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L’association cannoise Anges de Poulpes lance OctoSee, une application qui permettra aux plongeurs, apnéistes et amateurs de snorkeling de signaler les poulpes observés en Méditerranée. Objectif : mieux connaître l’espèce pour mieux la protéger.
Un poulpe croisé sous l’eau ne sera bientôt plus seulement une jolie rencontre.
Il pourra aussi devenir une donnée utile aux scientifiques.
En cette journée mondiale du poulpe, l’association Anges de Poulpes prépare le lancement d’OctoSee, une application de participation citoyenne dédiée à l’observation et à la protection des poulpes.
Le principe est aussi simple qu’efficace : lors d’une sortie en mer, chacun pourra signaler les poulpes rencontrés.
Quelques clics pour faire avancer les connaissances
Où sont-ils les plus nombreux sur notre littoral ? À quelle période les observe-t-on ? Quelle est leur taille ? Quels comportements adoptent-ils ? Quand ont lieu les accouplements, les pontes ou l’apparition des jeunes ?
Autant de questions auxquelles l’application veut contribuer à répondre.
En quelques clics, l’utilisateur pourra enregistrer son observation et renseigner sa localisation GPS, la taille du poulpe, son comportement et ajouter une photographie.
Le poulpe méditerranéen sous pression
Car derrière cette initiative, il y a une inquiétude.
Le poulpe commun, Octopus vulgaris, est présenté par l’association comme une espèce en déclin en Méditerranée. « On en voit de moins en moins et ceux que l’on rencontre sont très petits… »
Réchauffement de la mer, pêche et chasse sous-marine font partie des pressions auxquelles il est soumis. Le changement de température de la Méditerranée pourrait notamment affecter sa reproduction et les premiers stades de sa vie.
Avant de mieux protéger le poulpe, encore faut-il savoir où il vit, comment ses populations évoluent et à quels moments clés de son cycle de vie il est particulièrement présent. C’est précisément le rôle que veut jouer OctoSee.
Pas question de dévoiler les cachettes des poulpes
Une précaution importante a été prévue par les concepteurs.
La carte permettant de visualiser les sites fréquentés par les poulpes ne sera pas accessible au grand public. Seuls l’association et les scientifiques pourront y accéder.
L’objectif est donc de recueillir davantage d’informations sans transformer les observations en carte aux trésors pour ceux qui chercheraient les meilleurs endroits pour capturer des poulpes.
Une technologie déjà expérimentée avec les tortues
Pour développer OctoSee, Anges de Poulpes s’est associée à Nicolas Guillot, développeur français et fondateur de We Spot Turtles ! (https://wespotturtles.org/), une application de science participative consacrée au suivi des tortues marines. « En fait, c’est Nicolas qui est venu à nous pour proposer ses compétences. Nous avons beaucoup de chance, nos adhérents sont de plus en plus nombreux depuis le lancement de l’association. Et parmi nos membres, nous avons autant des sympathisants que des gens qui proposent leurs compétences », s’enthousiasme Marie Muzard.
Une appli attendue d’un jour à l’autre
OctoSee doit être opérationnelle avant fin octobre 2026.
À Cannes, Anges de Poulpes compte aujourd’hui plus de 120 adhérents. L’association continue de mener des actions de sensibilisation auprès du grand public, intervient dans les écoles et participe à différentes manifestations avec la Ville de Cannes et d’autres acteurs du littoral.
Avec OctoSee, l’association veut désormais faire de chaque rencontre sous-marine une petite pièce d’un puzzle beaucoup plus vaste : celui de la connaissance et de la préservation du poulpe en Méditerranée.
Une expérimentation est menée depuis trois ans sur une parcelle à Cannes pour protéger les ruches du frelon asiatique, des harpes électriques sont installées. ICI Azur fait le bilan ce mardi.
Pour tenter de limiter les carnages causés par les frelons asiatiques sur les ruches, l'ADAPI, l'association des Apiculteurs en Provence expérimente sur une parcelle à Cannes des harpes électriques. Ce système placé devant deux ruches et alimenté électriquement permet d'éloigner les frelons asiatiques pour permettre aux abeilles d'aller butiner et ensuite d'alimenter la ruche. C'est la troisième année que le dispositif soutenu par le Conseil départemental des Alpes-Maritimes est testé. Et l'expérimentation est efficace explique Pascal Jourdan, directeur de l'association ADAPI.
