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113K Followers, 1,891 Following, 575 Posts - Aurélie - prof d'Histoire Géographie EMC (@en_route_vers_le_savoir) on Instagram: "🌍Je te fais réviser l'Histoire-Géo sur les réseaux 🧠 Des outils pour mémoriser 🏰 De la culture pour rêver aurelie.enrouteverslesavoir@gmail.com"
Découvert par article Ici Azur https://www.francebleu.fr/emissions/100-cote-d-azur-l-oeil-du-web/reviser-grace-a-instagram-le-succes-d-une-prof-azureenne-3363775
Découvert par l'invité Médias sur Radio France du 10 juin 2025
Dans un univers en perpétuelle évolution, notre cerveau est constamment sollicité pour prendre des décisions, des plus anodines aux plus cruciales. Mais comment cet organe fascinant parvient-il à démêler l’écheveau des possibilités qui s’offrent à lui?
Le Dr Thomas Lorivel, ingénieur de recherche à l’Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire (IPMC-CNRS, Université Côte d’Azur), nous guide à travers les méandres de ce processus complexe, révélant les mécanismes subtils qui sous-tendent nos choix quotidiens.
- L’analyse inconsciente, maître d’œuvre silencieux
Une grande partie de nos décisions sont prises de manière inconsciente, notamment lorsqu’il s’agit de traiter rapidement les informations perceptives, liées à nos cinq sens.
"Le cerveau analyse continuellement et rapidement les détails spécifiques des stimuli, comme la couleur ou la forme des objets, un bruit ou une odeur. Cette phase se déroule sans que nous en ayons conscience et permet un traitement efficace d’une très grande quantité d’informations."
Ainsi, le cerveau filtre ces données sensorielles, ne laissant émerger à notre conscience que les éléments les plus pertinents. "Ce n’est que face à des situations particulièrement complexes ou ambiguës que nous prenons pleinement conscience du processus de décision en cours, notre attention étant alors sollicitée pour résoudre des problèmes qui nécessitent une réflexion plus approfondie."
- L’héritage génétique et l’empreinte de l’expérience
La prise de décision est souvent un mystère, même pour soi-même. Deux personnes confrontées à la même situation peuvent prendre des décisions radicalement différentes.
Cette disparité soulève une question fondamentale: qu’est ce qui guide nos décisions? "Nos choix résultent d’une interaction complexe entre de nombreux facteurs. Notre patrimoine génétique et notre vécu personnel forment le socle de ce processus, façonnant notre personnalité et notre approche décisionnelle. L’environnement, la mémoire et les émotions jouent également un rôle crucial, modulant l’expression de nos gènes et enrichissant notre répertoire de réponses face aux défis".
- La complexité des choix dans un monde incertain
Pourquoi faisons-nous parfois des erreurs dans nos choix? "Face à des décisions majeures, comme un changement de carrière ou un déménagement, notre cerveau simplifie et synthétise de nombreux facteurs, et il évalue des probabilités. Cette simplification, bien que nécessaire, peut conduire à des erreurs d’évaluation, particulièrement dans des situations où les enjeux sont importants mais le temps de réflexion limité."
Le biais de confirmation est l’un des mécanismes cognitifs qui influencent fortement ce processus. Il pousse notre cerveau à privilégier les informations qui confirment nos croyances préexistantes, tout en minimisant celles qui les contredisent.
Par exemple, une personne envisageant d’acheter une certaine voiture peut soudainement la remarquer partout, interprétant cela comme une validation de son choix.
"Ce raccourci mental, bien qu’utile pour traiter rapidement des informations complexes, peut limiter notre objectivité et conduire à des erreurs de jugement."
- Savoir prendre des décisions, ça se travaille
La prise de décision s’améliore avec la pratique. "Plus on décide, plus le processus devient fluide. Il est essentiel de s’exercer régulièrement pour que le cerveau apprenne de ses erreurs et s’adapte."
Le stress peut entraver ce processus, il est donc préférable d’être reposé lorsqu’on fait face à des choix importants. " Les personnes anxieuses, qui ont souvent une intolérance à l’incertitude, peuvent briser ce cycle en s’exposant progressivement à des situations incertaines. Cela permet au cerveau de développer sa flexibilité cognitive, rendant les futures confrontations moins angoissantes."
Une machinerie complexe
Lorsqu’une décision doit être prise, le cerveau analyse la situation en s’appuyant sur des indices de l’environnement, qu’il associe à des récompenses ou à des pertes. Deux circuits spécialisés entrent en jeu: le circuit de la récompense, activé par la dopamine et la motivation, et le circuit du risque, impliquant l’amygdale.
"Ces circuits envoient des signaux contradictoires, et des structures supérieures du cerveau les mettent en balance pour choisir la conduite à adopter. Finalement, la décision dépend du rapport entre plaisir et risque perçu."
Résumé
L’économie est-elle au service de ceux qui font tourner la société « les 99% » ? Ou sert-elle « le 1% », une infime partie déjà riche ?
En partant à la rencontre des salariés d’une raffinerie, d’agriculteurs ou encore de la jeunesse engagée pour le climat, Thomas Porcher nous invite à réfléchir au fonctionnement de l’économie dans notre société et aux dérives du libéralisme. Y a-t-il d’autres modèles possibles ? Est-il utopique de vouloir plus de justice écologique et sociale ?
