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À moins d’avoir vécu dans une grotte sans connexion Internet ces derniers jours, vous avez obligatoirement entendu parler du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas. Cette grand-messe de la tech grand public attire quelque 140.000 visiteurs impatients de découvrir les toutes-dernières innovations – pour le meilleur et parfois le pire – en matière de santé, automobile, électroménager... le tout mâtiné d’intelligence artificielle.
Près de 1.500 startups venues du monde entier ont participé à cette 25e édition. Parmi elles, 110 françaises dont 14 sudistes – et 8 azuréennes – accompagnées pour la 8e année par la Région Sud et RisingSUD(1) étaient du voyage pour faire briller leurs créativité et excellence.
Parce que la concurrence est rude et que ces deux qualités ne suffisent pas pour attirer l’attention des investisseurs, distributeurs, donneurs d’ordre et autres grands groupes, les pépites régionales ont été coachées avant leur départ avec préparation logistique, media training et séances de pitch...
Quels objectifs s'étaient-elles fixés? Les Azuréennes Epseed, Ovibar, Aqualung, Beparentalis et autres Videtics racontent leur business trip. Car une fois n'est pas coutume, ce qui se passe à Vegas ne doit pas y rester.
(1) En partenariat avec la CASA, les métropoles de Nice Côte d’Azur et Aix-Marseille.
Ovibar désaltère les Etats-Unis
Dans un pays où la petite bouteille d’eau coûte entre 6 et 9 $, l’OviX, le mini-bar révolutionnaire de la Niçoise Ovibar, joue crânement sa chance à Las Vegas et "suscite l’intérêt", souligne Ovadia Schvarcz, le dirigeant d’Ovibar venu présenter en exclusivité sa toute dernière nouveauté, "un nouveau produit qui filtre l’eau parfaitement en trois étapes et distribue instantanément de l’eau chaude, froide, tempérée, tiède ou gazeuse, tout en permettant également de préparer du thé, du café, ou d’aromatiser l’eau selon les goûts".
Pour l’entrepreneur très fier de représenter la région Sud et la ville de Nice, au sein du pavillon français de la French Tech il s’agit d’une véritable technologie de rupture qui redéfinit la façon de consommer l’eau dans le monde. "Nous sommes convaincus que l’OviX trouvera sa place dans n’importe quelle cuisine, aussi bien en France qu’à l’international", espère Ovadia Schvarcz qui, en participant à ce premier CES, recherche dans un premier temps des distributeurs outre-Atlantique mais aussi à travers le monde.
Aqualung fait respirer le CES
Aqualung, leader mondial dans la conception et la fabrication d’équipements de plongée, n’était pas à Las Vegas qu’il se voyait déjà récompensé de l’Award Best of Innovation du CES pour Aquasense, son nouveau détendeur électronique et connecté.
Une rupture technologique qui a attiré près de 3.000 visiteurs, néophytes comme passionnés, sur le stand de la French Tech. Fruit de quatre années de R&D, Aquasense offre une assistance aux plongeurs et des informations en temps réel sur la respiration rendant l’exploration sous-marine plus accessible.
Présent pour la première fois à Las Vegas, l'entreprise fondée par Jacques-Yves Cousteau et Emile Gagnan est à la recherche de distributeurs potentiels, de clients et d’investisseurs car le nouveau détendeur "va nécessiter des investissements pour passer à l’échelle, notamment dans la production, précise Michel Abaza, le CEO du groupe basé à Carros et Sophia Antipolis. Le CES nous a permis de sortir de l’écosystème plongée et de nous adresser au grand public du monde entier."
Même si Aqualung était aussi présent le week-end dernier au Salon de la Plongée à Paris...
Epseed conforté dans sa stratégie
Deux ans après sa création, la Cagnoise Epseed est à Las Vegas pour faire connaître au plus grand nombre Seed, son boîtier qui sécurise et contrôle le télétravail des travailleurs hybrides, nomades digitaux et autres artisans et techniciens.
"Le CES est une opportunité unique de légitimer notre solution sur la scène internationale, confie Kélian Bailet, président de la startup qui accomplit ainsi son rêve d’enfant de participer avec sa propre entreprise au plus grand salon de la tech dans le monde. Cet événement représente une vitrine exceptionnelle pour valoriser notre innovation auprès de toutes les entreprises."