A quelques mètres des ruches protégées par des harpes électriques, des ruches sans protection ont été installées. En l'espace de trois semaines, les larves d'abeilles ont été décimées par les frelons alors que les ruches protégées par les harpes électriques se développent. En plus de ces observations, des mesures sont prises et compilées pour ensuite être transmises à l'Institut des Abeilles à Avignon. L'objectif est de montrer l'efficacité des harpes pour que ces systèmes soient financés pour permettre aux apiculteurs professionnels de poursuivre leur activité.
Le frelon asiatique présent depuis 2010 dans les Alpes-Maritimes
Le frelon asiatique est arrivé en 2010 dans les Alpes-Maritimes et les dégâts se sont accélérés depuis trois ans pour les apiculteurs confrontés aussi à la sécheresse. Les apiculteurs des Alpes-Maritimes attendent des mesures concrètes. Ils appellent aussi à une prise de conscience générale. Car "les frelons asiatiques détruisent tout", les ruches mais également toute la biodiversité.
Observé à Mougins puis Vallauris, cet insecte venu d’Amérique du Nord s’attaque aux chênes et châtaigniers, ravivant les craintes d’affaiblissement de la forêt azuréenne.
Une passion chevillée au corps. Ingénieur à l’INRA pendant toute sa carrière et spécialisé en virologie végétale, Loïc Cardin garde, à 85 ans, un œil toujours avisé et observateur sur la nature. Avec ses collègues Bui Thi Mai et Michel Girard, ingénieurs de recherche au CNRS, il continue de publier régulièrement sur le monde végétal. Aujourd’hui, ce trio de scientifiques chevronnés tire la sonnette d’alarme : ils ont identifié la présence du Tigre du chêne dans les Alpes-Maritimes.
« Je me suis baladé vers Mougins et, comme je suis curieux de nature, j’ai vu qu’il y avait quelque chose d’insolite sous les feuilles d’un chêne, raconte Loïc Cardin au sujet de cette première observation faite à l’automne 2025. Quelques mois plus tard, en mai 2026, j’en ai aperçu aussi sur les hauteurs de Vallauris. »
Originaire d’Amérique du Nord, le Tigre du chêne (Corythucha arcuata) est une petite punaise phytophage de 3 à 4 millimètres à l’aspect translucide et maillé, ce qui lui vaut aussi le nom de « punaise réticulée ». Déjà responsable de ravages en Europe centrale sur des millions d’hectares, l’insecte a fait sa première apparition en France il y a plusieurs années.
Cet insecte invasif est une espèce dite “autostoppeuse”
« Il se nourrit exclusivement sur la face inférieure des feuilles des chênes à feuillage caduque (comme le chêne pédonculé ou le chêne pubescent), il y multiplie les piqûres pour pomper le contenu des cellules végétales », explique le retraité.
Jusqu’alors, la région Paca semblait épargnée. « Je n’ai trouvé aucun signalement de la précense du Tigre du chêne dans les Alpes-Maritimes ni en région », souligne le chercheur retraité qui a écrit il y a quelques mois un article à ce sujet sur la revue Au bout du Jardin de la société centrale d’agriculture et d’horticulture de Nice et des Alpes-Maritimes.
« Cet insecte invasif est une espèce dite “autostoppeuse”, c’est-à-dire qu’elle profite des déplacements humains pour se propager sur le territoire », explique la préfecture. « Originaire d’Amérique du Nord, nous estimons son arrivée en France en 2017, dans la région de Toulouse. Elle a d’abord colonisé le quart sud-ouest, puis des signalements ont été enregistrés ces dernières années dans la vallée du Rhône. Enfin, à la fin 2025, un premier signalement a été confirmé dans les Alpes-Maritimes, vers Antibes. »
« Selon nos observations, on pense qu’il y a eu une introduction antérieur d’au moins deux ans 2 à 3 ans soit 2022 ou 2023», estime Loic cardin
Des risques et des craintes face à la prolifération
Si le Tigre du chêne ne présente aucun danger pour l’homme, sa multiplication inquiète les spécialistes. « En perçant le limbe des feuilles, ces punaises provoquent un jaunissement et une décoloration marquée du feuillage, réduisant drastiquement la capacité de l’arbre à réaliser la photosynthèse, assure Loïc Cardin. L’accumulation des attaques peut entraîner le dessèchement de rameaux, une chute précoce des feuilles et, à terme, un affaiblissement généralisé de l’arbre.»
