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La Région Paca devient officiellement Région pilote en matière de planification écologique. Désormais, il y aura "des critères climats qui seront incontournables pour chaque centime dépensé", déclare Renaud Muselier, le président de la Région.
Élisabeth Borne s'est exprimé à la tribune face aux maires de la région PACA ce lundi en fin de matinée, lors de leur convention annuelle au Pharo. Pour son premier déplacement officiel à Marseille depuis qu'elle est installée à Matignon, la Première ministre est venue affirmer la place de la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur dans "le déploiement de la planification écologique" en France. Ainsi, la Région forte "mobilisatrice de fonds européens", devient "pilote" dans le cadre d'un "protocole d'expérimentation", a confirmé Élisabeth Borne.
Ce "protocole d'expérimentation entre l'État et la Région" Paca est "une initiative conjointe pour planifier la transition écologique" dans le territoire, d'après le document présenté publiquement par la Première ministre à Marseille ce lundi.
Plusieurs actions seront testées dans la région dans des domaines aussi divers que la décarbonatation de l'industrie, le développement de transports moins polluants, ou encore la préservation des ressources en eau et des forêts.
Chaque action sera guidée par un "comité de pilotage" dirigé conjointement par le préfet de Région Christophe Mirmand et le président de la Région, Renaud Muselier. Se présentant comme "grand décentralisateur", ce dernier a affirmé lors d'un entretien à l'AFP croire "en la capacité de l'expérimentation et elle passe par le préfet de Région et le président de Région qui sont les deux à même de traiter au mieux le dernier kilomètre" pour l'application concrète des mesures environnementales sur le territoire.
Ce statut de "Région pilote" est dû, selon Renaud Muselier à la capacité de l'institution locale à "savoir mettre en place la politique européenne sur le territoire donc à co-financer".
Pour la journée mondiale du diabète, le Docteur Stéphanie Pallé Defille diabétologue au CHU Nice détaille la nouvelle prise en charge depuis quelques jours au CHU de Nice du système d'auto-contrôle de diabète de type 1 pris en charge par un logiciel équipée d'intelligence artificielle (IA).
Une avancée majeure dans le traitement du diabète de type 1 attendue : les personnes atteintes de diabète de type 1 peuvent bénéficier d'un traitement révolutionnaire qui allie "une pompe à insuline à un logiciel d'Intelligence Articifielle (IA) " qui calcule et régule en permanence le taux de glycémie sans que le patient n'intervienne.
Pour l'instant, seulement une trentaine de patients ont été équipés du dispositif au CHU de Nice car le système est remboursé seulement depuis le 2 novembre 2022 par la sécurité sociale.
Le diabète de Type 1 est le plus redouté, il apparaît tôt dans la vie des malades et nécessite de prendre de l'insuline.
Traitement efficace pour le diabète de type 2
Le diabète de type 2, qui représente 90 % des malades, le plus courant, est souvent lié " à une histoire familiale : des personnes d'une même famille sont souvent touchées. Il peut être évité avec du sport et une alimentation contrôlée avec moins de gras et de sucre. On le dépiste en l'absence de symptômes grâce à une simple prise de sang. Les premiers symptômes sont une grande fatigue mais aussi une soif et une envie d'uriner toutes les deux excessives. Mais pour ce diabète il existe aussi un traitement novateur proposé au CHU de Nice dans le service diabétologie et endocrinologie : on propose un traitement thérapeutique qui en même temps protège le cœur et les reins qui peuvent être affectés par le diabète. C'est un double intérêt."
Pour cette journée mondiale de lutte contre le diabète, de nombreux centres vous accueillent pour un dépistage.
Le train qui relie Nice à Digne-les-Bains fonctionne grâce à un mélange entre du charbon et des grignons d'olives. Explications avec le président de l'association de ce train historique.
Un carburant très calorique
"Le grignon d'olive, c'est ce qu'il reste des olives quand on les a pressées pour faire de l'huile : un peu de pulpe et le noyau concassé" détaille Jean-Michel Delphino, président de l'association GECP, qui gère le train des Pignes. Invité ce vendredi France Bleu Azur, il détaille comment cela fonctionne : "L'avantage, c'est qu'il reste toujours de l'huile d'olive dessus, et l'huile d'olive est de l'éthanol."
