âme à cet édifice fantôme, qui se remplit désormais de vie et d’envies. On dirait le Sud, à Rocheville? Des mosaïques colorées, des plantes aromatiques et des agrumes apportent la touche déco dans cette grande salle avec vue sur la cuisine ouverte. Sans compter ce scooter triporteur, symbole de douce villégiature, qui trône dès l’entrée.
Le slogan de la hall: "J’ai faim, je viens"
Sur les côtés, de l’épicerie fine (sardines, terrines, vins…) parce qu’en dehors du grand rush à l’heure du déjeuner, le slogan de l’établissement, c’est: "J’ai faim, je viens" à n’importe quelle heure de la journée jusqu’à 18h (en attendant les prolongations en soirée cet été). Façon de cultiver aussi le grignotage, au sens large…
Ce midi-là, le maire Yves Pigrenet est là. Mais aussi un ancien journaliste. Et puis un ouvrier de chantier. Et puis ce chef d’entreprise. Et puis une famille. Et puis des amis. Et puis ces amoureux. Et puis cette retraitée qui habite le quartier. Et puis ces habitués, qui se rendaient déjà à Racine dans le vieux Cannet ou au Cabanon sur le boulevard du Midi à Cannes, parce qu’ils savaient bénéficier de la "garantie" Fred Vacherié.
Mais le restaurateur, qui se dit avant tout "aubergiste", est particulièrement fier de son nouveau bébé, alors qu’on lui promettait l’impossible sur cette place parfois mal fréquentée. "Mon idée ici, c’était de respecter l’ADN d’un marché, pour refaire le lien entre les gens, créer une cantine populaire au sens noble du terme, sourit le Cannettan aux origines basques. Le Basilic se veut un lieu de rassemblement, un point de ralliement pour le tissu local et je suis ravi de voir que ça marche."
Cuisine goûteuse, simple, raffinée, mais à prix serrés!
Un espace d’échanges, mais aussi un temple gourmand. Car le plaisir est aussi avant tout dans les assiettes. Cuisine simple mais raffinée, pour petite faim ou ventre affamé. La pissaladière aux anchois extra ou les calamars frits se croquent allègrement en entrée. Les rigatonis aux boulettes de la mama ou la joue de cochon en sauce et polenta font consistance, alors que le tiramisu aux poires épicées et la salade d’orange sont idéals pour la note sucrée. Et puis le four à pizza, qui tourne à plein régime pour les tifosis. Toute une carte variée de produits frais, sans chichi, mais toujours à très bon rapport qualité-prix. Car Fred a le bon goût… des autres aussi. " Dans un endroit comme celui-là, on voulait vraiment démocratiser la restauration avec une tarification la plus serrée possible, même si c’est un peu à contre-courant de ce qui se fait ailleurs, revendique même l’intéressé. Avec le flux, on veut prouver que c’est possible, car l’humain compte aussi et notre offre doit s’adapter à tous les porte-monnaie."
Service de livraison "maison"
Et pour les plus timides, les agoraphobes ou ceux qui, ce jour-là, préfèrent rester pénards sur leur canapé, il y a Méson à l’autre extrémité de la salle. Un service traiteur de plats à emporter sur place ou en livraison à domicile, via les propres livreurs de l’enseigne. "Vu qu’on mitonne bien tous nos plats maison, on voulait être sûr qu’ils sont conditionnés et livrés comme il faut, justifie Fred, qui propose les incontournables pizzas et burgers, mais aussi un tartare de bœuf ou une bavette à l’échalote, un tajine végétarien ou un filet de dorade, à déguster chez soi comme au resto! « Je crois que nous sommes les premiers à proposer une telle offre diversifiée sur le bassin cannois", se réjouit Fred, omniprésent aux fourneaux.
Une nouvelle histoire qui s’écrit aussi avec la complicité de Marlo, l’ancien patron d’Oguste burger, désormais entré dans la galaxie Vacherié, sous le sceau de l’amitié.
Basilic ou Méson, une halle désormais habitée, qui apporte tout son écot au renouveau du quartier.
La halle gourmande est ouverte tous les jours sauf le dimanche.
"Tout au long de l’année, on les ramasse au large", se désole Sophie L. Dans le viseur de cette Niçoise préoccupée par la défense de la faune et de l’environnement? Les ballons à l’hélium.
Depuis une vingtaine d’années, la plaisancière navigue entre le Cap d’Antibes et le Cap Ferrat. Et sa pêche s’avère loin d’être miraculeuse: "C’est un fléau. On parvient même à distinguer les plus récents des plus anciens. À force ils perdent leur couleur, la peinture toxique fond au soleil. Certains se gorgent d’eau et sont entraînés dans les fonds. C’est une pollution supplémentaire avec des matériaux non biodégradables."
Un ajout de plastique - majoritairement du mylar, un dérivé du polyester - dans la Méditerranée qui représente une menace pour les organismes vivants.
"Cela peut ressembler à des méduses, les tortues peuvent les ingérer et en mourir par exemple." Occlusion intestinale, étouffement… "On trouve aussi des oiseaux empêtrés dans les fils."
