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La méthode FlyLady fonctionne si on prend le temps de prendre son temps. Voici le témoignage personnel de FlyLady sur sa mise en place A PAS DE BEBE !
Avec l'approche de la fin d'année, je me retrouve à réfléchir sur l'année écoulée. À Noël dernier, j'étais toute nouvelle à bord (SHEs in Touch) [Ndlt: le forum de Pam et Peggy sur lequel Marla Cilley s'est fait connaître]. J'ai commencé avec le système des 3x5 cartes que Pam et Peggy ont développé en 1977.
J'avais découvert le forum un an auparavant en faisant une recherche sur Pam et Peggy. J'ai arrêté de poster au bout de quelques jours.
L'an dernier, lorsque j'ai retrouvé le site, je me suis accrochée. J'ai préparé et rempli mes cartes puis je les ai posées sur le comptoir et je n'ai plus jamais ouvert la boîte.
Alors j'ai décidé de simplement changer une toute petite chose dans ma vie. J'ai donc écrit l'objectif de garder mon évier de cuisine propre et brillant. C'était tout ce que je voulais accomplir.
À ma grande surprise, j'en ai retiré d'autres avantages. Puisque je voulais garder mon évier propre, je devais vider mon lave-vaisselle pour pour pouvoir y mettre la vaisselle sale. Avec mon évier propre, j'ai voulu que les plans de travail soient propres aussi. Puis, quand je cuisinais, je nettoyais au fur et à mesure que préparais les repas. C'était le tout premier mois de l'année. Comment aurais-je pu faire mieux?
Mon objectif suivant était de ne plus empiler mes vêtements sales sur une chaise ou sur le sol de la salle de bains. J'ai étudié mon Cher Conjoint. Dès qu'il rentrait à la maison, il accrochait ses vêtements. Quand ils étaient sales, il les mettait dans un panier dans le placard. Il avait un panier pour les couleurs et un pour le blanc. Il triait en même temps qu'ils les mettaient au sale. Puis, je l' ai vu enlever ses chaussettes. il les mettait toujours à l'endroit dans le panier. J'avais remarqué quand je faisais une lessive que ses chaussettes n'avaient jamais besoin d'être retournées. Les miennes, tout le temps. Après un mois à mettre mes affaires sales à leur place, j'avais cessé d'empiler mes vêtements sur la chaise, sur le coffre en cèdre et sur le sol. Notre chambre avait l'air immense. De plus, une lessive était lancée dès qu'il y avait un panier plein. J'ai aussi retiré des bénéfices supplémentaires de cet objectif. Une salle de bain nette (pas de vêtements sur le sol), une chambre nette (pas de vêtements sur les meubles), j'instaurais un système pour la lessive, et mes chaussettes étaient à l'endroit! Que pouvais-je faire de mieux?
L'objectif de mars a été de faire ma Routine du Soir. Ce fut le meilleur cadeau de tous. Chaque soir, je prenais 15 minutes pour ramasser et ranger tout ce qui n'était pas à sa place. Même ce qui n'avait pas de place, je le mettais hors de vue. Avec cette tâche toute simple, notre maison avait tout le temps l'air accueillante. Vous vous souvenez que je ne suivais pas mes cartes. J'avais une liste de choses à vérifier avant de me coucher. Cette liste ne parlait même pas d'hygiène personnelle, seulement des tâches ménagères. Les avantages supplémentaires de cet objectif ont été une maison qui avait tout le temps l'air propre, même si elle était sale en réalité. Je ne pouvais même plus aller au lit sans effectuer cette routine. L'autre avantage, c'est que je commençais à voir des îlots d'encombrement dont je m'occupais parce que ma maison devenait belle et que je voulais qu'elle le soit encore plus.
En avril, mon objectif était d'effectuer mes tâches ménagères quotidiennes. Vous devez réaliser que jusque là je ne faisais aucune tâche quotidienne ou même hebdomadaire, mais notre maison commençait à prendre forme. J'avais une routine et je la faisais tous les jours. J'ai donc développé une routine du matin qui listait tout ce qui devait être fait, y compris ma toilette personnelle. J'ai établi cette liste dans l'ordre où je voulais que les choses soient faites. Au fur et à mesure que j'avançais, je rayais de la liste tout ce qui avait été réalisé. J'avais aussi une checklist de toutes les tâches que je voulais absolument faire. J'en faisais tous les matins. Le bénéfice supplémentaire a été que ma maison devenait encore plus propre alors que je n'y passais que 15 minutes le soir et 30 minutes le matin. Je m'habillais chaque matin et mettais mes chaussures. Notre maison était si propre que je ne voyais pas la nécessité d'effectuer des tâches hebdomadaires. Mais je culpabilisais de ne passer l'aspirateur que lorsque je ne pouvais plus le supporter. J'avais toujours des petites zones qui m embêtaient, mais je les nettoyais une par une.
L'objectif de mai était de faire mes tâches hebdomadaires. Pour ce faire, j'avais besoin d'un jour de nettoyage, j'ai donc créé mon plan hebdomadaire.
Le lundi était la journée nettoyage.
Le mardi, c'était mon jour libre.
Le mercredi, un peu plus de nettoyage.
Le jeudi, c'était le jour des courses.
Le vendredi, c'était le jour de bureau et une journée spéciale pour être romantique envers mon tendre époux.