Le mélange s'effectue à peu près à 50-50. "L'huile d'olive est beaucoup plus calorique que le bois, par exemple. C'est aussi plus calorique que les pellets par exemple. Cela pourrait servir dans les cheminées ou les poêles", ajoute le président, qui a pu rencontrer des élus locaux le 5 novembre, au moment du dernier voyage de l'année du train des Pignes. "Ils sont emballés, mais on cherche à remuer tout le monde. L'intérêt de cette filière, c'est qu'il faut la créer. Nous sommes demandeurs." Car actuellement, les grignons qui ont servi à faire rouler ce train viennent de Tunisie.
La Ville de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) a été récompensée du plus haut niveau du label régional "Territoire durable, une Cop d'avance", notamment grâce à la gestion de ses cantines.
100% bio, mais pas plus cher, comment ?
"La cantine est 100% bio depuis 10 ans, à la fois pour la santé des enfants et le bien-être de l'environnement, rappelle Gilles Pérole. L'approvisionnement est à 80% régional. Les légumes eux sont entièrement cultivés à Mouans-Sartoux. C'est ça qui nous permet de ne pas augmenter les prix actuellement."
Pourtant, les aliments certifiés bio sont plus chers, mais comment ne pas répercuter le prix sur les parents ? "Nous avons réussi à ne pas augmenter notre budget d'achat alimentation, en diminuant par exemple de 80% le gaspillage alimentaire, et en servant 50% de repas à base de protéines végétales et d'œufs, et le reste à base de viande et de poissons, répond l'élu. En cherchant des économies vertueuses pour la santé et l'environnement, nous avons réussi à manger 100% bio sans dépenser plus."
La chasse au gaspillage passe notamment par un savant travail sur les quantités cuisinées, adaptées à l'appétit de chaque enfant. Les déchets des cantines sont pesés tous les jours, pour être sûrs de ne pas gaspiller.
Entraunes, loin de tout, près de l'essentiel ? Cela pourrait être le "slogan" du petit village azuréen. Nichée dans la montagne, la commune assume sa ruralité, tout en misant dessus.
"Je suis maire d'une commune exceptionnelle" sourit Pierre Tardieu, maire d'Entraunes et amoureux "du paysage et de la biodiversité" du territoire de son village, qui s'étend sur plus de 80 kilomètres carrés.
Un développement basé sur le tourisme de randonnée
Entraunes se développe grâce au tourisme de randonnée, à la fois hivernale et estivale, détaille l'élu. "Plusieurs personnes sont venues s'installer pour développer des activités en lien avec la randonnée. Il y a même une montée en gamme, avec des hébergements de plus en plus attractifs." Résultat, la population augmente lentement, mais sûrement, que ce soit l'hiver ou l'été.
À titre d'exemple, l'école du village : "Il y avait seulement trois élèves en 1980. Actuellement, il y en a 19, et à la prochaine rentrée, ils seront 22".
Un laboratoire à ciel ouvert... et protégé
Pour préserver ses atouts, Entraunes a décidé, avec le Parc du Mercantour et les différentes réglementations, de créer un îlot de sénescence, c'est-à-dire la mise sous cloche d'une forêt de façon à la laisser vieillir naturellement.
"La réserve naturelle de Roche Grande a été créée il y a un an" ajoute Pierre Tardieu. "L'homme n'y mettra plus les pieds, de façon à voir l'évolution du changement climatique sur la faune et sur la flore."
Une sorte de laboratoire à ciel ouvert, où des scientifiques viendront sur autorisation, pour mener des expérimentations encadrées dans les milieux naturels. Certaines seront d'ailleurs retransmises en direct dans le village, "pour voir ce que l'on ne peut plus voir" indique le maire.
Qui est-ce?
Olivier Ciais est professeur des écoles et cofondateur de l’association Shilakong, qui œuvre pour l’éducation à l’environnement, notamment grâce à la permaculture.