Pour Loic Cardin, la menace ne pèse pas seulement sur les chênes : « Des études scientifiques nord-américaines et européennes indiquent que l’insecte est également capable de s’attaquer au châtaignier.»
« Dans les premières régions colonisées, aucune mortalité directe des arbres n’a été observée à ce jour, précise la préfecture des Alpes-Maritime. Cependant, des travaux de recherche sont en cours pour évaluer les conséquences à long terme sur nos chênes. »
https://www.facebook.com/profile.php?id=100085473202801&locale=fr_FR
Les bons gestes à adopter si l’on voit un cygne blessé
Si vous voyez un cygne ou un autre animal sauvage en difficulté, il est possible de le signaler à trois organismes situés dans le département. Le Centre de faune sauvage du 06, tenu par l’association Instinct AniMal - SOS Faune Sauvage à Saint-Cézaire-sur-Siagne (06.70.18.97.93 ou 09.82.73.15.17 ou mail avec photos à sosfaunesauvage06@gmail.com).
À Nice, la Lingostière Clinique Vétérinaire, référente Faune Sauvage est aussi vigilante aux alertes, par 04 93 29 84 11 ou par mail avec une photo à lingostierefaunesauvage@gmail.com). Dernier endroit : le Centre régional de sauvegarde de la faune sauvage - LPO PACA de Buoux (Vaucluse) (04.65.09.02.20 ou mail avec photo à sos.paca@lpo.fr). Si l’alerte concerne un cygne, la page Les Cygnes du Littoral a un numéro pour les alertes (07.49.95.19.00 ou mail lescygnesdulittoral@gmail.com).
Encore de nombreux accidents
Indicateur de l’état de la faune et de la flore sauvage, le cygne est cependant sujet à de nombreux accidents dans le secteur. Ils sont recensés systématiquement auprès des membres de la page Facebook, ces derniers relevant souvent de problèmes récurrents.
Notamment ceux liés aux lignes de pêches laissés derrière soi, les morsures de chiens sans laisse ou les collisions en vol avec les caténaires des lignes de train. « Nous avons demandé à la SNCF de sécuriser ses lignes avec des balises visibles, mais le résultat n’est pas satisfaisant. »
Mais un autre enjeu demeure : celui du nourrissage, dont les interdictions peinent encore à être respectées sur le terrain.
« La solution, comme en Angleterre, est de mettre en place un nourrissage alternatif et encadré. Il faut absolument proscrire le pain, responsable de nombreux cas de botulisme, mais encourager les promeneurs à donner de la salade, du maïs ou des granulés flottants, directement dans l’eau », expose-t-elle, en ajoutant quelques recommandations.
25 ans de sensibilisation pour la protection de l’environnement et des fonds marins : vendredi 17 juillet, l’association Méditerranée 2000 s’est installée à la plage des Rochers de Cannes La Bocca pour la seconde escale de sa campagne Inf’eau mer.
Née à Cannes en 2001, la campagne Inf’eau mer sillonne quotidiennement les plages du littoral méditerranéen en été, de Marseille à la frontière italienne.
Sur le terrain, les ambassadeurs partent à la rencontre des baigneurs afin de partager les bons gestes pour préserver la vie marine.
« On aimerait qu’ils passent à l’acte et se disent : “si je vois une plage avec de la posidonie, je suis d’accord pour poser ma serviette dessus” .»
Plus de deux décennies plus tard, leurs interventions ont fait des vagues. Selon les enquêtes menées par Inf’eau mer en 2024, 66 % des usagers des plages connaissaient la posidonie, contre 16 % en 2014.
