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Observé à Mougins puis Vallauris, cet insecte venu d’Amérique du Nord s’attaque aux chênes et châtaigniers, ravivant les craintes d’affaiblissement de la forêt azuréenne.
Une passion chevillée au corps. Ingénieur à l’INRA pendant toute sa carrière et spécialisé en virologie végétale, Loïc Cardin garde, à 85 ans, un œil toujours avisé et observateur sur la nature. Avec ses collègues Bui Thi Mai et Michel Girard, ingénieurs de recherche au CNRS, il continue de publier régulièrement sur le monde végétal. Aujourd’hui, ce trio de scientifiques chevronnés tire la sonnette d’alarme : ils ont identifié la présence du Tigre du chêne dans les Alpes-Maritimes.
« Je me suis baladé vers Mougins et, comme je suis curieux de nature, j’ai vu qu’il y avait quelque chose d’insolite sous les feuilles d’un chêne, raconte Loïc Cardin au sujet de cette première observation faite à l’automne 2025. Quelques mois plus tard, en mai 2026, j’en ai aperçu aussi sur les hauteurs de Vallauris. »
Originaire d’Amérique du Nord, le Tigre du chêne (Corythucha arcuata) est une petite punaise phytophage de 3 à 4 millimètres à l’aspect translucide et maillé, ce qui lui vaut aussi le nom de « punaise réticulée ». Déjà responsable de ravages en Europe centrale sur des millions d’hectares, l’insecte a fait sa première apparition en France il y a plusieurs années.
Cet insecte invasif est une espèce dite “autostoppeuse”
« Il se nourrit exclusivement sur la face inférieure des feuilles des chênes à feuillage caduque (comme le chêne pédonculé ou le chêne pubescent), il y multiplie les piqûres pour pomper le contenu des cellules végétales », explique le retraité.
Jusqu’alors, la région Paca semblait épargnée. « Je n’ai trouvé aucun signalement de la précense du Tigre du chêne dans les Alpes-Maritimes ni en région », souligne le chercheur retraité qui a écrit il y a quelques mois un article à ce sujet sur la revue Au bout du Jardin de la société centrale d’agriculture et d’horticulture de Nice et des Alpes-Maritimes.
« Cet insecte invasif est une espèce dite “autostoppeuse”, c’est-à-dire qu’elle profite des déplacements humains pour se propager sur le territoire », explique la préfecture. « Originaire d’Amérique du Nord, nous estimons son arrivée en France en 2017, dans la région de Toulouse. Elle a d’abord colonisé le quart sud-ouest, puis des signalements ont été enregistrés ces dernières années dans la vallée du Rhône. Enfin, à la fin 2025, un premier signalement a été confirmé dans les Alpes-Maritimes, vers Antibes. »
« Selon nos observations, on pense qu’il y a eu une introduction antérieur d’au moins deux ans 2 à 3 ans soit 2022 ou 2023», estime Loic cardin
Des risques et des craintes face à la prolifération
Si le Tigre du chêne ne présente aucun danger pour l’homme, sa multiplication inquiète les spécialistes. « En perçant le limbe des feuilles, ces punaises provoquent un jaunissement et une décoloration marquée du feuillage, réduisant drastiquement la capacité de l’arbre à réaliser la photosynthèse, assure Loïc Cardin. L’accumulation des attaques peut entraîner le dessèchement de rameaux, une chute précoce des feuilles et, à terme, un affaiblissement généralisé de l’arbre.»
Pour Loic Cardin, la menace ne pèse pas seulement sur les chênes : « Des études scientifiques nord-américaines et européennes indiquent que l’insecte est également capable de s’attaquer au châtaignier.»
« Dans les premières régions colonisées, aucune mortalité directe des arbres n’a été observée à ce jour, précise la préfecture des Alpes-Maritime. Cependant, des travaux de recherche sont en cours pour évaluer les conséquences à long terme sur nos chênes. »
Chargé de recherche au CNRS en géographie de l’environnement, Samuel Challéat étudie depuis 2005 la question de la pollution lumineuse. Alors même que la Côte d’Azur est connue pour son littoral très éclairé, ce spécialiste alerte sur ses effets néfastes pour la santé et l’environnement, tout en proposant des solutions concrètes pour la réduire.
Samuel Challéat a fait de l’impact des activités humaines sur l’environnement sa spécialité. Plus particulièrement, il étudie la pollution lumineuse au sein du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), à l’Université Toulouse – Jean-Jaurès.
Auteur en 2019 de l’ouvrage Sauver la nuit (éditions Premier Parallèle), il coordonne, entre autres, l’Observatoire de l’environnement nocturne, un réseau qui fédère une vingtaine de chercheurs d’horizons variés.
Quelle vision porte-t-il sur la lumineuse Côte d’Azur ? Et quelles sont les solutions étudiées pour mettre fin au fléau des nuits suréclairées ?
Quels sont les impacts réels de la pollution lumineuse ?
Ils sont extrêmement vastes et complexes. L’intégralité du vivant est affectée par la lumière artificielle nocturne, y compris l’espèce humaine. Elle perturbe nos rythmes circadiens et notre cycle veille-sommeil. L’Agence nationale de sécurité sanitaire répertorie ainsi plus de 80 effets physiologiques différents sur notre organisme.
Et sur l’environnement ?