S’appuyant sur les épisodes marquants de l’histoire de l’économie et sur des exemples concrets, l’auteur donne des clés pour se réapproprier un débat trop souvent confisqué. Mieux encore, il partage dix principes d’autodéfense économique pour les 99 % d’entre nous.
Illustrée par Ludivine Stock et scénarisée par Raphaël Ruffier-Fossoul, cette bande dessinée rend l’économie concrète et accessible à toutes et tous.
"Quand on nous présente une réforme, posez-vous toujours la question “A qui va-t-elle profiter ?”" L’économiste Thomas Porcher signe un nouvel opus sous forme de bande dessinée, avec le journaliste Raphaël Ruffier-Fossoul au scénario et la dessinatrice et graphiste Ludivine Stock aux illustrations. Inflation, retraites, salaires, taux d’intérêt, crise de l’immobilier et du bâtiment, tous les sujets économiques sont traités, et argumentés. Pour que le plus grand nombre puisse se réapproprier un débat trop souvent confisqué.
"L’économie pour les 99%" est une BD qui met nos hautes sphères face à leurs contradictions. Les politiques successives profiteraient au 1 % de la population française la plus riche. L’ouvrage aborde différents sujets. En voici quelques-uns.
"L’arrêt, en 1983, de l’indexation des salaires sur l’inflation est une erreur."
Oui. En période de forte inflation comme on a pu le vivre récemment, il aurait fallu au moins indexer les plus bas salaires jusqu’aux salaires moyens pour protéger leur pouvoir d’achat. En France, seul le SMIC est indexé, tous les autres ont perdu en pouvoir d’achat. Ce qui est regrettable, c’est qu’il n’y ait pas eu de discussion sur la question. La Belgique indexe, Malte aussi, et ils n’ont pas eu plus d’inflation que nous. En revanche, ils ont protégé le pouvoir d’achat de leur population. Tandis que les Français ont été appauvris.
"Les réformes sur la loi travail ont permis des situations ubuesques."
Tout à fait. Aujourd’hui, avec les différentes lois en vigueur en France, on peut licencier, voire fermer des entreprises alors qu’elles réalisent des bénéfices importants. Dernier exemple en date: Michelin, parti dans produire là où les coûts de production sont plus faibles.
"La réforme de l’ISF n’a pas profité à l’économie française comme annoncé."
Tout à fait. Ça a surtout été une baisse de fiscalité ciblée sur les plus riches qui, depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron, ont vu leur imposition baissée de 4 milliards d’euros. Mais, selon France Stratégie, ces gains n’ont pas été réinvestis dans l’économie. On l’a vu avec le patron de Stellantis qui a perçu 66 ME de dividendes en 2022 et repousse le passage à l’électrique parce que le groupe n’a pas assez investi pour faire face aux nouveaux usages.
"Les règles économiques ne sont pas immuables."
Exactement. On le voit bien avec les États-Unis ou la Chine qui ne respectent plus les règles du commerce international. A contrario, en Europe, on apparaît comme les grands naïfs de la mondialisation. Il n’y a pas qu’une seule voie, c’est ce qu’il faut retenir.
"Travailler plus n’est pas un bon choix pour financer le régime des retraites"
Là aussi, il y a des alternatives! En faisant ce choix-là, on oublie juste l’essentiel: la population vieillit. En 1970, il y avait 3 retraités pour 10 salariés, aujourd’hui, il y a 6 retraités pour 10 salariés. Un choc démographique énorme absorbé en consacrant une plus grande partie des recettes créées aux retraites: de 7% du PIB en 1970 à 13% aujourd’hui. La société va vieillir oui, mais différemment. En 2030, on table sur 7 retraités pour 10 salariés. Pas énorme comme choc, non? En faisant travailler tout le monde plus longtemps, d’abord il y a une forme d’injustice car tous les boulots ne se valent pas, ensuite cela veut dire que l’État ne souhaite pas consacrer plus d’argent aux vieux, sachant que les pensions de retraite ont diminué, que ce sont les actifs qui vont le faire à sa place... En revanche, le gouvernement Bayrou essaie de faire peser sur les retraites le dérapage du déficit et l’augmentation de la dette de 1 000 milliards. C’est faux.
L’ouvrage met des images sur tous ces concepts au travers d’une histoire qui se tient, accessible à 100%.
Le docteur écossais Tobias Smollett était malade. Lui qui, pourtant, était du métier, n’arrivait pas à se guérir. En 1763, il décida d’aller se soigner sous le soleil de Nice. Bien lui en prit. Il restaura sa santé et, pour rendre hommage à la région qui l’avait guéri, il rédigea un récit de voyage.
"Quand je regarde autour de moi, écrit-il, je crois vraiment à un enchantement. On ne voit que des jardins pleins d’arbres verdoyants, chargés d’oranges, de citrons, de cédrats et de bergamotes. En s’en approchant, on trouve des carrés de petits pois bons à ramasser, toutes sortes de légumes magnifiques et des plates-bandes, de roses, d’œillets, de renoncules, d’anémones et de jonquilles, dans tout leur éclat et plus beaux, plus vigoureux et plus parfumés qu’aucune fleur jamais vue en Angleterre." Et il ajoutait: "Il n’existe aucun endroit au monde où la pluie et les vents sévissent moins qu’ici!"
