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Publié le 01 juillet 2026
L’assurance emprunteur garantit le remboursement du prêt à la banque en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité de l’emprunteur. En cas d’emprunt à deux, elle peut n’en couvrir qu’une part pour chaque coemprunteur. Une technique efficace pour réduire le coût de votre crédit immobilier tout en restant couvert en cas de coup dur.
L’assurance emprunteur liée à la mise en place d’un crédit immobilier garantit le remboursement du capital restant dû à la banque si l’emprunteur décède ou s’il se retrouve en situation d’invalidité ou d’incapacité de travail. Son coût dépend de plusieurs facteurs : âge et état de santé de l’emprunteur, montant du prêt, durée de remboursement, garanties souscrites (décès, invalidité, incapacité, perte d’emploi). Le niveau de couverture ou « quotité assurée » est également déterminant. Les banques exigent presque toujours une couverture de l’intégralité du prêt, mais cette quotité peut être répartie en cas d’emprunt à plusieurs. En couple, cela peut vous éviter de payer une prime d’assurance excessive pour une protection inutile. Explications.
Une couverture à 100 % en cas de problème
La quotité d’assurance correspond au pourcentage du capital emprunté couvert par l’assurance pour chaque emprunteur. Si vous empruntez seul, vous devez obligatoirement être assuré sur 100 % du prêt, afin que la banque soit remboursée en intégralité s’il vous arrive un pépin. Les établissements financiers acceptent rarement une quotité inférieure à 100 %, sauf pour certains clients en mesure de fournir une garantie alternative, le nantissement d’un placement, par exemple.
Si vous empruntez à deux, vous devez aussi être assurés sur 100 % du prêt, mais il est possible de répartir ce pourcentage entre vous. En général, l’assurance emprunteur est alors souscrite à hauteur d’une quotité de 50 % sur la tête de chaque coemprunteur (50/50). Cela signifie qu’en cas de coup dur frappant l’un d’entre vous, l’assurance prendra en charge la moitié du prêt dû et l’autre emprunteur devra continuer à rembourser les 50 % restants.
Une protection ajustable en couple
Vous pouvez choisir une autre répartition de la quotité assurée lors de la souscription de votre assurance emprunteur, qui tient compte de la situation personnelle et financière de chacun. Par exemple, si vous gagnez 70 % des revenus de votre couple, il peut être judicieux d’opter pour une répartition à 70/30 pour protéger davantage votre conjoint. La banque sera ainsi couverte à hauteur de 70 % du prêt si vous décédez ou devenez invalide, et il ne devra rembourser que les 30 % restants. Dans le cas contraire, vous resterez redevable de 70 % du prêt et la banque sera remboursée par l’assurance à hauteur de 30 %.
Assurance sur une « tête » : les couples monoactifs ayant un écart d’âge important ou dont un conjoint a une santé défaillante peuvent souscrire une assurance de prêt à 100 % sur la tête d’un seul emprunteur (100/0). Le conjoint inactif, plus âgé ou malade sera alors totalement protégé si l’autre disparaît ou devient invalide, car le bien financé à crédit sera entièrement « payé » par l’assureur. Mais si l’inverse se produit, le conjoint actif, plus jeune ou mieux portant devra continuer à rembourser l’intégralité du prêt, sans le concours de l’assurance.
Protection renforcée : vous pouvez aussi opter pour une assurance de prêt à 100 % sur votre tête et sur celle de votre conjoint (100/100), soit 200 % en tout. Dans ce cas, le prêt sera remboursé en totalité quel que soit celui d’entre vous qui décède ou devient invalide, et l’autre ne devra plus rien à la banque. Cette solution vous décharge de tout souci financier en cas de problème et permet de sécuriser au maximum votre famille, mais elle coûte 2 fois plus cher qu’une assurance à 50/50.
