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Face à la double barrière de l’âge et de la crainte des frais vétérinaires, Cecilia Fruleux, responsable d’ASA 06, cherche à développer des solutions solidaires pour éviter aux vieux chiens et chats de mourir en box.
Le parrainage, un levier d’espoir
Pour l’heure, le parrainage « classique » reste le levier le plus accessible pour soutenir le refuge, à partir de 20 euros par mois. « Ceux qui souhaitent peuvent donner plus. »
Ce soutien financier aide directement à couvrir les factures de nourriture qui s’élèvent à environ 3.500 euros toutes les trois semaines.
Au-delà de l’aspect financier, le parrainage permet d’apporter un peu de douceur au quotidien des bêtes : « Ceux qui veulent peuvent aussi venir rendre visite ou promener leur filleul. »
Aujourd’hui, seule une dizaine d’animaux bénéficient de ce dispositif à l’ASA 06. Un chiffre timide que le refuge espère voir grandir, pour que Brasco, Diana et tous les autres puissent finir leur vie entourés de chaleur humaine.
25 ans de sensibilisation pour la protection de l’environnement et des fonds marins : vendredi 17 juillet, l’association Méditerranée 2000 s’est installée à la plage des Rochers de Cannes La Bocca pour la seconde escale de sa campagne Inf’eau mer.
Née à Cannes en 2001, la campagne Inf’eau mer sillonne quotidiennement les plages du littoral méditerranéen en été, de Marseille à la frontière italienne.
Sur le terrain, les ambassadeurs partent à la rencontre des baigneurs afin de partager les bons gestes pour préserver la vie marine.
« On aimerait qu’ils passent à l’acte et se disent : “si je vois une plage avec de la posidonie, je suis d’accord pour poser ma serviette dessus” .»
Plus de deux décennies plus tard, leurs interventions ont fait des vagues. Selon les enquêtes menées par Inf’eau mer en 2024, 66 % des usagers des plages connaissaient la posidonie, contre 16 % en 2014.
« Il y en a quand même qui n’en ont rien à faire, mais je pense que d’année en année les gens prennent conscience, note Mme Simon. La nouvelle génération est davantage sensibilisée à l’environnement. »
Toujours plus larges et plus longues, les voitures des particuliers. Selon un rapport des ONG Transport&Environment (T&E) et Clean Cities, paru le 24 juin, la taille moyenne des véhicules neufs vendus en Europe gagne 1,2 cm par an depuis l’an 2000. Au rythme où vont les choses, les véhicules neufs pourraient mesurer en 2040 plus de 4,5 mètres de long et 1,90 mètre de large.
Ces chiffres confirment une tendance à la « SUVisation » du parc de véhicules neufs, visible depuis 2010 sur les routes et dans les statistiques des constructeurs. La part des SUV, ces véhicules de grands gabarits, dans les ventes de voitures neuves en France est passée de 12 à 52 % ces quinze dernières années.
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Un risque accru en cas d’accident
Ces grands gabarits posent également un problème immédiat de sécurité. S’ils offrent à leur conducteur un sentiment de sécurité supérieur, ils ne pardonnent pas, en revanche, pour les cyclistes et piétons en cas de collision.
Même à faible allure, les capots plus hauts augmentent le risque de décès en cas de choc frontal, en particulier pour les enfants. Les piétons ou cyclistes sont percutés au niveau des organes vitaux et ont plus de chance de se retrouver sous le véhicule.
Les automobilistes, au volant de grandes carrioles, ont également une moins bonne visibilité sur la chaussée.
Un SUV électrique embarque autant de métaux critiques que 5 citadines
L’autre enjeu est écologique. Les SUV pèsent environ 200 kg de plus qu’une voiture standard, selon le WWF, et avoisinent souvent les 2 tonnes, contre quelques centaines de kilogrammes pour les véhicules légers ou « intermédiaires ».
En conséquence, les SUV produisent plus de particules fines et consomment plus d’énergie. Le WWF estime qu’ils possèdent en moyenne 26 chevaux de puissance de plus que les véhicules classiques. L’Agence internationale de l’énergie calculait, en 2023, que les SUV consomment 20 % de carburant en plus qu’un modèle classique.
