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Promotion touristique 2026
Découvert par article Nice Matin
https://www.nicematin.com/societe/vie-locale/l-idee-c-est-de-mettre-le-spectateur-a-la-place-de-celui-qui-tombe-du-ciel-a-cannes-le-palais-des-festivals-et-des-congres-devoile-un-film-immersif-qui-transforme-la-ville-en-comedie-musicale-a-ciel-ouvert-10677603
La Napoule Boat Show est LE salon de printemps, pour s’équiper d’une nouvelle unité et s’adonner au plus vite aux plaisirs de la mer !
PURE MONTAGNE : la marque des activités de la vallée de la Vésubie - Valdeblore. Découvertes, contemplations, sports et relaxation : une montagne de sensations.
Découvert par https://www.ici.fr/evenements/le-spa-thermal-de-roquebilliere-reouverture-d-une-bulle-de-bien-etre-a-une-heure-de-nice-1787039
Sur ses fraises, il se penche avec délicatesse, comme un docteur attentionné sur son patient. L’agriculteur cueille celles qui sont bien rouges.
On les a goûtées, les premières sont déjà délicieuses. Gorgées de sucre et juteuses. Mais, sous la serre « multichapelle » de La ferme de Papa, Loïc Plaud doit veiller constamment sur elles, tel un curé sur ses paroissiens.
Sauf que lui n’a foi qu’en l’agriculture bio. Un intégriste du 100 % naturel, qui ne s’en remet surtout pas qu’à la Providence.
La bataille des fraises
« Le problème avec les fraises, c’est qu’elles attirent les maladies et les insectes ravageurs. Tous les êtres vivants chérissent le sucre et elles en sont un concentré, alors tout le monde veut les bouffer. Quand elles sont industrialisées, c’est un piège à pesticide. Moi, je passe mon temps à désherber » sourit cet ancien cuisinier, reconverti dans le bio « parce qu’en tant que père de famille, je m’inquiète du monde de demain, et en tant que chef, j’ai toujours pensé qu’il était fou de servir des produits néfastes pour la santé. Ici, je veux que les clients aient pleinement confiance en ce qu’il achète, sans aucun produit chimique. Et je veux prouver qu’il est possible de cultiver des plantes exposées sans utiliser le cuivre. »
Son arme principale ? L’observation. Mais aussi l’adaptation. « Cette année, par exemple, j’ai planté les tomates beaucoup plus tôt que l’an dernier. Parce que leur ennemi principal, le tuta absoluta (N.D.L.R. : surnommé la mineuse de tomate) papillonne durant les chaleurs sèches de l’été. Et s’il gagne la partie en août, tant pis, j’aurais déjà fait mon chiffre avant », explique celui qui va aussi utiliser un répulsif naturel et laisser un autre insecte, la punaise macropholus, dévorer les indésirables. En respectant toujours la nature, ses cycles, et ses hôtes habituels.
À l’extérieur, en plein air, des rangées de salades ou d’ail. Une armée végétale au garde à vous. Et puis des rangs où poussent des fleurs et herbes un peu plus folles. « Pour le maraîchage sur un sol vivant tel que je le pratique, l’idée est de créer des barrières végétales entre chaque famille de plantation, d’éviter la monoculture. »
Loïc sourit, heureux de faire pousser les derniers navets, mais aussi les prochaines courgettes et aubergines sur son terrain en location, chemin de la Levade, entre la Roquette-sur-Siagne et Pégomas. Il sème aussi carottes et radis, et plantera bientôt patates douces (fin avril), puis potimarrons et butternuts (en mai) pour une récolte à la rentrée. Il le sait, le printemps est crucial pour rentabiliser sa petite entreprise, créée il y a deux ans.