Pourtant, c’est une vieille passion, le football, qui guide ses premiers pas. Ne sachant trop quoi faire après le bac, il intègre une école de commerce, puis exerce dans le marketing du football, avant de se reconvertir dans l’éducation.
Ce retour aux sources, Olivier l’explique par les influences de son enfance. "Je passais mes étés chez mon grand-père, qui était à la fois ancien directeur d’école et qui jardinait beaucoup avec des méthodes traditionnelles."
Le déclic
Des déclics, Olivier en a eu plusieurs. Le premier a lieu en 2004, lorsqu’il part en Inde, dans le massif de l’Himalaya. Il était jusque-là peu sorti de l’Europe. Il y découvre une nature encore extrêmement sauvage "qui fait recomprendre ce qu’est la terre".
Mais surtout, il rencontre un peuple et un mode de vie en symbiose avec la nature, où chaque ressource est utilisée, réutilisée, et où l’entraide est reine. Il comprend que "la vie sur Terre est possible autrement".
Il passe des jours dans une école lamaïste, et réalise que la méthode d’éducation française est limitée, car "un enfant est fait pour faire des liens". Ce sont aussi ses premiers contacts avec la permaculture. Mais il n’a "pas compris tout de suite son importance".
Il lui faudra d’autres prises de conscience, notamment sur le changement climatique, avec la publication du rapport du GIEC en 2008 pour commencer à lier les choses entre elles.
"C’est là que je me dis, on a vraiment un problème et c’est urgent de revenir vers ces modes de vie là".
Pour Olivier, il s’agit dès lors de transformer cette angoisse en action. De rebondir. Pour ça, la permaculture est "idéale", car elle montre que le problème - la dégradation de la nature - peut aussi être la solution - la substitution grâce à l’interdépendance entre tous les éléments, où l’on peut "voir en chaque déchet potentiel la ressource pour quelque chose d’autre".
Après la naissance de son fils en 2012, son "dernier déclic“, il comprend qu’il devient central de lier l’interdépendance à la nature et l’éducation.
Il découvre le jardin du Petit Pessicart en 2015. "Tout de suite, j’ai un coup de coeur et je dis "j’y vois un jardin pédagogique"".
L'action
Dans cette école, l’apprentissage se fait sur des cycles de 3 ans. Le but est de"faire comprendre les grands mécanismes qui régissent les systèmes", explique Olivier.
Loin de remettre en question les programmes actuels de l’éducation, ce qu’il veut changer, c’est la manière d’apprendre. La pédagogie, donc. Grâce à la permaculture, l’enfant comprend la notion interconnectée des choses, qui régit aussi bien la nature que la numération, la grammaire…"Une fois qu’on comprend ça, on comprend tout", assure-t-il.
Des études ont montré les effets positifs de la nature sur le développement neuronal, physiologique et immunitaire de l’enfant. Selon Olivier Ciais, si troubles de l'attention et de l’apprentissage se révèlent de plus en plus aujourd’hui, c’est parce que nos modes de vie sont très déconnectés de la nature.
"Être dans la nature, ça fait partie de notre hygiène émotionnelle", explique-t-il. Alors, même quand il pleut, les enfants mettent leur petite combinaison et restent dehors. Une pratique inspirée des écoles scandinaves.
Pour le professeur, cette école est aussi un moyen de "réintroduire l’humain dans la forêt". Une "forêt-jardin", qui apporte fraîcheur et aliments comestibles, que les enfants apprennent à goûter.
Une manière d’apprendre, mais aussi d’habiter différemment.
Résultat ? A la fin de la journée, lors des stages proposés, les enfants ne veulent pas partir du jardin. "Je ne reconnaissais presque pas les visages de certains enfants", qui avaient "perdu leur rituel de stress", témoigne Olivier.
Et maintenant ?
L’école devrait ouvrir prochainement, une fois l’agrément école privée hors contrat obtenu. Les enfants apprendront grâce à des projets concrets, sur de petits volumes horaires, par petits groupes. Tout pour éviter que les élèves ne se sentent dans la contrainte d’apprendre.