Même en roulant à l’électricité, les SUV restent une absurdité. D’après le WWF, un SUV de type Audi Q8 e-tron ou Tesla Model X nécessite cinq fois plus de lithium, de nickel et de cobalt qu’une Twingo ZE. L’ONG estime également qu’un SUV électrique émet, sur l’ensemble de son cycle de vie, deux fois plus de gaz à effet de serre qu’un véhicule électrique léger.
Le prix d’une voiture neuve explose
L’engouement pour les bolides hypertrophiés est paradoxal, car il est concomitant à une baisse du nombre moyen de passagers par véhicule, avec la diminution du nombre de familles nombreuses.
Il est alimenté par les choix des sociétés de leasing et des constructeurs, qui perçoivent des marges plus élevées sur ces modèles, vendus en moyenne 59 % plus chers que les non-SUV selon T&E. Ces multinationales donnent le LA sur le marché et peuvent façonner les imaginaires grâce à 2 à 5 milliards d’euros d’investissement chaque année dans la publicité.
Cette tendance a fait exploser le prix moyen d’une voiture neuve, à 34 000 euros en 2024 (+30 % en deux ans), ce qui freine considérablement la conversion de la mobilité du quotidien à l’électrique. De nombreux Français et Françaises, dépendant de leur voiture, n’ont plus les moyens d’acquérir un véhicule neuf.
Pour contrecarrer cette tendance, T&E et Clean Cities demandent des normes plus strictes, des taxes à l’achat ciblant les véhicules volumineux et des mesures volontaristes de réduction de la place de la voiture. À Lyon, Bordeaux et Paris par exemple, le stationnement est plus cher pour les SUV.
En juin 2025, plusieurs organisations de la société civile demandaient déjà à la Commission européenne de limiter à 85 cm de haut le capot des véhicules neufs.
Ce sera le premier satellite à mesurer la fluorescence des plantes depuis l’espace avec un tel niveau de précision : assemblé à Cannes par Thales Alenia Space pour l’Agence spatiale européenne, le satellite FLEX a rejoint le port de Nice ce mardi 30 juin, pour embarquer vers la Guyane. Mise en orbit
La photosynthèse, l’un des processus les plus fondamentaux sur Terre, permet aux plantes de croître en consommant du dioxyde de carbone et en libérant de l’oxygène. Et lors de celle-ci, « les plantes émettent un signal fluorescent très faible, invisible à l’œil nu, qui varie en fonction des conditions environnementales et de la santé de la plante. Il peut ainsi être utilisé pour évaluer l’état de santé et le niveau de stress des plantes. La mission FLEX détectera et mesurera cette faible lueur depuis l’espace afin de mieux comprendre la santé et la productivité des plantes au niveau mondial ».
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Mandelieu
L’Office national des forêts (ONF) a présenté, lundi 22 juin 2026, son projet de Réserve biologique intégrale (RBI) dans le massif. « On ne va pas interdire toute présence humaine », ont eu à insister les cadres de l’ONF et les élus face à quelques inquiétudes.
projet de Réserve biologique intégrale (RBI) présenté, lundi 22 juin 2026, à Saint-Raphaël par l’Office national des forêts (ONF).
Sur 2 000 hectares du massif de l’Estérel, la forêt serait invitée à suivre son propre cours, loin des interventions humaines.Au sein de la salle Mistral du Centre culturel, devant un maigre public, des élus (1) et des cadres de l’ONF (2) ont expliqué ce projet qui serait en fait une extension des trois petites réserves qui existent déjà aux Suvières, au Perthus et à Mal-Infernet (voir carte ci-dessous, présentée lors de la réunion), faisant aujourd’hui respectivement 133 ha, 240 ha et 120 ha (depuis 1982).
Mais au fait, c’est quoi exactement, une RBI ? « Ce statut est un outil permettant à l’ONF de laisser en libre évolution un espace forestier particulièrement riche sur le plan de la biodiversité, afin d’en préserver les habitats et les espèces floristiques et faunistiques remarquables, présentait Gildas Reyter. Une RBI est créée par promulgation d’un arrêté ministériel qui en réglemente les usages. »
Avant d’en arriver là, il a été souligné, pour justifier cette future RBI de 2.000 hectares, que « de nombreux inventaires naturalistes ont mis en évidence une richesse écologique remarquable : 35 espèces de plantes protégées, 22 espèces protégées de reptiles et d’amphibiens, 80 espèces d’oiseaux, nicheuses en majorité, dont 13 protégées, ou encore 12 espèces de chauves-souris. »
S’il a également été précisé qu’un tel classement en RBI permettra d’obtenir, chaque année, des financements supplémentaires de la part du ministère de la Transition écologique, notamment pour la surveillance et la sensibilisation du public, les agents de l’ONF ont eu à se réunir, dans un passé récent, avec différents groupes d’usagers du massif pour les informer du projet et se mettre d’accord sur plusieurs points.