Durant le CES, l’équipe d’Epseed s’est attachée à nouer des partenariats stratégiques, notamment pour produire son boîtier à une plus grande échelle et intégrer sa solution dans divers écosystèmes. Egalement dans son viseur, "entrer en contact avec des distributeurs, des investisseurs et, bien sûr, des clients potentiels, notamment sur le marché nord-américain". Les Azuréens ont pu constater un intérêt marqué pour les solutions dédiées au télétravail et à la sécurisation des données professionnelles, ce qui confirme la pertinence de leur produit.
"La demande dans ce domaine est particulièrement forte, notamment sur le marché nord-américain, où le télétravail est solidement ancré dans les pratiques professionnelles."
BeParentalis au service de la vie
Participant pour la première fois au CES, la Niçoise BeParentalis – portée par le Dr Aymen Kebaili, pédiatre réanimateur de l’hôpital Lenval – a dévoilé son assistant médical multilingue dopé à l’intelligence artificielle qui entend sauver des millions de vies d’enfants dans le monde.
Comment? En s’appuyant sur des milliers de données pédiatriques validées, "il donne aux parents un accès fiable et instantané à des réponses et recommandations médicales adaptées à la santé de leurs enfants, permettant un suivi et une gestion des symptômes en temps réel", explique Bastien Combes, cofondateur de la startup.
Parentalis a suscité un fort intérêt car "la santé des enfants représente un défi mondial avec peu de solutions véritablement innovantes. Nous avons pu rencontrer un panel varié d’acteurs stratégiques, notamment des investisseurs de la région de Nicosie en Chypre qui pourraient nous aider à renforcer notre offre." Des contacts ont également été pris avec des partenaires potentiels, ce qui permettrait à la startup d’accélérer son développement.
Autant d’opportunités qui confortent les entrepreneurs dans leur décision de positionner BeParentalis comme une solution globale à destination des parents. L’assistant sera lancé le mois prochain en France.
Mission réussie pour Videtics
En se déplaçant à Las Vegas, la Sophipolitaine Videtics voulait renforcer sa présence à l’international. Mission réussie pour la Sophipolitaine leader dans l’analyse vidéo en temps réel par intelligence artificielle. "Notre objectif était de chercher en priorité des clients puis des partenaires aux Etats-Unis, explique Alan Ferbach, son cofondateur et président. Nous avons notamment pu approfondir les contacts que nous avions noués précédemment dans le cadre du programme Netva (New Technology Venture Accelerator, ndlr) et nous déploierons notre solution avec eux. Nous avons également renforcé nos liens avec un partenaire européen déjà implanté outre-Atlantique."
Le startupper a profité du salon pour se rapprocher d’intégrateurs-installateurs qui sont dans le retail et l’hospitalité-tourisme, deux verticales où sa suite logicielle permettra notamment de quantifier le flux piétonnier.
Bon accueil pour Kapsys
Déplacement fructueux pour la Mouginoise Kapsys venue présenter KapX qui, grâce à l’IA dont il est doté, aide à l’orientation et à la mobilité des déficients visuels sévères.
Pour son 1er CES, la startup voulait faire connaître son innovation technologique et trouver des partenaires de distribution en Amérique du Nord. "Nous sommes également ouverts aux discussions potentielles avec des investisseurs, souligne Aram Hekimian, son CEO, ravi de l’affluence sur le stand. Nous avons rencontré de nombreux acteurs intéressés par KapX, en particulier des distributeurs potentiels aux Etats-Unis, des investisseurs et sociétés intéressées par notre technologie et son usage dans d’autres domaines. Des associations se sont proposées pour le tester."
Deux trophées pour DataGreen
Satisfecit pour la Niçoise DataGreen, filiale de Netsooon.ai, qui a été doublement récompensée. La deeptech qui développe des datacenters écoresponsables a reçu le Green Tech Award de Dassault Systèmes dans le cadre des CES Business France Awards ainsi que le CES Innovation Awards Honoree dans la catégorie Sustainability & Energy Power du salon. Une belle mise en lumière pour DataGreen à la recherche de partenaires pour être présente aux Etats-Unis d’ici la fin de l’année. La startup intègre des outils d’intelligence artificielle (IA) et de machine learning (ML) pour transformer la gestion des datacenters et réduire de 75% leur consommation énergétique, de 82% leurs émissions de CO2. La startup prévoit d’aller plus loin en ouvrant sa première usine verte en Région Sud.