« Il y en a quand même qui n’en ont rien à faire, mais je pense que d’année en année les gens prennent conscience, note Mme Simon. La nouvelle génération est davantage sensibilisée à l’environnement. »
Blue Panda portera haut et fort la voix de la Méditerranée. Connectant des millions de personnes, des touristes aux communautés locales, pour les inciter à préserver ses beautés naturelles et culturelles.
Découvert par article nice matin https://www.nicematin.com/environnement/a-cannes-wwf-amarre-la-cause-des-baleines-au-festival-international-du-film-10681624
🪶 Commandez dès maintenant Le grand guide de la nature : https://bit.ly/43wpOtI Soutenez l’association Le Pic Vert : https://lepicvert.org/ Merci à Jean-F...
Exploration scientifique, protection de la biodiversité et missions écovolontaires dans les milieux naturels reculés et menacés. Rejoignez-nous !
Découvert dans une émission Envoyé spécial "Indonésie : les aventuriers d'un monde perdu"
Exploration d'une forêt primaire pour faire reconnaître sa valeur de biodiversité et empêcher l'expansion des mines de nickel sur l'île
Avec l’aide, notamment, de la Ligue de protection des oiseaux, la Ville a fait poser une quinzaine de nids chez des particuliers, pour attirer des volatiles très utiles à l’écosystème local.
Les hirondelles sont le meilleur insecticide, naturel et gratuit, entre mars et septembre : « Chacune peut consommer entre 100 à 200 moustiques par jour. À l’heure où le tigre progresse et représente un grand enjeu sanitaire, leur rôle est encore plus crucial. Favoriser leur présence, c’est aussi limiter le recours aux pesticides. »
Quand la LPO leur souffle l’idée d’installer des nids artificiels à proximité des deux seuls restants, car les volatiles ont l’instinct grégaire et se regroupent, la Ville suit ces recommandations, grâce à un partenariat avec le Crédit Mutuel, le fonds de dotation de Mouans-Sartoux et le soutien de l’association « Nous voulons des Coquelicots ».
Birdie Memory
C’est la nouvelle application pour apprendre à reconnaître les oiseaux de façon ludique. Au passage du Smartphone, chacun des 20 oiseaux illustrés sur le poster s’anime comme par magie ! Grâce au jeu de mémoire il est aussi possible de s’entrainer à mémoriser les chants.
Birdlingo
Cette application ludique permet de progresser dans la reconnaissance des chants de 44 espèces d'oiseaux communs sous la forme d'un jeu immersif au cœur de différents habitats naturels aux caractéristiques distinctes.
BirdLab
Ouvert à tous, ce jeu au service des sciences participatives permet aux chercheurs de mieux comprendre le comportement des oiseaux. Le principe est simple : pendant 5 minutes, il suffit de reproduire leurs allées et venues sur 2 mangeoires placées côte à côte dans un jardin ou un balcon. Pour les novices, un quiz est intégré à l’appli pour apprendre à reconnaître facilement les espèces.
Birdnet
Fruit de la collaboration entre le laboratoire d'Ornithologie de l’Université Cornell (USA) et de l'Université Technologique de Chemnitz (Allemagne), BirdNET utilise l'intelligence artificielle et les réseaux neuronaux pour identifier les oiseaux au son. Utilisez votre smartphone pour enregistrer un chant avant de le soumettre aux savants algorithmes qui proposeront alors les espèces les plus probables. Les erreurs restent possibles mais le résultat est souvent bluffant !
Bougeott
Vous avez la bougeotte ? Cette application mobile vous emmène visiter les plus beaux espaces naturels et culturels de l’Île-de-France tout en pratiquant une activité sportive. Grâce à la géolocalisation, des itinéraires variés et personnalisés vous sont proposés en fonction de vos envies et de vos capacités : marcher ou courir, dans la nature, au bord de l’eau, en ville ou en forêt.
Clés de forêt
Grâce à cette application mobile d’identification des arbres proposée par l'Office national des forêts, apprenez à reconnaître facilement les principales espèces forestières françaises. Un module permet également de déterminer à quel animal appartiennent les empreintes trouvées sur le sol.