La crainte du gel et de la grêle
« C’est là que tu plantes tous tes légumes d’été, ceux dont la clientèle plus nombreuse va raffoler, alors que c’est une saison où tout peut arriver. Là, il fait bien chaud et beau, mais les montagnes sont enneigées, et il peut encore geler ou grêler d’un coup », redoute ce fraîchement diplômé en permaculture, qui s’improvise aussi météorologue. « À un moment donné, un agriculteur bio croise toujours les doigts ! », rigole-t-il. Sa serre, qu’il entend dupliquer, abrite les plants les plus sensibles des caprices du ciel, « mais il faut aussi bien la ventiler pour éviter trop d’humidité. »
Et avec son père, Philippe, il veille au grain partout, et profite au maximum des douceurs printanières. « On recherche aussi la précocité, car les premières tomates se vendent forcément plus cher, quand la demande est forte, que les dernières, il faut être prêt tout de suite. » Et réussir son business plan, pour amortir ses investissements. Car être agriculteur bio, ce n’est pas uniquement se lancer dans l’aventure avec une fleur au fusil. Sous peine de se tirer une balle dans le pied maraîcher...
Papa poule à l’étal en vente directe
Papa poule, Loïc ne l’est pas seulement avec ses trois enfants, qui l’ont aussi décidé à changer de métier pour consacrer plus de temps en famille. Accompagné de son adorable Youki, un chiot border collier de 3 mois, qui joue le général en chef, le voilà qui ouvre aussi son poulailler. Ça cocotte partout, même si la volaille y perd parfois ses plumes. « Un renard m‘en a bouffé douze récemment », indique le cultivateur, qui n’en veut pas au goupil affamé, mais a choisi les aboiements canins pour agent de sécurité. Sur son étal à côté, ouvert au public chaque mercredi et chaque vendredi (le reste de la semaine, c’est sur commandes avec livraisons), on trouvera donc des œufs frais (et ce n’est pas du chocolat !). Mais aussi des fraises, des poireaux, des épinards, des navets, du persil, des mâches, salades, brocoletti, aillés et cébettes... En attendant les produits encore plus colorés.
Une clientèle de fidèles
Avec des nouveautés à venir comme les tomates marmande, la courge Bleu de Hongrie, l’aubergine blanche, des framboises et des agrumes, dont il vient de planter les arbres fruitiers (citrons jaune et vert, kumquat). « En décembre, on fait nos commandes habituelles pour toute l’année, et après, je procède au feeling, en fonction du climat, des tendances, de la demande… », justifie Loïc dont la ferme a fidélisé une clientèle du bien et bon manger, ainsi que plusieurs restaurants qui adhèrent au concept. « Certains viennent et ne comprennent pas que je ne puisse pas proposer plus de dix variétés à la vente, mais d’autres sont contents de voir la vie différemment et de consommer autrement. » On aime ou on n’aime pas, tous les goûts sont dans la nature. Mais à La Ferme de Papa, ils se nourrissent d’authenticité.
La ferme de Papa, 670 Chemin de la Levade à la Roquette. Vente-livraison au 07.49.91.16.63.
Avec l’aide, notamment, de la Ligue de protection des oiseaux, la Ville a fait poser une quinzaine de nids chez des particuliers, pour attirer des volatiles très utiles à l’écosystème local.
Les hirondelles sont le meilleur insecticide, naturel et gratuit, entre mars et septembre : « Chacune peut consommer entre 100 à 200 moustiques par jour. À l’heure où le tigre progresse et représente un grand enjeu sanitaire, leur rôle est encore plus crucial. Favoriser leur présence, c’est aussi limiter le recours aux pesticides. »
Quand la LPO leur souffle l’idée d’installer des nids artificiels à proximité des deux seuls restants, car les volatiles ont l’instinct grégaire et se regroupent, la Ville suit ces recommandations, grâce à un partenariat avec le Crédit Mutuel, le fonds de dotation de Mouans-Sartoux et le soutien de l’association « Nous voulons des Coquelicots ».
Une vue imprenable sur les Baous, un lieu pensé et adapté pour tous les âges, des ateliers et évènements pour tous les publics !
Créé en 2022, le café associatif La Traverse a dû stopper son activité plusieurs mois, pour reprendre ce printemps 2026. Et le public est au rendez-vous.
