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Emergence AI a fait gérer des villes virtuelles par Claude, ChatGPT, Grok et Gemini pendant 15 jours : 0 crime pour Claude, 683 délits pour Gemini.
Une société de recherche baptisée Emergence AI a eu une idée à la fois ludique et un peu vertigineuse : bâtir des petites sociétés virtuelles entièrement gérées par des intelligences artificielles, puis les laisser vivre quinze jours pour voir ce qu'elles deviennent.
Le projet, appelé Emergence World, a placé une dizaine d'habitants synthétiques dans chaque ville, tous pilotés par un même modèle, et a confronté les résultats obtenus par cinq IA concurrentes, dont Claude, ChatGPT, Grok et Gemini.
Le terrain de jeu n'avait rien d'improvisé. Chaque ville comptait plus de quarante lieux, parmi lesquels un commissariat et une mairie, sa météo était synchronisée sur celle de New York, et ses habitants disposaient d'un accès à l'actualité réelle et à internet.
Tous obéissaient en théorie aux mêmes interdits : pas de vol, pas de destruction de biens, pas de mensonge. Le cadre étant rigoureusement identique, les écarts observés ne pouvaient venir que d'une seule variable, le modèle aux commandes.
Et ces écarts sont spectaculaires. La société dirigée par Claude, dans sa déclinaison Sonnet 4.6, a tenu pendant toute la durée comme une démocratie relativement apaisée, sans le moindre crime à déplorer.
À l'opposé, la ville gouvernée par Gemini 3 Flash a certes réussi l'exploit de garder ses dix habitants en vie jusqu'au bout, mais en laissant prospérer un désordre permanent : 683 délits enregistrés en deux semaines, avec une courbe qui continuait de grimper au moment précis où l'expérience a été stoppée.
Les deux autres scénarios ont viré au naufrage, chacun à sa manière. Sous la conduite de Grok, la cité a sombré dans la violence avec 183 infractions recensées avant de s'effondrer complètement au quatrième jour.
Sous celle de ChatGPT, le problème fut exactement inverse : les habitants se sont montrés incapables d'assurer les gestes élémentaires de leur survie, si bien que la population entière avait disparu en une semaine.
On peut sourire de ces villes de poche peuplées de personnages artificiels, mais l'enseignement est sérieux. À l'heure où l'on parle de déléguer à ces modèles des arbitrages bien réels, voir des consignes parfaitement identiques accoucher de sociétés aussi dissemblables a de quoi inciter à la plus grande prudence.
Découvrez comment maîtriser la confidentialité Google Chrome et protéger vos données de navigation efficacement.
Ouvrir Chrome, effacer son historique et utiliser de temps en temps la navigation privée ne suffit pas forcément à maîtriser les données associées à sa navigation. Le navigateur de Google fonctionne au milieu d’un écosystème beaucoup plus vaste : compte Google, historique Web, synchronisation, publicité, localisation et services de sécurité peuvent chacun traiter des informations différentes. Bonne nouvelle : une partie importante de ces mécanismes peut être réglée. Mais encore faut-il savoir où regarder, car protéger davantage sa vie privée dans Chrome ne repose pas sur un bouton magique.
Le premier piège consiste à confondre Chrome et son compte Google.
C’est probablement la distinction la plus importante. Chrome est un navigateur. Le compte Google est un compte en ligne utilisé par Gmail, YouTube, Maps, Search et de nombreux autres services. Les deux peuvent fonctionner ensemble, mais ils ne sont pas synonymes.
Il est parfaitement possible d’utiliser Chrome sans enregistrer ses données Chrome dans son compte Google. À l’inverse, lorsqu’on se connecte au navigateur, Google permet d’enregistrer dans le compte certaines informations comme les favoris et mots de passe et, selon les choix effectués, les onglets et l’historique Chrome. Ces données peuvent alors être retrouvées sur les autres appareils connectés. C’est pratique. Un favori créé sur un ordinateur réapparaît sur le portable, les mots de passe peuvent suivre l’utilisateur et son environnement devient presque identique d’un appareil à l’autre. Mais cette commodité implique mécaniquement que certaines informations ne restent plus uniquement sur la machine. La première question à se poser n’est donc pas « faut-il quitter Chrome ? », mais beaucoup plus simplement : quelles données ai-je réellement besoin de synchroniser ?
Chrome peut aussi envoyer ses propres données d’utilisation à Google.
Même en dehors de la synchronisation, le navigateur possède plusieurs mécanismes de remontée d’informations. Dans les paramètres Google de Chrome figure notamment une option permettant de contribuer à l’amélioration des fonctionnalités et des performances du navigateur. Lorsqu’elle est activée, Google indique recevoir périodiquement des statistiques concernant notamment l’utilisation de Chrome, le système, les performances, les réglages et certaines préférences. Un autre réglage mérite particulièrement l’attention : « Améliorer les recherches et la navigation ». Lorsqu’il est activé avec la collecte des statistiques d’utilisation, Google indique que des informations concernant les sites visités et leur utilisation peuvent également lui être transmises. Pour qui souhaite réduire les remontées de données sans abandonner Chrome, c’est donc l’un des premiers endroits à inspecter : Chrome > Paramètres > Vous et Google > Services Google. Il ne s’agit pas nécessairement de tout désactiver aveuglément. L’important est de comprendre ce que chaque option apporte en échange des informations transmises.