En attendant, l’association Shilakong a lancé un appel aux dons pour financer tous les travaux, en particulier le bâtiment principal de l’école, qui reste à construire.
Pourquoi pas aussi, proposer sur Airbnb des nuits dans la petite maison en chanvre bâtie en contrebas du jardin, face aux collines niçoises. Un habitat insolite pour faire découvrir ce cadre idéal et naturel, en plein coeur de Nice.
En attendant, Olivier Ciais pense à d’autres manières d’accompagner pédagogiquement vers la transition écologique, toujours dans la bienveillance.
Il aimerait écrire un livre avec Rob Hopkins, enseignant britannique en permaculture, qui a pensé la transition des villes. Avec toujours la même idée : inspirer, et montrer qu’il est possible à chacun d’insuffler le changement, même à son échelle.
A Olivier de conclure. "Un seul exemple réussi a beaucoup de chances de changer les choses", résume-t-il.
Toute habitation émet des gaz à effet de serre. Non seulement pendant son usage, mais aussi à sa construction. "Pendant un chantier, c’est la totalité de l’énergie primaire nécessaire à la production et l’acheminement des matériaux de construction qui est en jeu, écrivent les experts du Grec, le groupe sur le climat en Paca, déclinaison régionale du Giec. La solution est de privilégier les matériaux bio-sourcés ou à faible énergie grise (1)."
Ce constat est aussi le point de départ d’un Varois passionné, qui a poussé la démarche au point de rénover, à partir de matières premières "les plus locales possible", une vieille bâtisse en pierre, dans le golfe de Saint-Tropez. Son "idée de base est d’avoir une climatisation naturelle en été et des murs très isolés en hiver".
André a aimé le principe "de se débrouiller avec ce qu’on peut trouver à proximité", ce qui a commencé par des troncs achetés à l’Office national des forêts. Pas forcément un mauvais calcul, car "le bois a pris un tel coût" dans les filières traditionnelles. La charpente est en sapin varois, le sous-sol comblé de pierres extraites d’une carrière toute proche. Et il se sert aussi des qualités isolantes et hydrofuges d’un béton "chaux-liège".
Projet de coopérative
Ce qu’a fait André n’est pas à la portée de tout le monde: ramasser du liège sur son terrain, faire venir une broyeuse, pour monter un gros tas très léger. "Nous avons fait 5 m3 en une journée, c’était facile." C’est même lui qui a fait tourner la bétonnière pour obtenir cette pâte grumeleuse qui a durci comme n’importe quel béton. Surprise, quand on se saisit d’un bloc, on croit avoir la force d’Obélix.
Cette démarche de puriste est rare, mais il existe une volonté de recréer une filière dans la forêt varoise. Le principe est de créer une coopérative pour stocker des matériaux, bois, liège, et les rendre disponibles auprès des chantiers. "Ce sont les projets qui font les filières, observe Loïc Frayssinet, consultant en thermique du bâtiment dans l’association Permabitat. Les gens ne sont pas forcément conscients qu’il y a d’autres possibilités. Surtout dans la rénovation thermique."
Si des artisans se montrent intéressés, il reste complexe de passer le pas. "Notre démarche est de former les professionnels, pour essayer de les aider à s’emparer de ces techniques."
Et puis il y a aussi la terre crue: "Quasiment toute la terre du Var est utilisable". Chez André, ce sera son enduit extérieur, avec une terre argileuse qu’il prévoit de chercher dans le Haut-Var.
Un territoire qui s’adapte au changement climatique garde ses terres agricoles et les cultive. Or, partout dans nos départements, elles ne cessent d’être grignotées.
Depuis 1950 dans le Var, l’espace agricole est passé de 35% à 12%. La friche s’est installée, là où le paysan est parti. Le béton s’est coulé le long d’axes routiers.
"Le constat national se vérifie ici, soupire Fanny Alibert, chef du service foncier à la Chambre d’agriculture varoise. Cette forte baisse a deux causes : le recul de l’agriculture et l’exode rural d’une part ; l’urbanisation et l’étalement urbain d’autre part." "Depuis 2005, on dit qu’il ne faut plus perdre de terre agricole", plaide la sous-directrice de la chambre d’agriculture varoise. Un vœu pieux.