Dawn Chorus
A l’issue du premier confinement, le professeur Michael John Gornam a eu l’idée de créer une plateforme citoyenne pour que chacun puisse enregistrer et partager des chants d’oiseaux. Dessiner une telle carte sonore mondiale revient à constituer une base de données inédite, qui permettra bientôt à des algorithmes d'identifier les espèces et d’évaluer, selon les chants et le moment de la journée, la santé des écosystèmes. L’application permet ainsi d’éduquer son oreille avec des centaines de sortes de gazouillis, mais aussi de contribuer à la science.
Ecobalade
Apprenez à reconnaître la faune et la flore facilement au cours de vos randonnées grâce à cette application qui suggère des itinéraires de balade et permet également de partager ses propres découvertes.
ICAO
Cette application mobile permet d’effectuer le suivi des oiseaux marins échoués sur les rivages. Cet outil est déployé en France, Espagne et au Portugal dans le cadre du projet Life Seabil coordonné par la LPO, qui vise à lutter contre l’impact de la pollution plastique sur l’avifaune. En contribuant à collecter des données, vous permettez aux naturalistes de mieux comprendre le rôle et l’impact des différentes pressions subies par ces espèces dans leur environnement naturel.
NaturaList
L'application NaturaList pour Smartphones et tablettes est un carnet de terrain virtuel qui permet un gain de temps remarquable et une précision quasi métrique en matière de saisie des observations naturalistes. Elle permet aussi de joindre des images à vos données et ainsi de mieux documenter les données. Fonctionnelle en ligne ou déconnectée, avec des cartes embarquées, elle est directement connectée avec les portails naturalistes du réseau VisioNature : Faune-France et Faunes locaux notamment. Vos données bénéficient alors d'une validation par un réseau d'experts et contribuent directement et quotidiennement à la connaissance et la protection de la biodiversité. Vous souhaitez que vos observations contribuent à la connaissance et la protection de la nature, débutants ou experts : NaturaList est l'appli qu'il vous faut !
NAv@Co
Créée en 2020, Nav&Co est une application mobile, ludique et pédagogique qui permet aux navigateurs d’accéder aux informations incontournables concernant la réglementation maritime, le balisage ou la biodiversité environnante en fonction de sa géolocalisation. Jusque-là disponible uniquement pour les côtes bretonnes , l’outil couvre désormais l’ensemble des façades maritimes de la France métropolitaine et la Guadeloupe.
OisApp
Développée par la société Sunbird Images en partenariat avec la LPO, cette application répertorie les 400 espèces d'oiseaux les plus fréquemment observées en France métropolitaine, avec un accès gratuit à des descriptions détaillées, plus de 1200 illustrations de très haute qualité, des cartes de répartition et un outil d'identification sur critères physiques. Un abonnement payant (19,99€/an) permet également de bénéficier de fonctions de reconnaissance automatique des sons et des images.
Papillonline
A partir du guide Papillons des jardins, des prairies et des champs co-écrit avec le Muséum national d’Histoire naturelle, l’association Noé a développé cette application mobile pour vous aider à identifier les espèces de papillons diurnes les plus communes en France métropolitaine. Vous y trouverez un guide d’identification avec des fiches espèces pour en apprendre plus sur ces fascinants insectes et un carnet d’observation pour garder une trace de vos observations.
Pl@ntesNet
Pl@ntNet est une application vous permettant d’identifier les plantes simplement en les photographiant avec votre Smartphone. Très utile lorsqu’on n’a pas un botaniste sous la main ! C’est aussi un projet de sciences participatives : les images collectées sont analysées par des scientifiques afin de mieux comprendre l’évolution de la biodiversité végétale et de mieux la préserver.
Seek
Qui n’a pas rêvé de pouvoir immédiatement identifier la faune et la flore au cours d’une promenade ? S'appuyant sur des millions d'observations collectées via l’application de sciences participatives iNaturalist, cette application vous montre des listes d'insectes, d'oiseaux, de plantes, d'amphibiens couramment observés dans votre région et vous aide à les reconnaître grâce à sa technologie de reconnaissance des images.