Créer un espace accueillant où se croisent les publics autour d’activités éducatives, culturelles et artistiques, voilà ce qui définit ce café associatif, créé en 2022, la Traverse. Installé à Vence, il s'inscrit dans une démarche "d’éducation populaire, et favorise les échanges intergénérationnels et le lien social.
Une programmation riche et accessible
L’association propose :
des ateliers artistiques et d’expression
des événements culturels (ciné-débats, scènes ouvertes, expositions)
un espace de lecture et de jeux pour tous
découvert par article de presse ICI Azur https://www.francebleu.fr/emissions/ici-ca-marche-ici-azur/a-vence-un-cafe-ou-on-peut-boire-un-verre-se-retrouver-entre-parents-et-faire-la-fete-5006761
Un tiers de bière, un tiers de vin et autre de grenadine. C’est le cocktail tendance ce printemps. Une mixture faite maison qui fait tomber les frelons asiatiques comme des mouches en les emprisonnant.
« Mais arrêtons de l’appeler « asiatique » car il y en a beaucoup de différents en Asie et celui qui envahit notre flore et saccage nos ruches devrait s’appeler frelon aux pattes jaunes, c’est son signe distinctif en bas d’un corps noir, ce qui permet de ne pas confondre avec le frelon européen. »
C’est la première précision de Suzie Ravier, Julia Muller et Patricia Le Lubois de Marsilly, trois apicultrices remontées, qui lancent une guerre de territoire contre cette menace envahissante pour la biodiversité, ennemie implacable des abeilles et autres insectes pollinisateurs.
Suzie Ravier est passée de la déprime à la colère accompagnée d’une phase test : « C’est dévastateur de retrouver sa ruche anéantie par cette bestiole. J’ai capturé 500 reines l’an dernier. Pour chacune c’est un nid en moins et un nid donne naissance de 500 à 600 nouvelles reines et donc potentiellement 500 à 600 nouveaux nids. »
Cette année, la productrice de miel valbonnais opte pour le combat collectif contre cette espèce invasive, à la prolifération exponentielle, « un fléau ».
« On va mailler le territoire »
« La commune a signé une convention de partenariat avec l’association Les Amis de la faune et acheté cent pièges pour un peu plus de 2.000 euros et nous sommes une dizaine de bénévoles pour assurer la pose dans des lieux identifiés ainsi que le suivi ».
Car ensemble elles pensent stratégie : « On va mailler le territoire, jusque dans la forêt et après il faudra les contrôler, les vider, comptabiliser et faire des statistiques afin de cartographier les lieux les plus peuplés pour être encore plus efficace l’année prochaine. »
« Dès que les températures remontent, c’est l’époque des petits nids primaires à faible hauteur [en médaillon]. Chaque fondatrice fabrique le sien où elle va pondre par centaines, il faut donc l’attraper avant, avec un piégeage sur deux mois », répond Julia.
« Les femelles fécondées avant d’hiberner, partent seules dans des endroits indécelables, décrit Patricia. Réveillées vers mars-avril, affamées, elles cherchent de la nourriture tous azimuts, puis c’est à l’été qu’apparaîtront les nids secondaires volumineux, de 2.000 à 13.000 individus et qui pèsent jusqu’à 10 kg, en hauteur, souvent dans les arbres, difficile d’accès et dangereux. En octobre, quand seules les femelles fécondées survivent, il faudra une autre campagne automnale adaptée ».
Des pièges sélectifs
« Pas question de faire prisonnier les autres insectes, le dispositif ne retient que ce nuisible, question de taille. Les petits ressortent sur le côté et le frelon européen est trop gros pour entrer, rassure le trio. Et surtout ne manipulez pas les pièges installés sur la commune ».
D’autres systèmes existent mais l’objectif est toujours le même : éradiquer l’hyménoptère tueur : « L’enjeu c’est la survie de nos abeilles, de la pollinisation de tout ce qui en découle et de notre activité. »
Toujours signaler les nids
Le frelon asiatique à pattes jaunes ou Vespa velutina, apparu accidentellement en France au début des années 2000, n’attaque pas l’homme, s’il n’est pas menacé et si la douleur de sa piqûre est celle d’une guêpe, son dard de 6 mm peut frapper plusieurs fois d’affilée.