Bon à savoir les banques fixent contractuellement les limites de répartition de l’assurance de prêt entre coemprunteurs. Certaines refusent d’assurer un seul coemprunteur, d’autres exigent une quotité minimale d’assurance en fonction du projet financé ou de la situation professionnelle des emprunteurs. Cela ne vous interdit pas de souscrire une assurance de prêt individuelle, dès lors qu’elle respecte les exigences minimales de votre banque.
Un rapport prix/garanties à calibrer
Logiquement, plus la part d’un prêt immobilier assurée en cas de décès ou d’invalidité est importante, plus la prime d’assurance emprunteur est élevée. À l’inverse, une quotité assurée plus faible réduit le coût de la garantie. Ajuster la répartition de votre assurance emprunteur entre vous et votre conjoint est donc susceptible de vous faire réaliser de belles économies. En choisissant une quotité adaptée à la situation réelle de chacun, vous pouvez éviter de payer une prime excessive en modulant la protection de chacun en fonction de ses besoins.
Posez-vous les bonnes questions : qui gagne le mieux sa vie dans votre couple, et qui aura le moins de difficultés à rembourser seul votre prêt commun en cas de problème ? Quelles seront les charges familiales à assumer si l’un de vous disparaît ? Seront-elles supportables par le conjoint survivant avec un revenu en moins ? Souhaitez-vous que le prêt soit totalement remboursé en cas de décès de l’un de vous (quotité 100/100) ou seulement partiellement (50/50, 70/30) ? Les réponses à ces questions vous permettront de trouver l’assurance qui vous protège le mieux au meilleur prix, compte tenu à la fois de votre situation familiale et financière.
Panachez vos garanties : l’assurance emprunteur peut couvrir la banque contre plusieurs risques comme le décès, la perte totale et définitive d’autonomie (PTIA), l’invalidité permanente totale (IPT) ou partielle (IPP), l’incapacité temporaire de travail (ITT), la perte d’emploi… Pour les deux premiers, les banques exigent quasi systématiquement une couverture à 100 %. Mais pour les autres, elles se montrent plus souples, autorisant la plupart du temps les emprunteurs à panacher pour optimiser le coût de leur assurance. Par exemple, elles peuvent exiger une protection intégrale contre le décès et la perte d’autonomie et une couverture minimale de 30 ou 40 % seulement pour l’invalidité partielle, afin de bénéficier d’une couverture optimale dans les cas les plus graves et d’une couverture plus réduite dans les cas où l’emprunteur conserve la faculté de percevoir des revenus.
Agissez en cours de prêt : en général, les contrats d’assurance de prêt autorisent les coemprunteurs à modifier la quotité assurée en cours de prêt, en fonction des changements intervenus dans leur situation personnelle et financière respective. Un couple aux revenus équilibrés assuré à 50/50 peut ainsi demander un passage à une répartition à 60/40 si l’un des emprunteurs bénéficie d’une hausse de salaire. La modification peut également intervenir après un divorce ou une séparation, si le couple ne vend pas le bien acquis ensemble. L’opération peut aboutir à alléger le coût de l’assurance si la quotité est réduite, d’autant qu’il est calculé sur le capital restant dû et non pas sur le prêt initial. La banque ne peut pas refuser le changement de quotité demandé s’il respecte ses conditions contractuelles. Elle peut en revanche s’opposer à la souscription d’une assurance emprunteur individuelle à la place de son assurance de groupe si les garanties minimales exigées lors de l’obtention du prêt ne sont pas respectées.
Choisissez la bonne formule : bien choisir la quotité d’assurance emprunteur permet d’optimiser votre protection tout en maîtrisant le coût de votre crédit immobilier. Pour cela, il est impératif de ne pas sous-estimer la capacité de remboursement de chaque coemprunteur. Une quotité assurée trop faible offrira une couverture insuffisante au survivant en cas de décès, ce qui risque de le placer dans une situation financière délicate. À l’inverse, une quotité de 100 % sur la tête de chaque emprunteur, payée au prix fort pendant toute la durée du prêt, sera inutile si le survivant a une situation financière confortable. Pensez aussi à faire jouer la concurrence pour trouver la meilleure assurance emprunteur : ne vous contentez pas de celle proposée par votre banque, car les écarts de prix et de garanties entre les contrats sont très importants.