"Les lâchers de ballons sont interdits…"
Un scénario des plus funestes avec des ballons qui prennent l’allure d’animaux marins: "On en trouve en forme de dauphin… Vous voyez l’horreur de la chose?" Dramatiquement cynique.
"Le phénomène n’est pas nouveau", argumente celle qui a déjà lancé l’alerte en 2011 lors du Carnaval sur la thématique "Roi de la Méditerranée". Alors avec cette édition "Roi des Océans" et la troisième conférence des Nations unies sur l’Océan accueillie en juin à Nice, le paradoxe l’interpelle d’autant plus.
"Les lâchers de ballons sont interdits, ce qui est une très bonne chose", relève la Niçoise qui s’interroge: "Sauf que le nombre de ces ballons vendus et lâchés dans les airs dépasse très largement un seul lâcher de ballons…" Elle a d’ailleurs écrit au maire de Nice Christian Estrosi à ce sujet pour réclamer l’interdiction de vente ambulante de ces produits.
Plus de vente de plastique dans l’espace public
Contactée, la Ville de Nice indique que "lors de Carnaval, la vente d’articles de fête en mode ambulatoire est strictement réglementée à l’intérieure de l’enceinte. La vente d’articles en plastique est interdite: ballons de baudruche à usage unique (hélium), confettis, paillettes, gobelets, verres et assiettes, couverts, bâtonnets mélangeurs, piques et pailles jetables, ainsi que les récipients en polystyrène expansé". La collectivité rappelle ses engagements en faveur de l’environnement, comme le bannissement du plastique "de tous ses marchés publics et manifestations" et le respect de "la charte éco-manifestation métropolitaine via le déploiement d’actions ciblées: communication respectueuse de l’environnement, mobilité propre, prévention des déchets, économie des ressources, achats responsables, actions solidaires". Et annonce qu’une charte zéro plastique sera soumise au vote lors du prochain conseil municipal. Un document qui interdit "l’utilisation de plastique pour toutes les activités commerciales dans l’espace public".
Fondée en juillet 2023 par Hanno Klausmeier, ancien dirigeant de SAP Labs, VEV Platform Services France vient d’inaugurer à Sophia Antipolis ses nouveaux locaux: 400m2 de bureaux et de laboratoires – installés dans le bâtiment Ecoryzon, ex-Navigator récemment rénové par le groupe azuréen Courtin.
Du diesel à l’électrique
La tricolore qui emploie une vingtaine de salariés s’est fixée pour objectif d’aider les entreprises à réduire leur empreinte carbone en "gérant les projets d’électrification de leur flotte professionnelle". Un sujet que maîtrise parfaitement son directeur général pour avoir lancé dès 2014 l’électrification du parc automobile de SAP Labs.
Pour ce faire, la startup pourra s’appuyer sur sa maison mère la Britannique VEV – Vitol Electric Vehicle – qui appartient elle-même au géant du trading pétrolier Vitol Group (5.400 collaborateurs et plus de 400 milliards d’euros de chiffre d’affaires) et qui a développé une solution de bout en bout d’électrification de flotte: véhicules, infrastructure de recharge et énergie.
"Ici à Sophia Antipolis, notre centre de R&D qui se double d’une partie commerciale développe des logiciels qui facilitent le passage à l’électrique des camions, bus, fourgons et autres camions poubelles, précise Hanno Klausmeier. Nous testons aussi leur compatibilité entre les différentes bornes de recharge."
Sourcing du matériel, infrastructure de la charge, sa gestion, fourniture de l’énergie ou encore études d’usage… le service de VEV est sur toute la chaîne de valeur. Elle compte des clients en Angleterre et devrait bientôt signer des contrats dans le nord de la France.
Lutter contre les violences faites aux femmes UVPE est une association à but non lucratif qui élabore des actions à impact social afin d'apporter une solution matérielle et logistique à toute personne F/H souhaitant fuir le domicile pour des faits de violence .unevoixpourelles.com.Alpes Maritimes
Plateforme web pour un circuit court de la santé
Découvert par Article Nice Matin https://www.nicematin.com/economie/basee-a-vallauris-cette-societe-est-leader-sur-le-marche-de-la-teleexpertise-en-ophtalmologie-978035
Il cible les adultes en primo prescription ou renouvellement de lunettes de vue. Uniquement du renouvellement s’agissant des lentilles de contact. "La personne vient sans rendez-vous chez l’opticien. Elle donne son consentement à la télé expertise et complète un questionnaire médical comportant une centaine d’items. Un examen de vue est pratiqué. Ensuite, LyleOO analyse les résultats grâce à un algorithme spécifique. Ils sont ensuite transmis de façon sécurisée à un ophtalmologiste partenaire qui les interprète en moins de 48 heures (11 heures en moyenne)." Trois degrés de résultats: vert, orange, rouge. Rouge signifiant que le patient doit consulter un ophtalmologiste en physique (si diabète, suspicion de glaucome...). À noter que deux téléexpertises consécutives ne sont pas autorisées "pour ne pas éloigner le patient du parcours médical."
Depuis quelques mois, le projet d’un parc photovoltaïque de 16 hectares à Séranon, en plein Parc des Préalpes d’Azur, cristallise la polémique. Dans le haut pays grassois, la multiplication de ces gigantesques surfaces de panneaux solaires recouvrant les espaces naturels, en défigurant le paysage, pose question.