Visorando
Bâtie sur un modèle participatif et gratuite, Visorando est l'application mobile de référence pour la randonnée en France, et couvre également certains pays étrangers. Promenade dominicale ou périple sur les sommets, il y en a pour tous les goûts. Grâce à la géolocalisation, elle permet également de suivre son parcours en direct. Chaque circuit est vérifié par une équipe de modérateurs avant d'être publié et les randonneurs sont ensuite invités à donner leur avis.
dernière mise à jour : 8 octobre 2025
Un tiers de bière, un tiers de vin et autre de grenadine. C’est le cocktail tendance ce printemps. Une mixture faite maison qui fait tomber les frelons asiatiques comme des mouches en les emprisonnant.
« Mais arrêtons de l’appeler « asiatique » car il y en a beaucoup de différents en Asie et celui qui envahit notre flore et saccage nos ruches devrait s’appeler frelon aux pattes jaunes, c’est son signe distinctif en bas d’un corps noir, ce qui permet de ne pas confondre avec le frelon européen. »
C’est la première précision de Suzie Ravier, Julia Muller et Patricia Le Lubois de Marsilly, trois apicultrices remontées, qui lancent une guerre de territoire contre cette menace envahissante pour la biodiversité, ennemie implacable des abeilles et autres insectes pollinisateurs.
Suzie Ravier est passée de la déprime à la colère accompagnée d’une phase test : « C’est dévastateur de retrouver sa ruche anéantie par cette bestiole. J’ai capturé 500 reines l’an dernier. Pour chacune c’est un nid en moins et un nid donne naissance de 500 à 600 nouvelles reines et donc potentiellement 500 à 600 nouveaux nids. »
Cette année, la productrice de miel valbonnais opte pour le combat collectif contre cette espèce invasive, à la prolifération exponentielle, « un fléau ».
« On va mailler le territoire »
« La commune a signé une convention de partenariat avec l’association Les Amis de la faune et acheté cent pièges pour un peu plus de 2.000 euros et nous sommes une dizaine de bénévoles pour assurer la pose dans des lieux identifiés ainsi que le suivi ».
Car ensemble elles pensent stratégie : « On va mailler le territoire, jusque dans la forêt et après il faudra les contrôler, les vider, comptabiliser et faire des statistiques afin de cartographier les lieux les plus peuplés pour être encore plus efficace l’année prochaine. »
« Dès que les températures remontent, c’est l’époque des petits nids primaires à faible hauteur [en médaillon]. Chaque fondatrice fabrique le sien où elle va pondre par centaines, il faut donc l’attraper avant, avec un piégeage sur deux mois », répond Julia.
« Les femelles fécondées avant d’hiberner, partent seules dans des endroits indécelables, décrit Patricia. Réveillées vers mars-avril, affamées, elles cherchent de la nourriture tous azimuts, puis c’est à l’été qu’apparaîtront les nids secondaires volumineux, de 2.000 à 13.000 individus et qui pèsent jusqu’à 10 kg, en hauteur, souvent dans les arbres, difficile d’accès et dangereux. En octobre, quand seules les femelles fécondées survivent, il faudra une autre campagne automnale adaptée ».
Des pièges sélectifs
« Pas question de faire prisonnier les autres insectes, le dispositif ne retient que ce nuisible, question de taille. Les petits ressortent sur le côté et le frelon européen est trop gros pour entrer, rassure le trio. Et surtout ne manipulez pas les pièges installés sur la commune ».
D’autres systèmes existent mais l’objectif est toujours le même : éradiquer l’hyménoptère tueur : « L’enjeu c’est la survie de nos abeilles, de la pollinisation de tout ce qui en découle et de notre activité. »
Toujours signaler les nids
Le frelon asiatique à pattes jaunes ou Vespa velutina, apparu accidentellement en France au début des années 2000, n’attaque pas l’homme, s’il n’est pas menacé et si la douleur de sa piqûre est celle d’une guêpe, son dard de 6 mm peut frapper plusieurs fois d’affilée.