Une étude montre que les grosses voitures commencent à poser de sérieux problèmes dans certaines villes européennes.
Entre le RN qui ne jure que par elle et ceux qui ne veulent surtout pas en entendre parler, les débats sur la climatisation atteignent à
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Un sirop de menthe n’a pas besoin d’être vert. Pourtant, de nombreux fabricants continuent d’ajouter un colorant artificiel, le bleu brillant FCF pour donner au produit une couleur verte plus attractive.
Disponible sur les Appstore IOS et Android, l’application permet également d’informer les curieux quant aux nouvelles installations de boîtes à livres ou encore sur leur éventuel état de vetusté.
À seulement quelques mois de son diplôme d’ingénieur à Polytech Sophia, Clément Lefèvre, jeune Mouginois de 21 ans, a déjà relevé un défi peu commun : moderniser les traditionnelles boîtes à livres grâce à la première application mobile collaborative baptisée Bookatch.
L’idée est née d’un constat simple : « On ne sait jamais quels livres sont disponibles avant de se déplacer », résume-t-il.
De cette réflexion est née Bookatch, une application permettant de consulter le contenu des boîtes à livres, de déclarer les ouvrages déposés ou récupérés et même d’évaluer l’état des boîtes.
Le tout avec un fonctionnement volontairement simple, sans contrainte excessive pour l’utilisateur.
Pour construire sa base de données, le développeur s’est appuyé sur les informations collaboratives d’OpenStreetMap, complétées par les déclarations des utilisateurs.
Aujourd’hui, plus de 20.000 boîtes à livres sont recensées sur l’application à travers la France. « L’objectif est que chacun puisse enrichir la carte en ajoutant une boîte manquante ou en mettant à jour les informations existantes », explique-t-il.
Boîtes nouvelles, disparues ou dégradées
Cette approche communautaire permet également de suivre l’évolution du réseau lorsque de nouvelles boîtes sont installées ou lorsqu’elles disparaissent à la suite de travaux ou de dégradations.
Derrière Bookatch se cache également une dynamique étudiante. Aux côtés de Clément Lefèvre, sa camarade de Polytech Sophia, Roxane Bacon, participe activement au projet, en charge de la communication et du marketing.
Convaincue du potentiel de l’application, elle contribue à faire connaître Bookatch auprès du grand public et des communautés de lecteurs sur les réseaux sociaux.
Lancée récemment, l’application revendique déjà près de 600 utilisateurs et tout autant de livres enregistrés. Un succès inattendu pour le jeune développeur.
« Je craignais les retours négatifs au lancement. Finalement, nous n’en avons pratiquement pas eu et cela nous permet d’améliorer l’application grâce aux suggestions des utilisateurs », confie-t-il.
L’une des prochaines étapes du projet consiste à déployer des QR codes directement sur les boîtes à livres.
En les scannant, les utilisateurs pourront accéder instantanément à la fiche de la boîte concernée et déclarer les livres présents.
À terme, l’ambition est de permettre aux Français de savoir à distance quels ouvrages sont disponibles près de chez eux tout en favorisant les échanges entre lecteurs.
Si l’application reste entièrement gratuite pour les utilisateurs, des pistes de collaboration avec les collectivités locales sont envisagées, notamment à travers des outils de suivi de l’état des boîtes à livres ou de signalement des dégradations.
Pour Clément Lefèvre, ce projet constitue également une formidable expérience de développement et d’innovation.
L’étudiant de Polytech Sophia y met en pratique les compétences acquises durant son cursus, tout en explorant le potentiel d’un service numérique au bénéfice de la lecture et de la vie locale.
Pour la première année, l’objectif est désormais d’atteindre 5.000 utilisateurs actifs et d’étendre progressivement le réseau à l’ensemble du territoire.