"Dans les Alpes-Maritimes, la perte a été plus importante, et cela pose des soucis en termes de repositionnement des filières." Positionner une filière, c’est permettre à l’agriculture d’atteindre une surface suffisante pour être viable.
"L’intérêt de la COP"
Maraîchage, élevage, viticulture "ont besoin d’espace". "On a de la chance d’avoir des filières qui fonctionnent sur le plan économique." Mais les nouveaux exploitants se heurtent à un mur. "La flambée des prix est en lien avec l’urbanisation, il est de plus en plus compliqué de trouver des terres, constate Sylvain Apostolo, à la tête de la Confédération paysanne du Var. Un peu partout, les pouvoirs publics n’ont pas préservé les terres agricoles. Aujourd’hui encore, des zones commerciales sortent sur des terres agricoles."
Pourtant, le contexte évolue. "On constate une prise de conscience sur le foncier agricole, estime Fanny Alibert. C’est aussi l’intérêt d’événements comme la COP27. Reste ensuite à mettre en place des actions concrètes." Et, "des élus à convaincre", car ce sont eux qui ont la main sur les documents d’urbanisme.
"Au-dessus de la moyenne nationale"
"Le problème est dans la différence entre les discours et les actes. Pour beaucoup, l’enjeu économique sera prépondérant", analyse la Confédération paysanne, selon qui la prise de conscience avance "moyennement".
Pourtant, "on ne va pas manger du béton !", s’exclame Sylvain Apostolo, qui se souvient d’une bataille emblématique autour d’un projet d’extension de centre commercial sur 16 hectares à Rocbaron, dans le centre Var. Promesse de plusieurs centaines d’emplois.
"Ils ont essayé d’obtenir l’utilité publique. On avait des terres plates, arables, un vrai scandale", narre Sylvain Apostolo. Finalement, c’est la justice administrative qui a sonné le glas du projet, en 2021. Sur le point essentiel de l’expansion des crues et du risque d’inondations. La terre agricole absorbe l’eau de pluie, le béton la fait ruisseler.
Voilà une autre donnée, dans un département vulnérable au risque inondations, où le pourcentage de surfaces artificialisées "est au-dessus de la moyenne nationale".
C’est ce qu’a calculé l’association France nature environnement (FNE), dans une étude récente sur la "Sobriété foncière". Aujourd’hui encore, "un tiers des artificialisations nouvelles se fait sur les terres agricoles, note Paul Naglik, chargé de mission aménagement à FNE Paca. Cela a un impact sur la production alimentaire et la biodiversité".
1,5 million d'euros l’hectare
En soi, le classement en terre agricole n’a rien d’immuable. "Nous sommes à un tournant, où il faut essayer de se limiter et de construire sur ce qu’on a déjà consommé, plaide Paul Naglik. Cela veut dire changer de paradigme. On ne peut pas toujours être dans l’extension."
Près de Toulon, le domaine des Olivades a lutté pendant 25 ans contre le tracé d’un tramway, devenu "bus en site propre". "Les terres étaient coupées en tranches par le passage des voies", résume Daniel Vuillon. Grâce à une intense mobilisation citoyenne, le domaine a fini par obtenir, en septembre, la garantie de ne plus être exproprié. Mais ce ne fut pas le seul combat pour ces 6,5 hectares de champs, qui étaient passés constructibles en 1987. Pas un choix, mais la conséquence de l’arrivée d’un hypermarché et d’un échangeur autoroutier.
"Les décideurs nous ont considérés comme des arriérés", rigole encore Daniel Vuillon, installé en Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Les sillons de légumes auraient pu rapporter "1,5 million d’euros l’hectare pour un futur centre commercial". La famille a tenu bon. La terre continue d’être nourricière, depuis 1804. Bientôt classée zone agricole protégée.