J'ai divisé les cartes en nettoyage, courses, et tâches diverses qui devaient être effectuées chaque semaine. Je faisais mes tâches de nettoyage hebdomadaire tous les lundis, et je suivais mon plan hebdomadaire. Mon bénéfice supplémentaire à été de configurer mes zones et de commencer à les suivre. Avec les zones en place, j'ai commencé à nettoyer avec un objectif, un espace à la fois. La maison était en train de devenir un foyer. Je travaillais le plan et le plan travaillait pour moi. J'étais fière de notre maison. CC* l'adorait aussi. Pendant ce temps, mes amies sur le forum m'aidaient à rester sur la bonne voie. Quand je partageais avec elles ce que je faisais, que j'avais mis en place des routines, un plan hebdomadaire et des zones, j'ai offert des copies téléchargeables à toutes les personnes qui m'ont envoyé un message. J'ai envoyé plus de 100 copies. Cela m'a aidé de les aider.
Au cours du mois de Juin, mes routines étaient gravées dans le marbre. Tout ce que j'avais à faire, c'était de les affiner un peu. J'ai ajouté l'hygiène personnelle à ma routine du soir ainsi que la préparation de mes vêtements. Ma routine du matin ne nécessitait que d'ajustements mineurs, tels que la balance du chéquier (en soustrayant les chèques du solde) et une méditation matinale. J'avais parcouru beaucoup de chemin en six mois. Je me sentais très fière.
Les six premiers mois de l'année ont été difficiles pour ma famille. Ma mère a fait un autre AVC et j'ai dû me rendre au tribunal pour obtenir la permission de gérer ses affaires. En Juillet, le juge a accordé ma demande et j'ai déménagé ma mère en Caroline du Nord pour qu'elle soit près de moi. Je gardais ma maison propre tout en commençant mon nouveau poste de commissaire du comté, en travaillant 30 à 40 heures par semaine. Et je gardais toujours la tête hors de l' eau. J'étais moi-même surprise. C'était facile.
Juillet et août ont été de la folie. J'ai fait plusieurs voyages dans le Tennessee pour nettoyer la maison de ma mère afin que nous puissions la vendre. Et j'ai pris l'avion pour Portland pour la première Conférence des SHEs. C'était merveilleux de rencontrer toutes mes anciennes copines du forum. Mes routines fonctionnaient encore pour moi. Notre maison était propre, même sans que je sois à la maison. Est-ce que cela vous indique qui était bordélique chez moi? Pas mon CC. Au mois d'août, j'ai offert mon aide pour trouver des mentors pour les débutants sur le forum. Lors du dernier recensement, il y avait 50 duos de mentors et débutants. Cela a aidé beaucoup de personnes à appréhender le système.
Au cours de septembre et octobre, mes routines étaient le ciment qui tenait ma vie. Ma maison était impeccable, tout le désordre avait disparu, sauf dans le garage. J'avais systématiquement retiré tout le fouillis, sans me tuer à la tâche. Comment est-ce arrivé? Ce sont les zones qui m'ont aidée à me concentrer sur ce point. Vers la fin de chaque mois, je faisais une liste de tout ce qui me dérangeait dans notre maison. Ensuite, je la divisais selon mes zones. Je mettais les choses à acheter sur mon jour de courses, les tâches ménagères sur ma journée de nettoyage et les rendez-vous pour les petites réparations domestiques sur mon jour de bureau. Au bout d'un mois, ma maison était mieux parce que j'avais fait les choses inscrites sur ma liste de choses à faire.
En novembre, c'était Thanksgiving et je recevais toute notre famille. Ma maison était parfaite, donc je n'avais pas à me tuer au nettoyage pour accueillir du monde. J'ai fait appel à une amie pour m'aider à organiser mon placard de scrap et mon atelier de couture. À partir de là, il ne restait plus que la cuisine à faire. J'ai utilisé le même système. J'ai fait une liste de tout ce dont j'avais besoin pour préparer un bon repas et le menu. Puis, j'ai divisé ma liste entre ce qu'il fallait pour le jour des courses, les tâches ménagères, ce qu'il fallait cuisiner en amont, et les autres choses à acheter. J'ai même fixé des rendez-vous avec mon four, pour ne pas être débordée. Toute la journée a été merveilleuse. Le meilleur dans tout ça, j'étais détendue. Je me suis demandée comment c'était arrivé. C'était le système que Pam et Peggy m'avaient enseigné, et ces derniers mois j'ai fait ce que je devais faire. Les routines étaient devenues une partie intégrante de ma vie, aussi importante que le brossage des dents ou de prendre un bain. Je ne pouvais pas commencer ma journée sans faire les choses de ma liste. Je n'avais même plus à regarder cette liste. J'étais sur pilote automatique.
Depuis Thanksgiving, notre maison est restée en très bon état. J'ai réalisé que le secret c'était de ranger les choses dès que j'avais fini de les utiliser. Cela a été mon objectif pour décembre. Ranger derrière moi. Vous seriez surpris de l'effet que cela a eu sur le temps total passé à faire mes routines du matin et du soir. C'est presque comme si elles se faisaient toutes seules.
Cette dernière année a marqué le début de ma nouvelle vie de CDD (Cadre Domestique en Déroute) ayant appris à s'organiser. Cela ne veut pas dire que je ne me laisse plus distraire. Cela signifie que si je dévie, j'ai le temps de prendre une autre route, et avant de m'en apercevoir, je suis de retour sur mes rails sans la culpabilité qui en général accompagnait un voyage à déroute-land.