Ces deux-là étaient faits pour s’entendre. Car, comme Bertrand Piccard, David Lisnard ne croit pas que la transition écologique soit synonyme "de décroissance et de punition." Ni que l’on "sauvera la planète en mangeant du quinoa et en faisant du skate dans des rues où l’herbe pousse." Non, notre salut passera par "l’investissement et l’innovation."
Pour que ça fonctionne et qu’elle participe "à la protection de l’environnement", cette innovation doit être portée par des "solutions économiquement rentables", complète l’explorateur suisse, dans un message vidéo destiné au conseil municipal cannois.
"Fédérer écologie et économie"
"L’idée est de fédérer écologie et économie, au bénéfice des citoyens et d’une croissance qualitative, poursuit-il. On peut vivre mieux, en respectant l’environnement." Et les réalisations cannoises en la matière (réutilisation des eaux usées, protection de la mer, réseaux de chaleur, bus électriques, création de la Force locale décarbonée...) ont "convaincu" l’Helvète, pionnier des technologies propres et auteur du premier tour du monde en ballon (1999), puis en avion solaire (2016).
Dans cet esprit, il a créé, il y a huit ans, la fondation Solar Impulse (FSI), qui labellise et promeut auprès des décideurs, des solutions pour atténuer, ou s’adapter au changement climatique. "Dans l’agroalimentaire, les BTP, les transports, les procédés industriels et les services publics: eau, énergie, déchets", liste le maire.
Programme qui ressemble, toutes proportions gardées, à l’Accélérateur de solutions climat (ASC), créé en 2021 par la Ville, la CACPL et l’agence Creative Minds.
Ouverture sur le monde pour les start-up
Chaque année, il met en lumière des projets, locaux et nationaux, de start-up en lien avec la préservation de la mer, l’alimentation, l’énergie, les risques majeurs, la gestion des déchets, etc [lire plus loin]. Ça tombe bien, la fondation Solar Impulse viendra booster, au printemps 2025, la 4e édition. Premier axe d’une collaboration de quatre ans, actée jeudi 19 décembre par les élus.
"On va accompagner Cannes dans sa décarbonation, reprend Bertrand Piccard. Et mettre en évidence des solutions, issues du territoire, et d’autres, trouvées dans le monde entier." Une grande opportunité pour les participants, qui profiteront de "l’effet d’entraînement" généré par l’influence et le carnet d’adresses de la fondation. "L’évènement va changer de dimension, confirme David Lisnard. Pour s’ouvrir aux 1.595 solutions déjà labellisées par Solar Impulse, dont nombre sont de grandes entreprises internationales."
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En 2023, déjà vingt solutions retenues
L’ASC s’en sortait déjà bien tout seul. L’an passé, pour la 3e édition, 41 dossiers ont été présentés et 20 solutions retenues, permettant aux start-up "de présenter leur projet devant un panel de décideurs en vue d’une expérimentation, précise David Lisnard. Certains ont beaucoup mieux avancé que d’autres."
Ainsi, "la direction de la propreté urbaine et le port Canto sont en train de voir pour acquérir des vélos cargos."
Des triporteurs de la société girondine VUF Bikes, qui figure parmi les lauréates de l’ASC 2024; tout comme la start-up héraultaise Acqua Écologie et son système de recyclage intelligent de l’eau. Technologie qui intéresse "Escota, pour la réutilisation des eaux usées traitées sur les aires d’autoroute."
Autres boîtes dont les créations ont une application concrète: AxiBio (Puteaux, édition 2022) et ses bornes d’apport volontaire pour les déchets alimentaires, expérimentées par la CACPL dès 2022; ou les Parisiens de Vertuo (2023) qui, avec leur système d’arrosage autonome, ont dépassé la centaine de collaborations dans l’Hexagone.
On pense aussi, récemment, à la start-up hébergée à CréàCannes, Mastermap, qui testait, fin décembre 2023, son outil de numérisation de l’état de la voirie, avec la commune de Mougins.
Transformer un déchet en une ressource, et ainsi économiser de l’eau potable. C’est ce que souhaite la Communauté d’agglomération Cannes pays de Lérins (CACPL), qui a acté, ce lundi à l’occasion de son dernier conseil de l’année 2024, le lancement d’un réseau de chauffage grâce aux eaux usées.
Après les projets de l’énergie marine (thalassothermie) pour alimenter la Croisette et le centre-ville de Cannes, et la biomasse pour répondre aux besoins des quartiers de La Frayère, Ranguin et Bastide rouge à La Bocca, c’est le troisième projet, acté par la CACPL, qui a pour objectif de valoriser les eaux usées traitées.