Ce lundi matin, ils étaient une soixantaine, militants associatifs ou simples citoyens, à s’être déplacés pour manifester leur opposition à ce énième projet de parc photovoltaïque, après ceux déjà construits à Andon ou Valderoure. Venus de Nice, Levens, Grasse ou Saint-Vallier, les manifestants ont brandi des pancartes sans équivoque: "Marchand de soleil adore l’oseille", "Finance enthousiaste résultat néfaste" ou "Forêt saccagée, humanité en danger". Ils ont d’abord eu la mauvaise surprise de constater l’accès au site fermé par des barrières. Avant d’être escortés par la gendarmerie via un sentier annexe jusqu’au chantier. En lieu et place de la forêt de pins sylvestre, un immense champ labouré. La société Eiffage, mandatée par Voltalia, porteur du projet, a stoppé ses travaux pour la journée. Sans doute pour éviter l’affrontement avec les opposants.
Sol aseptisé pour 50 ans
Pour David, 42 ans, venu de Thorenc, "déboiser pour mettre des panneaux solaires, c’est un non-sens." Ariane Masseglia, présidente des Perdigones, association qui bataille contre un projet de ferme solaire suspendu à Levens, est là aussi. "Il y a assez d’endroits anthropisés par l’homme pour installer ces panneaux, non?" souffle Alain, un autre Levensois. Le spectacle parle de lui-même. "Ce sol est aseptisé pour les 50 à 60 prochaines années, pas moins. C’est un écocide, une injustice écologique. Nous sommes en train de détruire notre arrière-pays", a clamé Emmanuel Juppeaux, membre de l’Association pour la protection du cadre de vie 04.06.83 (APCV), à l’initiative de la manifestation et soutenue dans sa démarche par la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM).
Sept espèces protégées non prises en compte
La présidente de l’APCV, Mélodie Lamotte d’Incamps, ne décolère pas. "C’est une aberration totale, un massacre. Car tout cela se fait en dehors du cadre de la légalité. Car oui, ils ont eu l’autorisation pour la destruction de certaines espèces protégées. Mais il y a sept nouvelles espèces protégées non présentes dans l’étude d’impact, car elles n’ont pas été cherchées, pour lesquelles il n’y a aucune autorisation". Il s’agit de deux oiseaux, le verdier d’Europe et le chardonneret élégant, mais aussi le campagnol amphibie, le muscardin et la crossope de Miller. Mais aussi d’une fleur protégée : la potentille blanche. Pour cette dernière, Voltalia, en accord avec la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), va revoir son projet à la baisse afin d’épargner ses plants. Le parc va passer de 16 à 9 hectares.
Néanmoins, l’APCV ne jette pas l’éponge. Et a envoyé des courriers au Procureur de la République. Mais aussi au maire de Séranon, estimant sa responsabilité pénale engagée en tant que bailleur du terrain. Sur place, le maire Claude Bompar est droit dans ses bottes: "Ce parc est important pour des raisons financières car il devait ramener une belle somme (140.000 euros par an). Ici on manque de subvention, on n’a pas beaucoup d’entrées financières. Il y a de plus en plus de gens de l’extérieur mais ils veulent les même choses qu’en ville et on n’a pas les moyens."
L’inquiétude pour les associations? Le tout proche poste source de Valderoure est en capacité de raccorder une cinquantaine de parcs photovoltaïques. "On ne pourra pas faire repousser ces arbres, mais on veut tout faire pour que cela ne se reproduise plus ailleurs", conclut Emmanuel Juppeaux. À suivre.
La déclaration
"Nous sommes là aujourd’hui pour rappeler le caractère positif du parc solaire de Séranon qui vise à la production d’énergie renouvelable. Ce qui va permettre l’émission de gaz à effet de serre et de limiter le dérèglement climatique. Le parc permettra de produire 10 Gigawatt par an, ce qui permettra d’alimenter 8.000 personnes par an en électricité. Je rappelle qu’en quatre ans d’instruction, il n’y a eu aucune contestation, notamment pendant les périodes de recours"., David Rouillaux, directeur du projet pour Voltalia.
Umay, une jeune chienne, et sa mère, Mighty, travaillent au tribunal de Grasse où elles sont chiennes d'accompagnement judiciaire. Leur objectif est d'aider à la libération de la parole lors des audiences. La première est arrivée en avril 2023 et sa fille Umay est là depuis juillet 2024.
Le but ? Accompagner les victimes mais aussi les auteurs de faits. Ce sont pour la plupart des enfants. Et la présence du chien rassure et permet de libérer la parole. Elles sont mises à disposition sur demande, que ce soit une association, un avocat ou la victime elle-même. Cela se passe autant pour une audience que pour une audition. Ces animaux sont beaucoup plus utilisés pour le pénal, le tribunal enfant et la cour criminelle
"On a développé une méthode qui permet de transformer des câbles de fibre optique sous-marins en des réseaux sismologiques," explique le sismologue Jean-Paul Ampuero, directeur de recherche IRD au laboratoire Géoazur (1). En branchant un boîtier photonique à un bout du câble, celui qui se trouve à terre, on a transformé 150 km de câbles entre Monaco et Savone en un réseau de 50.000 sismomètres. C'est énorme."