Le deuxième étage se trouve dans « Mon activité ».
C’est là que les choses deviennent moins intuitives. Effacer son historique Chrome et effacer l’activité enregistrée dans son compte Google sont deux opérations différentes. Google le reconnaît explicitement : supprimer une activité dans « Mon activité » n’efface pas nécessairement les informations éventuellement conservées par le navigateur. Inversement, nettoyer Chrome ne revient pas automatiquement à supprimer ce qui a déjà été enregistré dans le compte. Le compte Google dispose notamment d’un réglage concernant l’activité sur le Web et les applications. Selon sa configuration, des recherches, des activités réalisées dans les services Google et certaines informations provenant de Chrome peuvent être enregistrées afin notamment de personnaliser les services. Google indique actuellement être en train de faire évoluer certains de ces paramètres, de sorte que leur présentation peut différer d’un compte à l’autre. Voilà pourquoi un utilisateur peut avoir nettoyé son navigateur tout en retrouvant une partie de son activité dans son compte. Pour vérifier ce deuxième niveau, il faut donc examiner : Compte Google > Données et confidentialité > Mon activité.
Google permet d’y consulter et supprimer des activités, mais également d’en programmer l’effacement automatique. Les périodes actuellement proposées comprennent notamment 3, 18 ou 36 mois. C’est une option intéressante pour qui souhaite conserver une certaine personnalisation sans accumuler indéfiniment un historique.
La localisation mérite un contrôle séparé.
Autre source de confusion : couper l’historique de navigation n’empêche évidemment pas tous les services Google de connaître une position. Google dispose notamment de Vos trajets, anciennement Timeline/Location History selon les interfaces et périodes. Lorsqu’elle est activée, cette fonction peut conserver les visites et déplacements dans Google Maps. Google précise que Timeline est désactivée par défaut et peut être supprimée ou désactivée depuis les paramètres du compte. Mais là encore, il ne faut pas imaginer un interrupteur universel. Des informations liées à la localisation peuvent être associées à d’autres activités. Google indique par exemple que les détails accessibles dans « Mon activité » peuvent, selon l’activité concernée, comporter des informations relatives à la position, à l’appareil ou à l’application. La bonne approche consiste donc à contrôler séparément Timeline/Vos trajets, l’activité Web et applications et les autorisations de localisation accordées aux sites et applications. Couper l’un ne signifie pas nécessairement couper les autres.
La publicité constitue encore une autre couche.
Il faut ensuite distinguer navigation et personnalisation publicitaire. Chrome et l’écosystème Google possèdent plusieurs réglages permettant de contrôler la manière dont certaines informations sont utilisées pour proposer ou mesurer des publicités. Cette distinction est importante : désactiver la personnalisation publicitaire ne signifie pas supprimer la publicité. Cela modifie surtout certaines méthodes employées pour sélectionner les annonces. Chrome possède par ailleurs ses propres paramètres de confidentialité publicitaire, notamment autour des sujets publicitaires et de la mesure. L’utilisateur souhaitant réduire cette utilisation doit donc regarder à deux endroits : les paramètres de confidentialité publicitaire de Chrome et les paramètres publicitaires associés au compte Google. C’est précisément cette dispersion qui rend le sujet compliqué. On peut avoir correctement réglé Chrome sans avoir touché au compte Google, ou avoir limité la personnalisation du compte tout en conservant certains mécanismes actifs dans le navigateur.
Tout désactiver n’est pourtant pas forcément la meilleure solution.
C’est ici qu’un guide de confidentialité doit éviter un piège fréquent. Toute transmission de données n’a pas la même finalité. Chrome possède par exemple Safe Browsing, son système de protection contre les sites malveillants, le phishing et certains téléchargements dangereux. Dans son niveau de protection renforcée, davantage d’informations sont envoyées à Google en temps réel, notamment les URL consultées et un petit échantillon du contenu de certaines pages, afin de détecter des menaces qui ne sont pas encore connues. Il existe donc parfois un arbitrage entre minimisation des données et niveau de protection ou de personnalisation. Ce n’est pas la même chose que transmettre des statistiques destinées à améliorer un produit. Un utilisateur particulièrement soucieux de confidentialité pourra préférer réduire les transmissions. Un autre jugera que la détection renforcée des sites dangereux vaut cet échange. L’essentiel est que ce choix soit compris.
Et non, le mode navigation privée ne vous rend pas invisible.