Se connecter en un clic à des sites de e-commerce tout en protégeant ses données personnelles : c’est la promesse de b.connect. En partenariat avec les principales banques hexagonales, cette déclinaison privée de FranceConnect offre aux cyberacheteurs une solution d’authentification qui concurrence les Gafam.
Le mot de notre fondateur
"En démocratisant l'accès aux fonds en déshérence, Gety sensibilise les Français à leur droit de réclamation et contribue à une prise de conscience collective sur ce patrimoine souvent oublié.
Peu de Français connaissent l'existence de ces fonds, et encore moins les démarches pour les récupérer.
En rendant cela public, plus simple et plus rapide, Gety joue un rôle éducatif tout en comblant un fossé entre les citoyens et les fonds qui leur reviennent de droit."
Xavier Jacquet
Six mois après l’entrée en vigueur du nouveau label ISR (investissement socialement responsable), la réforme a-t-elle porté ses fruits ? La précédente mouture était notamment accusée de favoriser le greenwashing.
Identifier les sociétés financées
Si l’on souhaite véritablement soutenir des entreprises du secteur de l’environnement, il faut donc s’y prendre autrement. En commençant par identifier les actifs présents dans les fonds (qu’ils soient certifiés ISR ou porteurs des labels Greenfin ou Finansol). Tous les distributeurs de produits financiers ont l’obligation de fournir à leur client la liste des fonds entrant dans la composition des contrats d’assurance vie, PER, PEA, etc. Mais ils doivent aussi communiquer, sur demande, le nom des principales sociétés entrant dans la composition du fonds. Il ne faut pas hésiter à réclamer ces informations à sa banque ou son assureur. Puis à identifier la nature exacte des activités des entreprises, en consultant notamment leur site officiel.
En pratique, peu d’entreprises véritablement vertes sont présentes dans les fonds commercialisés par les grands réseaux bancaires ou assurantiels. On les trouve plutôt du côté des produits d’épargne proposés par les acteurs de l’économie sociale et solidaire, notamment la Nef (une coopérative bancaire éthique) ou le Crédit Coopératif.
Le monde de la finance verte s’étoffe avec l’apparition, ces dernières années, de nouveaux organismes de paiement, comme Helios. Ces banques 100 % en ligne promettent transparence et prise en compte de l’environnement dans la gestion des fonds confiés par leurs clients. Promesses tenues ? Nous faisons le point.
Helios et Green-Got
Des engagements concrets
Les deux fintechs Helios et Green-Got offrent aux particuliers la possibilité d’ouvrir un compte courant, mais aussi de placer leur épargne dans une assurance vie. Dans les deux cas, elles jouent la transparence en indiquant la destination des sommes placées, sous l’une ou l’autre de ces formes.
L’épargne
S’agissant de l’argent épargné au sein de leur assurance vie, les prestataires de paiement affichent des engagements précis : 100 % des fonds disponibles via l’assurance vie ont une dominante verte, et une grande majorité affichent un label solidaire et responsable officiel (ISR, Greenfin ou Finansol). On trouve par exemple le fonds Mandarine Global Transition de Mandarine Gestion, le fonds BNP Paribas Funds Aqua de la BNP ou encore le fonds Novaxia FA (fonds privé spécialisé dans l’immobilier durable). Tous interdisent déjà les investissements dans les énergies fossiles et l’armement. En outre, Helios comme Green-Got affirment faire eux-mêmes un tri supplémentaire au sein des fonds labélisés, afin de déterminer (avec l’aide d’experts de la finance verte comme Carbon4) les plus vertueux en termes de transition énergétique.