L’obscurité est vital pour de nombreuses espèces animales. C’est le cas des chauves-souris, qui chassent en début et fin de nuit, ou des rapaces nocturnes qui ont besoin d’une obscurité totale pour chasser. Mais la lumière artificielle perturbe aussi les espèces diurnes, en dégradant la qualité de leur sommeil.
Quelle est l’ampleur de ce phénomène sur la Côte d’Azur ?
La Côte d’Azur et plus largement le quart sud-est de la France sont très fortement touchés par la pollution lumineuse. C’est corrélé à la densité de population et à la très forte urbanisation. Ce qui sauve les Alpes-Maritimes, c’est la présence immédiate d’un relief montagneux de forte altitude à proximité de la côte. En montant dans l’arrière-pays, vers les Préalpes d’Azur ou le Mercantour, on peut retrouver des ciels d’une excellente qualité.
La situation s’est-elle améliorée ?
Oui, de manière incontestable. La France est un pays précurseur dans la mise en œuvre de l’extinction de l’éclairage public au milieu de la nuit. Ce mouvement s’est nettement accéléré lors de la crise énergétique de 2022, consécutive à la guerre en Ukraine. Aujourd’hui, environ un tiers des communes françaises la pratiquent, totalement ou partiellement. On observe toutefois de légers retours en arrière lors des alternances municipales, l’extinction pouvant être perçue par certains comme le recul d’un service public de proximité.
Est-ce réellement efficace ?
L’extinction présente de sérieuses limites. En éteignant uniquement au milieu de la nuit, nous maintenons l’éclairage aux moments les plus critiques : le crépuscule et l’aube. Or, la plupart des espèces sont actives à ces moments précis.
Que faire ?
L’extinction temporelle est une solution, mais il y en a d’autres. À commencer par la réduction des intensités lumineuses, un levier encore sous-exploité. Certains experts estiment qu’une diminution de 70 % de l’intensité est possible sans altérer le confort visuel. Une autre piste innovante, que nous expérimentons, consiste à concevoir un éclairage dynamique indexé sur les conditions écologiques et météorologiques pour préserver le mode de vie de certaines espèces. Harmoniser les horaires d’extinction entre les communes permettrait aussi de recréer de véritables corridors d’obscurité continus...
Quid de la trame noire ?
C’est moi qui ai forgé le concept dans mes travaux de thèse. Mais les collectivités dépensent parfois des dizaines de milliers d’euros, pour commander des modélisations cartographiques extrêmement complexes à des bureaux d’études. Les animaux ne consultent pas les plans locaux d’urbanisme avant de se déplacer. Tracer de superbes corridors sombres est inutile si l’on ne réduit pas concrètement l’éclairage sur le terrain. Les maires et les techniciens connaissent déjà parfaitement leur territoire : ils savent quels luminaires sont obsolètes, lesquels éclairent vers le ciel ou émettent une lumière blanche inadaptée. Ils n’ont pas besoin d’études coûteuses pour agir.
Découvert par article ICI Azur https://www.ici.fr/emissions/les-authentiques/c-est-un-bonheur-absolu-claire-a-antibes-transmet-a-tous-ses-connaissances-et-astuces-pour-aider-le-monde-vegetal-7450080
Depuis l’enfance, Claire Aguilera a les mains dans la terre. De ses premiers jardins à son entreprise de conseil et de formation, elle a construit un parcours guidé par une conviction : mieux comprendre le vivant pour mieux le préserver
Aujourd’hui, elle transmet ses connaissances aux enfants, aux particuliers, aux entreprises comme aux professionnels du paysage.
"Passionnée, bienveillante, naturelle"
"J’ai plein de souvenirs de moi dans la nature et dans le jardin quand j’étais petite."
Chez Claire, le goût du vivant ne date pas d’hier. Enfant, elle possède même dans le jardin familial son propre espace "où c’était moi qui jardinais" , passe des heures à observer "les p’tites bêtes et les escargots" et grimpe aux arbres pour regarder les jardins alentour.
Au collège, lorsqu’on lui demande ce qu’elle veut faire de sa vie, sa réponse est déjà toute trouvée : "Je voulais être jardinier. Il n’y avait aucun doute là-dessus."
Pour suivre cette voie, elle doit pourtant batailler. Bonne élève, elle se voit déconseiller une orientation horticole, alors considérée comme une "voie de garage" (!) "J’ai dû taper du poing sur la table. Et mes parents aussi"
Des parents qui la soutiennent : "Si j’avais envie de faire ça, je le ferai, un point c’est tout."
Elle intègre alors le lycée horticole d’Hyères, obtient un BEP aménagement paysager, puis déménage à Antibes pour poursuivre avec un bac professionnel dans la même spécialité.
"Les filles, ça n’avait rien à faire dans ce métier-là"
À l’issue de sa formation, Claire se heurte à un autre obstacle : "C’est un métier qui est très macho encore à l’heure actuelle." Découragée par certains maîtres de stage qui lui expliquent que "les filles, ça n’avait rien à faire dans ce métier-là", elle choisit de ne pas renoncer mais de "faire ça autrement".
Elle se tourne vers le métier de guide naturaliste et décroche un BTS Animation et Gestion touristique locale. "Ça paraissait une voie déviée. Mais en fait, moi je savais exactement pourquoi je le faisais", explique-t-elle.
Pendant sept ans, elle travaille à la fois comme guide touristique et pépiniériste. Une expérience qui lui permet progressivement de comprendre ce qu’elle veut apporter : "Je me suis ' il faut des gens pour aiguiller ces personnes-là et leur dire qu’on peut faire mieux'. On peut soigner les plantes, on peut mettre en place des massifs qui soient résilients, adaptés aux conditions climatiques." Il y a six ans, elle crée ainsi son entreprise, Bienveillance Végétal.