N’intervenez pas et signaler la présence des nids car s’ils se sentent en danger, ils peuvent charger massivement et poursuivre l’attaquant.
Contacter l’association lesamisdelafaune06@gmail.com, qui procédera à son retrait ou vous orientera vers un professionnel habilité.
Association Les Amis de la Faune rattaché à M. Cesaro, maire de Valbonne écologiste depuis 2020
Vélo Smoothie PACA : animations éco-responsables avec smoothies aux fruits locaux de Provence. Location vélos smoothies pour événements d'entreprise, mariages, festivals en PACA.
Découvert par article https://www.francebleu.fr/emissions/ici-ca-marche-ici-azur/mouans-sartoux-il-cree-un-velo-qui-fait-des-smoothies-et-ca-cartonne-2508911
Officiellement disponible depuis le 15 février, l’appli dédiée au tennis, au padel et au pickleball a pour objectif de mettre en relation entraîneurs et sportifs.
Marion Baron dirige l’école Plantes et santé naturelle, à Valbonne. Elle cultive aussi des plantes médicinales sur un terrain de la Ville et organise des ateliers.
École Plantes et Santé naturelle 736 chemin du Caladou. Atelier samedi 20 décembre 2025 dès 10 h 30 (tarif 8 euros). Tél. 06 41 71 14 31. ecole.plantes.sante@gmail.com
Découvrez toute une sélection de vêtements pour femme tendance et élégants ! Nous offrons une variété de styles, de designs et de couleurs pour que chacune puisse trouver les pièces parfaites pour sa garde-robe.
Un investissement pour l’avenir. Le 13 novembre, l’association cannoise NaturDive a reçu un chèque exceptionnel de 50 000 euros de la part de la Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale, dans le cadre de son troisième appel à projet Biodiversité lancé en janvier 2025.
Un appel qui portait sur le thème « Faune et flore en danger : protéger et préserver les espèces menacées ».
L’association a été récompensée pour son projet consacré au corail de Méditerranée Cladocora caespitosa.
« Notre projet vise l’étude et la compréhension de l’écosystème que nous avons découvert dans le port de la Rague à Mandelieu-la-Napoule, où l’on dénombre plus de 200 colonies, expose Damien Eloire, directeur adjoint et cofondateur de l’association. Nous allons essayer de comprendre pourquoi ces colonies sont beaucoup plus résilientes que celles situées à l’extérieur du port. »
Un corail endémique, en danger d’extinction
Ce corail joue en effet un rôle essentiel pour la Méditerranée, et sa protection est devenue primordiale.
« En termes de biodiversité, c’est un corail unique, endémique, que l’on ne trouve qu’en Méditerranée et qui a été classé espèce protégée en juillet 2025 parce qu’il est en danger d’extinction, rappelle celui qui est aussi docteur en écologie marine. Il est très important de préserver ces coraux, car ils représentent des ressources encore inexplorées en termes de molécules, potentiellement utiles pour de futures recherches dans les domaines de la médecine, des technologies ou encore de la cosmétique. »
Un programme de recherche sur trois ans
Grâce à ses plongeurs professionnels et à ses biologistes marins, l’association cannoise agit, au quotidien, « pour la protection et la restauration des écosystèmes marins, développe la connaissance naturaliste et scientifique pour une meilleure compréhension des milieux, tout en menant des actions d’éducation à l’environnement et de sensibilisation du grand public ».
Elle va désormais pouvoir lancer un programme de recherche qui s’étalera sur trois ans.
« Nous allons cartographier les colonies de Cladocora caespitosa sur la Côte d’Azur, mettre en place des méthodologies pour déplacer ou bouturer des colonies, développer des solutions de restauration innovantes afin d’assurer leur survie et d’accroître la résilience des milieux portuaires, et mener des actions d’éducation à l’environnement et de sensibilisation pour promouvoir leur préservation. »
Avec ce projet, NaturDive fait partie des 60 lauréats (sur 230 candidatures) sélectionnés par la Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale, qui a décidé d’allouer un total de 2 millions d’euros.