Une ambition à la hauteur d’un projet qui pourrait bien continuer de rassembler autour des boîtes à livres françaises.
Riverains de la ligne TER Cannes-Grasse, ces Roquettans ont constaté que, depuis presque un an, les trains sifflent désormais à proximité du tunnel du Mas-Rouge. Ils ont lancé une pétition pour alerter sur la situation.
https://www.change.org/p/abolition-du-klaxon-des-trains-cannes-la-bocca-ranguin
Parodiée dans « Le Père Noël est une ordure », l’association, qui propose une écoute anonyme et gratuite 24 h sur 24, fait face à des besoins croissants. Dans l’objectif de créer une antenne cannoise, celle de Nice arrivant à saturation, elle recrute des « écoutants ».
Les critères pour apporter son aide à des inconnus dans la peine ? Il faut avoir plus de 25 ans, être disponible 12 heures par mois si on a une activité professionnelle, et un profil bienveillant et empathique. « Nous les sélectionnons via deux entretiens dont un avec notre psychologue. Puis, il y a une formation qui débutera en septembre : quatre jours de théorie et 45 heures d’écoute en binôme ».
Infos : sosamitie.org.
Numéro d’appel : 09.72.39.40.50.
À partir de juin 2026, l’application Uber permettra de louer un bateau dans une vingtaine de villes européennes, dont Nice, Cannes, Saint-Tropez et Toulon. Contrairement à un Uber classique, pas de chauffeur ici : c’est vous qui êtes aux commandes. Voici comment ça marche.
La grande différence avec un Uber classique : il n’y a pas de chauffeur.
Uber Boat est un service de location de bateaux en libre-service, développé en partenariat avec Click & Boat, leader européen des plateformes de location nautique.
Depuis l’application Uber, l’utilisateur choisit son embarcation parmi une flotte d’environ 50.000 bateaux disponibles, réserve, et prend le volant (ou plutôt la barre) lui-même.
En France, le service sera disponible dans sept villes, dont quatre de la Côte d’Azur : Nice, Cannes, Saint-Tropez, Toulon, mais également Marseille, Annecy et Paris.
Sur ses fraises, il se penche avec délicatesse, comme un docteur attentionné sur son patient. L’agriculteur cueille celles qui sont bien rouges.
On les a goûtées, les premières sont déjà délicieuses. Gorgées de sucre et juteuses. Mais, sous la serre « multichapelle » de La ferme de Papa, Loïc Plaud doit veiller constamment sur elles, tel un curé sur ses paroissiens.
Sauf que lui n’a foi qu’en l’agriculture bio. Un intégriste du 100 % naturel, qui ne s’en remet surtout pas qu’à la Providence.
La bataille des fraises
« Le problème avec les fraises, c’est qu’elles attirent les maladies et les insectes ravageurs. Tous les êtres vivants chérissent le sucre et elles en sont un concentré, alors tout le monde veut les bouffer. Quand elles sont industrialisées, c’est un piège à pesticide. Moi, je passe mon temps à désherber » sourit cet ancien cuisinier, reconverti dans le bio « parce qu’en tant que père de famille, je m’inquiète du monde de demain, et en tant que chef, j’ai toujours pensé qu’il était fou de servir des produits néfastes pour la santé. Ici, je veux que les clients aient pleinement confiance en ce qu’il achète, sans aucun produit chimique. Et je veux prouver qu’il est possible de cultiver des plantes exposées sans utiliser le cuivre. »
Son arme principale ? L’observation. Mais aussi l’adaptation. « Cette année, par exemple, j’ai planté les tomates beaucoup plus tôt que l’an dernier. Parce que leur ennemi principal, le tuta absoluta (N.D.L.R. : surnommé la mineuse de tomate) papillonne durant les chaleurs sèches de l’été. Et s’il gagne la partie en août, tant pis, j’aurais déjà fait mon chiffre avant », explique celui qui va aussi utiliser un répulsif naturel et laisser un autre insecte, la punaise macropholus, dévorer les indésirables. En respectant toujours la nature, ses cycles, et ses hôtes habituels.