"Un sol vivant, c’est vraiment la clé, la clé de tout"
D’abord consacrée au soin des plantes, à l’expertise et au diagnostic des jardins, son activité s’élargit rapidement au potager, au verger et à la formation. "Aujourd’hui, je forme même les jardiniers paysagistes à des pratiques plus écologiques", explique Claire, qui continue elle-même à se former chaque année.
Son fil conducteur : le vivant et, surtout, le sol. "Un sol vivant, c’est vraiment la clé, la clé de tout".
Elle intervient désormais auprès de publics très variés, dans les écoles, dans des entreprises, auprès de particuliers, dans des Ehpad ou encore auprès d’agriculteurs et de jardiniers.
À Antibes, elle a également fondé "avec des collègues qui ont les mêmes valeurs que moi" l’association PACA Biodiversité, qui anime un jardin partagé où les habitants peuvent "remettre les mains dans la terre". La ville d'Antibes met ainsi à disposition un espace devenu jardin partagé, dans lequel Claire gère la parcelle dite "témoin" ; "pour montrer aux gens comment il faut faire".
Car pour Claire, l’enjeu dépasse largement le jardinage : "Le monde d’après, ce serait un monde où il y aurait de la verdure de partout."
Redonner le goût de la terre, dès l’école et jusqu’à l’Ehpad
Claire accompagne aussi des écoles dans la création de potagers et la végétalisation des espaces. Pour elle, l’enjeu ne se limite pas à lutter contre la chaleur : "Dans les générations d’avant, on a perdu énormément de contact à la terre." Elle raconte ainsi les réactions parfois surprenantes face à la terre : "Quand je dis aux maîtresses : 'végétaliser, c’est super parce que les enfants vont pouvoir retoucher la terre', elles me disent : 'Ah mais c’est dégoûtant !' Mais non, en fait, c’est pas dégoûtant !!"
À l’autre bout de la vie, le contact avec la terre provoque une émotion tout aussi forte. Dans les Ehpad, elle retrouve des personnes qui ont longtemps jardiné mais ne peuvent plus le faire. "Il y a une mamie, on n’arrivait pas à la décoller du bac potager. Elle était là et juste, elle touchait la terre pendant 30 minutes, elle la malaxait." Un moment qui, pour Claire, résume tout le sens de sa démarche : "Ça donne presque envie de pleurer, de se dire que c’est beau. C’est merveilleux de pouvoir rendre ça."
Et sa plus grande satisfaction reste peut-être de transmettre cette reconnexion au vivant : "Je suis très heureuse quand je suis avec des enfants et qu’ils écarquillent les yeux en voyant des vers de terre. Ça me met un bonheur incalculable dans mon cœur."
Une fierté et un avenir tournés vers le vivant
Avec le recul, Claire mesure le chemin parcouru depuis cette élève de troisième à qui l’on voulait déconseiller la voie horticole. "Je suis super fière de ce que j’ai réalisé et très heureuse en fait au quotidien d’avoir la chance de réaliser ce travail et d’avoir monté mon entreprise et de faire ce que j’aime au quotidien. C’est un bonheur absolu."
Une réussite qu’elle envisage aussi comme un message adressé à sa fille : "Pour ma fille, lui montrer que c’est possible de travailler et d’être heureux. Je trouve que c’est le cadeau que j’ai envie de lui faire."
Quant à l’avenir, elle ne se voit pas changer de voie : "Moi, je voudrais toujours être au même endroit, c’est-à-dire toujours dans les écoles, toujours auprès des particuliers, des agriculteurs qui ont besoin de moi."
Son inquiétude ne vient d’ailleurs pas de la crainte d’être remplacée par l’intelligence artificielle : "Elle ne me remplacera jamais", assure-t-elle. Ce qui l’effraie davantage, c’est notre déconnexion progressive de la nature : "Les gens sont tout le temps sur leur téléphone et se déconnectent de l’extérieur. Ça, ça me fait très peur ... parce que je me dis qu'une fois qu'on est déconnecté de l'extérieur, je ne suis pas sûre qu'on puisse y retourner ou qu'on s'en rende compte. Et puis c'est surtout que on a besoin de beaucoup plus de matériel informatique ...on rase des forêts, on rase plein d'espaces verts pour mettre en place des choses. ce qu'on appelle 'Data Center' . Et au final, en fait, on coupe de la nature pour pour des ordinateurs".
Pour Claire, l’urgence est simple : "Faites revenir la verdure de partout."
Quelques conseils de Claire pour le grand public :
Le paillage
L'erreur qui revient le plus souvent selon elle est celle de dire qu'on peut ne pas pailler le sol. "C’est-à-dire qu’on peut laisser le sol à nu et ce n’est pas grave. Voilà, alors que c’est une catastrophe pour la biodiversité du sol. (...) Si le soleil brûle notre peau, le soleil brûle le sol de la même façon en fait. Et c’est irréversible quoi. C’est très long à remettre en place."
Conseil à retenir : ne pas laisser le sol nu. Le paillage protège le sol, notamment contre le soleil, et contribue à préserver sa biodiversité.
Retourner la terre
Autre idée répandue : le fait de devoir retourner la terre. "On me dit tout le temps : 'Ah ouais, je vais préparer, je vais retourner la terre.' Et maintenant, de plus en plus, tout le monde alerte. Les ingénieurs agronomes alertent : retourner le sol, c’est pas bon, il ne faut pas le faire.'