La communauté des 50 ans et plus. Rencontres, bals, karaokés, activités et bons plans pour seniors actifs, partout en France. Créez du lien, vivez plus fort !
Économisez de l'argent et faites un geste pour la planète. Réparez au lieu d’acheter avec le bonus réparation.
Découvert par https://www.quechoisir.org/actualite-reparation-un-malus-pour-le-bonus-n172484/
Depuis mai 2025, DJ Baguette propose un Tour de France des boulangeries, en posant ses platines au milieu des pains et croissants. Cette semaine, il s'installe à la Roquette-sur-Siagne et Menton.
Un bon moyen de "renforcer les liens"
C'est déjà le principe de son métier de DJ, mais lui ne se contente pas des boîtes de nuits : depuis le printemps 2025, Dorian Gamon (alias DJ Baguette) innove en proposant un Tour de France des boulangeries, avec des mix de près de 4h derrière la vitrine.
Une vraie symbolique de créer du lien social au sein d'un commerce de proximité. Pourquoi pas une boucherie ou un fleuriste ? L'idée germe déjà dans la tête de Dorian, qui projette également de sortir un single qui reviendrait sur son expérience.
En boutique, les rayons proposent thés, cafés, riz, confitures, chocolats, fromages, miels, cosmétiques et eaux florales... Les produits viennent du commerce équitable du monde entier ou de proximité, comme l’eau de fleur d’oranger et l’eau de rose, signées Jean-Noël Falcou, élaborées à partir de fleurs de Grasse et Mouans-Sartoux.
Les fruits et légumes bio arrivent chaque semaine des producteurs locaux via Uni’Vert, première coopérative bio équitable de France.
Côté gourmandises, la MCE revendique « sans doute la plus grande variété de chocolats équitables du secteur ».
Les prix se veulent raisonnables et sont affichés en toute transparence : « On détaille le prix d’achat, la TVA, la marge, servant uniquement à faire fonctionner la boutique. Elle est faible car nous n’avons aucun salarié, mais une quinzaine de bénévoles engagés. »
Artisanat du monde
La boutique propose également de nombreux articles d’artisanat issus de filières équitables du Pérou, Bangladesh, Népal, Palestine, Inde, Vietnam.... Céramiques, objets déco, maroquinerie, instruments de musique ou foulards, autant d’idées cadeaux pour les fêtes de fin d’année.
Un rayon spécial propose déjà paniers, tisanes, thés de Noël, calendriers de l’Avent... « On raisonne comme dans un grand magasin bio, avec une offre globale mais de proximité », détaille Cathy Blossier.
Acheter à la MCE, c’est aussi adhérer à son modèle associatif. La MCE est membre d’Artisans du monde et de FAIR [e], et multiplie les actions locales : stands, buvettes, interventions dans les lycées ou visites de producteurs.
Maison du commerce équitable, du mardi au samedi (19, rue Pasteur).
Rens. : 06.14.08.03.52., mce.mouans@free.fr, mcequitable.fr, adhésion à partir de 5 euros.
Équiper cent ports de Méditerranée avec des nurseries à poissons; placer des bouées d’amarrage sur les sites sensibles; lancer la restauration écologique. Des solutions fondées sur la nature font florès.
Il y a une douzaine d’années, on en était au stade expérimental. Désormais, ces initiatives sont en passe d’être généralisées. Les nurseries à poissons, d’abord installées en pointillé le long des quais, devraient bientôt gagner toutes les zones portuaires.
C’est l’objectif que se fixe l’Agence régionale de l’eau qui a déjà co-financé ce type de structures immergées dans 56 ports, entre 2019 et 2024. Il en reste 34 à équiper.
Alors qu’elle lance son 12e programme d’intervention sur la période 2025-2030, l’Agence affiche "l’ambition de restaurer 100% des fonctions de nurseries côtières qui ont été détruites par les aménagements du littoral des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie". Là où le littoral a été artificialisé. Là où les jeunes poissons ne trouvent ni le gîte, ni le couvert.