La réalisation et l’exploitation de cette innovation écologique ont été confiées à l’opérateur Dalkia via une délégation de service public de 25 ans.
Moins de dépenses publiques
"Nous sommes en mesure d’accélérer la décarbonation de notre énergie en nous associant avec des partenaires privés, s’est félicité David Lisnard, président de l’agglomération. Ces derniers prennent en charge le financement et la réalisation de ces réseaux, ce qui évite des dépenses publiques supplémentaires. Après l’énergie marine et la biomasse, nous utiliserons les eaux des égouts traitées à la station d’assainissement pour répondre aux besoins thermiques des habitants et des professionnels du bassin de vie."
Ce troisième projet consiste en la récupération de calories produites par les eaux usées de la station d’épuration Aquaviva afin de chauffer 4.230 équivalent-logements à Mandelieu-la-Napoule, dans les secteurs de Mandelieu centre et Marina. Les calories de ces eaux usées serviront aussi à réfrigérer les salles blanches de l’usine spatiale de l’entreprise Thalès Alenia Space.
Dans cette optique, le réseau, dont 50% de l’alimentation des pompes à chaleur se réalisera sans carbone, permettra d’éviter l’émission annuelle de 5.202 tonnes de CO2.
"Une ambitieuse transformation énergétique"
L’investissement porté par le délégataire est de 23,6 millions d’euros HT. En outre, l’agglomération table sur une économie de l’ordre de 15% pour les ménages, avec un prix stable.
"C’est une très belle avancée, après des années d’effort et de travail, s’est réjoui Sébastien Leroy. C’est un projet qui s’inspire dans l’évolution et l’ambitieuse transformation énergétique. C’est une belle opération qui en appellera beaucoup d’autres."
Avec cette troisième opération (la thalassothermie, la biomasse et les eaux usées, donc), l’investissement privé représente 83 millions d’euros pour 28km de réseau. Ces trois réseaux de chaleur devraient éviter l’émission de 17.340 tonnes de CO2 chaque année.
Il a fait le tour du monde sous l’eau. Il sait mieux que personne le luxe que cette ressource naturelle épuisable peut représenter pour certaines populations, et le luxe qu’elle va sûrement devenir pour nombre d’entre nous dans les années qui arrivent. Étienne Lorant, scaphandrier de formation, a plongé dans toutes les mers du monde au service de différentes entreprises. Il a souvent connu des difficultés liées à la qualité de l’eau qu’il buvait durant ses missions, parfois subi des dysenteries invalidantes. Quand il rentre en France, il découvre l’existence d’une technologie qui transforme l’air ambiant en eau pure. En réalité, c’est l’humidité de l’air qui est capturée (comme le fait un climatiseur) puis filtrée, pour devenir de l’eau complètement potable. Il adopte le concept, crée la startup Serenity Corporation à Cannes en début d’année, au capital social de 100.000 euros, et assemble en France, les éléments nécessaires pour construire son produit.
Superpotable
"La qualité de l’eau qui sort de nos machines, explique le fondateur de la startup, va même au-delà du cahier des charges français." Une eau superpotable qui pourrait être superutile dans bien des situations. Concrètement? L’appareil est branché sur secteur mais il est possible de le relier à un panneau solaire. Il ne consomme que 160 watts par jour, soit deux à trois fois moins qu’un réfrigérateur et 10 fois moins qu’un sèche-cheveux. Il fonctionne dès que l’humidité de l’air dépasse les 40%, "ce qui est le cas partout sur terre, sauf dans certaines zones en Irak", indique notre globe-trotter. Sa plus petite machine, placée dans n’importe quelle pièce, peut produire jusqu’à 10 litres d’eau potable par jour. "Au départ, je voulais monter une ONG pour démocratiser le plus vite possible ce procédé et apporter de l’eau à toutes les populations, poursuit Étienne Lorant. Mais il fallait d’abord familiariser le public avec cet usage. Améliorer la techno et voir comment passer à la phase industrielle."
De l’eau pour tous
Alors, pour booster sa phase de recherche et développement, il se rapproche de Mathieu Merian, le fondateur de trois startups basées à Sophia Antipolis dont My3D, fournisseur de solutions d’impression 3D de pointe. "Au départ, raconte Mathieu Merian, je rencontre Etienne en tant que potentiel client par rapport à la personnalisation de ses machines. Puis le projet m’a touché. Nous avons les mêmes souhaits d’accessibilité universelle pour des produits que nous jugeons élémentaires et nous avons noué un partenariat. Avec mes équipes, nous travaillons à l’amélioration de sa technologie et sur le marketing." Mathieu Merian, également fondateur de Somanity – conception et fabrication d’exosquelettes imprimés en 3D pour permettre aux personnes handicapées moteur de se déplacer à moindres coûts – est incontestablement l’homme "serein" qu’il fallait à l’aventure Serenity.