Claire explique : "Chaque couche de sol à l’intérieur, il y a des micro-organismes spécifiques. Et quand je retourne, eh bien, je tue tout, en fait. C’est comme si je mélangeais l’intérieur de mon estomac avec l’intérieur de mes intestins, ça ne fonctionne pas. Eh bien là c’est pareil."
Conseil à retenir : éviter de retourner la terre afin de préserver les différentes couches du sol et les micro-organismes qui y vivent.
Mettre du vert partout / végétaliser
"Le monde d’après, ce serait un monde où il y aurait de la verdure de partout, où même en plein été, eh bien on ne mourrait pas de chaud dans nos bâtiments, on ne serait pas tous obligés d’avoir la clim non plus. Oui, il va faire de plus en plus chaud, on le sait. Mais en fait, si on laisse de plus en plus d’arbres, ce sera un problème de moins quand même."
"Faites pousser de plus en plus de choses partout. Que vous ayez un coin de balcon, un jardin ou juste dans votre appart quoi. Faites revenir la verdure de partout."
Pour les personnes sans jardin :
"N’hésitez pas à aller choisir des plantes. Alors il faut être un peu conseillé. Allez quand même dans des magasins un peu spécialisés où ils sauront vous dire quoi planter. Ou après vous pouvez également, il y a des trocs aux plantes où vous pouvez échanger ou demander des plantes. (...) Remettez de la verdure en conscience. "
Son organisme de formation https://www.ateliersagroecologiques.org/
🪶 Commandez dès maintenant Le grand guide de la nature : https://bit.ly/43wpOtI Soutenez l’association Le Pic Vert : https://lepicvert.org/ Merci à Jean-F...
À Blois, un collectif citoyen a mis sur pied un service d’autopartage. Une mise en commun économique pour ses usagers, qui permet de réduire le nombre de voitures en ville.
Une vue imprenable sur les Baous, un lieu pensé et adapté pour tous les âges, des ateliers et évènements pour tous les publics !
Créé en 2022, le café associatif La Traverse a dû stopper son activité plusieurs mois, pour reprendre ce printemps 2026. Et le public est au rendez-vous.
Créer un espace accueillant où se croisent les publics autour d’activités éducatives, culturelles et artistiques, voilà ce qui définit ce café associatif, créé en 2022, la Traverse. Installé à Vence, il s'inscrit dans une démarche "d’éducation populaire, et favorise les échanges intergénérationnels et le lien social.
Une programmation riche et accessible
L’association propose :
des ateliers artistiques et d’expression
des événements culturels (ciné-débats, scènes ouvertes, expositions)
un espace de lecture et de jeux pour tous
découvert par article de presse ICI Azur https://www.francebleu.fr/emissions/ici-ca-marche-ici-azur/a-vence-un-cafe-ou-on-peut-boire-un-verre-se-retrouver-entre-parents-et-faire-la-fete-5006761
Vélo Smoothie PACA : animations éco-responsables avec smoothies aux fruits locaux de Provence. Location vélos smoothies pour événements d'entreprise, mariages, festivals en PACA.
Découvert par article https://www.francebleu.fr/emissions/ici-ca-marche-ici-azur/mouans-sartoux-il-cree-un-velo-qui-fait-des-smoothies-et-ca-cartonne-2508911
Cette semaine, dans les Matins du samedi, on revient sur la progression et la fragilisation des forêts françaises, sur les défis de souveraineté et de solidarité au sein de l’Union européenne et Valérie Guillaume, directrice du musée Carnavalet, présente l’exposition "Les gens de Paris, 1926‑1936".
Compos'13 est une association gérant le composteur collectif du square Héloïse et Abélard (Paris 13ème), créé en juin 2015. Elle permet à 180 foyers environnant de valoriser leurs biodéchets en les transformant en compost. Le projet fonctionne tellement bien que 3 projets d'essaimage sont en cours de création dans l'arrondissement
découvert par article UFC que choisir https://www.quechoisir.org/enquete-biodechets-la-france-aux-fraises-sur-le-tri-a-la-source-n172024/
Le rituel est toujours le même : tous les mercredis et samedis matin, les 140 foyers adhérents de Compos’13, qui vivent tous alentour, peuvent apporter leurs biodéchets dans ce composteur collectif. Il fait partie des 7 770 référencés par le Réseau Compost Citoyen.
Un bénévole confirmé est chargé, in fine, de scruter les nouveaux tas de biodéchets, à l’affût des erreurs.