En racontant cette histoire, j'espère vous faire comprendre que ce n'est pas une solution qui fonctionne du jour au lendemain. Nous avons été déroutés toute notre vie. Nous devons prendre une habitude à la fois et nous baser sur ce qui fonctionne. Ce qui a fonctionné pour moi devra peut-être être modifié pour s'adapter à votre famille, mais il y a plusieurs choses qui resteront les mêmes. Vous devez vous lever et vous habiller tous les jours puis faire votre routine du matin et votre routine du soir, tout en gardant votre cuisine propre et votre évier brillant. Je veux pour vous ce que le système de Pam et Peggy m'a offert: la tranquillité d'esprit, la fierté de ma maison, et la passion de vivre.
Ces trois dernières semaines vous ont mis sur votre nouveau chemin d'apprentissage de l'organisation. Certains d' entre vous ont constaté que cela fonctionnait, tandis que d'autres ont encore besoin de sauter à bord, d'effectuer des choses simples et d'arrêter de se trouver des excuses. La semaine prochaine, nous débuterons une nouvelle année. 1999 est finie à jamais, 2000 est dans notre avenir proche. Nous devons oublier les choses que nous n'avons pas faites et nous concentrer sur ce que nous pouvons faire aujourd'hui.
À Blois, un collectif citoyen a mis sur pied un service d’autopartage. Une mise en commun économique pour ses usagers, qui permet de réduire le nombre de voitures en ville.
Avec l’aide, notamment, de la Ligue de protection des oiseaux, la Ville a fait poser une quinzaine de nids chez des particuliers, pour attirer des volatiles très utiles à l’écosystème local.
Les hirondelles sont le meilleur insecticide, naturel et gratuit, entre mars et septembre : « Chacune peut consommer entre 100 à 200 moustiques par jour. À l’heure où le tigre progresse et représente un grand enjeu sanitaire, leur rôle est encore plus crucial. Favoriser leur présence, c’est aussi limiter le recours aux pesticides. »
Quand la LPO leur souffle l’idée d’installer des nids artificiels à proximité des deux seuls restants, car les volatiles ont l’instinct grégaire et se regroupent, la Ville suit ces recommandations, grâce à un partenariat avec le Crédit Mutuel, le fonds de dotation de Mouans-Sartoux et le soutien de l’association « Nous voulons des Coquelicots ».
Une vue imprenable sur les Baous, un lieu pensé et adapté pour tous les âges, des ateliers et évènements pour tous les publics !
Créé en 2022, le café associatif La Traverse a dû stopper son activité plusieurs mois, pour reprendre ce printemps 2026. Et le public est au rendez-vous.
Créer un espace accueillant où se croisent les publics autour d’activités éducatives, culturelles et artistiques, voilà ce qui définit ce café associatif, créé en 2022, la Traverse. Installé à Vence, il s'inscrit dans une démarche "d’éducation populaire, et favorise les échanges intergénérationnels et le lien social.
Une programmation riche et accessible
L’association propose :
des ateliers artistiques et d’expression
des événements culturels (ciné-débats, scènes ouvertes, expositions)
un espace de lecture et de jeux pour tous
découvert par article de presse ICI Azur https://www.francebleu.fr/emissions/ici-ca-marche-ici-azur/a-vence-un-cafe-ou-on-peut-boire-un-verre-se-retrouver-entre-parents-et-faire-la-fete-5006761
https://www.cannes-universite.fr/rencontres-debats-2025/
Samedi 29 novembre
De 10h à 12h30 - L’engagement, un métier ?
Implication ou engagement ? Leçons d’un commandant de sous-marin par François Guichard, contre-amiral Marine nationale
Tout le monde connait la différence entre la poule et le cochon devant une assiette de bacon and eggs. L'une est concernée, l'autre est impliqué. L'engagement des deux pour vous empêcher de manger tous les matins ce succulent petit déjeuner risque de ne pas être le même, et pour cause. Comment faire de cette réflexion une des bases pour construire un engagement profond ? Qu'est-ce que s'engager aujourd'hui ? Quels sont les ressorts de l'engagement ? Comment pousser les jeunes vers un engagement stabilisant pour notre société ?
De 14h30 à 17h30 - L’engagement de la jeunesse
L’engagement, une valeur d’avenir ? par Martin Hirsch, président Institut de l’Engagement
Alors que l’on décrit à juste titre notre société comme plus individualiste, l’engagement connaît un certain engouement. Un jeune sur six accomplit un service civique et de nombreux autres font du bénévolat. L’engagement est un puissant antidote contre la passivité, la résignation, la dislocation du lien social et le caractère factice des réseaux sociaux. Comment s’y retrouver dans les différentes formes d’engagement ? Comment favoriser, valoriser l’engagement ? Que peut-on attendre d’une société engagée ?
Engagement : les jeunes vont-ils nous sauver ? par Caroline Span, entrepreneure dans l’économie sociale et solidaire
Face à la crise démocratique et sociale que traverse notre pays, les jeunesses apparaissent à la fois comme un signal d’alerte et une source d’espoir. Comment s'engagent-elles aujourd'hui ? Et comment repenser l’engagement pour que les jeunes ne soient pas seulement spectateurs mais acteurs d’un renouveau associatif et démocratique ?