A titre de comparaison, le scientifique rappelle qu’à terre, entre les Alpes-Maritimes, le Var et la Corse, le réseau compte une quarantaine de sismomètres.
Puis, sur l’écran de son ordinateur il affiche une carte de la région pour nous montrer le tracé de ce nouveau système de surveillance en mer.
En vert les sismomètres enregistrent l’activité le long de la faille ligure, sur 150 km. L’étoile rouge au large de San Remo : le séisme de 1887 qui a causé plus de 600 morts dans la région et un tsunami de 2 mètres. Carte Anthony Sladen et Frédérique Leclerc Géoazur.
Il désigne des traits rouge au large des côtes. "Là, c’est la faille qui a produit le dernier grand séisme et tsunami de la région, en 1887. C’est là où ça a cassé.
"Le câble traverse cette zone de failles qui sont très importantes et actives."
Le laboratoire Géoazur à Sophia-Antipolis a été pionnier dans ce déploiement essentiel pour améliorer la surveillance des séismes et l’alerte des populations. "C’est mon collègue Anthony Sladen, chercheur au CNRS rattaché au laboratoire Géoazur de l'université Côte d'Azur qui a initié ce travail, il y a près de 10 ans."
Après avoir utilisé un câble sous-marin de 41 km au large de Toulon en 2019, c’est sur un équipement de 150 km entre Monaco et Savone (Italie), sur la faille ligure, que l’équipe a branché ses capteurs. Un système opérationnel depuis fin 2024.
Localiser avec plus de précision
Le 16 décembre 2024, quand la terre a tremblé sur la Côte d’Azur, le séisme d’une magnitude 4 sur l'échelle de Richter (2) a été enregistré avec une grande précision.
"Ces données nous permettent de mieux localiser le séisme, de détecter toutes ces petites répliques. Notre objectif est de mieux comprendre où se trouve cette faille, de savoir quelles sont les zones habitées qui risquent d'être les plus touchées."
Et ainsi de quantifier l’aléa sismique.
"Un grand séisme en mer risque souvent de provoquer un tsunami. La secousse aussi peut être suffisamment forte pour créer des dégâts. C'est ce qui s'est produit en 1887. Donc là on pourrait concevoir de donner une alerte quelques secondes avant que la secousse n'arrive."
Dans cette course de vitesse qui va permettre de sauver des vies, les chercheurs s'intéressent aussi aux ondes gravitationnelles.
Utiliser les signaux gravitationnels pour les alertes tsunami
"Les séismes produisent des signaux gravitationnels qu'on peut exploiter. C'est intéressant parce qu'ils se propagent à la vitesse de la lumière, donc beaucoup plus vite qu'une onde sismique."
Aujourd'hui, les scientifiques arrivent à mesurer ces signaux pour les séismes au-dessus d'une magnitude 8, une minute après le début du séisme.
"Une minute, c'est vraiment court par rapport aux vingt minutes ou quinze minutes que prendrait un tsunami pour arriver à la côte, poursuit Jean-Paul Ampuero. C'est donc un bon outil pour l'alerte tsunami."
Un système est actuellement en test au Pérou.
Recevoir l'alerte avant la secousse
Et demain, avec les chercheurs du laboratoire azuréen Artemis (3) qui travaille sur les ondes gravitationnelles, les sismologues prévoient de développer de nouveaux instruments beaucoup plus sensibles.
"Ils nous permettraient d'utiliser ces signaux gravitationnels même pour des magnitudes 6 et même 5 secondes après le début du séisme dans la faille, c'est à dire 5 secondes après que la faille commence à bouger. La secousse arrive à terre quelques secondes plus tard. Le but est de recevoir l'alerte quelques secondes avant la secousse."
Le laboratoire Géoazur est sous 4 tutelles (CNRS/IRD/Observatoire de la Côte d’Azur/Université Côte d’Azur).
Le plus gros séisme connu a eu une magnitude de 9.4, au Chili en 1960.
Artemis est un laboratoire CNRS-Observatoire de la Côte d’Azur et Université Côte d’Azur.
Une secousse d'une magnitude de l'orde de 6 à 6,5, peut se produire à tout moment à Nice. Face à ce risque identifié, qui pourrait causer dans le pire des scénarios 2.500 morts et 200.000 sans abris, voici les gestes à suivre. Des préconisations issues du document sur le risque sismique édité par la préfecture des Alpes-Maritimes.
Pendant la secousse
Restez où vous êtes:
– à l'intérieur: mettez-vous près d'un mur, une colonne porteuse ou sous des meubles solides (afin d’éviter les chutes d’objets), éloignez-vous des fenêtres
– à l'extérieur: ne restez pas sous des fils électriques ou sous ce qui risque de s'effondrer (ponts, corniches, toitures...)
– en voiture: arrêtez-vous si possible à distance des constructions ou de lignes électriques et ne descendez pas avant la fin des secousses.
-Protégez-vous la tête avec les bras.
-N’allumez pas de flamme.
Après la secousse
Après la première secousse, méfiez-vous des répliques: il peut y avoir d'autres secousses.
-Ne prenez pas les ascenseurs pour quitter un immeuble.