Composter… en s’amusant
De fait, « il y a toujours quelques bourdes, glisse Denis, à ce poste lors de notre reportage. L’élastique de la botte de radis, l’étiquette de la peau de banane, le cœur de salade entier qu’il aurait mieux valu découper… » Et, parfois aussi, un économe égaré dans les épluchures. À Compos’13, on en sourit. Sous le pavillon, ces biodéchets naviguent entre trois bacs au fil de leur décomposition. Jusqu’à former, neuf mois plus tard, un compost mature, reconnaissable à sa couleur brune, prêt à être redistribué aux adhérents et aux jardins partagés des environs. Toujours l’occasion d’une petite fête. « Le volet social est capital dans un composteur collectif, insiste Mickaël. On est là pour apprendre ensemble, passer de bons moments. Combien disent passer le samedi en coup de vent, mais restent une heure ! » Myriam ne perd pas le nord pour autant. « Chaque mois, Compos’13 détourne 1,2 tonne de biodéchets de l’incinérateur, compte-t-elle. C’est la preuve que notre système fonctionne et fait sens. Et je ne vous parle pas des écoles qui nous rendent visite régulièrement, ou des passants intrigués qu’on sensibilise à la réduction des déchets. »
Cagnotte pour vitrine réfrigérée https://www.leetchi.com/fr/c/remplacement-chambre-froide-et-vitrines-refrigerees-3633086#MoneyPot--Description
Découvert par article
https://www.francebleu.fr/emissions/la-belle-histoire/cette-azureenne-vient-en-aide-aux-chiens-dans-le-besoin-2291193#xtor=RSS-106
L’association Au Plaisir Sam and Co, vient en aide aux personnes sans-abris à Cannes. L’équipe se lance un nouveau défi : acheter un camion pour venir en aide aux animaux errants de la ville.
Aider les plus démunis, c’est le combat de Sandrine Rousseau, présidente de l’association Au Plaisir Sam and Co.
Depuis 2024, l’association organise des maraudes avec une dizaine de bénévoles dans les rues cannoises. Sur le terrain, Sandrine pointe les nombreuses difficultés rencontrées par les propriétaires pour soigner leurs animaux.
Sandrine décide avec son équipe, de monter un nouveau projet : acheter un camion pour soigner les animaux dans la rue.
Un projet de camion itinérant
Car pour Sandrine, pas de différence entre les « Humains » et les animaux. Les soins et la bienveillance sont pour tout le monde.
Et son amour des bêtes est même tatoué sur son avant-bras.
« Tous ces chiens de la rue que nous avons rencontré font partie de notre petite famille et pour nous l’essentiel, c’est qu’ils soient bien traités. Les animaux ne doivent pas payer la facture à cause de la situation de leurs maîtres ».
Le budget de ce projet est assez conséquent : entre 10 et 20 000 euros pour l’achat d’un camion pompier réformé. Pour l’aménagement du véhicule, un budget de 3 000 euros a été estimé.
La somme permettrait de créer un espace d’accueil et de rangement pour les soins (médicaments, vaccins, accessoires vétérinaires… etc).
Avec ce camion, l’association prévoit de fournir les soins de première nécessité, mais aussi faire de l’identification et du vermifuge. L’équipe souhaiterait également faire appel à des vétérinaires bénévoles, pour délivrer des traitements.
Vous pouvez aussi venir aider l’association, en participant ponctuellement aux prochaines maraudes organisées sur Cannes. Rendez-vous sur leur page Facebook, Maraude 06 , Sam & Co.
Ces abeilles ne vivent pas en colonie, ne piquent pas et ne fabriquent pas de miel. Elles sont passionnantes à observer et ont besoin de nous.
Découvert par Ici Azur https://www.francebleu.fr/emissions/le-chiffre-du-jour/4-initiatives-ecoresponsables-dans-les-alpes-maritimes-grace-aux-abeilles-5592386#xtor=RSS-106
À Blois, un collectif citoyen a mis sur pied un service d’autopartage. Une mise en commun économique pour ses usagers, qui permet de réduire le nombre de voitures en ville.
Donner une heure par mois pour aider sa commune ou son voisin, c'est à la portée de tous et cela peut tout changer !
Depuis quelques années, le troc est devenu un système très prisé pour ceux qui souhaitent renouveler leur garde-robe sans débourser un centime.
Un club qui ferme, mais un concept qui perdure
Il y a quelques années, nous avions fait la connaissance d'une boutique de troc à Nice : Le Club des Simone, dont le principe consistait tout simplement à récupérer des vêtements d'occasion en échange de ceux qu'on ne porte plus.
Une mauvaise nouvelle cependant, puisque faute de rentabilité, le "Club" a fermé ses portes. Mais pour ses clients, hors de question d'abandonner le principe. C'est le cas de Sandie Crayne, qui propose aujourd'hui des événements mensuels pour continuer le troc de vêtements.
Tout se fait au Restaurant Alter Natives, à Nice, rue Pierre Devoluy.
Pour 5€ d'adhésion seulement, vous pouvez donc procéder aux échanges de différents habits en bon état.
Les prochaines dates d’événement, de 11h à 17h sont :
Samedi 5 avril
Samedi 17 mai
Samedi 14 juin
Il est né et vit en Papouasie-Nouvelle-Guinée
Mundiya Kepanga est né en 1965 sur un tapis de feuilles de ficus dans une forêt de la région isolée des Hautes Terres, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, une île située au nord de l'Australie.
Aujourd'hui, il est le chef coutumier autochtone de la tribu des Hulis, qui cultive principalement la patate douce. Il est sollicité comme médiateur pour résoudre, par exemple, des problèmes territoriaux.
- Il milite pour l'écologie depuis la Cop21
Son éveil militantisme remonte à 2015, lors de la Cop21. "J'ai compris que le monde entier était confronté au changement climatique et que ce problème ne concernait pas seulement les Papous. J'ai compris qu'il y avait un intérêt pour l'ensemble de l'humanité à entendre le message de mes ancêtres", confiait Mundiya Kepanga lors d'une conférence organisée au siège de l'Unesco à Paris en 2022.
La tribu des Hulis laisse une place primordiale à la forêt et, plus généralement, à la nature. Parmi leurs croyances subsiste celle que les arbres et les humains sont frères. Si l'un disparaît, l'autre aussi.