Les dépôts bancaires
S’agissant des fonds déposés en compte courant, là aussi, l’information concernant l’utilisation est transparente. Comme ni Green-Got ni Helios ne possèdent pour l’instant d’agrément bancaire (ce ne sont que des prestataires de paiement), ils ne peuvent conserver les dépôts de leurs clients. Les sommes sont donc reversées à des banques d’adossement, le Crédit mutuel pour Green Got et le Crédit agricole pour Helios. L’argent est déposé sur un compte de cantonnement ou d’attente. « Depuis le lancement de nos comptes de paiement, il y a 3 ans, 85 millions d’euros de liquidités sont actuellement déposés chez Green-Got et ont donc été retirés des banques traditionnelles exposées aux énergies fossiles », affirme notamment la start-up Green-Got.
Quels effets ?
Première question que l’on se pose rapidement : existe-t-il un intérêt concret à mettre de l’argent sur un compte cantonné auprès du Crédit mutuel ou du Crédit agricole ? Car cet argent n’est pas réinvesti, il dort, en quelque sorte. De façon générale, les sommes en comptes courants ne sont pas utilisées par les banques de dépôt. Elles possèdent malgré tout un impact sur la capacité de financement de ces établissements. Leur montant est en effet pris en compte pour calculer le ratio de solvabilité à court terme de la banque. Ce ratio entre actifs et passif détermine la limite jusqu’à laquelle elle peut prêter. Donc, en retirant son argent des banques commerciales, on leur retire théoriquement une part de leur capacité d’investissement. « Dans les banques traditionnelles, votre argent ne dort pas, il pollue », résume à sa façon Helios sur son site.
Les néobanques vertes offrent une alternative intéressante aux consommateurs soucieux de l’impact de leur argent. Reste à savoir si leur montée en puissance suffira à peser réellement sur l’impact des grandes banques traditionnelles sur les énergies fossiles et les industries lourdes.
La Nef lance un dispositif démocratique inédit pour penser, avec ses sociétaire, sa politique d'investissement pour la transition énergétique.
Lors d’un achat en ligne, l’option CB est souvent proposée comme alternative à Visa ou Mastercard. Un choix qui peut s’avérer judicieux.
« Le made in France, c’est mieux si on paye in France. » La campagne, siglée CB, déployée ces derniers mois par affichage et dans la presse, a de quoi interpeller. D’abord parce qu’on ne sait pas forcément qu’un choix s’offre à nous au moment de faire un achat en ligne par carte bancaire. Ensuite parce que le slogan laisse penser qu’on pourrait, à cette occasion, faire preuve de patriotisme économique. Qu’en est-il exactement ?
Sur les quelque 110 millions de cartes bancaires qui circulent en France, 77 millions portent le logo CB, elles sont dites « cobadgées » avec Visa ou Mastercard. Ce pictogramme est la marque du groupement d’intérêt économique (GIE) Cartes bancaires, mis sur pied en 1984 par les principales banques françaises. Lorsqu’on procède à un paiement en ligne, on ne remarque pas toujours ce logo alors qu’il est fréquemment présent. Ceux de Visa ou MasterCard nous étant plus familiers, nous avons généralement tendance à cliquer dessus. Alors qu’il est possible d’opter pour le réseau national dès lors que l’on possède une carte cobadgée.
Si le GIE Cartes bancaires attire aujourd’hui l’attention sur ce point, c’est qu’il se sent menacé par la concurrence. Pendant longtemps, les paiements passant par son réseau sont restés ultradominants en France. Mais ces derniers temps, plusieurs banques, notamment les néobanques, ont renoncé au cobadging, ne permettant que les paiements via le réseau Visa ou celui de Mastercard. Un virage que n’apprécient guère les commerçants, car les commissions exigées par ces derniers sur chaque achat sont beaucoup plus élevées que celles imposées par le réseau CB. Selon notre confrère Les Échos, la différence pourrait aller de 1 à 10 !