"La plus grosse machine que nous pouvons fabriquer est capable de produire 600 litres d’eau par jour et rentre dans un container. Nous pouvons ainsi la livrer en 24 heures n’importe où dans le monde, indique le patron de Serenity. À Gaza, dans la vallée de la Vésubie, à Valence... Souvent dans ce type de catastrophes, l’eau est coupée et quand elle revient au robinet elle n’est pas encore potable. L’électricité, on arrive toujours à en produire et il y a des groupes électrogènes aussi. Nos machines peuvent ainsi fonctionner et fournir de l’eau."
Développement international
Pour avoir vadrouillé Étienne Lorant sait que dans nombre d’endroits dans le monde l’eau est acheminée en bouteilles par bateau, hélicoptères... "Là, on la produirait sur place. Ce qui diminuerait les émissions de gaz à effet de serre liées au transport." Mathieu Merian est en contact avec Bpifrance et l’Imredd pour breveter une technologie à incorporer dans la machine qui améliorerait sa taille, son rendement et la maintenance – pour l’heure, les filtres sont à changer tous les six mois. Et aussi pour travailler à une fabrication française. De belles perspectives en vue pour cet appareil déjà commercialisé dans des commerces cannois, chez un constructeur de yachts en Italie, dans une société en Grèce, une autre en Belgique. Et même, en Belgique, un footballeur professionnel a acquis Serenity et a signé un contrat de distribution pour son pays. "Nous allons déployer dans un premier temps le produit par vente de licences d’exploitation, pour le démocratiser." En BtoB et BtoC. Pour que l’accès à l’eau potable coule de source.
De 1.700 euros à 79.000 euros
Startup Serenity Corporation https://serenity-corp.com/
L’année dernière, Giacomo Saccone déposait un brevet pour protéger son invention: un procédé qui permet de rafraîchir la température du corps. Une pompe à chaleur intégrée à du textile. En effet, grâce à un batterie d’une autonomie de 4 ou 5 heures qui alimente 16 capteurs très discrets (rectangles blancs très fins), la température captée est transformée en fraîcheur (ou chaleur), en 20 secondes à peine. Une sorte de climatiseur que l’on porte sur soi car ces capteurs sont incorporés à l’intérieur de gilets faciles à porter, pesant tout juste 1,7kg.
En 2023 donc, Giacomo Saccone fonde Tethys, basée aujourd’hui sur la technopole de Sophia Antipolis et déjà, la petite startup a tout d’une grande. De plus en plus d’industries s’intéressent à sa technologie. Lesquelles? "Pour l’heure, nous travaillons avec de très grands groupes, explique le gérant, des sociétés de plus de 40.000 salariés." La SNCF pour ses employés chargés de la maintenance des voies ferrées en plein été; GSF, pour ses agents de propreté qui officient dans des verreries par exemple; La Poste et son personnel qui travaille dans de grands entrepôts sans climatiseurs, etc.
Premier en Europe
"Nous sommes en phase de test avec Colas, ArcelorMittal, Framatome, car ces industries aussi ont besoin de notre technologie." Épaulé de six collaborateurs, Giacomo Saccone, diplômé du CEA Paris Saclay, du MIT Boston et un temps salarié chez Thales Alenia Space à Cannes, explique avoir développé "le plus petit circuit fluidique thermodynamique d’Europe jamais réalisé".
Conçu à Sophia, fabriqué en France auprès de sept ESAT et trois partenaires industriels, ce circuit, intégré dans du textile, a également séduit la Police municipale de Mandelieu-la-Napoule. "Nous avons réussi à intégrer notre technologie dans les gilets pare-balles. Il faut maintenant passer les tests certifiant que le produit a toujours le même niveau de sécurité quand on tire dessus."
Tethys dans l’espace?