N’intervenez pas et signaler la présence des nids car s’ils se sentent en danger, ils peuvent charger massivement et poursuivre l’attaquant.
Contacter l’association lesamisdelafaune06@gmail.com, qui procédera à son retrait ou vous orientera vers un professionnel habilité.
Association Les Amis de la Faune rattaché à M. Cesaro, maire de Valbonne écologiste depuis 2020
My BeeZen
Un investissement pour l’avenir. Le 13 novembre, l’association cannoise NaturDive a reçu un chèque exceptionnel de 50 000 euros de la part de la Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale, dans le cadre de son troisième appel à projet Biodiversité lancé en janvier 2025.
Un appel qui portait sur le thème « Faune et flore en danger : protéger et préserver les espèces menacées ».
L’association a été récompensée pour son projet consacré au corail de Méditerranée Cladocora caespitosa.
« Notre projet vise l’étude et la compréhension de l’écosystème que nous avons découvert dans le port de la Rague à Mandelieu-la-Napoule, où l’on dénombre plus de 200 colonies, expose Damien Eloire, directeur adjoint et cofondateur de l’association. Nous allons essayer de comprendre pourquoi ces colonies sont beaucoup plus résilientes que celles situées à l’extérieur du port. »
Un corail endémique, en danger d’extinction
Ce corail joue en effet un rôle essentiel pour la Méditerranée, et sa protection est devenue primordiale.
« En termes de biodiversité, c’est un corail unique, endémique, que l’on ne trouve qu’en Méditerranée et qui a été classé espèce protégée en juillet 2025 parce qu’il est en danger d’extinction, rappelle celui qui est aussi docteur en écologie marine. Il est très important de préserver ces coraux, car ils représentent des ressources encore inexplorées en termes de molécules, potentiellement utiles pour de futures recherches dans les domaines de la médecine, des technologies ou encore de la cosmétique. »
Un programme de recherche sur trois ans
Grâce à ses plongeurs professionnels et à ses biologistes marins, l’association cannoise agit, au quotidien, « pour la protection et la restauration des écosystèmes marins, développe la connaissance naturaliste et scientifique pour une meilleure compréhension des milieux, tout en menant des actions d’éducation à l’environnement et de sensibilisation du grand public ».
Elle va désormais pouvoir lancer un programme de recherche qui s’étalera sur trois ans.
« Nous allons cartographier les colonies de Cladocora caespitosa sur la Côte d’Azur, mettre en place des méthodologies pour déplacer ou bouturer des colonies, développer des solutions de restauration innovantes afin d’assurer leur survie et d’accroître la résilience des milieux portuaires, et mener des actions d’éducation à l’environnement et de sensibilisation pour promouvoir leur préservation. »
Avec ce projet, NaturDive fait partie des 60 lauréats (sur 230 candidatures) sélectionnés par la Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale, qui a décidé d’allouer un total de 2 millions d’euros.
Équiper cent ports de Méditerranée avec des nurseries à poissons; placer des bouées d’amarrage sur les sites sensibles; lancer la restauration écologique. Des solutions fondées sur la nature font florès.
Il y a une douzaine d’années, on en était au stade expérimental. Désormais, ces initiatives sont en passe d’être généralisées. Les nurseries à poissons, d’abord installées en pointillé le long des quais, devraient bientôt gagner toutes les zones portuaires.
C’est l’objectif que se fixe l’Agence régionale de l’eau qui a déjà co-financé ce type de structures immergées dans 56 ports, entre 2019 et 2024. Il en reste 34 à équiper.
Alors qu’elle lance son 12e programme d’intervention sur la période 2025-2030, l’Agence affiche "l’ambition de restaurer 100% des fonctions de nurseries côtières qui ont été détruites par les aménagements du littoral des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie". Là où le littoral a été artificialisé. Là où les jeunes poissons ne trouvent ni le gîte, ni le couvert.
20 à 40% de juvéniles en plus
"Il faut imaginer un quai. Sur un quai vous avez zéro juvénile. Il n’y en a aucun, car le poisson de quelques centimètres se ferait manger, expose Pierre Boissery, expert des milieux côtiers à l’Agence de l’eau. Les nurseries côtières offrent des petits abris. Dans les ports équipés, nous observons de 20 à 40% de juvéniles en plus."