Lorsqu’ils lurent cela au milieu de leurs brumes londoniennes, les Anglais n’eurent qu’une envie: venir sur la Côte d’Azur. Étant arrivés à Nice, beaucoup décidèrent d’y rester. Ils constituèrent une petite colonie qui ne tarda pas à créer le long du rivage leur Promenade des Anglais.
"Printemps perpétuel"
Mais Tobias Smollett ne fut pas le seul à rétablir sa santé à Nice. Il y eut aussi l’écrivain suisse Johann-Georg Sulzer. Arrivé souffrant au cours de l’hiver 1776, il repartit guéri. Comme Smollett, il s’empressa de vanter les mérites de la ville: "Ici, on jouit au milieu de l’hiver de toutes les grâces d’un printemps perpétuel", écrivit-il dans son livre "Voyage de Berlin à Nice". Cet ouvrage eut un tel succès qu’il fut traduit en français en 1782 et en italien en 1817.
L’écrivain Jean-Baptiste Dupaty constata, lui, dans l’une de ses "Lettres" publiées en 1785: "J’ai vu des Anglaises touchantes et même charmantes: à leur arrivée, elles mouraient; elles ont refleuri avec l’air de Nice".
Hyères plutôt que Nice
Mais voici un autre avis médical… Un avis médical très autorisé, émanant du célèbre médecin François-Emmanuel Fodéré, considéré comme le "père de la médecine légale" en France. Il donne, lui, la préférence à Hyères sur Nice: "La ville d’Hyères, qui est éloignée d’une lieue de la mer, pourrait, sous certains rapports, obtenir la préférence et paraîtrait même être un peu plus chaude en hiver et moins exposée que celle de Nice aux variations de la température", extrait de "Voyages" de Fodéré, cité par Marc Boyer dans l’"Hiver dans le midi".
Cet avis est confirmé par le "Guide des étrangers" en 1866: "Hyères, serre chaude de la France, a un climat meilleur que Nice".
Cet ouvrage remarque toutefois: "Trop souvent, hélas, les malades qui viennent demander à Hyères les bienfaits de sa douce température, arrivent dans un état presque désespéré. Fatigués d’un long voyage pendant une saison rigoureuse, ils succombent aux atteintes de leur mal!"
C’est ce qui est arrivé le 4 octobre 1860 au frère de l’écrivain Tolstoï, que celui-ci avait accompagné à Hyères. Commentaire de Tolstoï: "On ne peut imaginer quelque chose plus triste que cette ville. Elle est pleine de poitrinaires dont le cas est désespéré et il en meurt chaque jour!"
Il n’empêche, l’écrivain, lui aussi arrivé malade, âgé de 32 ans, est reparti d’Hyères en meilleure santé.
Menton et le Dr Bennet
Mais voilà quelqu’un qui trouve encore meilleur climat à Menton qu’à Hyères: c’est le docteur Bennett, lui aussi, Anglais.
Quittant Londres en mauvaise forme en 1859, il vint guérir à Menton, et s’y installa. Grâce à ses écrits, il fit venir ses compatriotes: "Vingt hivers passés à Menton, vingt printemps employés à parcourir la Méditerranée en tous sens… je n’ai pas trouvé ailleurs de climat meilleur qu’à Menton".
Parmi ses compatriotes qui vinrent, et qu’il soigna, figure Webb Ellis, l’inventeur du rugby. Il s’installa à Menton et y finit sa vie.
Au siècle suivant, un autre personnage célèbre vint soigner sa tuberculose à Menton, l’écrivaine néo-zélandaise Katherine Mansfield.
Se coucher à Cannes
De son côté, le… "Guide du poitrinaire", en 1874, est formel: il faut se rendre à Cannes. Mais il convient d’observer un certain mode de vie: "On doit se lever tard et se coucher tôt, de manière à rester environ douze heures au lit. Alors même que l’on ne dort pas, le lit repose, aucun lien ne gêne ni la respiration ni la circulation, en outre le proverbe ‘‘qui dort dîne’’ a un côté vrai en ce sens qu’on se dépense moins", cité par Dominique Escribe dans son ouvrage "Côte d’Azur, genèse d’un mythe".
Nice, Hyères, Cannes, Menton, Grasse ou Saint-Raphaël, il n’y avait qu’à choisir pour venir se soigner, mais la direction était la même: la Côte d’Azur!
Apprendre tout au long de sa vie. La devise de Cannes Université résume le concept, créé en 1985: "Mettre la culture et le savoir à portée de toute personne ayant soif de connaissances et envie de lien social, sans condition d’âge ou de diplôme."
Cette année encore, tout le monde pourra trouver son bonheur dans le programme concocté par les équipes. Pas moins de 34 ateliers, de l’architecture à l’œnologie en passant par la géologie, la botanique ou encore la criminologie.
Mais aussi des cours plus "classiques": histoire, philosophie, psychologie et langues. Le tout dispensé par d’éminents spécialistes !