Pour l’heure, Tethys devrait produire 4.000 pièces en 2025 et vise les 10.000 par an "le plus vite possible", sourit le dirigeant qui est en contact avec l’ESA [Agence spatiale européenne, ndlr] et prépare des combinaisons spatiales extravéhiculaires. "Chaque lanceur de fusée propose ses équipements et le jour où un lanceur français ou européen est prêt, ce sera bien d’avoir nos propres combinaisons [ce qui n’est pas le cas pour l’instant, ndlr] plutôt que de les acheter aux Américains ou aux Russes.
Si la startup n’est pas encore rentable, son dirigeant est confiant. "Nous avons reçu des aides de Bpifrance, des incubateurs Provence Côte d’Azur et ESA BIC [Incubateur de startups ayant un lien avec le spatial, ndlr]. Je procède par augmentation de capital et là nous affichons 100 kE de capital. Les banques sont rassurées et prêtent plus facilement. Nous avons également des discussions ouvertes avec des family office pour ouvrir le capital..." A suivre donc pour la startup qui souhaite bénéficier d’un stockage important afin de répondre rapidement aux commandes à venir.
Effets désirables!
Car le gilet Tethys rhabille déjà nombre d’entreprises. Notamment parce qu’au-delà de sa technologie, les conséquences du rafraîchissement des salariés qui l’utilisent sont réelles. "Il a été prouvé que cela augmentait la productivité, baissait le coût opérationnel et baissait les risques d’accidents liés au stress thermique, explique Giacomo Saccone. Il est question d’un gain de 6.000 euros par an par salarié." Tethys compte bien démocratiser le produit et le rendre accessible aux TPE/PME qui en auraient l’utilité. 500 euros la pièce par an pour un produit qui rafraîchit ou réchauffe grâce à un potentiomètre permettant de régler la température. De même, chaque gilet Tethys est personnalisable "en fonction de l’activité des salariés, on peut déplacer certains capteurs pour faciliter la mobilité du corps".
Un véritable vent de fraîcheur sur la Tech!
L’étude de faisabilité technico-économique sur la gazéification hydrothermale au sein de la communauté d’agglomération Cannes Pays de Lérins (CACPL) est arrivée à son terme en avril. La collectivité, soutenue dans ce projet par GRDF, la banque des territoires et le Département, passe à une nouvelle phase. Elle l’a annoncé lors des 3e rencontres de la Force locale décarbonnée, fin septembre. "Dans les prochains mois on va travailler à trouver la meilleure technologie et le meilleur endroit pour mener des tests avec des échantillons réels", livre le chargé de mission en transition énergétique et environnementale auprès du directeur général des services de l’agglomération.
La gazéification hydrothermale, une technologie qui sera "suffisamment mature en 2028 pour envisager des procédés industriels", précise Florent Soubeyran qui ne veut pas se risquer à évoquer de date pour le projet cannois. Un horizon lointain qui n’empêche pas la CACPL de se montrer enthousiaste. "On a mesuré le potentiel mais avant d’imaginer un déploiement industriel il faut du test. On croit en l’innovation. On y va progressivement", complète le délégué territorial de GRDF en lien avec les collectivités, Sébastien Lebrun. Si des unités existent dans plusieurs pays européens (Suisse, Allemagne, Pays-Bas, Espagne...), aucun lieu, ni type de technologie n’a encore été choisi.
Tester pour faire un choix
"En fonction des expérimentations on pourra choisir de se lancer complètement dans la méthanisation ou la gazéification, livre Florent Soubeyran. C’est important de soutenir les industriels qui seraient bloqués s’il n’y a pas d’expérimentation. Pour couvrir tous les besoins il faut lancer d’autres technologies très prometteuses". Une démarche appréciée par GRDF: "Cannes est très ouverte sur l’innovation", glisse Sébastien Lebrun dans ce sens.
La Cacpl ne compte pas abandonner l’expérimentation menée sur la méthanisation en transformant les boues de la station d’épuration en biométhane, ce qui en réduira le volume de 35%. Car les ambitions que la collectivité affiche sont élevées: "Diminuer les émissions de gaz à effet de serre des services publics de l’agglomération, assurer l’autonomie du pôle métropolitain Cap Azur en matière de traitement des déchets, utiliser les déchets comme ressources en favorisant l’économie circulaire, produire localement du gaz renouvelable, en substitution au gaz d’origine fossile, tout en profitant des infrastructures gaz existantes."