Des recherches sont en cours, pour mieux connaître la diversité des espèces et savoir où vont ensuite ces poissons quand ils grandissent. Mais d’ores et déjà, l’expérimentation est confortée et "évaluée".
"On n’a pas d’ambiguïté à inciter les acteurs locaux à mettre en place ces solutions", poursuit Pierre Boissery. D’ici la fin de la décennie, une centaine de ports méditerranéens français devraient être dotés de nurseries pour les poissons.
Pour les herbiers de posidonie aussi, la protection a largement progressé. Selon l’Agence de l’eau, "le nombre de mouillages des navires de plus 24 mètres sur l’herbier a baissé de 93% par rapport à 2022."
La nouvelle réglementation, qui interdit aux bateaux de grande plaisance de jeter l’ancre dans les herbiers, porte ses fruits. Dans les secteurs les plus fragiles, organiser le mouillage de tous les navires n’est plus un tabou. Un programme important est lancé à Antibes, visant à protéger totalement 75 hectares de posidonie.
Quant aux techniques de restauration des herbiers, elles sont de mieux en mieux rodées. "Déjà, il faut rappeler qu’on n’arrache pas de l’herbier vivant pour le planter là où il a disparu. On ramasse des morceaux d’herbiers arrachés par les ancres et on les replante sur des sites favorables." Si l’herbier transplanté est encore vivant trois à quatre ans plus tard, il a de fortes chances de tenir.
Taux de survie de 80%
"Les observations dans les Alpes-Maritimes montrent que les herbiers sont en croissance", poursuit Pierre Boissery. 4.000m² ont été repiqués dans le secteur de Beaulieu et Villefranche, avec un taux de survie de 80%, "donc la technique est opérationnelle". Méthode également appliquée dans un projet mené aux îles de Lérins.
Certains sites très dégradés témoignent de l’immense perte de posidonie, le long de nos côtes depuis un demi-siècle. Désormais, le fort déclin est enrayé.
À l’échelle de la Méditerranée française, la moitié des herbiers sont stables, un quart est en progression (entre les caps de l’Estérel et de Brégançon) et le dernier quart en recul (entre Fréjus et Sainte-Maxime, et entre Antibes et Menton).
Mais tout le milieu marin n’est pas aussi bien protégé. Les fonds sableux, les macro-algues et le coralligène, pour lesquels "on est encore en manque de connaissance", font l’objet de recherche et expérimentation. Le coralligène est un écosystème à part entière, comme l’herbier de posidonie, mélange d’algues calcaires et d’organismes vivants.
Retenir les plastiques
Parmi les programmes que l’Agence de l’eau maintient et même élargit, il y a "les aides à la réduction des apports de plastiques à la mer, notamment par temps de pluie."
Grâce à "des filets de rétention", les macro-déchets transportés par les réseaux d’assainissement peuvent être empêchés de partir à la mer. Si elles souhaitent s’équiper, les collectivités peuvent être aidées à hauteur de 50% du coût total.
Soutenir les écosystèmes, leur bonne santé, leur richesse naturelle, est le seul atout dont nous disposons face au changement climatique.
"On peut préserver ou améliorer la qualité des milieux, mais il y a des sujets qu’on ne maîtrise pas aujourd’hui, notamment la température des eaux qui est un sujet immédiat, alerte Nicolas Mourlon, directeur général de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse. Empêcher l’augmentation de la température, on n’y arrivera pas, mais le milieu se défendra mieux s’il est en capacité de développer l’ensemble de ses fonctions. S’il est solide, si les espèces bénéficient de surfaces de quiétude, pour se reproduire et se nourrir."
Cela permettra aux écosystèmes d’être davantage résilients – et donc de capturer le carbone, ou d’empêcher l’érosion des côtes.
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Court métrage sur un crapaud cru disparu en Lot-et-Garonne et observé à nouveau dans des ornières (trou rempli d'eau)
sonneur à ventre jaune
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