C’est probablement l’idée reçue la plus persistante autour de Chrome. Le mode Incognito agit principalement sur ce qui reste enregistré sur l’appareil après la session. Une fois toutes les fenêtres privées fermées, Chrome ne conserve pas dans son historique local les sites visités et supprime les données temporaires de la session. Les fichiers téléchargés et favoris créés restent en revanche sur l’appareil. Mais Google le précise sans ambiguïté : Incognito ne rend pas invisible sur Internet. Les sites visités peuvent continuer à observer l’activité. Un employeur, un établissement scolaire ou le gestionnaire du réseau peuvent également être en mesure de la voir. Le fournisseur d’accès n’est pas davantage neutralisé par l’ouverture d’une fenêtre privée. La navigation privée est donc surtout utile pour ne pas laisser certaines traces sur l’ordinateur utilisé, notamment lorsqu’une machine est partagée. Ce n’est ni un VPN, ni un outil d’anonymisation.
Il existe aussi un réglage beaucoup plus banal : les autorisations des sites.
Caméra, microphone, localisation, notifications : Chrome permet également de contrôler individuellement ce que les sites peuvent utiliser. Cette partie est parfois plus importante pour la confidentialité quotidienne que certains réglages beaucoup plus sophistiqués. Un site auquel une autorisation avait été accordée plusieurs années auparavant peut toujours la posséder. Un passage périodique dans :
Paramètres > Confidentialité et sécurité > Paramètres des sites
permet donc de faire le ménage et de retirer les autorisations devenues inutiles. Google confirme que Chrome permet de gérer individuellement ces permissions.
La vraie difficulté de Chrome est que la confidentialité est répartie partout
C’est finalement ce qui ressort lorsqu’on parcourt tous ces réglages. Il n’existe pas une seule « collecte Chrome ». Il existe des données enregistrées localement par le navigateur, des informations synchronisées avec le compte, des statistiques éventuellement transmises à Google, des historiques liés aux services Google, des paramètres de publicité, des données de localisation et des informations nécessaires à certaines fonctions de sécurité. Et ces catégories ne se contrôlent pas toutes au même endroit. C’est ce qui peut donner l’impression qu’effacer son historique ou décocher une option devrait suffire, alors qu’une autre couche continue de fonctionner. La bonne stratégie n’est donc pas nécessairement de tout couper. Elle consiste plutôt à décider ce qui doit rester local, ce qui mérite réellement d’être synchronisé et ce que l’on accepte de transmettre en échange d’un service.
Faut-il alors abandonner Chrome ?
Pas nécessairement. Firefox, Safari, Brave ou DuckDuckGo proposent des approches différentes de la confidentialité et certains utilisateurs pourront les préférer. Mais changer de navigateur ne dispense pas de comprendre les réglages des services auxquels on reste connecté. Utiliser Firefox tout en restant connecté en permanence à Google Search, YouTube, Gmail et Maps ne produit évidemment pas le même résultat qu’une rupture complète avec l’écosystème Google. Le navigateur n’est qu’une pièce du puzzle. Et c’est peut-être finalement le meilleur enseignement de ce petit nettoyage : protéger sa vie privée ne consiste plus seulement à effacer l’historique de son navigateur. Il faut désormais regarder l’ensemble de l’écosystème qui se construit autour de lui.
Pour résumer et bien faire les choses :
Vérifier Chrome > Paramètres > Vous et Google > Services Google, notamment les options d’amélioration de Chrome et de la navigation.
Contrôler les données Chrome enregistrées dans le compte Google et ne synchroniser que ce qui est utile.
Examiner Compte Google > Données et confidentialité > Mon activité, puis choisir éventuellement une suppression automatique.
Vérifier séparément Vos trajets/Timeline, les paramètres publicitaires et les autorisations de localisation.
Passer en revue Chrome > Confidentialité et sécurité > Paramètres des sites pour la caméra, le micro, la position et les notifications.
Garder en tête que Incognito efface surtout les traces locales de la session ; il n’anonymise pas la connexion.Explorer les cartes : Découvrez des cartes thématiques et de référence dont les fonds IGN sur l’ensemble du territoire français.
En remplacement du Géoportail. Source IGN
Refashion : l'éco-organisme en charge de la gestion et de la prévention des déchets textiles en France. Engagez dans l'économie circulaire.
Découvert sur Facebook par communauté d'agglomération cacpl
Le Fourgon, tournée de produits consignés. Eaux, lait, bières, sodas, vins, spiritueux, cidres, huiles, liquide vaisselle, vinaigre, thés, cafés.
La firme américaine a racheté ses propres actions pour 235 milliards de dollars, un record. Le but de cette pratique est de raréfier les actions de l'entreprise pour qu'elles gagnent en valeur.
Nvidia, le géant des puces électroniques, dépense des milliards pour racheter ses actions pour gagner encore plus d'argent.
Le système est simple : une entreprise rachète ses propres actions, pour qu’il y en ait moins sur le marché. En réduisant le nombre de titres en circulation, mécaniquement, chaque action restante devient plus rare, et donc plus chère.