Soroots, l'agroécologie au féminin par Agathe Billon, ingénieure et Lisa Calderari, ingénieure
Deux ingénieures fraîchement diplômées ont choisi de mettre les pieds aux pédales et les mains dans la terre en sillonnant l’Europe à vélo, à la rencontre des pionnières de la transition agroécologique. En adoptant un prisme féminin et féministe, elles questionnent les problématiques de genre dans un monde agricole qui doit absolument se réinventer. En effet, représentant presque le quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre, l’agriculture est un chantier primordial dans la lutte contre le changement climatique : il est urgent d’adapter nos pratiques pour rendre nos systèmes agricoles durables et résilients.
découvert par article nice matin https://www.nicematin.com/environnement/de-retour-d-un-tour-d-europe-a-velo-ces-deux-ingenieures-partagent-leur-experience-sur-le-quotidien-des-femmes-qui-reinventent-l-agriculture-a-cannes-10655900
Pendant plus de quatre mois, Lisa et Agathe ont parcouru l’Europe à la rencontre de femmes agricultrices engagées. Une aventure humaine et militante qui se poursuit aujourd’hui sous une nouvelle forme.
Alors que le vent d’automne commence à caresser la Croisette. Lisa Calderari vient de poser son vélo, le regard encore porté vers l’horizon. Il y a quelques mois, elle quittait Paris avec Agathe Billon, son amie de route, pour traverser l’Europe à la rencontre de femmes agricultrices engagées dans l’agroécologie.
Après plus de 7.000 km, les deux voyageuses ont terminé leur périple à Cannes, ville d’origine de Lisa, où leur projet se prolonge désormais autrement.
« On voulait comprendre comment ces femmes vivent leur lien à la terre, ce qu’elles portent comme espoir et comme difficulté », raconte Lisa Calderari.
De ferme en ferme, entre les plaines de Belgique, les montagnes d’Europe de l’Est et les campagnes françaises, les deux jeunes femmes ont sillonné un continent contrasté, à hauteur de pédale, en quête de récits, de visages et de sens.
Des femmes enracinées et libres
Leur voyage, lui, n’a rien eu d’une simple escapade champêtre. Sur leurs vélos mécaniques, sans assistance, Lisa et Agathe ont roulé à la force des jambes et de la volonté, jusqu’aux plaines écrasées de chaleur d’Europe de l’Est.
« En Bulgarie, il faisait plus de 40 °C. On était malades, épuisées, mais on avançait quand même, quelques kilomètres par jour, avant de se baigner dans une rivière pour tenir le coup », raconte Lisa.
Les pannes, les bivouacs improvisés, les détours forcés par la canicule ont forgé une endurance nouvelle.
Mais ce n’est pas la sueur ni les kilomètres qui ont marqué les deux jeunes femmes : ce sont les rencontres.
Car partout, du nord au sud du continent, elles ont croisé des femmes de caractère, pionnières discrètes d’une agriculture plus libre et plus humaine.
« Certaines faisaient du maraîchage sur sol vivant avec des techniques innovantes, d’autres refusaient catégoriquement le plastique pour protéger la terre. »
En Slovénie, elles ont découvert la biodynamie et cette approche presque spirituelle du vivant ; en Bulgarie, elles ont été bouleversées par le parcours de Catherine, une Germano-Bulgare passée par l’ONU avant de tout quitter pour fonder une ferme biologique dans un pays encore peu sensibilisé à ces enjeux.
« Elle aurait pu le faire en Allemagne, là où tout le monde comprend son projet. Mais elle a choisi de se battre là où personne n’y croit », admire Lisa.
Ce périple a aussi révélé à quel point la place des femmes dans l’agriculture reste inégale selon les régions.
« En Europe de l’Ouest, elles sont sous-visibilisées. En Europe de l’Est, l’héritage communiste a, paradoxalement, ancré plus tôt l’idée que les femmes pouvaient être cheffes d’exploitation. »
Mais partout, un même fil rouge : la volonté de soin du sol et de partager leurs méthodes.
En travaillant à leurs côtés, les deux ingénieures ont compris que ces femmes ne se contentaient pas de cultiver la terre : elles en redéfinissent la philosophie.
« L’agriculture, quand elle est portée par des femmes, devient souvent plus collective, plus sensible, plus tournée vers la vie. »
Cannes, terre d’ancrage du projet
De retour en France, le voyage n’a pas marqué la fin de l’aventure, mais le début d’une nouvelle étape.
À Cannes, Lisa et Agathe ont trouvé un prolongement concret à leur projet. La Ville, séduite par leur démarche, leur a offert un appui précieux, en les mettant en relation avec des acteurs culturels et institutionnels désireux d’accompagner la diffusion de leur futur documentaire.
« À Cannes, on a senti une vraie écoute, une envie d’aider à faire connaître ce qu’on a vécu sur les routes », confie Lisa.
Le 29 novembre, elles interviendront donc à Cannes Université lors d’une table ronde consacrée à la jeunesse et à l’engagement.
L’occasion de partager leur expérience et d’inspirer d’autres jeunes à oser se lancer, à leur manière, sur les chemins du changement.
« Ce voyage nous a appris que l’écologie, ce n’est pas seulement une affaire d’environnement. C’est aussi une question de lien, de solidarité, de manière d’habiter le monde », souligne Lisa, avec la conviction tranquille de celles qui ont vu, écouté, compris.