Coûts répercutés sur les prix
En novembre dernier, Ecommerce Europe, organisme représentant les intérêts des commerçants en ligne dans l’Union européenne, a publié un communiqué déplorant qu’au vu de leur position dominante, Visa et Mastercard se permettent d’imposer des augmentations « substantielles et régulières des commissions, certains commerçants importants pointant une hausse supérieure à 75 % entre 2016 et 2021, sans que cela reflète une augmentation des coûts ou des risques » pour les réseaux. L’association réclame une transparence sur les prix et une justification des augmentations, remarquant que la France est un des seuls pays en Europe à pouvoir échapper à cette hégémonie des deux mastodontes, grâce à l’existence du réseau CB. Pour les consommateurs, circonscrire le montant des commissions dans des limites raisonnables est également impératif. Car ces coûts supplémentaires imposés aux commerçants sont inévitablement répercutés sur les prix des marchandises ou services. C’est en cela que choisir le logo CB peut s’avérer pertinent, sachant que si certaines assurances sont liées à une carte bancaire (en cas de voyage en particulier), le fait d’opter pour un réseau ou l’autre ne change rien.
Les violations de données personnelles recouvrent notamment les fuites, vols ou pertes de données, que l’origine soit accidentelle ou malveillante. Ces données peuvent, dans certains cas, être revendues sur Internet ou encore être croisées avec celles issues d’autres fuites de données.
Comment savoir si vous en êtes victime ?
Lorsque ces violations sont susceptibles d’engendrer un risque élevé pour les personnes, les organismes doivent en principe informer directement les personnes concernées en mentionnant notamment les mesures prises pour remédier à ou atténuer les conséquences de la violation.
Si vous avez reçu un tel message, la vigilance est de mise dans les prochains jours, mais aussi et surtout à plus long terme, en adoptant les réflexes essentiels.
La CNIL n’est pas en mesure de vous informer ou de vous confirmer la présence de vos données parmi celles ayant fait l’objet d’une violation. Vous pouvez en revanche interroger l’organisme responsable sur ce point.
Attention : certains sites web indiquent détenir les données et pouvoir vous dire si vous êtes ou non concerné(e). La CNIL déconseille de les utiliser.
Quels sont les risques et que pouvez-vous faire pour vous protéger ?
Les risques vont souvent dépendre de la nature des informations dérobées.
L’exploitation frauduleuse d’IBAN (coordonnées bancaires)
L’IBAN est un identifiant bancaire que vous avez utilisé pour payer un abonnement ou un service.
Cet identifiant peut dans certains cas permettre à un pirate d’émettre des ordres de prélèvement illégitimesqui ciblent les IBAN obtenus frauduleusement. Le pirate peut aussi, plus directement, usurper l’IBAN d’une autre personne en les communiquant lors de la création d’un mandat de prélèvement dans le cadre d’une souscription à un service.
Afin de diminuer les risques d’exploitation frauduleuse de votre IBAN et de minimiser ses conséquences :
Surveillez régulièrement les opérations sur votre compte bancaire et faites opposition si nécessaire. Rapprochez-vous de votre conseiller bancaire habituel en cas de doute ;
Vérifiez la liste des créanciers autorisés (c’est-à-dire les bénéficiaires des prélèvements) dans votre espace de banque en ligne ;
Lors de la réception d’un mandat de prélèvement prérempli, ou d’une prétendue mise à jour de celui-ci, soyez vigilant quant aux informations décrivant le créancier afin d’éviter un détournement de vos paiements.
L’usurpation d’identité
Si vous pensez être victime d’une usurpation d’identité à la suite de la divulgation d’informations vous concernant, vous pouvez :
vous rendre sur le site cybermalveillance.gouv.fr pour obtenir des conseils pour vous prémunir d’usurpation ;
déposer une plainte au plus vite auprès d’un commissariat de police ou de gendarmerie ;
prévenir votre ou vos banques.
Si l’usurpation est confirmée, notamment si des banques vous adressent des courriers concernant des opérations qui vous sont inconnues, vous pourrez :
vérifier si vous êtes fiché auprès de la Banque de France, notamment dans le fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers ;
vérifier si des comptes ont été ouverts à votre nom à votre insu en envoyant à la CNIL une demande de consultation du fichier des comptes bancaires(FICOBA).