À l’extérieur, en plein air, des rangées de salades ou d’ail. Une armée végétale au garde à vous. Et puis des rangs où poussent des fleurs et herbes un peu plus folles. « Pour le maraîchage sur un sol vivant tel que je le pratique, l’idée est de créer des barrières végétales entre chaque famille de plantation, d’éviter la monoculture. »
Loïc sourit, heureux de faire pousser les derniers navets, mais aussi les prochaines courgettes et aubergines sur son terrain en location, chemin de la Levade, entre la Roquette-sur-Siagne et Pégomas. Il sème aussi carottes et radis, et plantera bientôt patates douces (fin avril), puis potimarrons et butternuts (en mai) pour une récolte à la rentrée. Il le sait, le printemps est crucial pour rentabiliser sa petite entreprise, créée il y a deux ans.
La crainte du gel et de la grêle
« C’est là que tu plantes tous tes légumes d’été, ceux dont la clientèle plus nombreuse va raffoler, alors que c’est une saison où tout peut arriver. Là, il fait bien chaud et beau, mais les montagnes sont enneigées, et il peut encore geler ou grêler d’un coup », redoute ce fraîchement diplômé en permaculture, qui s’improvise aussi météorologue. « À un moment donné, un agriculteur bio croise toujours les doigts ! », rigole-t-il. Sa serre, qu’il entend dupliquer, abrite les plants les plus sensibles des caprices du ciel, « mais il faut aussi bien la ventiler pour éviter trop d’humidité. »
Et avec son père, Philippe, il veille au grain partout, et profite au maximum des douceurs printanières. « On recherche aussi la précocité, car les premières tomates se vendent forcément plus cher, quand la demande est forte, que les dernières, il faut être prêt tout de suite. » Et réussir son business plan, pour amortir ses investissements. Car être agriculteur bio, ce n’est pas uniquement se lancer dans l’aventure avec une fleur au fusil. Sous peine de se tirer une balle dans le pied maraîcher...
Papa poule à l’étal en vente directe
Papa poule, Loïc ne l’est pas seulement avec ses trois enfants, qui l’ont aussi décidé à changer de métier pour consacrer plus de temps en famille. Accompagné de son adorable Youki, un chiot border collier de 3 mois, qui joue le général en chef, le voilà qui ouvre aussi son poulailler. Ça cocotte partout, même si la volaille y perd parfois ses plumes. « Un renard m‘en a bouffé douze récemment », indique le cultivateur, qui n’en veut pas au goupil affamé, mais a choisi les aboiements canins pour agent de sécurité. Sur son étal à côté, ouvert au public chaque mercredi et chaque vendredi (le reste de la semaine, c’est sur commandes avec livraisons), on trouvera donc des œufs frais (et ce n’est pas du chocolat !). Mais aussi des fraises, des poireaux, des épinards, des navets, du persil, des mâches, salades, brocoletti, aillés et cébettes... En attendant les produits encore plus colorés.
Une clientèle de fidèles
Avec des nouveautés à venir comme les tomates marmande, la courge Bleu de Hongrie, l’aubergine blanche, des framboises et des agrumes, dont il vient de planter les arbres fruitiers (citrons jaune et vert, kumquat). « En décembre, on fait nos commandes habituelles pour toute l’année, et après, je procède au feeling, en fonction du climat, des tendances, de la demande… », justifie Loïc dont la ferme a fidélisé une clientèle du bien et bon manger, ainsi que plusieurs restaurants qui adhèrent au concept. « Certains viennent et ne comprennent pas que je ne puisse pas proposer plus de dix variétés à la vente, mais d’autres sont contents de voir la vie différemment et de consommer autrement. » On aime ou on n’aime pas, tous les goûts sont dans la nature. Mais à La Ferme de Papa, ils se nourrissent d’authenticité.
La ferme de Papa, 670 Chemin de la Levade à la Roquette. Vente-livraison au 07.49.91.16.63.
À Blois, un collectif citoyen a mis sur pied un service d’autopartage. Une mise en commun économique pour ses usagers, qui permet de réduire le nombre de voitures en ville.
Avec l’aide, notamment, de la Ligue de protection des oiseaux, la Ville a fait poser une quinzaine de nids chez des particuliers, pour attirer des volatiles très utiles à l’écosystème local.