À travers leur documentaire en préparation, elles veulent désormais donner une voix à ces femmes rencontrées aux quatre coins de l’Europe, pionnières d’une autre agriculture, résiliente et solidaire.
Leurs pas se sont arrêtés à Cannes, mais leur élan, lui, continue. Car parfois, les plus beaux voyages ne se mesurent pas en kilomètres, mais dans la trace qu’ils laissent, entre la terre et celles qui la font vivre.
Enfant de Chateauneuf-Villevieille, Mélodie Colaciuri a voulu s'impliquer dans la vie de son village. Elle le fait d'une façon étonnante : elle y propose ses services de coiffeuse ... dans son camion équipé comme un salon de coiffure !
"Libre, consciencieuse et avenante"
Une journée par mois ou plus (en fonction des besoins) la coiffeuse s'installe avec son camion-salon de coiffure dans les petits communes du haut pays niçois : Coaraze, Lucéram, Touët de l'Escarene, Duranus, St Blaise, ou encore Bendejun et Berre les Alpes.
Cette façon de travailler, sans patron, loin de la ville et des grands magasins qu'elle n'affectionne pas, c'est ce qui convient parfaitement à Mélodie. "J'ai de tous les âges (...) On fait de très belles rencontres (...) On apprend beaucoup sur la vie des gens."
Compos'13 est une association gérant le composteur collectif du square Héloïse et Abélard (Paris 13ème), créé en juin 2015. Elle permet à 180 foyers environnant de valoriser leurs biodéchets en les transformant en compost. Le projet fonctionne tellement bien que 3 projets d'essaimage sont en cours de création dans l'arrondissement
découvert par article UFC que choisir https://www.quechoisir.org/enquete-biodechets-la-france-aux-fraises-sur-le-tri-a-la-source-n172024/
Le rituel est toujours le même : tous les mercredis et samedis matin, les 140 foyers adhérents de Compos’13, qui vivent tous alentour, peuvent apporter leurs biodéchets dans ce composteur collectif. Il fait partie des 7 770 référencés par le Réseau Compost Citoyen.
Un bénévole confirmé est chargé, in fine, de scruter les nouveaux tas de biodéchets, à l’affût des erreurs.
Composter… en s’amusant
De fait, « il y a toujours quelques bourdes, glisse Denis, à ce poste lors de notre reportage. L’élastique de la botte de radis, l’étiquette de la peau de banane, le cœur de salade entier qu’il aurait mieux valu découper… » Et, parfois aussi, un économe égaré dans les épluchures. À Compos’13, on en sourit. Sous le pavillon, ces biodéchets naviguent entre trois bacs au fil de leur décomposition. Jusqu’à former, neuf mois plus tard, un compost mature, reconnaissable à sa couleur brune, prêt à être redistribué aux adhérents et aux jardins partagés des environs. Toujours l’occasion d’une petite fête. « Le volet social est capital dans un composteur collectif, insiste Mickaël. On est là pour apprendre ensemble, passer de bons moments. Combien disent passer le samedi en coup de vent, mais restent une heure ! » Myriam ne perd pas le nord pour autant. « Chaque mois, Compos’13 détourne 1,2 tonne de biodéchets de l’incinérateur, compte-t-elle. C’est la preuve que notre système fonctionne et fait sens. Et je ne vous parle pas des écoles qui nous rendent visite régulièrement, ou des passants intrigués qu’on sensibilise à la réduction des déchets. »
À Nice, de jeunes Niçois conçoivent des panneaux pour sensibiliser à la protection de la Méditerranée. Un projet citoyen et formateur, soutenu par la Métropole Nice Côte d'Azur et l’Afpa.
Mouans, fer de lance. Depuis la création de sa première ferme municipale, en 2011, pour alimenter les cantines en légumes bio, la commune a essaimé son modèle partout dans l’Hexagone, près d’une centaine de collectivités suivant l’exemple.
Pour conserver cet élan, la Ville lance le premier réseau national de fermes municipales. Qui a été désigné lauréat de l’appel à projet du Programme national pour l’alimentation.
Adjoint délégué à l’alimentation, Gilles Pérole en trace les contours.
Que vient saluer cette distinction?
C’est une reconnaissance du projet que nous portons. Nous avons candidaté, car il nous fallait des moyens financiers pour faire avancer ce Réseau national de fermes publiques, le développer et le mener vers l’autonomie. Nous créons une association qui sera la forme juridique de ce réseau. Les statuts seront déposés en septembre ou octobre.
Comment est né le réseau?
La Ville, avec la MEAD [Maison d’éducation à l’alimentation durable] et Potagers & Compagnie, a organisé, en 2024, les premières Rencontres nationales des fermes municipales pour fédérer ce mouvement, documenter les projets, susciter des vocations. Lors des deuxièmes Rencontres, à Épinal, les 60 collectivités présentes ont décidé de se constituer en réseau.
Quel est l’objectif?
Ce projet s’inscrit dans la lignée des lois Egalim et Climat et résilience. Il vise à assurer le déploiement national de fermes bios publiques (municipales, intercommunales ou départementales), pour approvisionner la restauration collective. Le réseau accompagnera aussi de nouvelles collectivités désirant mettre en place ces fermes.
Qu’est-ce que cela change dans l’accompagnement déjà en place?