Le cas particulier de la fraude à la carte SIM (SIM swapping)
Ce type d’escroquerie repose sur une usurpation d’identité et la manipulation de l’opérateur de téléphonie mobile. Grâce à des données personnelles précédemment volées, le pirate usurpe votre identité auprès de l’opérateur et prétexte la perte ou le vol de votre carte SIM afin d’en obtenir une nouvelle.
Si le pirate parvient à ses fins, il pourra alors recevoir vos SMS, vos appels et surtout les mots de passe à usage unique (OTP) utilisés dans le cadre de la validation de certaines opérations sensibles (par exemple : authentification à des services, validation de virements bancaires). Fort de ces éléments, le pirate pourra se connecter à vos différents environnements numériques et initier des opérations en ligne en usurpant votre identité.
Afin de limiter les risques associés à de telles tentatives :
soyez attentif à une éventuelle perte d’accès au réseau mobile de votre opérateur depuis votre téléphone et contactez rapidement votre opérateur si cela survient sans explication apparente ;
continuez d’appliquer les règles d’hygiène informatique (telles que la mise à jour des applications, le non-téléchargement de logiciels frauduleux ou de pièces jointes à des emails provenant d’expéditeurs inconnus, ou encore le non-accès à des sites Internet qui n’inspirent pas confiance).
Le hameçonnage (phishing)
Par SMS ou courriel
L’hameçonnage consiste à vous envoyer un courriel, un SMS frauduleux qui vous paraîtra réaliste du fait de l’utilisation de données récupérées grâce à la fuite (par exemple un soi-disant courriel de la sécurité sociale, de votre banque ou de services de livraison de colis par exemple).
N’ouvrez surtout pas les pièces jointes, n’y répondez pas, ne cliquez pas sur les liens de connexion et supprimez le message immédiatement.
D’une manière générale, privilégiez la saisie de l’adresse du site officiel du service, depuis votre navigateur, pour vous connecter à votre compte.
Par téléphone
Certains fraudeurs peuvent se faire passer pour votre conseiller bancaire, en gagnant votre confiance par leur connaissance de vos données personnelles dont votre IBAN, pour que vous effectuiez ou confirmiez une action en urgence, telle qu’un paiement.
Si vous recevez un appel téléphonique douteux, vérifiez le nom de votre conseiller et appelez-le au numéro indiqué sur vos relevés bancairescar il peut s’agir d’une forme d’escroquerie.
Comment se protéger au quotidien ?
D’une manière générale, vous pouvez renforcer votre sécurité numériquepour limiter les conséquences d’une fuite de données :
changez vos mots de passe des services web que vous utilisez :
en privilégiant des mots de passe forts ;
en priorisant les services les plus importants (courriel, impôts, banques, sites de commerce en ligne, etc.) ;
évitez l’utilisation d’un même mot de passe pour différents services et conservez-les dans un gestionnaire de mots de passe ;
utilisez les authentifications multifacteurs quand elles vous sont proposées par des services de confiance (par exemple l’utilisation d’une application mobile dédiée pour valider une connexion ou une opération).
La vigilance est de mise, dans les jours qui suivent une violation, mais aussi et surtout à plus long terme, en adoptant les réflexes essentiels.
Bonne pratique : partager l’information, c’est protéger les autres
Si vous pensez qu’une fuite de données peut concerner une personne de votre entourage (famille, amis, collègues), n’hésitez pas à :
lui demander si celle-ci a reçu le message d’information obligatoire de l’organisme responsable ;
lui transmettre les points de vigilance de la CNIL ou d’autres autorités officielles ;
lui indiquer les bons réflexes à avoir dans l’immédiat et au quotidien (par exemple : changer ses mots de passe, utiliser une authentification multifacteur lorsque cela est proposé).