Comment ça marche
« Dans ce projet de production de gaz renouvelable made in Cannes, le citoyen devient acteur », pose Sébastien Lebrun. Le délégué territorial de GRDF illustre « deux gestes » qui seront à la base de la gazéification hydrothermale : « Je tire ma chasse d’eau, ça part à la station d’épuration. À la base elle ne traitait que des eaux usées, maintenant elle va produire de l'énergie. Et puis les points d’apport volontaire. Les biodéchets ça va finir dans cette unité. On encourage la réutilisation et on va conserver les appareils. Mon déchet devient ressource et ça repart dans les services publics. »
Cette nouvelle technologie utilisera les boues de la station Aquaviva avec « des apports de graisses des restaurateurs, des cantines, en plus de celles des eaux usées, des biodéchets qui seront préparés en soupe », détaille Florent Soubeyran. Le tout sera chauffé entre « 400 et 700 degrés Celsius ». « Comme on va gérer des déchets organiques, on a mesuré les risques. Virus et microplastiques sont complètement éliminés ».
« En 10 minutes on convertit la matière, contre plus de quarante jours pour la méthanisation », exposent les deux spécialistes. Résultats attendus « si la pratique colle à la théorie » : « 23 gigawatts-heure par an, soit l’équivalent de 8 % de la production annuelle de gaz pour une ville comme Cannes, ou 30 % pour Mandelieu. »
« Il n’y a pas de stockage sur le site, le gaz part direct dans les tuyaux. Nous, on va l’odoriser, vérifier qu’il soit compatible avec les appareils », ajoute Sébastien Lebrun alors que l’emprise de l’unité de gazéification hydrothermale est estimée à « 200 ou 300 m2 ». Une petite surface appréciée dans le « contexte géographique tendu ».
« Il va rester 5 % de déchets résiduels », assurent-ils. « Du potassium, de l’azote et un important volume d’eau », qui pourraient également être réutilisés : « On récupère de l’eau qui peut être réinjectée dans la station d’épuration, ou pour nettoyer les rues ».
"Quand j’étais gamin, que je me baignais à Cannes, on avait du goudron sur les pieds. Cette pollution était bien plus présente", remémorait lundi le maire de Cannes et président de l’agglomération Pays de Lérins, lors de la réunion du groupe de travail Qualité des milieux marins. David Lisnard voulait mettre en avant l’évolution positive de la protection de l’environnement de la baie de Cannes pour "montrer qu’on peut arranger les choses". L’expérimentation de deux bouées qui serviront à étudier ces fonds marins veut en être l’exemple concret.
L’intelligence artificielle pour protéger la mer
Ainsi, l’objet technologique de la société Biocéanor sera chargé de mesurer et contrôler la qualité de l’eau, en continu. "Peu de collectivités le font. La baie serait vraiment pionnière. On veut regarder ce qu’il se passe dans le milieu, sur des points stratégiques, sur la biodiversité, et comprendre", confie le patron de la société basée à Sophia Antipolis. Pour cela la bouée de Biocéanor va collecter ces données en continu et "y intégrer des données spatiales, de courantologie". "On associe l’intelligence artificielle à nos compétences de biologie marine qui nous permettent de comprendre quel impact a une température, un oxygène sur la qualité de l’eau et la biodiversité, reprend-il. Le but, c’est de pouvoir prédire ces paramètres pour donner des moyens d’action aux collectivités et les accompagner dans la prise de décision".
Une expérimentation menée de façon complémentaire avec Suez, qui va également poser sa bouée de 600kg et 1,5mètres de diamètre dans la baie cannoise. Équipée de panneaux solaires pour être complètement autonome, celle-ci sera chargée "d’écouter la mer", comme le signifie le directeur de l’agence azuréenne de l’entreprise française.
"Chaque animal a son propre son"
"Chaque animal a son propre son. Crabes, oursins, crevettes, cétacés... Tous font du bruit, le jour, la nuit. On enregistre tout ça, précise Emmanuel Carrier. Derrière, c’est notre plateforme, à disposition de la collectivité, qui calcule grâce à l’IA, en fonction de chaque son et de sa fréquence, quelle population on retrouve dans cette partie-là de la baie. On arrive, en direct, à avoir l’information de la population présente. C’est aussi pour analyser l’activité humaine et son impact sur le milieu marin. Donc il faudrait la mettre dans des zones où les bateaux passent. On pourra, par exemple, savoir si l’été il y a moins de dauphins dans la baie parce qu’il y a plus de bateaux".
Où les bouées seront-elles disposées? "C’est encore en discussion avec les autorités. On a identifié des points candidats comme les îles de Lérins, ou plus près de la côte, notamment en fonction des courants marins", répond Samuel Dupont. Alors que celles-ci seront déployées "au printemps prochain", l’objectif à terme serait de pouvoir construire un "réseau de bouées" en fonction de la "dynamique du milieu".