"J'ai fait le deuil de mon avenir." Comment faire face à l’éco-anxiété chez les jeunes? - Nice-Matin
Sofiane a 23 ans et est étudiant en fac de lettres à Nice. Assis à une table, il profite du soleil pour déjeuner et lire un peu. Avec une voix douce et timide, il évoque ses sources d’anxiété. "Ce sont l’écologie et l’environnement… La situation est grave, dramatique même." Il poursuit : "Les saisons sont en décalé"... Avant de s’interrompre. "Il n’y a plus vraiment de saisons en fait… Sans compter les tornades, les cyclones, les intempéries… Et les incendies aussi…"
Pour parer à la situation, le jeune homme prend sur lui. Comme manger plus de légumes qu’il essaie d’acheter bios et sans emballage, "dans la limite de mes moyens d’étudiant", sourit-il.
"Le climat c’est de notre faute… Je ne me déplace plus du tout en voiture, j’ai acheté une voiture et j’essaie de la vendre pour utiliser seulement les transports en commun…"
Pour venir de Mougins à Nice, le jeune homme utilise désormais le train.
45% de jeunes souffrent d’éco-anxiété
Comme Sofiane, ils sont nombreux à se préoccuper de l’environnement. Selon une étude menée dans une dizaine de pays dont la France et relayée par la revue scientifique The Lancet, ils sont même 45% à souffrir d’éco-anxiété, un terme utilisé pour désigner "la peur chronique des catastrophes environnementales".
En Italie, en 2019, une enquête a été réalisée auprès de 800 jeunes adultes. Il en est ressorti que pour 51% d’entre eux, le changement climatique représentait la principale source de leur détresse.
"L’éco-anxiété est une anxiété qui concerne surtout l’avenir", explique Célie Massini, médecin psychiatre et auteur d’une thèse sur le sujet. "Un stress pré-traumatique", précise encore Véronique Lapaige, chercheure en santé publique belgo-canadienne, qui a théorisé le phénomène dès 1997.
Grandir avec la crise climatique
Le sujet s’est, depuis, largement imposé dans la recherche. Les préoccupations environnementales? Les jeunes baignent dedans depuis presque toujours. Comme "un bruit de fond depuis l’enfance", qualifie même la Fondation Jean Jaurès à l’origine d’une étude intitulée "Dans la tête des éco-anxieux. Une génération face au dérèglement climatique".
Dans le cercle familial, tout au long de leurs parcours scolaires ou encore sur les réseaux sociaux ou dans les médias traditionnels, difficile de passer outre ces problématiques.
Publiée en 2020, une enquête du CREDOC (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) désignait la cause environnementale comme la première préoccupation des jeunes adultes de 18 à 30 ans.
"Depuis quarante ans que cet indicateur est suivi (…), la proportion n’a jamais été aussi forte", détaillait encore l’organisme tout en remarquant que le phénomène Greta Thunberg n’était probablement que la pointe de l’iceberg d’un mouvement de fond concernant les jeunes face au climat.
Boom de consultations
De jeunes adultes préoccupés, la psychologue Charline Schmerber en voit défiler dans son bureau. Depuis 2019, cette psychothérapeute a fait de l’éco-anxiété sa spécialité. "Les rapports du Giec m’ont particulièrement alertée et j’ai eu, on va dire, un réveil écologique compliqué."
A Montpellier où elle exerce, de plus en plus de jeunes franchissent le pas, "parce qu’ils prennent conscience des difficultés." Cet été, avec son lot de températures caniculaires, a poussé bon nombre d’entre eux à consulter.
"Aujourd’hui? Je ne prends plus de patients, note Charline Schmerber. Et nous sommes de nombreux psys spécialisés sur ce thème dans le cas."
"Faire le deuil de son avenir"
Charline Schmerber raconte : "J’ai des patients qui ont moins de 25 ans, engagés dans des parcours d’études et qui remettent tout en question."
Avoir des enfants, orientation professionnelle, foi en l’avenir, vivre ensemble, la jeune génération n’en finit pas de s’interroger.