Grâce aux financements du Programme national d’alimentation (70.000 euros sur 2 ans), de la fondation Carasso et de la société Agrosemens, on va avoir des moyens supplémentaires pour structurer le mouvement. Une personne sera dédiée à l’animation du réseau. Nous avons des chantiers de réflexion à ouvrir: comment emporter le plaidoyer? Comment avancer sur les points de reconnaissance avec l’État?
Quels sont les autres enjeux?
Il y a les enjeux plus techniques: accompagner, dans leurs réalisations, les villes émergentes qui veulent créer une ferme, leur faciliter le travail. Pour les autres villes, mettre en place des groupes de travail et accompagner tous les changements de métier au niveau cuisine, agriculture, transformation, structuration...
Par exemple?
Sur la transformation: comment je valorise ma production d’été pour augmenter mon autonomie? Comment je m’adapte au changement climatique? Quelles stratégies pour économiser l’eau? Sur le volet cuisine : comment bien travailler les légumes, bien gérer le flux de production? Et, au niveau structuration: comment mettre en place les projets? Comment accompagner les chargés de mission?
Pascal, randonneur azuréen, s’attaque à l’HexaTrek : 3.034 km et 14 parcs traversés, des Vosges aux Pyrénées. Une aventure exceptionnelle mêlant défi sportif et découverte des paysages français.
Yann Saint-Pé et sa compagne, parents de trois enfants, connaissent bien les contraintes d’une journée à la plage. "On s’est demandé pourquoi il n’existait pas un lieu où déposer ses affaires en toute sécurité, surtout dans une ville touristique", confie-t-il.
De cette réflexion sont nées deux consignes installées sur des plages cannoises très fréquentées: Bijou plage et La Croisette.
Le concept est simple: libérer les vacanciers de leurs sacs, valises, portefeuilles ou téléphones, le temps d’une baignade ou d’une promenade.
Moins de plastique, plus d’humain
Pas de casiers à code impersonnels, mais un accueil chaleureux et une approche artisanale. L’entreprise, autofinancée, repose sur la location à petit prix de chaises, parasols ou jouets de plage au multiple couleurs, le tout en échange d’une pièce d’identité. L’objectif est clair: éviter les achats compulsifs et limiter les déchets.
Les objets sont réutilisables, les équipements solaires permettent de recharger une vingtaine de téléphones par jour. "C’est du service, pas de la vente", insiste Yann.
Pour tous, et sans stress
Chaque jour, entre soixante et quatre-vingt personnes passent par ces consignes.
Locaux et touristes y trouvent un espace où poser leurs affaires, demander un renseignement ou louer du matériel adapté y compris des chaises XXL pour les personnes âgées ou en surpoids.
"On œuvre aussi pour les couples, sourit Yann. Ici, on peut nager ensemble sans que l’un reste à surveiller les sacs".
Un service de proximité, utile et humain, qui redonne à la plage son air de vacances.
Pour valoriser les bonnes pratiques et bénéficier de retours d’expériences
Antibes est la première ville en France à signer la charte pour la préservation de l'eau de l'association Valhor. La charte engage la ville à planter des végétaux peu gourmands en eau bien sûr mais aussi à utiliser les espaces verts pour éviter les inondations et autres gros ruissellements.
Depuis plus d’un an, du côté du Cannet, dans la lutte contre le moustique tigre, on a fait le pari des bornes antimoustiques qui évitent le recours aux insecticides.
"Comme ailleurs dans le département ça devenait invivable dans certains secteurs livre Marc Occelli, l’adjoint délégué à l’Environnement chargé de mener la lutte. Les restaurateurs, notamment dans le vieux-Cannet, les riverains… tout le monde se plaint. Ces moustiques sont devenus en quelques années un véritable fléau qui démarre dès le printemps et se termine à la fin de l’automne. Pour l’enrayer on a d’abord testé quelques bornes à des endroits stratégiques, comme par exemple une crèche et une résidence. Elles se sont avérées vraiment efficaces, certifie l’élu. Et depuis l’année dernière nous en avons installé vingt sur toute la commune. Leur rayon d’action peut atteindre jusqu’à 60 mètres, elles sont placées entre avril et octobre dans plusieurs endroits de la ville qui sont considérés comme les plus à même d’être touchés par les moustiques."
Une politique antimoustique qui a un coût puisque chaque borne revient à 1.000 euros pièce, sans l’entretien.
Sans produit chimique, ni bruit
Visuellement, cela ressemble à une grosse boîte. C’est à l’intérieur de celle-ci que se trouve une machine redoutable qui va disperser du dioxyde de carbone pour imiter la respiration humaine ainsi qu’un leurre olfactif qui simule l’odeur corporelle, toujours humaine.
Les moustiques n’y résistent pas. Ils sont attirés et aspirés par la borne. Tout ceci sans aucun produit chimique, ni bruit ni odeur. La machine ne prend pas non plus au piège les autres insectes comme les abeilles ou coccinelles.
"Les bacs sont relevés toutes les semaines, je suis incapable de vous dire combien de moustiques sont piégés, mais les bacs d’un litre sont pleins à chaque fois, ajoute l’élu. Et puis surtout, là où sont installées les bornes, les moustiques dérangent moins. Par contre elles doivent être installées à un endroit stratégique: déportées du lieu de vie à une cinquantaine de mètres en amont et en tenant compte du sens du vent."