Le chef papou a participé à plusieurs films, dont Frères des arbres (2017) et Gardiens de la forêt, le temps des solutions (2023), réalisés par Marc Dozier et Luc Marescot, récompensés par de nombreux prix.
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- Il est coutumier du Var et des Alpes-Maritimes
Depuis dix ans, Mundiya Kepanga quitte régulièrement son île pour participer à des conférences organisées notamment dans des établissements scolaires pour sensibiliser les plus jeunes à l'écologie et, surtout, aux impacts de la déforestation.
Dès 2017, il rencontrait des écoliers niçois. L'année suivante, il se rendait entre autres à Monaco, puis Vence et Saint-Etienne-de-Tinée en 2019, Draguignan en 2023, Besse-sur-Issole, le golfe de Saint-Tropez et Mouans-Sartoux en 2024.
Cette année, le chef papou - avec sa coiffe traditionnelle - a commencé sa tournée ce mardi 4 mars dans un collège de Sanary. Il la poursuivra notamment à Vidauban, au Rouret et à Valbonne.
Qu’est-ce que l’effet de serre et comment l’accumulation de CO2 ou de méthane dans l’atmosphère réchauffe le climat? Quels sont les impacts de ce bouleversement dans nos vies? Par où attaquer ce problème mondial qui menace l’humanité toute entière? Autant de questions aussi cruciales qu’anxiogènes que charrie le changement climatique. Pour les aborder, et si on riait? Dans les Alpes-Maritimes, c’est le parti pris qu’a choisi Yoann Le Blevennec, ingénieur de formation spécialisé dans la transition énergétique.
Passionné de stand-up sur son temps libre, ce Breton, installé sur la Côte d’Azur pour accompagner des collectivités dans la gestion du risque et l’accompagnement au changement, a tout plaqué il y a quelques mois pour lancer Green stand up. "Quand je fais du stand-up, je parle beaucoup d’écologie. C’est cool, mais on retient surtout la blague. Et je me suis dit: tiens, ça peut être plus intéressant si on arrive à retenir le fond grâce à la blague."
"Plus 5°C en 2100, c'est plus de sécheresse, de canicule et de touristes en sandales-chaussettes", Yoann Le Blevennec, Green Stand-up
Dans ses conférences gesticulées, il mixe apport de connaissances scientifiques sourcées et pointues, quiz et bonnes grosses blagues pour capter son auditoire, pas toujours au fait du sujet. Ce jeudi de septembre, à la Mission locale et d’insertion de Menton, c’est devant une douzaine de jeunes éloignés de l’emploi qu’il entre en scène.
A grand renfort de données du GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat], du Haut conseil pour le climat, de l’Agence pour la transition écologique (Ademe) et bien d’autres, il éclaire sans dramatiser: "En 2100, c’est possible qu’il fasse 5°C de plus. Et ça va donner pas mal de problèmes : de sécheresse, de canicule et de touristes en sandales-chaussettes."
Une réponse à la montée de l’éco-anxiété
A Paris, depuis 2022, le Greenwashing comedy club a déjà mis cette recette sur le devant la scène. Événements culturels, conférences sur le climat, formations, entreprises... Ce collectif d’humoristes utilise la blague pour avoir de l’impact. "On va faire un p’tit jeu, ça s’appelle Green ou pas green. Alors, si je vous dis: faire pipi sous la douche?", lance Rafaella Scheer, cofondatrice du collectif, au public du festival Impro en Seine. "Greeeeeeeeen!", rétorque du tac-au-tac l’assemblée. "Et faire pipi sous la douche dans le jet de Bernard Arnault [milliardaire français, patron de LVMH]?". Fou rire général.
Ces artistes y croient: l’humour peut faire changer les choses. "Face au réchauffement climatique, on peut soit devenir parano, soit se dire qu’on peut faire bouger les lignes à notre niveau. Ce qu’il nous reste c’est le rire, alors profitons-en!", confie à l'Ademe Yoanna Sallese, journaliste et membre du Greenwashing comedy club. Elle voit même en cette approche un remède à l’éco-anxiété. Un mal qui toucherait quelque 2,5 millions de Françaises et de Français au point qu’ils auraient besoin de consulter, selon une étude de l’Observatoire des vécus du collapse (Obveco).
Un sujet de société "que plus personne ne peut ignorer"
Au sein de l’Agence pour la transition écologique, l’entité de l’Etat qui participe à la mise en œuvre des politiques publiques environnementales, l’humour est désormais clairement pris en compte dans la communication.
En partenariat avec le média L’Info durable, l’Ademe s’associe à des vidéos rigolotes baptisées Matchs écolos, animées par l’influenceuse Be.Greener. Celle-ci y compare l’impact carbone de nos gestes du quotidien: "Thé ou café?" "Liseuse électronique ou livre papier?" "Bouilloire ou micro-ondes?" Objectif: donner des ordres de grandeur sur l’impact de nos actions et permettre aux consommateurs de faire des choix plus éclairés pour réduire leur empreinte carbone.
"Utiliser l'humour sur ces sujets fait davantage passer l'information qu'en faisant la morale", Florence Clément, responsable de l'information pour l'Ademe
"On essaie d’être plus léger et de ne pas donner l’impression que tout est un sacerdoce. Souvent, l'écologie a été présentée comme une contrainte, on a fait entrer dans l'esprit des gens qu’adopter un autre mode de vie, c’était forcément y perdre. Or, en étant plus sobre, on peut aussi y gagner", souligne Florence Clément, responsable de l’information au sein de l’Ademe.