Soyez vigilant concernant les personnes vulnérables, en particulier :
celles n’ayant pas un accès quotidien ou aisé à Internet ;
les personnes âgées ;
ou encore celles courant un risque personnel du fait de la fuite de données (par exemple en cas de divulgation de l’orientation sexuelle, de l’opinion politique ou religieuse, de l’état de santé, etc.).
Comment porter plainte ?
Vous pouvez porter plainte de deux manières :
Auprès de la CNIL si vous estimez que vos données personnelles n’ont pas été suffisamment sécurisées.
Auprès de la police ou de la gendarmerie si vous êtes victime d’une usurpation d’identité, d’une arnaque ou de paiements frauduleux.
Cyberattaque concernant l’opérateur de téléphonie FREE
Une enquête est en cours concernant cette cyberattaque, elle a été confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) de la préfecture de Police de Paris.
Les obligations des organismes ayant subi une violation de données
Lorsque des fuites, vols ou pertes de données sont susceptibles d’engendrer un risque pour les personnes concernées, les organismes responsables doivent notifier la violation à la CNIL en lui fournissant des informations sur la nature de la violation, ses conséquences et les mesures prises pour y remédier.
La CNIL est alors en mesure d’accompagner les organismes en les conseillant, lorsque cela est nécessaire, sur la meilleure manière de réagir et d’améliorer leur posture de cybersécurité.
La CNIL peut aussi être amenée à collaborer avec d’autres acteurs institutionnels ayant aussi pour mission de veiller à la cybersécurité de l’espace numérique, tels que l’ANSSI, la section cyber du parquet de Paris (J3) ou encore cybermalveillance.gouv.fr.
À plus long terme, la connaissance fine des modes opératoires donnant lieu à des violations permet à la CNIL de créer des publications aidant à les prévenir ou à y remédier, à destination des organismes comme du grand public, au plus près de l’état réel de la menace. Elle permet aussi à la CNIL de partager son expérience avec les autres autorités en charge de la prévention du risque cyber et de bénéficier de la leur.
Le RGPD, la CNIL et la cybersécurité
La législation sur la protection des données personnelles – le règlement général de protection des données (RGPD) – impose à tous les organismes (entreprises, administrations, associations) d’assurer la sécurité des données personnelles.
La CNIL a quatre principaux rôles en matière de cybersécurité : elle conseille en amont les organismes sur les bonnes pratiques (ex : guide de la sécurité des données personnelles), elle contrôle en aval le respect de leurs obligations, elle reçoit et instruit les notifications de violation et enfin elle sensibilise les particuliers sur les risques.
À la suite d’incidents de piratage d’IBAN, de nombreux particuliers et professionnels se demandent comment protéger leurs comptes bancaires contre les prélèvements non autorisés. Peu connue mais très efficace, la liste blanche de prélèvements est un moyen simple et gratuit pour les particuliers de bloquer toute transaction indésirable sur leur compte. Qu’est-ce qu’une liste blanche de prélèvements
La liste blanche de prélèvements est une fonctionnalité qui permet aux titulaires de comptes bancaires de restreindre les prélèvements uniquement aux entreprises ou fournisseurs de leur choix. Toute tentative de prélèvement provenant d’un émetteur qui ne figure pas sur cette liste est automatiquement refusée par la banque. Cette mesure est particulièrement efficace contre les tentatives de fraude où des informations bancaires, comme un IBAN, auraient été compromises.
Gratuit pour les particuliers
Pour les particuliers, la mise en place d’une liste blanche de prélèvements est gratuite. La loi impose aux banques d’offrir cette option sans frais supplémentaires. Néanmoins, peu d’établissements bancaires mettent cette solution en avant. Il est donc conseillé de contacter directement son conseiller bancaire pour activer cette option. Une fois en place, cette mesure permet de sécuriser le compte contre les tentatives de prélèvement non autorisé.
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désinscription Newsletter 03/08/2023
La Nef a développé une équipe d'experts en finance éthique pour conseiller les épargnants dans leurs placements éthiques.