C'est une façon directe et presque artificielle de faire monter le cours de Bourse et donc de choyer ses actionnaires
Une expérimentation est menée depuis trois ans sur une parcelle à Cannes pour protéger les ruches du frelon asiatique, des harpes électriques sont installées. ICI Azur fait le bilan ce mardi.
Pour tenter de limiter les carnages causés par les frelons asiatiques sur les ruches, l'ADAPI, l'association des Apiculteurs en Provence expérimente sur une parcelle à Cannes des harpes électriques. Ce système placé devant deux ruches et alimenté électriquement permet d'éloigner les frelons asiatiques pour permettre aux abeilles d'aller butiner et ensuite d'alimenter la ruche. C'est la troisième année que le dispositif soutenu par le Conseil départemental des Alpes-Maritimes est testé. Et l'expérimentation est efficace explique Pascal Jourdan, directeur de l'association ADAPI.
A quelques mètres des ruches protégées par des harpes électriques, des ruches sans protection ont été installées. En l'espace de trois semaines, les larves d'abeilles ont été décimées par les frelons alors que les ruches protégées par les harpes électriques se développent. En plus de ces observations, des mesures sont prises et compilées pour ensuite être transmises à l'Institut des Abeilles à Avignon. L'objectif est de montrer l'efficacité des harpes pour que ces systèmes soient financés pour permettre aux apiculteurs professionnels de poursuivre leur activité.
Le frelon asiatique présent depuis 2010 dans les Alpes-Maritimes
Le frelon asiatique est arrivé en 2010 dans les Alpes-Maritimes et les dégâts se sont accélérés depuis trois ans pour les apiculteurs confrontés aussi à la sécheresse. Les apiculteurs des Alpes-Maritimes attendent des mesures concrètes. Ils appellent aussi à une prise de conscience générale. Car "les frelons asiatiques détruisent tout", les ruches mais également toute la biodiversité.
Association lanceuse d’alerte dénonçant les menaces pesant sur les forêts, enquêtant sur le terrain pour collecter des preuves.
Le Parlement a adopté cet été un projet de loi simplifiant la gestion et la vente par l’État de son patrimoine immobilier… et créant de nouveaux loyers pour les services publics. Malgré les inquiétudes que cela suscite, peu se sont élevés contre.
Bon à savoir À la maison, un désinfectant n’est pas forcément nécessaire. Avec un simple lavage au savon et à l’eau, on élimine la majorité des germes. Si besoin, en remplacement de la chlorhexidine (Biseptine, Mercryl spray), il est possible d’appliquer de l’hypochlorite de sodium (Dakin) ou de la povidone iodée (Bétadine).
De Théoule à Antibes en passant par Mandelieu et Cannes, l’association Le Chat libre azuréen nourrit, soigne et stérilise, depuis plus de 20 ans, les chats sauvages de ces quatre communes.
Il est un peu plus de 8 h 30, ce mardi matin à la Croix-des-Gardes, quand une vingtaine de chats débarque d’un coup. Tous sortent de leurs cachettes et arrivent de tous les côtés. Des roux, des blancs et noir, des écailles de tortues… Caramel, Grisous, Boulette et ses enfants, Patapouf et même Séquotine : ici, dans ce massif cannois, ce sont de chats sauvages, libres, qui y vivent tout au long de l’année.
Avec les bénévoles venus les nourrir, les chats sont adorables : ils se frottent, se laissent caresser et, parfois, porter. « Ils sont semi-sociables, c’est-à-dire qu’ils ne se comportent pas comme ça avec tout le monde », nuance la présidente de l’association Le Chat libre azuréen, Aimée Perdomo Felipe.
Certains ne se laissent d’ailleurs même pas toucher par les nourriciers, comme on les appelle à l’association, comme Cousin qui, s’il mange goulûment ses croquettes, fuit le contact. Même celui des bénévoles qu’il connaît depuis près de 7 ans.
450 chats à Cannes, Théoule, Mandelieu et Antibes
À la Croix-des-Gardes, ce sont une trentaine de chats qui sont donc nourris, deux fois par jour, par des bénévoles de l’association, Françoise et Denis. « Ils connaissent les heures de passage, ils connaissent les voitures des bénévoles… »
Mais ce ne sont pas les seuls : l’association s’occupe du nourrissage d’environ 450 chats répartis sur les communes de Cannes, Antibes, Mandelieu et Théoule où, d’ailleurs, un gros « îlot » y est répertorié dans l’Esterel. Des félins qui « ont toujours vécu dehors ». Il est donc difficile de faire adopter. « Ils ne peuvent plus être enfermés, c’est fini. »
Lancée en 2006 grâce à « l’amour d’une femme pour les chats de la rue, particulièrement vulnérables », avec l’objectif d’améliorer le sort de ces félins, l’association fête donc, cette année, ses vingt ans. « Notre action s’inscrit dans un objectif à long terme : réduire la souffrance animale tout en favorisant une cohabitation harmonieuse entre les habitants et les chats libres. »
En recherche de bénévoles et de familles d’accueil
Pour cela, si l’association nourrit les chats, elle s’occupe également de leur santé : elle prend en charge les frais vétérinaires si besoin, les identifie et les stérilise. « Un chat errant, c’est un chat qui est non identifié. Il devient un chat libre quand on l’a identifié au nom d’une mairie ou d’une association et, à ce moment-là, la fourrière ne peut plus le prendre pour l’euthanasier », explique Aimé Perdomo Felipe
Si l’association en compte un peu plus de 100, elle est tout de même en recherche constante de bénévoles. « Surtout pour les familles d’accueil », pour accueillir les animaux le temps d’une convalescence suite à une opération, une stérilisation…
« On a des vieux chats aussi, qui sont en panier retraite. Quand ils sont gentils, on le met chez une famille et on s’occupe de payer les frais vétérinaires. Et la famille fournit la nourriture, sauf si ce sont des croquettes spécifiques », indispensables à certaines pathologies.