Rémy est le gérant de La Maison Bellevue, dans le vieux-Cannet et il confirme "un changement radical avant et après la borne". "Avec la présence constante des moustiques, ça devenait très compliqué de travailler, en terrasse les clients se plaignaient à juste titre. La borne a été installée l’année dernière au milieu de la place et ça va beaucoup mieux."
Dans cette commune, depuis l’installation des bornes, "aucun cas de dengue n’a été détecté, indique l’élu. Mais il faut rester vigilant et nous menons la lutte sur plusieurs fronts. En plus de ces bornes, nous avons aussi installé des pièges pondoirs pour les femelles et nous répandons du larvicide dans les lieux où l’eau à tendance à stagner."
Il ajoute "la lutte doit être collective, on ne gagnera que comme ça. En plus de nos actions, nous multiplions les messages à la population concernant les eaux stagnantes dans les jardins. Et nous invitons les Cannettans qui le peuvent et le souhaitent à s’équiper de ces bornes redoutablement efficaces."
La Fédération Française des Trucs qui Marchent met en lumière des initiatives portées par des élus locaux qui ont fait leurs preuves sur le terrain et qui sont duplicables partout en France.
découvert par article ICI Azur https://www.francebleu.fr/emissions/bienvenue-chez-vous-ici-azur/la-federation-francaise-des-trucs-qui-marchent-mettez-en-avant-vos-initiatives-locales-positives-1202413#xtor=RSS-106
Un petit sar qui se fait croquer par de plus grosses espèces, mais qui perd de sa vulnérabilité en vivant en bancs. Voilà comment Fabrice Bernard, délégué aux relations internationales au Conservatoire du littoral, présente le pataclet. Un poisson donc, mais aussi une toute jeune association, créée avec la CCI Aix-Marseille-Provence (AMP).
"Pour que de petites entreprises puissent permettre à de petites structures du territoire de concrétiser de petits projets à impact, nécessitant 2.000 à 15.000 euros, une aide matérielle ou la mise à disposition de compétences, résume Fabrice Bernard. Il y a 146.000 entreprises dans la métropole Aix-Marseille, si quelques centaines s’engagent à verser ne serait-ce que 50 euros par mois, ça peut faire de grandes rivières."
Car l’entreprise peut soit soutenir un projet, soit participer mensuellement au financement de la "nurserie" de projets mis en avant par Pataclet. Eau, énergie, gestion de l’eau douce, des déchets, restauration de sites marins et côtiers…
Une vingtaine d’initiatives dans la région
Une vingtaine d’initiatives concrètes concernant des espaces naturels sont aujourd’hui recensées dans la région Provence-Alpes- Côte d’Azur.
Six bénéficient même déjà d’une visibilité sur le site pataclet.org, en cours d’enrichissement (voir ci-contre). La plupart sont dans le Var et les Alpes-Maritimes: sur l’île du Grand Rouveau, au Domaine du Rayol ou encore sur l’île Saint-Honorat.
"La priorité de l’état n’est pas la protection de la nature, explicite le délégué du Conservatoire du littoral. Ça l’est de moins en moins. Et on ne peut pas dépendre de quelques millionnaires versatiles. On a donc fait le choix de se tourner vers de petites entreprises et de les orienter vers des structures à proximité, qui sont plus flexibles et adaptables que de grandes ONG et sont éligibles à des financements différents." Un mode de fonctionnement rapprochant "deux mondes qui s’ignorent". Et répondant à une demande des entreprises.
"Souvent les PME cherchent à faire du mécénat mais ne savent pas comment s’y prendre, résume Olivier Cèbe, élu CCI AMP en charge de Pataclet. L’une d’elles, par exemple, nous avait fait savoir, lors de précédentes réunions, qu’elle pouvait mettre à disposition des engins de travaux publics pour nettoyer ou dépolluer des plages. C’est ce genre de démarche qui nous a inspiré Pataclet. Le Conservatoire connaît très bien les associations et ONG, et nous avons un réseau d’entreprises potentiellement mécènes. Pour elles, c’est un outil de RSE [Responsabilité sociétale des entreprises, ndlr] clé en main puisqu’on les accompagne."
C’est ainsi que la société Bronzo Perasso a soutenu un premier projet, sur la Côte bleue, dans les Bouches-du-Rhône. Elle permet à Lou Bonheur de créer une petite mare artificielle destinée à attirer les pollinisateurs sur sa ferme agroécologique.
Illustration parfaite de cette idée des petits ruisseaux qui font de grandes rivières. Et "comme le pataclet va où il veut, le projet pourrait lui aussi aller plus loin, en Corse notamment, glisse Olivier Cèbe. Il pourrait s’étendre à d’autres CCI."
Il est né et vit en Papouasie-Nouvelle-Guinée
Mundiya Kepanga est né en 1965 sur un tapis de feuilles de ficus dans une forêt de la région isolée des Hautes Terres, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, une île située au nord de l'Australie.
Aujourd'hui, il est le chef coutumier autochtone de la tribu des Hulis, qui cultive principalement la patate douce. Il est sollicité comme médiateur pour résoudre, par exemple, des problèmes territoriaux.
- Il milite pour l'écologie depuis la Cop21
Son éveil militantisme remonte à 2015, lors de la Cop21. "J'ai compris que le monde entier était confronté au changement climatique et que ce problème ne concernait pas seulement les Papous. J'ai compris qu'il y avait un intérêt pour l'ensemble de l'humanité à entendre le message de mes ancêtres", confiait Mundiya Kepanga lors d'une conférence organisée au siège de l'Unesco à Paris en 2022.