Les hirondelles sont le meilleur insecticide, naturel et gratuit, entre mars et septembre : « Chacune peut consommer entre 100 à 200 moustiques par jour. À l’heure où le tigre progresse et représente un grand enjeu sanitaire, leur rôle est encore plus crucial. Favoriser leur présence, c’est aussi limiter le recours aux pesticides. »
Quand la LPO leur souffle l’idée d’installer des nids artificiels à proximité des deux seuls restants, car les volatiles ont l’instinct grégaire et se regroupent, la Ville suit ces recommandations, grâce à un partenariat avec le Crédit Mutuel, le fonds de dotation de Mouans-Sartoux et le soutien de l’association « Nous voulons des Coquelicots ».
Un tiers de bière, un tiers de vin et autre de grenadine. C’est le cocktail tendance ce printemps. Une mixture faite maison qui fait tomber les frelons asiatiques comme des mouches en les emprisonnant.
« Mais arrêtons de l’appeler « asiatique » car il y en a beaucoup de différents en Asie et celui qui envahit notre flore et saccage nos ruches devrait s’appeler frelon aux pattes jaunes, c’est son signe distinctif en bas d’un corps noir, ce qui permet de ne pas confondre avec le frelon européen. »
C’est la première précision de Suzie Ravier, Julia Muller et Patricia Le Lubois de Marsilly, trois apicultrices remontées, qui lancent une guerre de territoire contre cette menace envahissante pour la biodiversité, ennemie implacable des abeilles et autres insectes pollinisateurs.
Suzie Ravier est passée de la déprime à la colère accompagnée d’une phase test : « C’est dévastateur de retrouver sa ruche anéantie par cette bestiole. J’ai capturé 500 reines l’an dernier. Pour chacune c’est un nid en moins et un nid donne naissance de 500 à 600 nouvelles reines et donc potentiellement 500 à 600 nouveaux nids. »
Cette année, la productrice de miel valbonnais opte pour le combat collectif contre cette espèce invasive, à la prolifération exponentielle, « un fléau ».
« On va mailler le territoire »
« La commune a signé une convention de partenariat avec l’association Les Amis de la faune et acheté cent pièges pour un peu plus de 2.000 euros et nous sommes une dizaine de bénévoles pour assurer la pose dans des lieux identifiés ainsi que le suivi ».
Car ensemble elles pensent stratégie : « On va mailler le territoire, jusque dans la forêt et après il faudra les contrôler, les vider, comptabiliser et faire des statistiques afin de cartographier les lieux les plus peuplés pour être encore plus efficace l’année prochaine. »
« Dès que les températures remontent, c’est l’époque des petits nids primaires à faible hauteur [en médaillon]. Chaque fondatrice fabrique le sien où elle va pondre par centaines, il faut donc l’attraper avant, avec un piégeage sur deux mois », répond Julia.
« Les femelles fécondées avant d’hiberner, partent seules dans des endroits indécelables, décrit Patricia. Réveillées vers mars-avril, affamées, elles cherchent de la nourriture tous azimuts, puis c’est à l’été qu’apparaîtront les nids secondaires volumineux, de 2.000 à 13.000 individus et qui pèsent jusqu’à 10 kg, en hauteur, souvent dans les arbres, difficile d’accès et dangereux. En octobre, quand seules les femelles fécondées survivent, il faudra une autre campagne automnale adaptée ».
Des pièges sélectifs
« Pas question de faire prisonnier les autres insectes, le dispositif ne retient que ce nuisible, question de taille. Les petits ressortent sur le côté et le frelon européen est trop gros pour entrer, rassure le trio. Et surtout ne manipulez pas les pièges installés sur la commune ».
D’autres systèmes existent mais l’objectif est toujours le même : éradiquer l’hyménoptère tueur : « L’enjeu c’est la survie de nos abeilles, de la pollinisation de tout ce qui en découle et de notre activité. »
Toujours signaler les nids
Le frelon asiatique à pattes jaunes ou Vespa velutina, apparu accidentellement en France au début des années 2000, n’attaque pas l’homme, s’il n’est pas menacé et si la douleur de sa piqûre est celle d’une guêpe, son dard de 6 mm peut frapper plusieurs fois d’affilée.
N’intervenez pas et signaler la présence des nids car s’ils se sentent en danger, ils peuvent charger massivement et poursuivre l’attaquant.
Contacter l’association lesamisdelafaune06@gmail.com, qui procédera à son retrait ou vous orientera vers un professionnel habilité.
Association Les Amis de la Faune rattaché à M. Cesaro, maire de Valbonne écologiste depuis 2020