20 à 40% de juvéniles en plus
"Il faut imaginer un quai. Sur un quai vous avez zéro juvénile. Il n’y en a aucun, car le poisson de quelques centimètres se ferait manger, expose Pierre Boissery, expert des milieux côtiers à l’Agence de l’eau. Les nurseries côtières offrent des petits abris. Dans les ports équipés, nous observons de 20 à 40% de juvéniles en plus."
Des recherches sont en cours, pour mieux connaître la diversité des espèces et savoir où vont ensuite ces poissons quand ils grandissent. Mais d’ores et déjà, l’expérimentation est confortée et "évaluée".
"On n’a pas d’ambiguïté à inciter les acteurs locaux à mettre en place ces solutions", poursuit Pierre Boissery. D’ici la fin de la décennie, une centaine de ports méditerranéens français devraient être dotés de nurseries pour les poissons.
Pour les herbiers de posidonie aussi, la protection a largement progressé. Selon l’Agence de l’eau, "le nombre de mouillages des navires de plus 24 mètres sur l’herbier a baissé de 93% par rapport à 2022."
La nouvelle réglementation, qui interdit aux bateaux de grande plaisance de jeter l’ancre dans les herbiers, porte ses fruits. Dans les secteurs les plus fragiles, organiser le mouillage de tous les navires n’est plus un tabou. Un programme important est lancé à Antibes, visant à protéger totalement 75 hectares de posidonie.
Quant aux techniques de restauration des herbiers, elles sont de mieux en mieux rodées. "Déjà, il faut rappeler qu’on n’arrache pas de l’herbier vivant pour le planter là où il a disparu. On ramasse des morceaux d’herbiers arrachés par les ancres et on les replante sur des sites favorables." Si l’herbier transplanté est encore vivant trois à quatre ans plus tard, il a de fortes chances de tenir.
Taux de survie de 80%
"Les observations dans les Alpes-Maritimes montrent que les herbiers sont en croissance", poursuit Pierre Boissery. 4.000m² ont été repiqués dans le secteur de Beaulieu et Villefranche, avec un taux de survie de 80%, "donc la technique est opérationnelle". Méthode également appliquée dans un projet mené aux îles de Lérins.
Certains sites très dégradés témoignent de l’immense perte de posidonie, le long de nos côtes depuis un demi-siècle. Désormais, le fort déclin est enrayé.
À l’échelle de la Méditerranée française, la moitié des herbiers sont stables, un quart est en progression (entre les caps de l’Estérel et de Brégançon) et le dernier quart en recul (entre Fréjus et Sainte-Maxime, et entre Antibes et Menton).
Mais tout le milieu marin n’est pas aussi bien protégé. Les fonds sableux, les macro-algues et le coralligène, pour lesquels "on est encore en manque de connaissance", font l’objet de recherche et expérimentation. Le coralligène est un écosystème à part entière, comme l’herbier de posidonie, mélange d’algues calcaires et d’organismes vivants.
Retenir les plastiques
Parmi les programmes que l’Agence de l’eau maintient et même élargit, il y a "les aides à la réduction des apports de plastiques à la mer, notamment par temps de pluie."
Grâce à "des filets de rétention", les macro-déchets transportés par les réseaux d’assainissement peuvent être empêchés de partir à la mer. Si elles souhaitent s’équiper, les collectivités peuvent être aidées à hauteur de 50% du coût total.
Soutenir les écosystèmes, leur bonne santé, leur richesse naturelle, est le seul atout dont nous disposons face au changement climatique.
"On peut préserver ou améliorer la qualité des milieux, mais il y a des sujets qu’on ne maîtrise pas aujourd’hui, notamment la température des eaux qui est un sujet immédiat, alerte Nicolas Mourlon, directeur général de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse. Empêcher l’augmentation de la température, on n’y arrivera pas, mais le milieu se défendra mieux s’il est en capacité de développer l’ensemble de ses fonctions. S’il est solide, si les espèces bénéficient de surfaces de quiétude, pour se reproduire et se nourrir."
Cela permettra aux écosystèmes d’être davantage résilients – et donc de capturer le carbone, ou d’empêcher l’érosion des côtes.