Conférences, rencontres et débats
Outre ces cours, des rencontres, débats et conférences auront lieu tout au long de l’année. Notamment les rencontres-débats sur le thème « La transmission » les 29 et 30 novembre à l’Espace Miramar.
La 10e édition des Printemps de Cannes Université sur le thème de l’espace aura lieu le 22 mars prochain, également à l’Espace Miramar.
Les Cannes Conférences auront lieu lundi 4 novembre (La vérité sur l’affaire du collier de la Reine),
Vendredi 31 janvier (Apprendre à voir la splendeur du monde), vendredi 4 avril (Faire famille, une philosophie des liens) et le 3 juin (Vieillir, un voyage vers l’intériorité). Des Ciné Conférences seront également organisées en marge du festival In & Out le 10 octobre avec le film Orlando, ma biographie politique de Paul B. Preciado.
Jeudi 16 janvier, après la diffusion d’un épisode d’une série sur le profilage en partenariat avec CANNESERIES les participants pourront échanger avec Sandrine Skiller, spécialiste en criminologie.
Enfin le 6 mars, le, film documentaire Tuan Ta Pesao sera présenté, en écho à l’exposition sur le Vanuatu visible au Musée des explorations du monde, du 12 décembre au 25 mai.
63 autres conférences "de l’après-midi" auront lieu salle Stanislas et salle Gilbert Fort, sur des thèmes variés : histoire, arts, sciences, mythologie, climatologie, spiritualités ou encore médecines du monde
Des sorties culturelles
Cannes Université organisera également une dizaine de sorties culturelles, auxquelles même les non adhérents pourront participer !
Chapelle Matisse, Fondation Maeght, Jardin botanique Hanbury à Vintimille, Carrière des Lumières aux Baux-de-Provence, Maison de l’intelligence artificielle à Biot, Musée des Beaux-Arts à Draguignan, Abbaye Saint-Victor et Exposition « Méditerranées » au MUCEM de Marseille...
Ou encore visite guidée privilégiée de l’exposition de réouverture de la Malmaison à Cannes, visite du cimetière du Grand Jas, Chantiers navals de La Ciotat, Forêt domaniale de la Colle du Rouët au Muy... Le plus difficile ? Faire son choix parmi ce vaste programme !
Les inscriptions débuteront le lundi 2 septembre à partir de 9 heures. Ne tardez pas trop, l’an dernier, Cannes Université avait rapidement fait le plein avec 1 600 inscrits.
10 nouveaux cours à découvrir
Vous cherchez à apprendre de nouvelles choses ? On a fait la liste.
Aromathérapie
Ce cours d’initiation aux huiles essentielles permet d’apprendre comment bien les choisir et les utiliser.
Astronomie
Un parcours astronomique et historique, à la découverte de remarquables astronomes.
Écriture
Ce cours s’adresse à toute personne désireuse d’explorer son monde intérieur à travers l’écriture.
Novice ou écrivain expérimenté, ce nouveau rendez-vous est accessible à tous.
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Science et société
Un cours sur le thème « La bioéthique : un garde-fou nécessaire » qui abordera les questions éthiques liées aux avancées médicales et technologiques, en mettant l’accent sur la nécessité de trouver des règles de conduite pour éviter les dérives.
Théâtre
Un bon moyen de prendre confiance en soi à travers les activités ludiques, des exercices, des improvisations et la découverte de textes.
Langues
Parmi les cours proposés : allemand, anglais, chinois, espagnol, italien, japonais, russe…
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1 600 adhérents l’an dernier.
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34 ateliers dont 10 nouveautés.
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8 langues vivantes enseignées.
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4 Cannes Conférences.
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1 colloque de Printemps sur le thème de L’espace.
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3 Ciné Conférences.
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63 « conférences de l’après-midi » sur des sujets variés tels que psychologie, art, sciences, nouvelles technologies, etc.
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2 jours de débats dans le cadre des « Rencontres de Cannes » sur le thème de « La transmission »
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12 sorties conviviales parmi lesquelles la carrière des lumières aux Baux de Provence, la Chapelle Matisse et Fondation Maeght à Vence et Saint-Paul ou encore le Jardin botanique Hanbury à Vintimille.
Guillaume Campanacci, c’est le mannequin, acteur et réalisateur, né à Cannes, qui a grandi à Mandelieu et vit aux États-Unis. C’est aussi l’ancien de Stanislas qui, après son diplôme d’ingénieur, a voyagé dans plusieurs pays, choisissant de gagner sa vie en posant devant l’objectif.
Également l’acteur qui a travaillé avec Jane Fonda, Eva Longoria, David Lynch, Emmanuel Lubezki, David Fincher… Enfin le réalisateur de deux longs-métrages et plusieurs courts.
Et bien Guillaume Campanacci revient à Cannes pour présenter son deuxième long-métrage tourné en 2017. Whenever I am alone with you sera diffusé ce jeudi, 11 janvier, à 21 heures, au Cinéum (1).
Le film est une "une comédie romantique semi-autobiographique".
Deux particularités: d’abord, il a été entièrement tourné à Cannes et dans la région. "Mettre en valeur la région était une évidence, elle est tellement belle…"
Et puis, Guillaume Campanacci a associé sa famille au tournage.