Pour elle, l’arrivée fracassante de l’humour pour causer enjeux climatiques est aussi un signal: "Cela montre que c’est devenu un sujet de société comme un autre et plus une niche dont ne s’occuperait que les personnes très engagées."
Et Florence Clément de conclure: "Avec les fortes canicules, les incendies, les inondations, les conséquences du changement climatique ont explosé aux yeux. Utiliser l’humour sur ces sujets permet davantage de faire passer les informations au plus grand nombre qu’en faisant la morale ou suivant une conférence scientifique très protocolaire."
Alors, pour éviter l’effondrement: rions!
Tee-shirt trempé du labeur, visière à casquette sur visage bruni, Loïc Plaud marque une petite pause à l’ombre, tandis que son père Philippe se charge des nouveaux clients. Complices comme des mulots de campagne, ces deux-là. Mais le papa de La ferme de papa, l’exploitation agricole qui vient d’ouvrir le long du chemin de la Levade à La Roquette, c’est bien lui. Un ancien chef de 32 ans, qui a soudain troqué le couteau pour la bêche. Et qui a décidé de prendre la clé des champs, afin d’être plus présent pour ses enfants.
Je suis resté en cuisine durant onze ans, à bourlinguer aux Caraïbes, à Courchevel, à Lyon, à Cannes, au Cannet, confirme ce natif de Grasse. Et puis il y a eu la Covid, et j’ai ressenti le besoin de changer de cycle, pour aller voir un peu ce qui se passe côté culture."
Côté nature aussi, puisque cet amoureux de la terre pouvait parfois se sentir un peu à l’étroit entre les quatre murs d’une cuisine plutôt qu’au grand air. "Quand tu vis ici, comment ne pas l’aimer?"
100% bio et amour
C’est sur un terrain de la famille Mul, en location, que Loïc a planté les premières graines de sa reconversion. Sur plus d’un hectare déboisé, poussent diverses variétés de tomates, de courgettes, d’aubergines, de salades, des haricots verts, des herbes aromatiques, des melons. Et même des fleurs, sur le fumier de cheval et le crottin de mouton!
"Les fleurs permettent de conserver ces insectes auxiliaires, tels les coccinelles, qui m’aident à éliminer les nuisibles", justifie celui qui ne s’est pas lancé dans ce projet… la fleur au râteau, mais a perfectionné son savoir en permaculture avec un CAP au lycée horticole d’Antibes, puis un Brevet pro d’exploitant agricole, avec deux ans d’apprentissage à la ferme Brès de Vallauris.
Je suis passionné de biodiversité et je pratique le maraîchage sur un sol vivant, qui préserve la faune terrestre, revendique ce militant convaincu du zéro pesticide, mais du « 100% amour".
Lui qui, jadis aux fourneaux, aimait transformer le produit par sa technique gastronomique, la met désormais au service d’une agriculture la plus naturelle possible. "L’idée est de créer des barrières végétales entre chaque famille de plantation, et d’éviter la monoculture".
Paniers à composer
Bien sûr, de temps en temps, quelques chenilles viennent "noircir le cul des tomates" ou des pies voleuses grappillent la variété cerise, "mais, dans l’ensemble, je parviens à maîtriser la production, avec des fruits et légumes qui retrouvent le goût d’antan".
Les clients, déjà nombreux à s’arrêter, ne s’y trompent pas, qui repartent les bras chargés de paniers, à 15 ou 20 euros.
L’entreprise, qui a d’abord éclos comme de l’herbe un peu folle, se structure au fur et à mesure.
"Je viens de recevoir ma balance, pour faire les choses plus cadrées", sourit Loïc.
Sur le site Internet, on peut désormais composer et commander son panier, avant de venir le chercher ou de se le faire livrer les mardis et vendredis. Et le mercredi matin, ce sera bientôt jour de marché, avec un étal de la Ferme, mais aussi des produits locaux (miel, viandes, confitures), "parce que je suis un épicurien", souligne celui qui envisage aussi de faire table d’hôtes et régaler ses convives avec ses propres produits un jour.
En attendant, ce sont les beaux dessins de ses deux filles chéries qui ornent la tente de vente, avant l’arrivée d’un petit frère, attendu en novembre prochain.
Histoire de souligner qu’au-delà du bio, la ferme de papa cultive aussi l’esprit de famille…
Savoir +
La Ferme de Papa, 610 chemin de la Levade à La Roquette-sur-Siagne. Vente-Livraison: Philippe PLaud, 07.82.24.79.36; Loïc Plaud: 07.49.91.16.63.; Instagram: la_ferme_de_papa
#1 Remplacer le bitume et l’asphalte
Faire gagner du terrain à la végétation est évidemment primordial. A condition de le faire correctement. Aux pelouses tondues, qui auront tendance à jaunir aux premières chaleurs, préférer "des sols prairies, fauchés rarement, vivants et permettant donc à l’eau de s’infiltrer, car ils sont plus à même de rafraîchir", indique la spécialiste du Cerema.
*A l'ombre des arbres - Planter la ville pour demain, C. Mollie (ed. Delachaux et Niestlé)
#2 Eviter le tout élagage des arbres
Avec leur ombre portée, leur photosynthèse à même de capter le rayonnement solaire et l’évapotranspiration de leur feuillage, les arbres sont les alliés du rafraîchissement des villes. Mais attention à choisir les bonnes espèces (contrairement aux palmiers, pauvres en ombre et sujets aux nuisibles) et à les entretenir correctement.