-N’allez pas chercher les enfants à l’école, leur sécurité est plus efficacement assurée dans leur établissement.
-Vérifiez l'eau, l'électricité. En cas de fuite, ouvrez les fenêtres et les portes, quittez les lieux et prévenez les autorités.
-Eloignez-vous des zones côtières, même longtemps après la fin des secousses, en raison d'éventuels raz-de-marée.
-Si vous êtes bloqué sous des décombres, gardez votre calme et signalez votre présence en frappant sur un objet à votre portée (table, poutre, canalisation…).
Pour en savoir plus, le document de la préfecture sur le risque sismique.
https://www.alpes-maritimes.gouv.fr/content/download/7930/89000/file/Sismique_RM.pdf
Comme un choc des époques. Autour des antiques pierres du pont romain à deux arches de La Valmasque, situé à Valbonne, s’accrochent fermement des échafaudages, installés depuis le 3 février. Un chantier téléguidé par la Communauté d’agglomération Sophia Antipolis (Casa) et la Fondation du patrimoine
Le but? "Empêcher l’effondrement de cet édifice historique" rongé par la végétation et le courant de la rivière en contrebas. Mais pas seulement. "Une signalétique adaptée jalonnera un parcours visiteur" détaille la fondation sur son site, avec l’ambition de mettre sur pied "un projet de réalité augmentée" pour "se projeter à l’époque romaine."
Long de 16 km et jalonné de trois ponts - dont celui du Goa et le méconnu pont du Fugueiret - l’aqueduc de la Bouillide a été édifié par les Romains au Ier siècle après J.-C. Avec l’aqueduc de Fontvieille, il acheminait l’eau jusqu’à la cité antique d’Antipolis, devenue Antibes.
Construire avec le ciment des Romains
Un patrimoine vieux de 2.000 ans que les ouvriers doivent préserver au maximum. "Pour éviter de dénaturer le pont de La Valmasque, nous allons utiliser un ciment à base de chaux, proche de celui utilisé durant l’Antiquité" détaille Jean-Philippe Guffroy, chef de chantier. Pour ce faire, un échantillon de mortier va être prélevé sur l’édifice pour en connaître précisément sa composition, dans le but de le reproduire "avec le plus de fidélité possible."
Sur place, seule la végétation a, pour le moment, été retirée. "Le plus intéressant se déroulera dans quelques semaines, lorsque les arches abîmées seront reconstruites avec des pierres taillées en moellons, extraites à proximité", poursuit l’expert, plan à l’appui. De quoi "reconstituer une partie des maçonneries disparues afin de redonner une étanchéité à l’ouvrage et stopper le processus de ruine, tout en reconstituant l’aspect monumental du pont-aqueduc" rappelait, en 2023, Michel Rossi, vice-président de la Casa, délégué à l’Action culturelle.
Censés être finalisés fin juin, les travaux pourraient ensuite s’étendre au pont à cinq arches du Goa, au cœur du vallon des Trois-Moulins, fortifié en 2023 après un risque de chute de pierres.
Des travaux attendus depuis plus de cinquante ans
Nice-Matin en parlait déjà en octobre 1970, avec ce tout premier titre: "Les aqueducs, seuls ouvrages d’art du passé romain d’Antibes, doivent être protégés."
Les amoureux du patrimoine, dont les membres du Cercle d’histoire et d’archéologie des Alpes-Maritimes (Chaam), ont rongé leur frein pendant 55 ans avant de voir, enfin, une partie des vestiges restaurée avec le pont romain de La Valmasque. Paul Garczynski, archéologue et fervent défenseur de ce patrimoine romain, s’est éteint en 2019 sans jamais voir le moindre échafaudage (notre édition du 22 mai 2019).
Des interventions sans cesse repoussées
"Malgré de nombreux articles [...], malgré des SOS des archéologues, malgré les demandes des associations en charge du patrimoine, l’aqueduc de la Bouillide est laissé à l’abandon", estimait même un rapport du groupe "Aqueducs romains du 06 en péril".
Le projet de conservation de l’aqueduc de la Bouillide est revenu au goût du jour plusieurs fois par décennie, avant de s’évaporer à chaque fois. Études, expertises, projets avortés… les années 2000 et 2010 ont été le théâtre de nombreux soubresauts de l’intercommunalité.
Des espoirs déçus qui se sont poursuivis jusque très récemment. "L’opération de restauration, en accord avec la Ville de Valbonne, propriétaire des parcelles, aurait dû commencer à la mi-juin 2023 pour s’achever en novembre", rappelait-on dans nos colonnes. C’était sans compter sur une nouvelle étude et un diagnostic confiés à un architecte, repoussant le chantier au premier trimestre 2024. Pour finalement réellement commencer ce mois-ci.
L’association DEFIE a pour objet l’inclusion sociale et professionnelle de personnes en difficulté grâce à un emploi durable et/ou une formation qualifiante.
Defie, 5 Avenue Font Laugière, 06130 Grasse. Tél. 04.93.36.72.97
Découvert par article https://www.nicematin.com/vie-locale/a-cannes-l-association-d-insertion-defie-va-quitter-le-quartier-de-la-frayere-au-grand-dam-des-riverains-969211
Pour promouvoir son service, Envibus, le réseau de transports de la Communauté d’agglomération de Sophia Antipolis (Casa), a rendu les voyages gratuits samedi 21 décembre à tous ses usagers. Coût total de l’opération: 5.000 euros.