Le titre du film Whenever I’m alone with you, (traduction: chaque fois que je suis seul avec toi) est une référence au groupe The Cure. D’ailleurs, "il n’est pas banal, un peu Nouvelle Vague, à contre-courant", un peu punk peut-être.
Revenu en France après une tentative de suicide
L’histoire: Guillaume est revenu vivre dans sa famille dans le sud de la France après une tentative de suicide à cause d’une rupture à Los Angeles. Vedrana, en vacances à Cannes, meurt lentement dans une relation sans amour. Quand elle rencontre Guillaume, elle est décidée à le faire aimer à nouveau, jusqu’à ce que la fiancée américaine de Guillaume se présente à sa porte, enceinte.
La formule a séduit. Depuis sa sortie, le film a été primé à plusieurs reprises (Girona, Oldenburg, Mater). Alors si ça vous dit…
Les pourquoi de la Côte d'Azur en réécoute sur France Bleu
Piiiing! Piiiing! Vous avez en tête le son que produit un sonar dans un sous-marin? Eh bien, c’est ce genre de systèmes que l’activité Lutte sous la mer de Thales [Underwater Systems, UWS] conçoit, teste, assemble et intègre depuis 1963 dans les Alpes-Maritimes, à Cagnes puis à Sophia Antipolis.
Même si "Ce fameux “ping” n’existe que dans les films de guerre, corrige François Bugnon, responsable des opérations monde de l’activité sonar pour le groupe. Les sous-marins évitent traditionnellement de faire du bruit, précise-t-il dans un sourire, et sont aveugles dans l’eau. Ils utilisent des sonars passifs: ce sont leurs yeux et oreilles."
Ce qui n’est pas le cas des bâtiments de surface qui, eux, crient car leur rôle est, entre autres, de détecter d’autres navires ou sous-marins. Ils ont des sonars de coque – dans le bulbe d’étrave – et traînent des antennes de réception passives, immergées. Bourrés d’acoustique, ces "poissons" de 2,5 tonnes et de 2,4 mètres de haut peuvent selon les conditions avoir une portée allant de quelques centaines de mètres à plus d’une centaine de kilomètres.
Dans les airs
Les sonars ne se cantonnent pas au milieu marin. On les trouve aussi dans les airs "à bord des hélicoptères et des avions de patrouille", confirme François Bugnon. Si une frégate détecte un signal à plusieurs dizaines de kilomètres, elle peut envoyer un hélicoptère qui sera sur site plus rapidement qu’elle. Il déroulera au bout d’un treuil une antenne acoustique qui, une fois immergée, permettra de récupérer des signaux et retrouver la cible.
Dans les avions de patrouille maritime, il y a des bouées acoustiques équipées d’un petit parachute que l’on jette à la mer et qui se déploient pour former une barrière de détection. Enfin, Thales a développé des systèmes dronisés. Opérés à distance, ils jouent un rôle primordial dans la guerre des mines.
"Quelques-unes suffisent pour bloquer le trafic maritime, rappelle le responsable. Non seulement la moitié de celles de la Seconde Guerre mondiale n’a pas été retrouvée et aujourd’hui, on a affaire à des mines recouvertes de matériaux qui limitent leur détactibilité en absorbant les ondes acoustiques. On doit adapter nos systèmes pour détecter ces nouvelles menaces. Notre solution vise à réaliser une imagerie cartographiée des fonds marins pour reconnaître les mines et les neutraliser. C’est ce qu’on appelle un système de systèmes dronisés et Thales a une avance considérable dans ce secteur: nous sommes les premiers dans le monde à en avoir d’opérationnels avec les Marines française et anglaise", souligne-t-il avec fierté.
La position de leader mondial des activités Lutte sous la mer de Thales s’étend à tout le périmètre du sonar. Avec deux succès notables – le sonar trempé [celui à bord des hélicoptères] et le système Captas [Sonars remorqués Actif/Passif à immersion variable, ndlr].
"Ils sont tellement performants que la Marine américaine nous les a achetés. Et quand les Américains achètent français dans le domaine de la Défense, c’est qu’on a des technologues qu’ils ne peuvent pas rattraper dans un délai raisonnable", se satisfait-il. Cette avance technologique explique notamment pourquoi Thales qui emploie quelque 800 salariés sur la technopole de Sophia compte parmi ses clients une soixantaine de marines étrangères en plus de celle tricolore.
Guerre dans les profondeurs
"Nous leur fournissons des systèmes pour détecter les sous-marins et d’autres de lutte anti-sous-marine qui sont soit déployés à bord de plateformes aériennes. Attention, module le responsable de l’activité sonar, on ne peut pas signer de contrat sans autorisation de nos autorités de tutelle ; le marché est très réglementé et il y a certains pays à qui on ne vend pas. Nous concevons également des produits qui protègent les infrastructures telles que les ports, les plateformes offshore, les câbles sous-marins immergés à plus de 6.000 mètres. La guerre se fait aussi dans les profondeurs."