"Le pire que j’ai entendu, c’est "J’ai fait le deuil de mon avenir", raconte la psychothérapeute qui note également, une tendance, parfois, à l’isolement "car ils se sentent incompris par leur entourage".
Dans une étude réalisée par Qare, la plate-forme de téléconsultations médicales en ligne, on peut lire également que les jeunes ont une tendance à "s’agacer des pratiques anti écologiques de leurs parents et être anxieux de leur avenir."
Stratégies mises en place
S’exprimer sur le sujet, explorer ses émotions, réussir à les nommer, c’est le travail que mettent en place les professionnels pour contrer l’éco-anxiété.
Comment agir? Voici la question que se posent le plus les personnes qui ont participé à l’enquête réalisée par Charline Schmerber. Et celle pour laquelle ils ont passé le plus de temps à répondre.
Verbaliser la souffrance, ne pas culpabiliser, définir ce qui fait sens pour soi, aller au contact de la nature sont autant de pistes qu’elle recommande d’explorer.
Charline Schmerber encourage également à s’informer et partager son expérience avec d’autres personnes concernées, notamment au travers de groupes de paroles.
Elle-même a d’ailleurs écrit un ouvrage sur le sujet, "Petit guide de survie pour écoanxieux".
Elle ajoute : "Il faut créer des lieux propices à la verbalisation, se rapprocher de réseaux qui vont permettre d’agir ensemble".
Un guichet unique d’information et d’assistance pour vous aider à faire des économies d’énergie.
Découvert par article nice Matin https://www.nicematin.com/environnement/ce-dispositif-du-conseil-departemental-des-alpes-maritimes-vous-aide-a-faire-baisser-votre-facture-energetique-805501
Ce péage ne serait pas indispensable, car il se trouve entre deux autres péages, celui de la Turbie et celui d'Antibes sur l'A8.
Les tarifs sur l'autoroute ne devraient pas changer, puisque les deux péages qui entourent celui de Saint Isidore pourraient augmenter.
Sur le site vous trouverez des informations sur les cosmétiques et un moteur de recherche INCI pour connaitre la composition de vos produits de beauté
Découvert par lien Mam's https://jlionne.com/shaarli2/shaare/MZUVnQ
Liste des ingrédients INCI classés par ordre alphabétique - Moteur de recherche ingrédients.
Lien partagé par Mam's https://jlionne.com/shaarli2/shaare/knPwvg
L'inauguration du dépôt du réseau de transport urbain Envibus s'est déroulée ,ce mercredi 2 novembre, à Antibes. Un dépôt de six étages avec des parkings aériens, sur 6.000 m² de terrain. Ce dépôt propose 22.000 m² de plancher utilisable. Toute la maintenance des bus se fera ici.
Label "Bâtiments Durables Méditerranéens"
Ce nouveau dépôt des Trois Moulins se veut plus respectueux de l'environnement : "il contribue d'un point de vue environnemental à la préservation de territoire, notamment par la baisse des émissions de gaz à effets de serre" se félicite la mairie d'Antibes. Il intègre ainsi tous les critères du label "Bâtiments Durables Méditerranéens" : panneaux photovoltaïques, plancher en béton bas carbone, cloisons en bois recyclés etc.
Un dispositif de recyclage de 95% des eaux de lavages des carrosseries de bus a aussi été mise en place pour ne pas dépasser 3.500 m3 d'eau.
Evan Adelinet fait chaque jour, sur France Bleu, le Tour de France des Initiatives. Vous pratiquez peut-être la randonnée, mais avez-vous déjà pensé à devenir bénévole pour le club des marcheurs de votre village ? Evan met en lumière le rôle de baliseur au sein de la Fédération Française de Randonnée. Pas moins de 8900 bénévoles se chargent de baliser les 215 000 kilomètres de chemins reconnus par la Fédération à travers le pays. Autant dire qu’ils ne chôment pas !
Si l'aventure vous tente, rendez-vous sur le site ffrandonnee.fr, rubrique "Bénévoles“ pour vous inscrire en ligne, et entrer en contact avec le club près de chez vous. Des missions spécifiques sont également proposées, comme prendre le poste de trésorier, ou gérer le parc informatique d’un comité régional de randonnée. Si vous avez un peu de temps à donner, vous trouverez forcément chaussure à votre pied !