"Cela ne sert à rien d’en planter si on passe son temps à les élaguer", juge Caroline Mollie, qui en appelle à revenir au "bon sens jardinier".
"A Grenoble, la ville a reformé les couronnes des arbres, jusqu’alors drastiquement élaguées. Si vous regardez les cartes postales anciennes de Nice, sur les avenues Jean-Médecin, Borriglione ou Malausséna, on voit de grands platanes qui débordent au-dessus du tramway. Aujourd’hui, le principe de précaution prime. Or, il s’agit d’avoir recours à des arboristes spécialisés, qui vérifieront tous les 3 à 5 ans s’il y a des branches mortes, et d’avoir une vigilance en cas de tempête", préconise-t-elle.
Une approche qui vise aussi les espaces privés. "Environ 70% de la surface des villes le sont. Or il y a encore en France, contrairement au Royaume-Uni par exemple, cette notion de couper ses végétaux à la limite de propriété. C’est une fausse bonne idée", souligne Caroline Mollie.
#3 Des pergolas végétalisées quand le sous-sol est inexploitable
Réseaux d’eau, de transports, parkings, tunnels… Planter de grands feuillus en ville n’est pas toujours possible dans des sols contraints. Car ceux-ci ont besoin d'une certaine épaisseur de terre pour laisser leurs racines s'épanouir.
"Dans ces cas-là, l’ombre peut être créée grâce à des pergolas végétalisées. Au pied, on peut y planter en terre (et non pas en pot!), des roses, du jasmin, des passiflores. Il existe énormément de plantes grimpantes en Méditerranée", conseille Caroline Mollie.
#4 Créer de l’ombre avec des volets et des voilages amovibles
Des axes larges jalonnés d’immeubles hauts, voilà qui est plutôt commun dans les centres villes. Ces avenues et boulevards imposants ont même un nom: "les rues canyons".
"Dans ces rues, on a un effet de réverbération des rayons du soleil entre les bâtiments qui font que la chaleur va se stocker de manière très importante", explique Loéna Trouvé du Cerema.
Pour autant, impossible de tout raser pour reconstruire différemment. "Ce serait ni réaliste ni souhaitable d’un point de vue des émissions de gaz à effet de serre. En revanche, on peut travailler sur des systèmes d’ombrage, avec des volets horizontaux pour détourner les rayons du soleil ou des voiles, qui peuvent être retirées en hiver, comme c’est le cas à Cordoue, en Espagne, à Avignon, Montpellier ou encore Marseille", préconise la cheffe de projet aménagement et transition écologique au sein du Cerema.
#5 Sur les places historiques, miser sur des arbres hauts
Dans les centres historiques, des solutions sont à envisager pour concilier respect du patrimoine et rafraîchissement. "Si on se réfère aux villes italiennes, les plus belles places et espaces qu’on admire sont sans arbre", constate l’architecte-paysagiste niçoise Caroline Mollie.
En revanche, "y privilégier des arbres hauts permettrait de voir l’ensemble architectural sous cette voûte végétale", souligne cette spécialiste de l’arbre en ville. A condition, toujours, d’avoir suffisamment de terre disponible dans le sol pour permettre leur épanouissement.
#6 Renvoyer les rayons du soleil, au cas par cas
L’albédo, c’est le pouvoir réfléchissant des matériaux, c’est-à-dire leur capacité à renvoyer le rayonnement du soleil vers le ciel pour éviter que la chaleur ne s’accumule dans les rues. "On en entend beaucoup parler dans la lutte contre la surchauffe en ville, c’est une solution intéressante mais pas magique, à utiliser après une analyse point par point", préconise Loéna Trouvé du Cerema.
On parle là de revêtements ou de peintures claires. "Mais des routes blanches vont avoir tendance, par exemple, à aveugler les conducteurs. A noter aussi que ces peintures se salissent vite. Une enrobée sombre, qui vieillit bien, va s'éclaircir et donc devenir plus fraîche au fil du temps. Une peinture blanche qui se salit aura, en fait, un albédo équivalent", précise-t-elle.
Passer à des teintes plus claires peut avoir, en revanche, du sens pour les toitures. "A Paris, un dialogue est en train de s’engager autour du zinc, un matériau remarquable mais qui génère beaucoup de surchauffe", détaille la cheffe de projet au Cerema.
#7 Orienter et stocker l’eau de pluie
C’est un enjeu clé de la cité rafraîchie de demain. "Il y a en ville des enjeux de gestion des eaux pluviales et de ruissellement", pointe Loéna Trouvé. D’autant que le changement climatique accentue inexorablement les sécheresses, comme on l’a constaté en Paca en 2022 et 2023.
Pour cela, la métropole lyonnaise expérimente des arbres de pluie, en adaptant la voirie de telle sorte que l’eau ruisselle vers les racines des arbres.
"Des collectivités travaillent aussi autour de fosses de Stockholm. Celles-ci sont aménageables malgré des sols contraints. Il s’agit d’espaces de stockage, contenant de gros galets qui permettent de stocker l’eau pour que l’arbre puisse s’en nourrir."
Des aménagements qui nécessitent "de prendre en compte, là encore, les réseaux souterrains pour ne pas inonder un parking ou un réseau de métro", souligne la spécialiste du Cerema.
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Recommandé par Anne-Sophie Août 2024 par Whatsapp