"Suivre l’impact des décisions"
Les deux hommes assurent qu’il est "important de collecter la data, notamment pour suivre l’évolution de l’impact des décisions prises sur la protection de la Méditerranée". Et "les données de l’un peuvent servir à l’autre", livre Samuel Dupont. Le boss de Biocéanor fait état d’une "diminution des stocks de poissons".
"On a un bien commun qu’il est important de protéger pour le transmettre dans les meilleures conditions, exprime l’adjointe au maire de Cannes déléguée à l’environnement et conseillère communautaire, Françoise Brunneteaux. Pour mieux s’y préparer, nous sommes convaincus que l’innovation est au cœur des enjeux pour affronter ce que l’on a à affronter".
La société Mata, installée à Sophia Antipolis et fondée par une Niçoise, a lancé le 25 juin 2024 une intelligence artificielle dans le secteur de la santé. Ce robot conversationnel doit permettre des diagnostics de radiologues plus rapides.
Un répulsif antimoustique 100 % naturel et efficace ? Des chercheurs du CNRS et de l'Université de Montpellier ont (enfin) mis au point la bonne formule, et c'est en observant les comportements du moustique qu'ils l'ont trouvée !
La France est de plus en plus concernée par les l’émergence du moustique tigre. 80% de la population mondiale est exposée à ce fléau et les maladies générées par les piqures engendrent 700.000 décès par an. Pour se prémunir contre ce phénomène, l’utilisation de répulsif est l’une des meilleures parades.
Mais aucune des solutions de protection actuelle contre les moustiques n'est vraiment satisfaisante, nous en faisons toutes et tous le constat ; la plupart utilise des molécules toxiques et sont d'une efficacité (très) relative.
Décriés pour leurs composantes chimiques, qui contiennent la plupart du temps des agents toxiques ou irritants qui altèrent la confiance des consommateurs. ils sont pourtant nécessaires pour se protéger des piqures et autres maladies qu’ils génèrent, leurs formules
Une solution naturelle !
Le laboratoire ChimEco de l'université de Montpellier et du CNRS s'est mis en quête d'une formulation de répulsif anti-moustique de nouvelle génération. Pour cela, les chercheurs ont observé les moustiques.
Ce qu'ils ont observé, c'est que les moustique sont des " petits malins" comme le dit très justement Elie Semoun : ils repèrent les cocktails de molécules synthétiques dans leur environnement. Car si ce n'est pas "naturel", les moustiques analysent leur présence comme une anomalie, la contournent pour se diriger tout droit sur le peau de l'Homme ou l'animal.
Forts de ce constat, le CNRS et les Laboratoires Bioprotection ont uni leurs forces afin de développer un spray anti-moustiques 100% inspiré de senteurs de la nature, donc issues de l'environnement familier du moustique.
Près de 4000 tests comportementaux et 300 synthèses de molécules différentes ont été nécessaires pour mettre au point l'actif.
Après l'obtention d'un brevet scientifique sur cette innovation, le Pr. Claude Grison a décidé de l'intégrer dans une formule anti-moustiques certifiée bio à l'odeur rafraichissante et citronnée, respectueuse de la peau et de l'environnement.
Un anti-moustiques bio "made in France"
Ce spray est un spray corporel répulsif anti-moustiques certifié bio, qui sera fabriqué en France et qui est donc issu de la recherche scientifique française.
Au cœur de sa formule : un actif végétal puissant, issu d’une synergie d’huiles essentielles biologiques reconnues pour leurs vertus répulsives (Huile essentielle d’eucalyptus citronnée cyclisée, hydratée et huile essentielle de géranium bourbon). Une solution aussi sûre pour la peau que pour l’environnement. L'ensemble des substances actives végétales sont issues de cultures raisonnées et biologiques.
Un actif naturel 7 fois plus efficace que les actifs du marché
Selon un test visant à comparer l’actif utilisé dans la formule Crusoé avec les actifs du marché, il en ressort que le nombre de moustiques ayant piqué la peau protégée par le répulsif bio des Laboratoires Bioprotection est bien inférieur, ce qui représente une efficacité 7 fois plus efficace que le reste du marché. Par ailleurs, la formule agit durant 7h en zones tropicales et tempérées contre les moustiques les plus dangereux dont le moustique tigre, et 5h contre les morsures de tiques.
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