La tribu des Hulis laisse une place primordiale à la forêt et, plus généralement, à la nature. Parmi leurs croyances subsiste celle que les arbres et les humains sont frères. Si l'un disparaît, l'autre aussi.
Le chef papou a participé à plusieurs films, dont Frères des arbres (2017) et Gardiens de la forêt, le temps des solutions (2023), réalisés par Marc Dozier et Luc Marescot, récompensés par de nombreux prix.
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- Il est coutumier du Var et des Alpes-Maritimes
Depuis dix ans, Mundiya Kepanga quitte régulièrement son île pour participer à des conférences organisées notamment dans des établissements scolaires pour sensibiliser les plus jeunes à l'écologie et, surtout, aux impacts de la déforestation.
Dès 2017, il rencontrait des écoliers niçois. L'année suivante, il se rendait entre autres à Monaco, puis Vence et Saint-Etienne-de-Tinée en 2019, Draguignan en 2023, Besse-sur-Issole, le golfe de Saint-Tropez et Mouans-Sartoux en 2024.
Cette année, le chef papou - avec sa coiffe traditionnelle - a commencé sa tournée ce mardi 4 mars dans un collège de Sanary. Il la poursuivra notamment à Vidauban, au Rouret et à Valbonne.
Des milliers d’années de cohabitation. Puis, est venue l’ère industrielle et, depuis plus de 200 ans, dans le métal et les rouages, l’humain s’est éloigné du monde sauvage. L’heure de renouer le lien est-elle arrivée?
À la réserve des Monts d’Azur d’Andon, où se côtoient depuis 20 ans, bisons, chevaux de Przewalski, cerfs, sangliers, élans, etc., on y croit dur comme fer! "Lors de la COP15 à Montréal [en 2022], il a été décrété qu’il fallait préserver 30% des espaces naturels, appuie Patrice Longour, directeur de la réserve. Ils jouent un rôle capital, irremplaçable, dans les grands cycles naturels (eau, air...). Pour cela, ils doivent être occupés par la grande faune sauvage."
Le constat posé, que fait-on? Les équipes des Monts d’Azur ouvrent le débat, vendredi 31 janvier dès 9h. Au programme: conférences et débats sur la place du sauvage dans nos sociétés, l’équarrissage naturel, la nécessité d’une faune abondante et diversifiée...
Échanges animés par Patrice Longour et ses responsables scientifiques, Julie Chêne et Aymeric Dufresnoy (qui feront aussi la visite guidée des lieux). A leurs côtés, le professeur de philosophie Jacques Deschamps, le docteur en écologie Thierry Lecomte, le vétérinaire sanitaire Dominique Gauthier ou Emmanuel Desclaux, archéologue du Lazaret.
Une économie du sauvage
Une batterie de spécialistes qui attendent... vos avis! "C’est une journée interactive, assure Patrice Longour. La nature est un bien commun, il faut réfléchir ensemble à sa mise en valeur et sa pérennité."
Il évoque, ainsi, le projet d’un pôle citoyen dans le 06, "pour des solutions locales sur l’avenir de ces territoires sauvages, qu’ils soient autre chose qu’un support à panneaux photovoltaïques... L’idée, c’est d’impliquer un maximum d’acteurs locaux." Parmi les pistes pour y parvenir – les Monts d’Azur en sont un exemple: l’émergence d’une économie du sauvage. "Ces terres ont une grande valeur écologique, mais en termes de retombées, c’est zéro. Comment imaginer une économie qui profite à la nature et à ceux qui mettent leurs terres à disposition?"
Des modèles existent, au Botswana, "où un quart de la population vit de la grande faune sauvage, entre tourisme, chasse, cueillette, etc." Mais aussi en Italie ou en Espagne, où des agriculteurs organisent des observations du loup. La problématique attise votre intérêt ? Alors, ne tardez pas à vous inscrire, l’accès est limité à une cinquantaine de personnes.
Vendredi 31 janvier, dès 9h aux Monts d’Azur d’Andon (2651, route des Châteaux). Tarifs: 75 e la journée (repas inclus), 25 e la matinée ou 35 e l’après-midi. Réservations au 04.93.60.00.78. reservebiologique06@gmail.com.
"La première étape du grand réensauvagement européen": des bisons des Monts d’Azur envoyés au Portugal
https://www.nicematin.com/animaux/-la-premiere-etape-du-grand-reensauvagement-europeen-des-bisons-des-monts-d-azur-envoyes-au-portugal-983135
Le but est de recréer des écosystèmes. Sans les grands herbivores, ça ne fonctionne pas. Un bison, quand il passe, il mange, il piétine, il nettoie. Résultat: les branches des pins remontent, l’ombre diminue, la lumière revient, l’herbe pousse. Et la forêt respire."
Une respiration dont le bison d’Europe est la clef de voûte, mais aussi un précieux atout dans la lutte contre les incendies. "Sa simple présence transforme les forêts et les prairies, souligne Julie Chêne, responsable scientifique. Le bison apprend à s’alimenter différemment, à reconnaître les plantes locales, et à survivre. Ce faisant, il participe à la réduction des risques d’incendie. Sa pâture est complémentaire de celle des chevaux, des cerfs."