En parallèle, depuis la mise en service du bus-tram, les lignes A et B sont gratuites, à condition de souscrire un pass navette à valider à chaque montée. "Peut-être qu’on ira un jour vers la gratuité totale, mais ce n’est pas l’objectif actuel. Nous préférons garder une part de financement propre et des tarifs attractifs", répond l’Agglomération. À savoir: un abonnement sénior gratuit et un pass junior à 60 euros par an. "Soit, cinq euros par mois ou un euro par semaine. Ce n’est pas gratuit mais presque", ajoute la Casa.
L’abonnement le plus élevé d’Envibus coûte 90 euros par an, normalement remboursé à hauteur de 50% par une entreprise privée et à 75% pour une collectivité. À titre d’exemple, il coûte 375 euros chez PalmBus (le réseau de la communauté d’agglomération Cannes Pays de Lérins) et 250 euros chez Sillages (dans la communauté d’agglomération du Pays de Grasse).
Pas le critère prioritaire des voyageurs
Les trois intercommunalités interrogées le confirment: le choix de la gratuité, partielle ou totale, est avant tout politique. À l’ouest du département, aucune ne semble vouloir se diriger vers cette stratégie. La CAPL met en avant une politique de décarbonation (électrification des bus, usage d’un biocarburant français, production locale d’hydrogène en 2025) et de renfort progressif de ses lignes 1,2, A, B, 21 et 22 courant 2025. "Cette stratégie est confortée par une hausse de 27% du nombre de voyages et de 111% du nombre d’abonnés par rapport à 2014", illustre-t-elle.
"Ça fait plus de dix ans qu’on n’a pas fait évoluer la tarification. Aujourd’hui, à part la Casa, tous nos voisins ont augmenté le prix du ticket unitaire", ajoute la CAPG. Elle argue aussi devoir faire face à l’augmentation du tarif du carburant, du prix plus élevé des bus électriques et aux investissements faits dans l’installation de bornes de recharge. Sans oublier le salaire du personnel.
Des budgets entre 20 et 70 millions d’euros
Toutes ces dépenses sont calculées dans un budget propre aux déplacements (transports en commun, à la demande, scolaire, vélo, covoiturage…). Il est abondé par les recettes des ventes de billets, l’apport propre des intercommunalités et par le versement mobilité. C’est une taxe payée par les entreprises de plus de onze salariés, au taux variable. À l’ouest du département, les trois intercommunalités appliquent un taux de 1,75% (1). Cette taxe paie 65 à 70% du budget de 20 millions d’euros annuels de la CAPG et presque 95% des 45,5 millions dédiés aux déplacements de la Casa. Le reste provient des recettes issues de la billetterie et des abonnements. Idem pour la CAPL, dont le versement mobilité couvre environ 60% des recettes d’exploitation d’un budget de 70,2 millions d’euros.
Dans ce cadre, impossible, pour nos trois intercommunalités, de se passer des recettes liées à la billetterie. "Elles couvrent 10,5% de nos dépenses. Si nous les enlevons, nous risquons de dégrader le réseau", ajoute la CAPG. Or, selon les intercommunalités, les voyageurs préfèrent une offre fournie et sécurisée, plutôt que gratuite.
(1) Pour les intercommunalités de plus de 100.000 habitants, le versement mobilité est plafonné à 2%.
Des jeux de quiz comme sur un plateau TV à Nice près du Port. Buzzer pour de vrai dans nos salles immersives ! Jokers, machines à fumée : le but c'est de se marrer !
Prévue et légitimée par la loi du 9 juin 1999 et la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades (1), la présence des bénévoles à l’hôpital et dans les établissements médicalisés ne fait plus débat. Elle représente même une aide précieuse pour les professionnels de santé.
C’est notamment le cas de l’association Jalmalv ("Jusqu’à la mort accompagner la vie"), adhérente à la SFAP (Société française d’accompagnement et de soins palliatifs) et qui intervient régulièrement dans ces unités, pour assurer l’accompagnement, l’écoute et le soutien des personnes en fin de vie et de leur famille.
Patricia Caron préside l’antenne 06 de l’association Jalmalv (2) et responsable de formation, lance aujourd’hui un appel à bénévoles, alors que les besoins d’accompagnement en fin de vie sont criants, à la fois à domicile et dans les établissements (hôpitaux, Ehpad).
Pourquoi le besoin d’accompagnement en soins palliatifs progresse-t-il?
Il accompagne le développement des soins palliatifs et l’extension des lits dans certains établissements. Par ailleurs, nous recevons des demandes croissantes d’Ehpad, que nous peinons à couvrir, faute de bénévoles. L’accompagnement des personnes âgées devient de plus en plus nécessaire, surtout dans un département comptant une population vieillissante importante. Pour autant, l’engagement dans ce domaine reste difficile dans une société marquée par le déni de la mort. Beaucoup de bénévoles ont eux-mêmes vécu des expériences de deuil, ce qui les motive à s’engager.
Quelles sont justement les qualités requises pour être bénévole?