En 20 ans, l’association a réalisé 15 000 prises en charge (soins, stérilisation) - 900 en une année - et 5 000 adoptions de chats et chatons - 200 en un an.
Une lueur verte blafarde illumine, à la nuit tombée, la forêt de Sophia Antipolis. Ce n’est ni un feu follet ni les lumières d’un quelconque ovni perdu, mais une insolite peinture dite « photoluminescente » appliquée sur deux kilomètres de piste cyclable entre Valbonne et Biot.
En phase d’expérimentation depuis trois ans, cette substance brevetée intéresse de près la Communauté d’agglomération Sophia Antipolis (Casa).
« Beaucoup d’usagers hésitaient à rouler à vélo la nuit faute de visibilité. Le marquage au sol lève ce frein psychologique », observe Louis Despres, directeur voirie et grands projets.
À l’image de certains jouets pour enfants qui brillent dans l’obscurité, cette peinture capte la lumière du jour pour la restituer la nuit : « Même par temps couvert, la peinture se recharge, à la différence de panneaux solaires classiques. Et résiste très bien à l’usure. »
Un autopont plus blanc que blanc
Sur le nouvel autopont inauguré en 2024 au nord d’Antibes, c’est une autre matière qui est utilisée pour sécuriser le trafic : la peinture rétroréfléchissante, elle aussi brevetée.
Lorsque les phares des véhicules éclairent la chaussée, une ligne blanche se détache sur le côté de la route, à environ 60 centimètres du sol. « Nous cherchions un dispositif assurant un guidage efficace et un haut niveau de sécurité en permanence, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il fasse nuit », détaille le directeur.
Pourquoi la Casa a-t-elle cédé à la tentation de ces peintures, au demeurant très onéreuses : 6 euros le millilitre pour la phosphorescente, et 11 000 euros dépensés pour à peine 250 mètres sur l’autopont ?
Au-delà de la sécurité routière – rappelons qu’environ 45 % des accidents mortels ont lieu entre 22 et 5 h du matin –, ces « dispositifs préservent la trame noire déployée sur Sophia Antipolis en limitant la pollution lumineuse sur la faune et la flore », justifie Louis Despres.
Et de relativiser : « Cela représente une somme, mais c’est à comparer aux 80 000 à 100 000 euros qu’aurait coûté l’implantation d’un réseau classique de candélabres. »
Des technologies qui ont leur limite
Va-t-on bientôt voir toutes nos routes s’illuminer ? Pas si vite. Ces technologies ne peuvent, en effet, être utilisées si plusieurs modes de transport cohabitent sur une seule voie.
« Dès lors qu’une piste cyclable longe une route à fort trafic, les phares des véhicules perturbent la vision et posent un problème de sentiment de sécurité ; dans ce cas précis, nous conservons un éclairage conventionnel », explique-t-on.
Bien qu’aucune nouvelle application ne soit prévue dans les six prochains mois, le secteur du pôle Alpha, à Sophia Antipolis, est actuellement étudié : les équipes arbitrent encore entre candélabres photovoltaïques ou peinture phosphorescente.
L’intérêt se porte aussi sur un autre usage : « Nous attendons avec intérêt l’adaptation des règles au niveau national pour pouvoir appliquer la peinture photoluminescente sur les passages piétonniers, en rase campagne. »
Ancien capitaine de yacht, Alexander Clark, fondateur de Crystal Wash à Spéracèdes, présente au Cannes Yachting Festival un système de lavage à l’eau ultra-pure qui nettoie les bateaux sans détergent et sans rejet polluant en mer.