Le patron d’Amadeus France évoque l’obligation du télétravail pour recruter des talents - Nice-Matin
Crise et rebond
Au sein d’Amadeus, on crée des solutions qui permettent aux compagnies aériennes, aux aéroports, aux hôtels, compagnies ferroviaires, moteurs de recherche, agences de voyages, d’assurer leur activité et d’améliorer l’expérience de voyage, et ce, dans le monde entier. Échaudé par la crise Covid qui a mis à mal le monde du voyage et plus généralement notre façon d’appréhender le déplacement, Amadeus a su rebondir. Des lignes de crédit renégociées, des coûts ajustés et un plan de départ volontaire plus tard, Amadeus redécolle et fait le point sur le télétravail.
70% de télétravail
Il a fallu recruter. Facile? Denis Lacroix répond franchement: "Le télétravail, chez Amadeus, ça existe depuis plus de dix ans. Nous avons signé un accord au printemps 2021 et 70% de nos salariés sont en télétravail trois jours par semaine. On teste le 100% sur 200 personnes et nos nouvelles embauches se font à 100% en télétravail. Pour recruter, c’est incontournable aujourd’hui. Après, à titre personnel, sur le long terme, je ne suis pas serein avec cette pratique. Quelle capacité pour ces personnes d’intégrer une culture d’entreprise? Comment s’attacher à Amadeus? Et puis notre cœur de métier, c’est l’innovation: des cerveaux qui s’entrechoquent dans une réunion Teams... ça ne fait pas trop de bruit." En termes de productivité, il n’est pas inquiet car les salariés travaillent, même chez eux. En revanche, il le redit, il est inquiet sur la culture d’entreprise, la notion de bien-être au travail quand on a peu ou plus de présence physique au bureau, et, donc sur la façon de "collaborer" pour les équipes.
Épluchures, morceaux de viande, de pain… Nos poubelles regorgent d’aliments. "Ils représentent 30% des déchets des particuliers, 12% de ceux générés par les professionnels, hors BTP", constate Davide Raffini, directeur d’exploitation des Alchimistes Côte d’Azur. Lancée en 2018, cette association tou
Anti-triche anti-décrochage scolaire
"En plus de cette solution d’émargement, d’autres fonctionnalités sont envisagées: questionnaires en ligne, signature électronique de documents. Nous faisons également en sorte que les informations données soient automatisées pour prévenir et anticiper les décrochages scolaires." Au bout de trois absences en sept jours par exemple, une alerte est envoyée au directeur, patron, parents.
À noter que le téléchargement de l’application n’est pas nécessaire, les apprenants reçoivent un QR code par mail, à scanner en arrivant. "Ce système évite la triche. On peut même savoir si deux QR codes sont scannés depuis le même téléphone, et le QR Code change toutes les 15 secondes." Pour Elliot Boucher, cofondateur, cette solution permet aussi aux apprenants de se sentir plus impliqués dans leur formation.
Découvert par article Nice Matin https://www.nicematin.com/economie/comment-la-jeune-pousse-innovante-edusign-facilite-la-gestion-de-lemargement-804130
De la sécurité des établissements recevant du public en passant par la protection des travailleurs isolés, My Keeper propose une solution complète et innovante de systèmes d’alerte pour les collectivités et les entreprises de toute taille.
SecurEcole. "Notre dispositif se présente sous la forme d’une petite balise connectée Il suffit aux enseignants d’appuyer sur le bouton SOS pour donner l’alerte en cas d’intrusion, d’attentat ou de risque majeur." Le logiciel présent dans la balise déclenche automatiquement et simultanément l’alarme aux autres balises au sein de l’établissement scolaire mais aussi à la police municipale et à la téléassistance... "Un système d’écoute discrète permet également de qualifier la nature de l’urgence", précise la directrice marketing.
Découvert par article nice Matin https://www.nicematin.com/economie/les-solutions-dalerte-de-my-keeper-recompensees-803942