Des aventures de 40 ans
La particularité du groupe aux 77.000 collaborateurs répartis dans 68 pays est de faire aussi bien de la recherche fondamentale en autofinancement que de mener "des programmes de recherche financés par nos clients. Ce sont des contrats d’une dizaine d’années. Mais, après la conception, intégration et la livraison du produit, nous effectuons aussi le soutien logistique. Ce qui signifie que la durée de vie d’un de nos systèmes livré à une Marine est de trente ans. On démarre ainsi des aventures de 40 ans. On équipe 50 sous-marins conventionnels et nucléaires avec notre suite de sonars et on fournira la prochaine génération de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins en France dont la mise à l’eau est prévue en 2038… On y travaille depuis 2005!"
Charge à Thales d’être très innovant en raison de la compétition mais aussi de la durabilité à long terme. Ce n’est pas pour déplaire à ses collaborateurs car "Le sonar, c’est le paradis de l’ingénieur, assure François Bugnon. Hydrodynamique, grande mécanique, électronique, développement de logiciels… tous les métiers sont concentrés sur ce seul produit."
Oreilles d’or et réalité virtuelle
Pour répondre à ces défis, le site sophipolitain d’UWS s’est doté de nombreux services tels EVA, une salle d’entraînement qui permet d’interagir avec les opérateurs sonar et oreilles d’or de ses clients – alias les analystes en guerre acoustique. "C’est-à-dire de pouvoir reconnaître chaque type de bâtiment, de moteur et d’hélices qui ont tous des signatures propres… Mais aussi de savoir les distinguer d’un chalutier, d’une baleine ou… d’un iceberg!", explique Hermann Tolu, ingénieur système et lui-même ancienne oreille d’or dans la Marine nationale.
VOLTS, pour sa part, est un outil de réalité virtuelle formant les marins à déployer en mer puis récupérer les sonars de type Captas. "Il est difficile d’entraîner nos clients en dehors des bateaux, explique Patrick Delarbre, ingénieur instructeur. Cette solution leur permet d’exécuter tous les tâches comme s’ils étaient réellement en mer mais dans des conditions plus simples, sans roulis ni tangage… ni mal de mer!" Une façon de faire monter en compétence les marins.
Enfin, le service Simulation et Training dirigé par l’ancien sous-marinier Eric Ganet et intégré au service client support gère des entraînements sur mesure pour chaque Marine. "Un war game qui apprend aux membres de l’équipage à donner la bonne information au bon moment, en utilisant le vocabulaire adéquat pour que la communication passe entre les sous-marins, les bâtiments de surface et les avions/hélicoptères." "Cette simulation permet de gagner du temps et donc de l’argent", précise sa collaboratrice, Marjorie Bihoreau.
Si Thales invente depuis soixante ans les yeux et les oreilles des sous-marins et des bâtiments de surface, il sait aussi que les hommes à leur bord restent leur cerveau.
Repères
Soixante années d’existence. Installation en 1963 de Thales Underwater Systems (UWS) à Cagnes avant d’être déplacé à Sophia Antipolis en 1992.
Implantation internationale. Le Groupe Thales est présent dans 68 pays et emploie 77.000 collaborateurs dont 50% en France. UWS appartient à Thales DMS qui regroupe les activités Défense et qui compte 5.000 salariés. UWS a trois sites en France (Sophia Antipolis, le siège où travaillent 800 personnes; Brest, 400 personnes, et 100 à Aubagne-Gemenos).
UWS a des filiales en Australie, Angleterre et aux Etats-Unis.1Md€ de prise de commandes. Le sonar représente 4 Mds€ par an sur le marché accessible.
Si vous avez mis le nez dehors ce mardi, vous n'avez pas pu passer à côté de la chaleur. Trois records ont été battus dans les Alpes-Maritimes, selon les données de Météo-France. Il a fait 27,7°C à Cannes et 26,6°C à Mandelieu-la-Napoule tandis que 13,6°C ont été enregistrés dans la nuit à Caussols
"Les températures maximales étaient anormalement élevées, notamment à l'ouest des Alpes-Maritimes et à l'est du Var", confirme Adèle Luy, prévisionniste à Météo France.
"À Nice par exemple, le record n'a pas été battu mais il a fait 24°C alors que la normale de saison est de 17,5°C. À Fréjus, avec 26,1°C, la température maximale était quasiment 10°C au-dessus de la normale."
Deux phénomènes peuvent expliquer ces "chaleurs extrêmes". D'une part, une masse d'air chaud stationnée sur le pourtour méditerranéen et, d'autre part, un effet de foehn localisé.
Le vent traverse la montagne
Pour simplifier, on parle d'effet de foehn quand "l'air se réchauffe en passant par les reliefs".
Dans le détail, "lorsque le vent est plus ou moins perpendiculaire à un relief, il va s'élever pour passer au-dessus, explique Adèle Luy. À l'avant du relief, on va avoir une masse d'air qui va s'humidifier tandis qu'à l'arrière, l'air s'assèche et se réchauffe."
Pourquoi foehn? Parce que c'est le petit nom d'un vent de sud localisé principalement dans les vallées des Alpes suisses et autrichiennes.
Ce phénomène est "aussi appelé "mangeur de neige" tant il peut faire fondre rapidement le couvert neigeux même pendant la nuit", précise Météo-France sur son site.
http://tempetes.meteo.fr/L-effet-de-foehn.html
Cette capacité est principalement due à la température douce qu’il engendre, mais l’assèchement de la masse d’air y participe également."