Ancien capitaine de yacht devenu entrepreneur, il y dévoile un système de lavage qu’il a lui-même conçu : l’Ultra-Pure Water Wash System. Son principe est simple : nettoyer sans laisser de traces, tout en évitant le rejet de produits polluants en mer. « Durant mes huit années comme capitaine sur un yacht de 35 mètres, j’ai vite compris que l’eau et l’écologie étaient de vrais sujets, expose Alexander Clark. Sur un bateau, on consomme énormément d’eau et de détergent pour le nettoyage. Issu d’une famille très engagée sur les questions environnementales, je me suis demandé comment améliorer ce système et s’il n’y avait pas une autre façon de faire. »
Dix ans de travail
Le déclic survient au Canada. Lors d’un séjour à Montréal, il remarque un employé en train de nettoyer les vitres d’un immeuble avec une perche télescopique. « Je suis allé le voir. Il avait conçu une petite machine, assez rudimentaire, qui ressemblait à ce que j’ai ensuite développé, raconte-t-il. Il m’a donné l’adresse d’un fabricant américain de membranes, qui proposait des formations sur les techniques de filtration. Je me suis spécialisé dans ce domaine et, quelques années plus tard, alors que j’étais embarqué à Saint-Tropez, j’ai fabriqué ma première machine. C’est là que l’aventure a commencé. »
Il lui faudra ensuite près de dix ans pour mettre au point, fabriquer et commercialiser son système. « Quand on travaille sur des yachts, on se rend compte à quel point les matelots passent du temps à nettoyer puis à essuyer le bateau pour éviter les traces, poursuit ce Grassois de naissance, dont la famille est originaire de Grande-Bretagne. J’ai donc créé une machine à osmose inversée qui sépare les minéraux de l’eau grâce à une résine échangeur d’ions. On obtient ainsi une eau ultra-pure, sans minéraux, qui permet de nettoyer les bateaux sans utiliser de détergent. »
De plus en plus de professionnels séduits
Quant à l’eau chargée en minéraux, elle n’est pas rejetée en mer. Elle est récupérée dans un circuit fermé pour alimenter les équipements du bord. « On la renvoie dans le réservoir, car elle est largement suffisante pour les toilettes, les douches ou d’autres usages internes. »
Une innovation qui trouve progressivement son public. Les systèmes de lavage écologiques de l’entreprise, destinés principalement aux navires et aux yachts mais également adaptés au nettoyage des vitres ou des véhicules, séduisent de plus en plus de professionnels. « Nous sommes aujourd’hui trois salariés. Nous travaillons surtout sur un marché local, notamment avec des chantiers navals, mais nous commençons aussi à vendre à l’étranger, en Italie par exemple », se réjouit l’entrepreneur.
Observé à Mougins puis Vallauris, cet insecte venu d’Amérique du Nord s’attaque aux chênes et châtaigniers, ravivant les craintes d’affaiblissement de la forêt azuréenne.
Une passion chevillée au corps. Ingénieur à l’INRA pendant toute sa carrière et spécialisé en virologie végétale, Loïc Cardin garde, à 85 ans, un œil toujours avisé et observateur sur la nature. Avec ses collègues Bui Thi Mai et Michel Girard, ingénieurs de recherche au CNRS, il continue de publier régulièrement sur le monde végétal. Aujourd’hui, ce trio de scientifiques chevronnés tire la sonnette d’alarme : ils ont identifié la présence du Tigre du chêne dans les Alpes-Maritimes.
« Je me suis baladé vers Mougins et, comme je suis curieux de nature, j’ai vu qu’il y avait quelque chose d’insolite sous les feuilles d’un chêne, raconte Loïc Cardin au sujet de cette première observation faite à l’automne 2025. Quelques mois plus tard, en mai 2026, j’en ai aperçu aussi sur les hauteurs de Vallauris. »
Originaire d’Amérique du Nord, le Tigre du chêne (Corythucha arcuata) est une petite punaise phytophage de 3 à 4 millimètres à l’aspect translucide et maillé, ce qui lui vaut aussi le nom de « punaise réticulée ». Déjà responsable de ravages en Europe centrale sur des millions d’hectares, l’insecte a fait sa première apparition en France il y a plusieurs années.
Cet insecte invasif est une espèce dite “autostoppeuse”
« Il se nourrit exclusivement sur la face inférieure des feuilles des chênes à feuillage caduque (comme le chêne pédonculé ou le chêne pubescent), il y multiplie les piqûres pour pomper le contenu des cellules végétales », explique le retraité.
Jusqu’alors, la région Paca semblait épargnée. « Je n’ai trouvé aucun signalement de la précense du Tigre du chêne dans les Alpes-Maritimes ni en région », souligne le chercheur retraité qui a écrit il y a quelques mois un article à ce sujet sur la revue Au bout du Jardin de la société centrale d’agriculture et d’horticulture de Nice et des Alpes-Maritimes.
« Cet insecte invasif est une espèce dite “autostoppeuse”, c’est-à-dire qu’elle profite des déplacements humains pour se propager sur le territoire », explique la préfecture. « Originaire d’Amérique du Nord, nous estimons son arrivée en France en 2017, dans la région de Toulouse. Elle a d’abord colonisé le quart sud-ouest, puis des signalements ont été enregistrés ces dernières années dans la vallée du Rhône. Enfin, à la fin 2025, un premier signalement a été confirmé dans les Alpes-Maritimes, vers Antibes. »
« Selon nos observations, on pense qu’il y a eu une introduction antérieur d’au moins deux ans 2 à 3 ans soit 2022 ou 2023», estime Loic cardin
Des risques et des craintes face à la prolifération
Si le Tigre du chêne ne présente aucun danger pour l’homme, sa multiplication inquiète les spécialistes. « En perçant le limbe des feuilles, ces punaises provoquent un jaunissement et une décoloration marquée du feuillage, réduisant drastiquement la capacité de l’arbre à réaliser la photosynthèse, assure Loïc Cardin. L’accumulation des attaques peut entraîner le dessèchement de rameaux, une chute précoce des feuilles et, à terme, un affaiblissement généralisé de l’arbre.»