En résumé: disponibilité, empathie, authenticité, capacité de remise en question, humilité et engagement régulier. Bien que les bénévoles soient souvent des personnes d’âge mûr, de plus en plus de personnes actives, âgées de 40 à 60 ans, heureusement s’investissent. Et même des étudiants, en psychologie notamment, qui enrichissent ainsi leur formation. Mais ils s’engagent rarement sur le terrain de façon pérenne. D’où la nécessité d’assurer un renouvellement permanent des effectifs.
Quelle formation pour ceux qui souhaitent devenir bénévoles?
La formation s’étend sur 11 jours répartis sur plusieurs mois et elle est dispensée par une neuropsychologue, des psychologues (dont un spécialisé en Ehpad), des responsables de notre association et une cadre de santé.
Quel est le rôle d’un bénévole sur le terrain?
Il propose un accompagnement basé sur la présence et l’écoute active, et non sur des services pratiques comme les courses ou les activités ludiques. La présence silencieuse, le contact humain et l’écoute sans jugement sont au cœur de notre engagement. Comme le bénévole est extérieur au cercle familial ou médical, les personnes se confient volontiers sur des sujets qu’ils n’osent pas aborder avec leurs proches ou un médecin, par crainte des conséquences. Mais parfois tenir simplement la main d’une personne en fin de vie suffit à apporter du réconfort.
Le débat actuel sur la fin de vie et l’aide active à mourir interfère-t-il avec vos actions?
Il suscite des interrogations mais ne change pas notre mission: accompagner toute personne, indépendamment de ses choix, sans participer à l’acte de décès lui-même.
Les demandes d’aide active à mourir sont-elles nombreuses?
En trois ans d’intervention en service de soins palliatifs, j’ai entendu trois demandes de ce type. La première personne venait d’arriver et n’avait pas encore bénéficié de soins. La seconde éprouvait de grandes difficultés à s’exprimer. La troisième, atteinte de la maladie de Charcot, avait une demande très ambivalente: "Je veux, mais je ne veux pas."
La maladie que vous citez, Charcot, est souvent associée à la demande d’aide active à mourir. Le confirmez-vous?
Pendant cinq ans, j’ai été bénévole à Paris auprès de personnes atteintes de cette maladie. J’ai rencontré une seule personne qui souhaitait se suicider et qui est effectivement passée à l’acte. À l’inverse, de nombreux malades, même à des stades avancés, continuent à vouloir vivre. Chaque situation est extrêmement différente et doit être accompagnée dans sa spécificité.
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Elle nécessite qu’une convention soit passée entre l’établissement et l’association de bénévoles.
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E-mail: jalmalv06@gmail.com
Tél.: 07.56.96.04.70 / 06.08.75.82.96.
Il existe aussi une antenne de Jalmalv dans l’Est-Var. E-mail: jalmalv83@orange.fr ou tél.: 04.94.19.25.83.
Des milliers d’années de cohabitation. Puis, est venue l’ère industrielle et, depuis plus de 200 ans, dans le métal et les rouages, l’humain s’est éloigné du monde sauvage. L’heure de renouer le lien est-elle arrivée?
À la réserve des Monts d’Azur d’Andon, où se côtoient depuis 20 ans, bisons, chevaux de Przewalski, cerfs, sangliers, élans, etc., on y croit dur comme fer! "Lors de la COP15 à Montréal [en 2022], il a été décrété qu’il fallait préserver 30% des espaces naturels, appuie Patrice Longour, directeur de la réserve. Ils jouent un rôle capital, irremplaçable, dans les grands cycles naturels (eau, air...). Pour cela, ils doivent être occupés par la grande faune sauvage."
Le constat posé, que fait-on? Les équipes des Monts d’Azur ouvrent le débat, vendredi 31 janvier dès 9h. Au programme: conférences et débats sur la place du sauvage dans nos sociétés, l’équarrissage naturel, la nécessité d’une faune abondante et diversifiée...
Échanges animés par Patrice Longour et ses responsables scientifiques, Julie Chêne et Aymeric Dufresnoy (qui feront aussi la visite guidée des lieux). A leurs côtés, le professeur de philosophie Jacques Deschamps, le docteur en écologie Thierry Lecomte, le vétérinaire sanitaire Dominique Gauthier ou Emmanuel Desclaux, archéologue du Lazaret.
Une économie du sauvage
Une batterie de spécialistes qui attendent... vos avis! "C’est une journée interactive, assure Patrice Longour. La nature est un bien commun, il faut réfléchir ensemble à sa mise en valeur et sa pérennité."
Il évoque, ainsi, le projet d’un pôle citoyen dans le 06, "pour des solutions locales sur l’avenir de ces territoires sauvages, qu’ils soient autre chose qu’un support à panneaux photovoltaïques... L’idée, c’est d’impliquer un maximum d’acteurs locaux." Parmi les pistes pour y parvenir – les Monts d’Azur en sont un exemple: l’émergence d’une économie du sauvage. "Ces terres ont une grande valeur écologique, mais en termes de retombées, c’est zéro. Comment imaginer une économie qui profite à la nature et à ceux qui mettent leurs terres à disposition?"