L'air descendant, "souvent violent et turbulent" à cause de son accélération dans les vallées, "peut se révéler dévastateur sur la végétation voire les habitations".
À noter, pour les amateurs de coucher de soleil flamboyant, l'effet de foehn "génère également de magnifiques nuages d'onde".
Illustration du phénomène https://fyooyzbm.filerobot.com/v7/foehn1-qoviRRCb.jpg?vh=9e8f2f&ci_seal=07e85bfd9b&w=480
Découvert par blog LHV
Le site, d’abord occupé par les Romains qui y plantèrent des oliviers et le baptisèrent Olivetum, devient très vite une cité romaine, escale des voyageurs et commerçants.
En effet, la voie Julia qui relie Rome à Arles traverse le territoire actuel du Cannet. On peut toujours en trouver un tronçon présent dans le Haut Cannet.
Vers l’an mille, le lieu commence à devenir une petite cité qui n’a qu’une seule idée: "Acquérir d’avance des droits à la clémence de Dieu, car la fin du monde est proche".
Aussi dans cet objectif, les édiles de la cité font donation d’une bonne partie de leur patrimoine, principalement des terres cultivables, aux églises et aux maisons religieuses.
C’est ainsi que le monastère de Lérins, fondé entre 400 et 410 sur l’île Lérina dans la baie de Cannes par le moine Honorat, entre en possession de nombreuses terres de ce qui deviendra Le Cannet.
C’est au XIIe siècle que ce lieu peu peuplé fut investi par les moines de l’abbaye de Lérins, alors propriétaire de Cannes. Ils vont y fonder un monastère, dépendance de l’hôpital des pauvres édifié à Cannes.
Peu à peu, des paysans vont se grouper autour du monastère pour cultiver les terres monacales. D’ailleurs, la plus ancienne mention officielle de la cité apparaît dans un acte du 19 janvier 1282 par lequel le sacriste-major de Lérins fait don à Olivier Isnard de Mougins d’une terre sise sur le lieu du Cannet.
Des Italiens pour peupler la cité
Au milieu du XIVe siècle, les habitants du lieu furent totalement décimés par la grande peste. Aussi au XVe siècle, afin de défricher et cultiver toutes leurs terres, les moines de Lérins font venir des familles provenant du val d’Oneille (aujourd’hui un quartier de la ville d’Imperia) en Italie.
En 1441, l’un des plus vieux documents connus de la ville mentionne que "l’abbaye de Lérins concède à Sylvestre Calvy des terres cultivables au Cannet".
À sa suite, cent quarante familles de colons surnommés les Figons se répartirent en onze hameaux, comme l’actuel quartier historique, où ce qui est aujourd’hui le square du Tivoli.
Certaines d’entre elles donneront leur nom aux quartiers de la ville, tels les Danys, les Ardisson, les Calvy et autres Escarasse, Gourrin, Apie....
Reste aussi dans le patrimoine cannetant, la Tour des Danys qui, construite entre le XIII et le XVIe siècle par les moines et les habitants en haut de la rue de Cannes, avait pour but de protéger l’entrée de la ville.
Le Cannet va lutter pour son indépendance
Dès 1730, Le Cannet se rebelle contre la tutelle de Cannes. Les conflits entre les deux communautés se multiplient générant de graves troubles.
Aussi, en 1773, lassés d’être sous la coupe des Cannois, les Cannetans émettent des revendications séparatistes. Ils réclament leur indépendance en adressant une requête au roi en ces termes: "Le terroir est fertile et étendu, arrosé par des eaux abondantes, couvert d’une prodigieuse quantité d’orangers qui, soigneusement cultivés par les propriétaires leur assurent un produit considérable (....)".
Le 9 août 1774, un arrêt du conseil royal stipule la séparation du Cannet et de sa ville tutrice. Mais Cannes ne voit pas d’un bon œil cette séparation qui diminue son importance.
Malgré intrigues et pétitions auprès des chefs de Province, rien n’y fera. Un second arrêt émis en décembre 1777, instaure le "vallon du Cannet" en "commune du Cannet". Il sera entériné et enregistré auprès du Parlement de Provence le 29 janvier 1777.
Alors même que la neige est tombée en abondance ces derniers jours, quittons les stations maralpines pour prendre encore plus de hauteur… Du côte d'un des sommets les plus hauts, La Cime du Diable ou la « Cima Dòu Diau » en Nissart.
« Un soum que si trova soubre la valada de la Roia : la Cima dòu Diau » la cime du diable, une montange de grès qui termine la chaîne du mont Clapier, de la vallée des merveilles. Pas si loin du littoral à vol d'oiseau… Rien avoir avec le temps qu'il vous faudra pour retrouver la Cime du Diable, d'ailleurs, on peut même l'apercevoir du littoral.
L'origine de son nom serait liée à la météo et l'environnement de cette cime du Diable. Les orages y sont d'une violence inouïe et les impacts de foudre très nombreux, « à l'época, lu ancian eron touplen impressiounat ». À une époque, l'on s'est même demandé si le diable n'y était pas pour quelque chose. L'environnement de la Haute Vallée de la Roya n'en n'est pas moins inquiétante.