Pour Loic Cardin, la menace ne pèse pas seulement sur les chênes : « Des études scientifiques nord-américaines et européennes indiquent que l’insecte est également capable de s’attaquer au châtaignier.»
« Dans les premières régions colonisées, aucune mortalité directe des arbres n’a été observée à ce jour, précise la préfecture des Alpes-Maritime. Cependant, des travaux de recherche sont en cours pour évaluer les conséquences à long terme sur nos chênes. »
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Découvert par article de presse https://www.nicematin.com/societe/vie-locale/il-faut-composer-avec-des-contraintes-propres-au-milieu-marin-comment-cette-entreprise-implantee-pres-de-cannes-a-deja-equipe-en-climatisation-pres-de-3-000-bateaux-10720053
Chargé de recherche au CNRS en géographie de l’environnement, Samuel Challéat étudie depuis 2005 la question de la pollution lumineuse. Alors même que la Côte d’Azur est connue pour son littoral très éclairé, ce spécialiste alerte sur ses effets néfastes pour la santé et l’environnement, tout en proposant des solutions concrètes pour la réduire.
Samuel Challéat a fait de l’impact des activités humaines sur l’environnement sa spécialité. Plus particulièrement, il étudie la pollution lumineuse au sein du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), à l’Université Toulouse – Jean-Jaurès.
Auteur en 2019 de l’ouvrage Sauver la nuit (éditions Premier Parallèle), il coordonne, entre autres, l’Observatoire de l’environnement nocturne, un réseau qui fédère une vingtaine de chercheurs d’horizons variés.
Quelle vision porte-t-il sur la lumineuse Côte d’Azur ? Et quelles sont les solutions étudiées pour mettre fin au fléau des nuits suréclairées ?
Quels sont les impacts réels de la pollution lumineuse ?
Ils sont extrêmement vastes et complexes. L’intégralité du vivant est affectée par la lumière artificielle nocturne, y compris l’espèce humaine. Elle perturbe nos rythmes circadiens et notre cycle veille-sommeil. L’Agence nationale de sécurité sanitaire répertorie ainsi plus de 80 effets physiologiques différents sur notre organisme.
Et sur l’environnement ?
L’obscurité est vital pour de nombreuses espèces animales. C’est le cas des chauves-souris, qui chassent en début et fin de nuit, ou des rapaces nocturnes qui ont besoin d’une obscurité totale pour chasser. Mais la lumière artificielle perturbe aussi les espèces diurnes, en dégradant la qualité de leur sommeil.
Quelle est l’ampleur de ce phénomène sur la Côte d’Azur ?
La Côte d’Azur et plus largement le quart sud-est de la France sont très fortement touchés par la pollution lumineuse. C’est corrélé à la densité de population et à la très forte urbanisation. Ce qui sauve les Alpes-Maritimes, c’est la présence immédiate d’un relief montagneux de forte altitude à proximité de la côte. En montant dans l’arrière-pays, vers les Préalpes d’Azur ou le Mercantour, on peut retrouver des ciels d’une excellente qualité.
La situation s’est-elle améliorée ?
Oui, de manière incontestable. La France est un pays précurseur dans la mise en œuvre de l’extinction de l’éclairage public au milieu de la nuit. Ce mouvement s’est nettement accéléré lors de la crise énergétique de 2022, consécutive à la guerre en Ukraine. Aujourd’hui, environ un tiers des communes françaises la pratiquent, totalement ou partiellement. On observe toutefois de légers retours en arrière lors des alternances municipales, l’extinction pouvant être perçue par certains comme le recul d’un service public de proximité.
Est-ce réellement efficace ?
L’extinction présente de sérieuses limites. En éteignant uniquement au milieu de la nuit, nous maintenons l’éclairage aux moments les plus critiques : le crépuscule et l’aube. Or, la plupart des espèces sont actives à ces moments précis.
Que faire ?
L’extinction temporelle est une solution, mais il y en a d’autres. À commencer par la réduction des intensités lumineuses, un levier encore sous-exploité. Certains experts estiment qu’une diminution de 70 % de l’intensité est possible sans altérer le confort visuel. Une autre piste innovante, que nous expérimentons, consiste à concevoir un éclairage dynamique indexé sur les conditions écologiques et météorologiques pour préserver le mode de vie de certaines espèces. Harmoniser les horaires d’extinction entre les communes permettrait aussi de recréer de véritables corridors d’obscurité continus...