Des modèles existent, au Botswana, "où un quart de la population vit de la grande faune sauvage, entre tourisme, chasse, cueillette, etc." Mais aussi en Italie ou en Espagne, où des agriculteurs organisent des observations du loup. La problématique attise votre intérêt ? Alors, ne tardez pas à vous inscrire, l’accès est limité à une cinquantaine de personnes.
Vendredi 31 janvier, dès 9h aux Monts d’Azur d’Andon (2651, route des Châteaux). Tarifs: 75 e la journée (repas inclus), 25 e la matinée ou 35 e l’après-midi. Réservations au 04.93.60.00.78. reservebiologique06@gmail.com.
découvert par Article Nice Matin https://www.nicematin.com/vie-locale/cette-entreprise-de-mougins-veut-revolutionner-le-secteur-du-cahier-en-papier-968540
Ils impriment, rigidifient, pelliculent, découpent, perforent, réchauffent ou encore façonnent le papier. Eux, ce sont de véritables experts du papier qui, à force de travail et d’abnégation, ont créé un cahier réutilisable sur lequel il est désormais possible d’écrire, effacer, et de recommencer.
C’est à Mougins, à deux pas de Tournamy, que Luc Marani, Stephen Leguen et Faustine Pons ont décidé, il y a 4 ans, de sauter le pas et de créer leur entreprise, Éconotes Book, devenue Éconotes. Parce qu’ils en avaient marre de consommer du périsable, ils ont décidé de développer une matière beaucoup plus résistante, indéchirable et waterproof, que le papier que l’on peut trouver généralement en grande surface. Un matériau qui conserve la souplesse et la légèreté d’un papier traditionnel, pouvant aussi être 100% recyclable en France et en Europe.
Plus de 100.000 pièces vendues
Les trois amis ont donc installé leur production à quelques encablures de la Méditerranée et ont, pour le moment, ravi plus de 500 entreprises et 15.000 particuliers, pour un total de plus de 100.000 cahiers réutilisables vendus. "Un cahier réutilisable est efficace, effaçable et économique, explique Luc Marani, cofondateur de l’entreprise. Le cahier permet une liberté dans la prise et la gestion des notes, où il est possible de corriger des erreurs, effacer les notes, et réorganiser les idées facilement, assurant ainsi des notes toujours propres et organisées. Et puis, ce type de cahier est réutilisable, donc il permet de faire des économies en n’achetant pas de nouveaux cahiers."
Et l’un de leur credo: les enfants. "Nous avons créé des cahiers d’écriture qui peuvent être gardés pendant 3 ans, de la grande section au CE1. Ils s’adaptent à l’enfant, et ce dernier peut écrire, se tromper et recommencer autant de fois qu’il le souhaite!"
Mais comment Éconotes fabrique-t-il ce cahier? "Plusieurs étapes sont à respecter, explique Luc Marani. Après avoir réalisé un bon à tirer, nous imprimons d’abord le papier, puis nous procédons à la rigidification, qui consiste à plastifier la couverture. Après, nous l’insérons dans la pelliculeuse, pour créer une espèce d’effet peau de pêche, pour que la couverture soit douce." Ce n’est pas tout. "Ensuite, poursuit le chef d’entreprise de 36 ans, nous la coupons au format souhaité à l’aide d’un massicot. Puis nous réalisons la perforation, réchauffons la couverture afin d’éviter qu’elle ne se décolle dans le temps et terminons par la phase du façonnage."
En pleine croissance
Le temps de réalisation d’un cahier varie, mais il faut généralement 2 à 3 minutes pour lui donner vie. "Un cahier entièrement personnalisable, livré avec des stylos à encre thermochromique qui s’efface facilement", indique Luc Marani.
Outre les cahiers, les trois fondateurs de l’entreprise, dont le siège social est à Montpellier, ont développé d’autres solutions: agendas réutilisables, planners, stylos effaçables et Stick-it. Ces derniers, de petits papiers autocollants, leur ont d’ailleurs causé quelques soucis avec le groupe 3M, qui détient la marque "Post-it" (voir encadré). "L’entreprise grandit, nous avons généré plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires en 4 ans", se félicite Luc Marani. Et l’aventure n’est certainement pas terminée…
Post-it contre Stick-it !
David contre Goliath. Le pot de fer contre le pot de terre. Choisissez la formule qui vous convient, mais, récemment, le groupe 3M, qui détient la marque « post-it » a décidé d’attaquer Econotes. « Lorsque nous avons lancé notre campagne Ulule, nous avons évoqué le terme de ‘post-it réutilisable’, indique Luc Marani. Évidemment, cela ne leur a pas plu et 3M a fait fermer notre compte Instagram. Nous avons retiré tout le contenu qui pouvait prêter à confusion et remplacé par ‘Stick-it’. Nous l’avons déposé à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle). Mais 3M demande que l’on retire notre marque. On va devoir aller à l’INPI prochainement pour nous défendre. »
Stick-it, ce sont des notes repositionnables et réutilisables, sur lesquelles il est possible d’écrire, d’effacer, de mouiller et d’écrire de nouveau dessus. Pendant plus de 500 fois !
« D’après une étude réalisée par la marque post-it elle-même, un employé de bureau utilise plus de 2 800 post-it par an. On les dérange peut-être ! »