CONSEILLER.E EN FINANCE ÉTHIQUE, ÇA VEUT DIRE QUOI À LA NEF ?
Sylvie Garrido : Être conseillère en finance éthique auprès des particuliers, c’est répondre au mieux aux besoins des épargnants, investisseurs et emprunteurs particuliers. C’est aussi mettre en œuvre quotidiennement le rôle social, environnemental et économique de la Nef.
Grâce à l’épargne et au capital qui nous est confié, nous pouvons financer des projets à impacts positifs. Dans un sens, on permet aux épargnants et aux emprunteurs de se rencontrer par l’intermédiaire de leur argent. Ce cercle vertueux donne un sens concret et humain à mes activités quotidiennes de conseillère en finance éthique.
SUR QUELS PRODUITS APPORTES-TU DES CONSEILS AUX ÉPARGNANTS ?
SG : On parle principalement du livret Nef et du compte à terme.
Le Livret Nef est un placement sur lequel votre épargne est disponible à tout moment contrairement au compte à terme où la somme déposée est immobilisée pendant une durée comprise entre 1 an et 7 ans. Sur ce livret ou compte à terme, vous choisissez vous-même l’orientation de votre épargne vers le secteur écologique, social ou culturel. Vous pouvez également décider de confier son affectation au gré de la Nef.
Vous avez aussi la possibilité de faire don de tout ou partie de vos intérêts à une association partenaire de la Nef.
Enfin, vous pouvez décider de soutenir les porteurs de projets qui s’adressent à la Nef. Vous avez en effet la possibilité de diminuer le taux de rémunération de votre épargne, ce qui permet à la Nef de baisser le taux d’emprunt proposé aux porteurs de projets.
Nous proposons également la souscription de parts sociales. La Nef est une coopérative dont le capital est détenu par ses sociétaires. Augmenter le nombre de ses parts sociales, c’est accroître la capacité de la Nef à financer des projets et lui donner plus de moyens et d’indépendance. Il faut savoir que la réglementation bancaire exige que la Nef détienne, en capital, au moins 11 % des sommes qu’elle prête.
Par exemple, vous avez déposé 1 000€ sur un Livret ou un Compte à Terme Nef : pour que la Nef puisse les prêter à un porteur de projet, elle a besoin de 110€ en parts sociales.
Enfin, nous proposons également des prêts aux particuliers. Parmi les projets financés, il y a les travaux et la rénovation de maison, la construction de Tiny House par exemple, l’achat de véhicules écologiques ou encore des formations professionnelles.
QU’EST-CE QUE TU AIMES LE PLUS DANS TON MÉTIER ?
SG : Incarner le lien entre un particulier qui souhaite placer son épargne sur un placement éthique et un emprunteur qui pourra, grâce à ces fonds, finaliser son projet est très valorisant. Mon métier me permet de participer concrètement et activement à la construction d’un monde plus juste et plus humain, et cela est très gratifiant.
Les emprunteurs coup de cœur de Sylvie :
La boulangerie Bio « Le pain de la Terre » à Peyrolles en Provence
La Fabuleuse Cantine à Saint-Etienne qui réutilise les invendus et propose un prix de vente en fonction des revenus.
POURQUOI PARLE-T-ON DE PLACEMENTS ÉTHIQUES ?
SG: Nos produits de placements sont éthiques car ils permettent d’orienter son épargne uniquement vers les domaines de l’écologie, du social ou du culturel mais également de partager ses intérêts avec des associations de la transition écologique et citoyenne.
De plus, la Nef est 100% transparente puisqu’elle publie chaque année l’intégralité de ses financements effectués grâce à l’argent confié par ses sociétaires et épargnants. Chacun peut ainsi toucher du doigt le ou les projets auquel il a pu contribuer et voir concrètement où va son argent.
Pour toute question, prenez contact avec la délégation des particuliers
Par mail : delegation.particuliers@lanef.com
Par téléphone au 04 81 65 00 00