Quid de la trame noire ?
C’est moi qui ai forgé le concept dans mes travaux de thèse. Mais les collectivités dépensent parfois des dizaines de milliers d’euros, pour commander des modélisations cartographiques extrêmement complexes à des bureaux d’études. Les animaux ne consultent pas les plans locaux d’urbanisme avant de se déplacer. Tracer de superbes corridors sombres est inutile si l’on ne réduit pas concrètement l’éclairage sur le terrain. Les maires et les techniciens connaissent déjà parfaitement leur territoire : ils savent quels luminaires sont obsolètes, lesquels éclairent vers le ciel ou émettent une lumière blanche inadaptée. Ils n’ont pas besoin d’études coûteuses pour agir.
Suite au décret du 4 septembre 2025 relatif à l’expérimentation du retraitement de certains dispositifs médicaux à usage unique, le Centre hospitalier de Cannes Simone Veil fait partie des 11 établissements français retenus pour mener une expérimentation nationale jusqu’au 1er septembre 2028. Une phase de test aux nombreux enjeux, notamment économiques et écologiques.
En quoi consiste le retraitement des dispositifs médicaux ?
Aujourd’hui, notre équipe de cardiologie utilise un peu plus de 1 100 cathéters par an. Ce sont des dispositifs médicaux à usage unique (DMUU) : on fait l’examen et on les jette. Pourtant, ce sont des équipements de haute technologie qui sont coûteux. Le retraitement consiste à remettre à neuf ces dispositifs pour pouvoir les réutiliser, comme c’est le cas en Allemagne, depuis 2002, par exemple. Ils sont d’abord lavés par le personnel médical selon un protocole strict et envoyés dans des caisses spécifiques chez Vanguard, un fabricant allemand qui fait du retraitement. Le DMUU est entièrement démonté, analysé, passé au laser et testé. Les pièces défectueuses sont changées et le dispositif est remis à neuf sous le contrôle d’organismes certificateurs extérieurs. Cela permet à ces dispositifs de bénéficier de nouveau du label CE et d’être requalifiés comme neufs.
Où en est l’hôpital de Cannes aujourd’hui et qu’est-ce que va changer cette nouvelle phase d’expérimentation ?
L’expérimentation actuelle, qui regroupe 11 établissements français, va nous permettre de travailler en circuit fermé d’ici la fin de l’année, quand les conventions seront signées et que le ministère nous aura donné le top départ. Concrètement : on achète les dispositifs, on les utilise, on les envoie en reconditionnement et on rachète nos propres dispositifs remis à neuf avec 35 % d’économie. Actuellement, sur les 488 000 euros d’achats initiaux, cela représente 172 000 euros d’économie, ce qui est considérable à l’échelle d’un hôpital. Avant cette phase d’expérimentation, comme la réutilisation était interdite en France, on vendait nos dispositifs médicaux à cette entreprise allemande afin qu’ils les retraitent et les revendent ailleurs en Europe.
Comment s’organise ce circuit fermé pour vos professionnels de santé ?
Grâce à un numéro unique gravé, on récupère exactement notre DMUU, marqué par exemple pour une deuxième utilisation. Après l’avoir utilisé sur un patient, on vérifie son intégrité, on le nettoie, et il repart en Allemagne pour être remis à neuf. Un même DMUU peut faire ce circuit 5 ou 6 fois. S’il ne passe pas les tests, il est mis à la poubelle. Nos professionnels sont complètement engagés dans cette démarche. L’Allemagne le fait depuis 2002 sans aucun événement indésirable : nous sommes donc intrinsèquement persuadés qu’il n’y a absolument aucun risque pour le patient. La France s’y met enfin, car jeter un objet qui peut être remis en parfait état n’a aucun sens. Au final, c’est un véritable devoir moral, éthique et économique de le faire, surtout dans l’état actuel de notre sécurité sociale.
Quelles sont les conditions indispensables pour la réussite d’un tel dispositif ?
Cela nécessite avant tout une équipe de cardiologie extrêmement impliquée. Le Dr Nathalie Berkan, notre cheffe de service, et le Dr Malusky sont les deux chevilles ouvrières du projet. Sans leur volonté d’y participer, de réorganiser les équipes, nous ne l’aurions pas fait. Ça leur prend aussi du temps d’informer le patient, de le rassurer et de lui expliquer le processus, car il a tout à fait le droit de refuser l’utilisation d’un cathéter retraité.
Ce projet s’inscrit dans une politique environnementale plus large de l’hôpital...
L’hôpital a un très fort engagement historique dans le développement durable et la RSE (1). C’est vraiment dans notre ADN. Nous avons déjà réduit nos émissions de gaz à effet de serre de 31 % entre 2020 et 2025, et baissé notre consommation d’électricité de 31 % sur les dix dernières années. En ne transigeant jamais sur la qualité et la sécurité des soins, on prouve qu’on peut être beaucoup plus performant sur le plan environnemental.
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Découvert par article de presse
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