« Lou laus de l'infern », le lac de l'enfer, « lou pas dòu trem » le passage du trem... Les noms donnés aux lieux de la Vallée des Merveilles ne sont pas franchement rassurants et ça du sens. Dans l'expression « Vallée des Merveilles », c'est le sens italien du mot « merveille » qui prime, à savoir le lieu impressionnant par son étrangeté et qui a effectivement donné des toponymes à faire froid dans le dos…
Découverte du jour avec un détour qui vaut la peine ! Il s'agit du plus petit village des Alpes-Maritimes, entre Puget-Théniers et Guillaumes, (re)découvrez Auvare.
Perché au-dessus de Puget-Théniers, le détour nous emmène sur les hauteurs de Auvare, charmant petit village. A telle enseigne qu'Auvare est la plus petite commune de toutes Alpes-Maritimes. Et comme l'on dit souvent "tout ce qui est petit est mignon".
Énième exemple d'un village qui changea de nationalité
“A l’ourigina faia pas part de la Countea de Nissa“, à l'origine dans le Comté de Nice, le village d'Auvare est côté provençal, jusque dans les années 1760, lorsque le Comté de Nice intègre la commune… “denant de redeveni frances cent an plus tardi“, parce que oui, en 1860, comme Nice, Auvare devient (à nouveau) française.
La famille Corporandy, baron d'Auvare
Au gré des changements de nationalité, les habitants d'Auvare s'adaptent, à l'exemple de la famille Corporandy, braons d'Auvare et seigneurs de la Croix-sur-Roudoule. Avant de devenir niçois, la famille peut compter sur un véritable Héros de guerre, Gaspard Corporandy, qui est même un héros Napoléonien et c'est à ce titre qu'un quartier porte le nom d'Auvare à l'Est de Nice. Sauf que dans les années 1760, la commune devient piémontaise et le dit, Joseph Félix, neveu de Gaspard Corporandy, engage une carrière militaire… Et affronte son oncle !
Quand le Comté de Nice devient français, un dilemme se pose
La Famille Corporandy d'Auvare est face à un choix cruel : rester fidèle au Roi du Piémont, ou fuir en Italie, « o aloura venì frances e restà aquì » et les Corporandy choisiront finalement l'exil dans la capitale Turin.
'On ne s’est pas trompé de date ?' - Où l’on suit une chanson qui voyage à dos d’hirondelle. Racontée par Bohdana Liashuk.
Originale ukrainienne
https://m.youtube.com/watch?t=14&v=0UmvUy1LziE&feature=youtu.be
Version John Williams
https://www.youtube.com/watch?v=RGqVS6ONO4Y
'Carte blanche' - Où l’on cartographie des terres de légende. Racontée par L’Institut océanographique, Fondation Albert Ier, Prince de Monaco.
1906, Spitsberg, Arctique. Il est quatre heures du matin dans la baie Cross et la glace commence à fondre. Le Major Isachsen, scientifique polaire de l'expédition financée par le Prince Albert Ier de Monaco, vient d'ordonner de jeter l'ancre. Le brouillard se lève pour laisser place à un glacier majestueux. Enfin.
Ils sont au cœur du Svalbard, l'archipel mythique des sagas scandinaves. Et à partir d'ici, il n'y a plus de carte... jusqu'à aujourd'hui ! Avec son compas, Isachsen commence à cartographier la baie, attendant la fin du brouillard pour déployer son arme secrète...
Quelques dizaines de minutes plus tard, Isachsen s'affaire derrière un appareil photographique. Ses hommes ont repéré un sommet dont ils aimeraient connaître les dimensions : la hauteur, la largeur, mais aussi la profondeur. Mais comment des clichés en deux dimensions peuvent-ils renseigner sur cette dernière ?
Eh bien, il suffit d'en prendre plusieurs ! Cette technique, la photogrammétrie, reproduit la vision stéréoscopique humaine.
Chaque œil crée en effet une image en deux dimensions, plate comme une photographie. Heureusement, nous avons - généralement - deux yeux qui produisent chacun une image légèrement décalée. En les combinant, le cerveau peut deviner la profondeur.
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Tentons une expérience : observez un objet lointain et placez un doigt devant vos yeux. Fermez un œil, puis l'autre en rouvrant le premier. Normalement, votre doigt a beaucoup plus bougé que l'objet, car plus un élément est proche, plus il se "déplace" entre les images des deux rétines… et c'est ce que calcule le cerveau !
http://images.artips.fr/sciencetips/Isachsen_Photo/Isachsen_Photo1.jpg.html
La photogrammétrie utilise ce même principe pour évaluer l’éloignement entre une montagne et un glacier par exemple. On prend d'abord plusieurs clichés depuis le navire en mouvement, puis on regarde un point situé sur le glacier : s'il se déplace peu d'un cliché à l'autre, c'est qu'il est très loin du bateau.
http://images.artips.fr/sciencetips/Isachsen_Photo/MONTAGNE.jpeg.html
En comparant avec un point sur la montagne, Isachsen peut calculer la distance entre les deux reliefs, ainsi que les dimensions de toute la baie Cross. Il ouvre ainsi la voie aux futurs explorateurs qui se servent encore au 21e siècle des cartes de l’expédition Albert 1er !
Découvert par LHV https://lehollandaisvolant.net/?id=20220630184711
Reco Grisebouille Sept 2018